Je suis sûre que vous l'attendiez avec impatience!
On avance, tout doucement... à petits pas... Et on se marre pas!
Je sais que je vous donne l'impression de m'engluer profondement dans mon affaire, mais je sias où je vais! ... Qui a dit pour une fois!
Pleins de poutous à celles qui suivent cette histoire avec attention et un gros gros biou à ma bêta, Siashini!
Bref, voici la suite.
Sur ce,
Bonne Lecture.
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13ème chapitre:
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Samedi soir, maison des Lieutenant-colonels Yuy, Maxwell, Barton, Winner et Chang.
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Cette journée arrive dans mon top 10 de mes journées de merde.
Avec toute cette agitation, j'en avais presque oublié la mort de Miyako-san. C'est quand je me suis calmé que j'y ai de nouveau repensé...
Je regrette tant de l'avoir perdue sans avoir eu le temps de retisser les liens que nous avions plus jeune.
Du coup, j'ai supplié Heero de me laisser m'occuper de son enterrement en sa mémoire. Je sais qu'elle voulait être mise en terre à Kobe avec sa mère même si elle était née à Kyoto.
Et maintenant... Je me sens un peu seul...
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L'air frais du crépuscule me fait du bien. Je n'ai pas pu rester enfermé dans ma chambre alors je suis descendu dans le jardin, fumer une cigarette, moi qui est arrêté depuis des mois.
Je sais bien qu'ils seront là pour m'aider... mais le passé, quel qu'il soit, ne s'efface pas d'un simple coup de chiffon.
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Il n'est probablement pas trop tard mais le soleil est déjà couché.
L'éclat sombre de la nuit m'a toujours aidé à réfléchir et ce calme apaisant, propre aux nuits sans lune, me permettra peut-être d'y voir plus clair.
Qui peut donc m'en vouloir au point de faire renaître le "Mano Nera" pour me faire tomber?
Nan!
Mauvaise question.
Il doit y avoir une bonne centaine de gens à vouloir voir ma tête au bout d'une pique, et tout autant de mises à prix pour elle!
Plutôt, qui sait exactement qui je suis? Se serait nettement plus simple.
Il y a ceux qui étaient présent hier soir: Heero, Duo, Trowa, Quatre et Wufei ainsi que Sam, Maalik et Erwann. Mais ils ne l'ont appris que hier soir... à moins que...
Non, leur surprise n'était pas feinte. Ils pensaient sincèrement que le " Shinigami" m'avait fait la peau...
Sam et Maalik n'avaient aucuns moyens de savoir et Erwann, si d'aventure il avait été au courant, il m'en aurait parlé sans détour.
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Miyako-san le savait aussi mais elle me croyait mort. Avait-elle parlé de mon passé à quelqu'un ? Ça aurait été stupide de sa part, en me vendant moi, elle se vendait elle. Elle n'était pas plus blanche que moi, la peau pâle de ses mains devait être aussi rouge que la mienne... Enfin, sait-on jamais. Avec un bon prix, on vendait n'importe quoi ou n'importe qui...
Je ne devrais pas penser à ça mais, la vie de mon frère et la mienne pourraient-être menacées ...Mais en règle générale, mon instinct ne me fait jamais défaut. Donc jusqu'à preuve du contraire, elle resta aussi pure qu'elle l'a toujours été dans mon cœur.
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Il reste ceux avec qui j'ai "vendu" mes services... Oz.
Le colonel Une le sait et Treize était aussi au courant. Rien à craindre de ce dernier, si on avait su ma présence dans ses rangs, ça en était fini de sa réputation... Et Une est loin d'être conne. Je suis une arme non négligeable dans une armée.
Il y avait aussi mon chef d'unité mais, il est mort dans l'explosion de la base C.147 et les 9 autres membres de cette unité, je les ai moi-même tués.
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Ce que j'ai beaucoup de mal à comprendre, c'est pourquoi a-t-on attendu pour s'attaquer moi?
J'étais bien plus vulnérable pendant mes infiltrations qu' au QG des Preventers quand même!
Soit celui qui est derrière tout ça est un abruti fini... soit... je ne suis qu'un élément extérieur qui le dérange...
Mais pourquoi s'en prendre à Miyako alors!
Arrghhhhhhhhhhhh!
Kami-sama!
J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n'y arrive pas...
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Dépité, je lève le nez vers mon ange gardien... à la fenêtre de sa chambre depuis que j'ai mis un pied dehors.
Wufei prend son travail à cœur. Il ne prend même pas la peine de se dissimuler et observe sagement chacun de mes mouvements.
Il est légèrement de profil, à peine éclairé par les lumières de la ville. Sait-il combien il est beau à cet instant?
Cette ombre impudique qui joue sur sa peau d'ivoire, le rend presque irréel...
Je me demande s'il accepterait de poser pour moi... Il serait un magnifique modèle, il faudra que je pense à le lui demander...
