Enfin, j'ai réussi à le finir...
Merci à toutes celles qui m'ont laissé un petit mot, ça me fait vraiment plaisir de savoir ce que vous pensez de cette histoire! Et autres qui me suivent même si ceux sont des flemmardes, na!
Comme d'hab', rien est à moi sauf Noa et les membres de son équipes.
Sur ce,
Bonne lecture.
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12ème chapitre:
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Je étais inquiet pour Heero.
La présence de son frère parmi nous chamboulait complètement tous ses repères et sa manière d'être était remise en question.
Bien sûr, Duo sera là pour apaiser ses craintes et je ne doutais pas qu'ils finissent par se rendre compte de leurs sentiments réciproques mais...
Heero ne savait pas faire face à ce genre d'imprévu.
Heero ne savait pas ce que lien de sang signifiait...
Moi, j'avais l'habitude de gérer les états d'âmes des autres, d'amadouer leur fierté, leur susceptibilité, y compris avec ma propre famille.
Ca allait être dur tout ça d'autant que Noa faisait preuve de caractère et que, jusqu'à présent, sa vie ne lui avait pas appris à faire confiance...
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" Ca va?
- Oui Trowa, je réflechissais juste.
- Heero et Noa?
- Oui, et Duo.
- Hum, Wu Fei et lui seront des éléments indispensable dans l'ébauche d'une relation stable entre les deux frères.
- Wu Fei?"
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Qu'est-ce que Chang venait faire là-dedans? Aux dernières nouvelles, il flirtinait avec Sally.
Je cois que j'ai l'air un peu con, planté au milieu de la cuisine avec ma théière à la main devant un Trowa qui se moquait de moi.
J'ai dû louppé un épisode quelque part.
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" Tu travailles trop corazon. Ca fait un moment déjà que Wu Fei ne voit plus Sally.
- Ah?"
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J'entendis la porte d'entrée.
J'embrassais rapidement Trowa avant d'emmener le plateau que j'avais préparé dans le salon.
Heero semblait calme, tranquillement assis dans son fauteuil mais le léger pli au dessus de la ligne de ses sourcils dévoilait son anxiété à qui savait regarder.
Duo était derrière lui, assis sur l'accoudoir, regardant l'écran du laptop posée sur les genoux du japonais, prêt à poser une main apaisante sur son épaule.
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Je posais le plateau sur la table basse et servit une tasse à Heero que je manquai de lui renverser sur les jambes lorsque Duo se lèva d'un bond.
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" Nom de Dieu! Noa! Qu'est-ce qui s'est passé?"
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Je le vis se diriger vers le pauvre jeune homme et examiner sa lèvre.
Effectivement, il était légèrement amoché et ses vêtements avaient trace d'une quelconque bagarre.
Je ne pus retenir un sourire de fleurir sur mes lèvres à voir l'américain détailler Noa qui ne savait plus où se mettre, pour voir s'il y avait une autre blessure. Combien de fois l'ai-je vu répeter ses mêmes gestes pendant la guerre, sur un autre japonais.
D'ailleurs celui-ci n'avait encore rien mais son regard, devenu analytique, suivait avec précision chacun des gestes de son coéquipier.
Duo me donna l'impression d'être les mains et la langue du nippon, il disait et faisait ce qu'Heero crèverait de faire mais qu'il n'osait pas.
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" Ouf! Tout va bien!
- J'aurais pû te le dire si tu m'avais laissé le temps de parler.
- Nan! Si j'avais attendu après ton frère pour me dire s'il était blessé ou non, il serait déjà mort. Alors je me méfie, le même sang coule dans vos veines."
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Duo martèla ses mots d'un doigt posé sur la poitrine du jeune homme.
Je le soupçonnai d'avoir sciemment lâché ces quelques mots d'un air innocent quand Noa lèva les yeux vers son frère.
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" Niisan?"
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Oui, il l'avait fait exprès. Le discret sourire qui flottait sur son visage parlait pour lui.
Où était donc passé ce don qui me fut si utile pendant la guerre?
A croire que la paix avait ramoli mes capacités d'observation!
