Bonjour à tous !
Si vous êtes sur cette page et que vous lisez ces mots, j'aimerais vous dire « merci ». Cela doit faire une éternité que je n'ai pas publié à cause d'un rythme de vie chargé et le simple fait que vous vous souveniez de cette histoire me fait vraiment plaisir.
Merci sincèrement aux personnes qui ont pu laisser une review, courte ou longue, elle fait toujours plaisir et surtout elle motive !
Je ne blablate pas plus et ne vous fais plus attendre, voici ci-dessous le chapitre suivant !
En vous souhaitant bonne lecture.
RosaWilde
Réponse aux reviews anonymes :
Mathilde : Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira !
Ange : Mille merci ;-)
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« Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnn nn...»
Le jour où il avait emménagé dans son appartement, Drago avait insisté pour faire installer une sonnette. L'idée que tout un chacun puisse atterrir chez lui quand bon lui semblait lui était inconcevable. Aussi, la cheminée ne desservait qu'un petit vestibule, relié à l'appartement par une double porte en bois vernie, scellée magiquement.
Drago s'était toujours félicité de cette idée. Car un petit miroir argenté, à l'aspect innocent - mais il ne faut jamais se fier aux apparences quand on pénètre dans un univers malfoyen – était posé sur le rebord en marbre de la cheminée. Il permettait à Drago de pouvoir connaître, par l'intermédiaire d'un miroir jumeau qu'il conservait sur son bureau, l'identité de ses visiteurs. En fonction de celle-ci, il avait le choix de les accueillir, ou bien de confier à l'elfe de maison le soin d'informer que le maître était sorti.
Le sorcier trouvait donc que c'était une brillante idée. Normal, elle était issue de son cerveau fécond.
« Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnn nn...»
Mais à 03h45 du matin, ses considérations sur sa si prodigieuse idée en étaient légèrement altérées. La sonnette retentissait dans tout l'appartement dans un sifflement strident et continu.
- 'Tain de sonnerie de..., grommela le sorcier d'une voix rauque tandis que sa main tâtonnait sous l'oreiller.
Ses doigts se posèrent sur l'extrémité polie de sa baguette.
« Lumos ! »
Un faisceau de lumière crue et aveuglante se déversa alors dans la pièce. Le sorcier plissa les yeux, repoussa les draps et s'extirpa de son lit, non sans amertume. Il s'avança vers le bureau et referma ses doigts sur la surface glacée du miroir. A ce contact, ce dernier se troubla, comme si des petites vaguelettes venaient d'émerger sur la surface avant de dévoiler l'intérieur du vestibule.
La silhouette de Pansy se dessina alors avec netteté : affaissée sur elle-même, la sorcière gardait le doigt appuyé sur la sonnette tandis que son visage disparaissait sous ses cheveux épars.
- Et merde… marmonna le sorcier avant de sortir précipitamment de sa chambre.
Lorsque le grincement de la vieille porte du vestibule se fît entendre, la sorcière releva péniblement le visage vers celui de Drago. Il ne faisait nul doute qu'elle avait pleuré. Sous ses yeux rougis par les larmes, de fins sillons noirs s'écoulaient lentement.
- T'as une sale tronche… commenta Drago, adossé sur le chambranle de la porte.
- J'allais te retourner le compliment, fît rudement Pansy en bousculant le sorcier de l'épaule pour entrer.
Le jeune homme soupira, scella la porte et suivit la jeune femme qui se dirigeait sans explication vers sa cuisine.
- Laisse-moi deviner, fît il en saisissant un tabouret, une petite brunette avec une sublime peau cuivrée ?
Pansy détourna le regard du placard à chips sans comprendre.
- Blaise traîne avec elle depuis trois semaines, on les voit partout ensemble. Ça m'étonne d'ailleurs que ça dure aussi longtemps…
- Et bien soit tranquille, asséna la sorcière en reportant son attention sur les différentes saveurs de chips qui s'offraient à elle, il reste égal à lui-même. Elle était rousse.