Heero se lèva et attrapa la main de son frère.
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" Viens."
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Avant de sortir de la pièce.
Finalement, la tasse initialement prévu pour Heero échoua dans les mains de Wu Fei.
Il s'assit tranquillement, indifférent au regard perçant de Duo qui trépignait en attendant que le chinois daigne nous donner une quelconque explication sur ce qui s'était passé.
J'essayais de faire fi de mon impatience en continuant de servir le thé. Je le vis boire une gorgée et au moment où Duo sembla sur le point d'exploser, il se décida.
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" J'ai suivi Noa un bon moment avant de voir une petite bande de loubards lui emboîter le pas. Je ne me suis pas montré et j'ai attendu de voir la suite. Une chose est sûre, Noa se bat admirablement bien et il me tarde d'avoir l'occasion de me mesurer à lui.
- Tu sais pourquoi?
- Je te dirais bien que c'était juste pour emmerder le monde mais je n'y crois qu'à moitié."
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Le silence accueillit la petite histoire.
Wu Fei se terrait à présent dans son mutisme habituel.
Duo avait le regard dans le vague et Trowa semblait complètement ailleurs, savourant les arômes du thé de Ceylan en fermant les yeux, indifférent à ce qui se passait autour de lui.
Mais je savais, pour les connaître tous très bien, qu'ils pesaient chaque mot prononcé par le chinois et je n'avais aucun doute quant à la finalité de leur réflexion.
Cette bagarre tombait trop bien ou trop mal dans cette histoire.
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" Il faut retrouver le chef."
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Heero venait de revenir dans la pièce suivi par Noa et de mettre des mots sur ce que nous pensions tous.
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" En attendant, toi, tu viens t'installer ici.
- Hors de question! Dans une semaine, je te fais bouffer ton pc de malheur.
- Noa...!
- Y a pas de Noa qui tienne. Je veux bien vendre mon appart' à Los Angeles et m'en trouver un ici, mais ne compte pas sur moi pour te supporter!"
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Ca n'allait pas être triste tous les jours avec ces deux-là!
Le fou rire nous menaçait tous alors que les deux nippons se dévisagaient, l'un avec un sourire en coin, l'autre avec un regard noir.
Duo craqua en premier. Je le suivis rapidement, incapable de me retenir plus longtemps.
Wu Fei esquissa juste un sourire et l'oeil de Trowa brillait!
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" Inutile de te marrer Chang, tu vas vivre avec lui."
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Et toc!
C'est à ce moment que je percutais enfin les paroles de Trowa.
La légère coloration des joues de Noa révélait clairement son penchant pour le chinois et celui-ci héstitait entre râler et sourire.
Trowa avait raison:
Dou pour ouvrir Heero aux autres.
Wu Fei pour apprendre la confiance à Noa.
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" A combien est estimé ton appart' Noa?
- Aucune idée. Pourquoi?
- J'ai plusieurs logements à vendre à Sank. On pourrait faire un échange."
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Ne jamais oublier que je suis un homme d'affaires avisé.
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" Il faudra demander à Réléna.
- Réléna?
- (Clin d'oeil) J'ai toujours été doué pour obtenir ce que je voulais.
- Ok, on verra ça lundi. Pour l'instant, tu restes ici!
- Dis? Je peux avoir une chambre pour moi tout seul ou il faut que je partage celle de Wu?"
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Sur le coup, j'ai vraiment cru que Wu Fei allait s'étouffer avec son thé! Et de nouveau, je ne pus me retenir de rire suivi de peu par Duo et Noa!
Même Trowa souriait!
Nos deux asiat' se regardaient comme s'ils étaient tombés dans la quatrième dimension.
Wy Fei n'avait pas tord quand il disait que Noa ressemblait à Duo.
Ils avaient le même humour tordu et une répartie d'enfer.
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Quatre observait tout son petit monde avec un léger sourire.
La présence du jeune homme l'avait, certes, dérangé au début mais il avait eu l'occasion de l'observer pendant quelques temps et il avait décidé de lui faire confiance après en avoir sérieusement discuté avec Trowa.