Drago se pinça les lèvres devant la scène se déroulait devant lui. Pansy, que Drago connaissait presque continuellement affamée depuis sa troisième année à Poudlard, se nourrissant exclusivement de soupes hyper protéinées sans matières grasses et quelques fruits, était en train d'ouvrir plusieurs sacs de chips aux goûts différents et d'y puiser allégrement dans chacun d'entre eux.
- En pfflus, elle n'affait vffraiment aucune claffe… ajouta la sorcière la bouche pleine avant d'aviser un petit paquet sur sa gauche.
Elle l'ouvrit et en sortit une chips orangée au paprika. Sur sa surface, deux yeux et une bouche dessinés avec de la poudre de piment lançaient à la jeune femme un clin d'œil aguicheur. Un peu comme ceux que Blaise aimait lui lancer, avant.
Le regard de Pansy se voila de tristesse.
- Pansy ce n'est quand même pas nouveau… Ca fait des années que je te dis que je ne comprends pas ce que tu fous avec Blaise, et il n'y a que maintenant que tu te réveilles ? Pourquoi ?
La sorcière releva la tête et planta son regard dans celui de Drago.
- Tu sais, commença-t-elle d'une voix lente, lorsque je les ai vus tous les deux, j'ai eu l'impression de me voir avec lui, au début, lorsqu'on se découvrait et que tout était parfait. C'était très beau à voir… Et là je me suis dit que j'aurais tout donné pour vivre ça à nouveau.
De petites larmes commencèrent à perler aux coins de ses yeux. Drago fixait son amie d'un regard intense sans oser l'interrompre.
- Mais ce que j'ai réalisé en les observant mieux, reprit-t-elle en contemplant le carrelage, c'était qu'ils n'étaient pas véritablement ensemble. Il n'y avait… aucune vraie complicité, aucun geste attentionné et doux purement gratuit. Ca restait… une relation de surface. Comme il en avait été de même pour moi au début. Alors que je sais pas moi, ajouta-t-elle avec violence tandis que ses yeux s'embuaient complétement, mais quand on aime quelqu'un, quand on l'aime réellement, c'est autre chose qui se crée, l'autre est comme une drogue, on se sent mal quand on s'éloigne et on respire lorsqu'on le retrouve… Et le temps n'a rien à voir avec l'altération des sentiments, murmura-t-elle en hochant la tête. Le laisser fréquenter n'importe qui dans l'espoir que ça ramènerait de l'espace et du souffle à notre relation était stupide. Blaise et moi n'avons jamais été ensemble. Nous étions « côte à côte », mais pas « ensemble », lâcha-t-elle d'une voix brisée. Et je crois que je me suis jamais autant déçue, souffla-t-elle avec dégoût avant de se saisir la tête dans ses mains.
Drago s'approcha de ce petit corps replié sur lui-même et saisit ses frêles épaules. Il fut surpris à ce contact, il avait toujours tendance à considérer Pansy comme quelqu'un d'encore plus dure et rude qu'un garçon et ce contact le ramena à la réalité : au fond d'elle-même, la sorcière était le contraire de ce qu'elle dégageait.
- Pansy… souffla Drago en resserrant davantage son emprise sur les épaules de la jeune femme. Tout son petit corps se tordait en secousses de plus en plus violentes tandis que son visage, crispé par la douleur, demeurait blotti contre le torse du sorcier. Aucun des deux n'émettait le moindre son.
- Aller Pans', lâche toi, dit Drago en s'apercevant des pleurs refoulés chez son amie. De toute façon je n'aime plus cette chemise, ajouta-t-il en désignant son pyjama du regard.
La sorcière esquissa un pauvre sourire.
- T'es con, lança-t-elle avant de resserrer son étreinte autour du cou de son ami.
Pansy se laissa alors complétement aller au raz de marée qui la submergeait. Drago n'aurait su dire combien de temps ils restèrent ainsi, au beau milieu de cette cuisine non éclairée. Seul un mince rayon de lune éclairait faiblement cette scène surréaliste. Elle projetait une lueur avare sur leurs silhouettes pâles, lesquelles se muaient avec lenteur dans un paisible bercement.
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Dans la chaleureuse boutique de Farces et Attrapes, le regard de Pansy glissait sur les étagères qui l'entouraient, tandis que ses yeux brillaient d'une lueur étrange et peu rassurante.
La nuit porte conseil, c'est bien connu. La sorcière n'avait jamais beaucoup accordé d'importance à ce dicton. Du moins, jusqu'à la nuit dernière. Installée confortablement dans une des chambres d'ami de Drago, elle avait eu beau retourner la question dans tous les sens, elle ne comprenait pas pourquoi Blaise avait pu rester avec elle pendant tout ce temps alors qu'il ne l'aimait pas. Jusqu'au moment où la vérité lui été apparue, claire comme de l'eau de roche. Tout simplement pour la place que Pansy entretenait à la Gazette. C'était tellement évident… Mortifiée, elle se demanda comment il lui avait été possible d'être aussi naïve pour ne pas avoir envisagé cette évidence avant. A la Gazette, elle avait en effet le moyen de divulguer ou censurer ce que bon lui semblait. Ainsi, de nombreux scandales de Blaise, préjudiciables pour sa carrière, avaient été maintenus dans l'ombre grâce à Pansy.
Enfin, jusqu'à présent…
Car comme lui répétait assez son grand-oncle adoré, la vengeance est un plat qui se mange… glacé. Et elle avait bien l'intention de tout organiser avec une minutie parfaite.
Enfin… Si le blaireau qui lui bouchait la vue sur un étal particulièrement intéressant aurait un jour l'intention de se bouger les fesses. Visiblement pas. N'y tenant plus, la sorcière se racla fortement la gorge pour être entendue par tous, vaporisant ainsi un petit nuage de stress dans la pièce.
Les excuses du sorcier ne déridèrent pas la sorcière, excuses qui s'évanouirent en un murmure inaudible devant le regard foudroyant de Pansy.
- Vous cherchez quelque chose en particulier ?
La voix gaie et vive de George s'éleva derrière la sorcière. Celle-ci se retourna vivement et jaugea le sorcier d'un œil perçant avant de prononcer :
- Oui, à me venger.
A ces mots, alors que plus d'un aurait eu l'échine parcourue de frissons, le regard malicieux de George pétilla et son sourire s'élargit.
- Alors vous ne pouvez pas être à un meilleur endroit qu'ici ! Laissez-moi vous montrer…, commença-t-il enthousiaste tandis qu'il se dirigeait vers le premier d'une longue liste de produits diaboliques.
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Jamais George n'avait été aussi heureux. Non seulement il venait d'effectuer la moitié de son chiffre d'affaires mensuel en une seule après-midi, mais il allait aussi pouvoir faire ce qu'il aimait le plus dans son métier et qu'il n'avait que trop peu d'occasions de réaliser : mettre en place directement chez le particulier toutes les inventions machiavéliques qui venaient d'être achetées.
Il y avait peut-être dans tout ça un petit plaisir démoniaque. George en était conscient mais… il adorait ça. Et l'assumait pleinement.
Accoudé au comptoir, il suivit la jeune femme du regard tandis qu'elle s'éloignait vers la sortie. C'était la fille la plus épatante qu'il n'avait jamais vue. Il y avait chez elle un mélange de très grande classe mêlé à un autre côté beaucoup plus trash. Son maquillage impeccable ne parvenait cependant pas à dissimuler complétement les lourdes poches de fatigue sous ses yeux. Sous son tailleur parfait, ses manières élégantes, son attitude posée et distinguée, on était malgré tout saisi par une impression étrange. Comme si se cachait derrière ce regard incisif, un tempérament de feu. Un sacré caractère dont le vocabulaire, dans la vie privée, devait flirtait avec les beautés lexicales qui fleurissaient de la bouche du conducteur de Magicobus.
- Qui était-ce ? demanda Percy de son flegme caractéristique des lundis matins.
- Oh… Une fille géniale… Un peu timbrée, mais géniale.
George porta une dernière fois son regard vers la porte de sortie avant de se retourner vers une caisse de bombabouses explosives qui lui restaient à ouvrir. Cette fille… C'était de la dynamite. Mais une chose était sûre… Il aimait ça.
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Alors ? Comment trouvez-vous cette suite ? Toujours aussi inattendue ? ^^
Dans l'impatience de vous lire,
Grosses bises et à bientôt