Son amant semblait l'apprécier et avait mis en avant ses capacités de soldat et sa facilité d'adaptation. Il lui avait surtout fait remarquer que le jeune nippon n'avait que peu d'intérêts à les côtoyer et qu'il jugeait son enthousiasme à retrouver son frère crédible.
Beaucoup de gens pensaient que le français marchait à l'instinct. Il n'en était rien.
Duo était quelqu'un d'instinctif.
Trowa était avant tout pragmatique et Quatre accordait beaucoup de crédit à son jugement.
Il avait donc laisser le bénéfice du doute à Noa et les évenements de la nuit avaient précipité ses conclusions.
Pendant l'enquête, il avait vu un meneur d'hommes malgré son jeune âge, calculateur et efficace, et cette nuit, il avait découvert un jeune homme fier et digne malgré la peine et la haine.
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Il avait très peu dormi cette nuit, somnolé une ou deux heures tout au plus.
La mort de Miyako avat été un choc Il l'admirait beaucoup même s'il n'en avait jamais rien laissé paraître.
Il avait fini par la croire immortelle avec sa maîtrise du combat et son don pour désamorcer les problèmes...
La réalité avait repris son droit brutalement et il fallait qu'il comprenne, c'était plus fort que lui.
Il avait toujours eu besoin de tout analyser, et encore plus aujourd'hui.
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Il travaillait sur le portable de la jeune femme depuis qu'il était rentré, ne s'arrêtant que pour se servir un café et rouler ses clopes.
Le jour était levé depuis un moment, il sentait la chaleur des quelques rayons de soleil qui filtraient à travers les stores fermés sur sa nuque.
Autant dire qu'il bossait depuis au moins 6h, sans résultat.
Elle n'avait fait que vérifier les dossiers d'admission et aucun d'entre eux semblait avoir retenu son attention, autre que ceux qu'elle avait transmis au lieutenant-colonel Chang.
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Vers midi, il fit une pause et choisit de retourner dans la salle des archives.
Etant assigné à l'équipe du lieutenant-colonel Yuy qui planchait sur un logiciel de repérage par satellite ultra pointu, il n'aurait aucun mal à trouver une excuse pour le sergent archiviste.
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Il ne restait aucune trace de ce qui s'était produit à peine quelques heures plutôt, attristant un peu plus le jeune homme.
Il brancha l'appareil qu'il avait emmené avec lui et affcha la liste des dossiers effeuillés.
Et pour le première ofis, il s'aperçut de l'ampleur de la tâche.
Il lui fallait accéder aux archives informatiques du service, voir s'il n'y avait pas une liste des dossiers que Miyako avait consulté dans la soirée.
Il n'était peut-être pas Heero Yuy mais il avait un talent certain pour le piratage informatique.
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Après s'être battu pendant près d'une heure avec le système de sécurité, il obtint ce qu'il voulait. Il y avait une liste d'au moins cents noms. Il en avait pour le reste du week-end.
Il soupira et s'attela à la tâche.
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Les heures défilèrent sans qu'il ne s'en aperçoive...
Il était complètement plongé dans les dossiers quand le sergent l'appela.
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" Major Stönberg?
- Oui sergent?
- Il est 20h monsieur, je dois fermer.
- Oh...!"
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Il n'avait pas de dérogation, il ne pouvait pas rester.
Mais ce qu'il avait lu lui avait donné le début d'une piste.
Avant de sortir, il envoya un message à un ancien compagnon d'armes, lui demandant de suivre un des hommes sur cette liste.
Il appelerait son supérieur en rentrant chez lui, une fois qu'il aurait fait une synthèse de ce qu'il avait découvert.
Cela pouvait n'avoir aucune importance mais tout était bon à prendre pour trouver l'assassin de son amie.
Il n'arriva jamais chez lui.
Sa voiture explosa quelques secondes après avoir démarré.
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Ca va en s'assombrissant cette histoire, je vais avoir du mal à garder une touche d'humour et de guimauve dans cette affaire.
Mais je vais essayer, c'est promis.
A bientôt pour le prochain chapitre.
Kisu.
Noan.