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Samedi soir, QG des Prenventers.
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Le QG était en totale effervescence.
Un attentat à la bombe qui n'avait fait qu'une seule victime, Dieu merci, s'il on peut dire. En pleine journée, les pertes humaines auraient été considérable.
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Lady Une venait d'arriver et de s'occuper elle-même de la supervision de l'enquête, l'importance d'un tel acte pouvant ébranler la base même de l'organisation.
Et puis... 2 meurtres en 24h avaient de quoi retenir toute son attention.
Dans quoi ces 5 gamins de malheur avaient-ils encore shooté!
Ok, elle était de mauvaise humeur, ils n'avaient plus rien de gamins et ils savaient parfaitement ce qu'ils faisaient, pourtant il semblait bien que tout ça ait un rapport direct avec cette enquête interne, au terme de laquelle ils n'avaient rien trouvé.
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Enfin, avant de sauter à des conclusions hâtives, peut-être que cet attentat n'avait rien avoir avec le meurtre de la veille, il fallait savoir qui était la victime. Ses hommes étaient déjà en train de visionner les enregistrements des vidéo surveillances...
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Elle avait beau vouloir se raisonner et attendre dans être sûr, avant de faire quoique se soit, la certitude du lien entre les 2 meurtres lui semblait évidente. Et qu'ils soient commis, impunément, dans les locaux mêmes de l'organisation, prouvait la présence d'une taupe parmi eux.
Un serpent perfide avait déjà noué ses anneaux autour d'eux et commençait doucement à serrer. Une ne pouvait pas mettre n'importe qui sur cette affaire.
Ils allaient la maudire!
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Bien.
Yuy avait eu raison de la prévenir d'un potentiel danger ce matin. Elle envoya un mail, via le réseau ultra-sécurisé du haut commandement, au lieutenant-colonel, elle savait d'expérience qu'il valait mieux les laisser s'organiser eux-même autour de cette affaire.
Ensembles, ils étaient infaillibles...
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À peine eut-elle fini que le nom de la victime tombait lourdement sur son bureau: Major Erwann Stônberg.
Encore un homme de l'unité d'infiltration du lieutenant Löwe, donc directement lié au meurtre de l'Aspirant Tatsumi.
Elle allait devoir fouiller les archives d'Oz qui avaient pu être sauvées des incessants combats, Löwe étant le point central de cette affaire.
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Samedi soir, maison des Lieutenant-colonels Yuy, Maxwell, Barton, Winner et Chang.
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Trowa ne pouvait échapper à ses obligations envers le cirque et était donc parti, en compagnie de Quatre, ces deux-là, n'étant jamais loin l'un de l'autre, à un dîner d'affaire avec un potentiel nouveau partenaire. Il n'avait jamais rien pu refuser à sa sœur, Catherine, qu'il lui avait expressément demandé d'être présent.
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Duo avait fini par laisser tomber son livre quand il avait aperçu un mouvement dans le jardin. Il s'était levé et, à présent, il regardait Noa, assis sur la balancelle sans vraiment le voir, un autre visage familier se superposant au sien.
Il avait un mal fou à gérer la soudaine expansion d'Heero.
Oh pas qu'il soit resté aussi indifférent ou inexpressif qu'il y a 5 ans mais les changements n'étaient pas non plus mirobolants!
Un sourire de temps en temps, une accolade amicale quand l'un ou l'autre de ses compagnons rentraient de mission, histoire de montrer qu'il était soulagé, une main négligemment posée sur sa nuque pour le détendre, mais hier soir, une digue semblait avoir lâché...
Et si jusque là, la réserve naturelle du japonais l'aidait à garder la tête froide, ça allait devenir dur s'il venait s'épancher sur son épaule ou lui faire un câlin en somme tout amical quand il avait besoin de réconfort.
Il secoua la tête, il était vraiment un ami minable s'il ne supportait même pas l'idée de le prendre dans ses bras quand il en aurait besoin.
Il vit Noa allumer une cigarette.
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" J'en aurais bien besoin d'une clope moi aussi!
- Depuis quand tu fumes?"
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Duo ne dut qu'à son entraînement de ne pas sursauter comme un gamin pris en faute. Il ne se tourna pas vers le nouvel arrivant, persuadé que son débat intérieur se lirait au fond de ses prunelles.
Il continua de fixer, comme hypnotisé, le bout incandescent de la cigarette qu'il enviait à Noa.
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" 'Tain 'Ro! Frappe avant d'entrer! Un jour, tu vas me tuer!
- Hn. J'ai frappé...
- Ah?
- ...mais tu répondais pas. Je suis entré.
- Ouais..."
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Une main se posa sur son épaule. Duo tressaillit à son contact, surpris de le savoir si près. Il espérait vivement que sa réaction est échappée à Heero, mais il ne se leurrait pas, il le connaissait trop bien.
Aucun des deux ne parla plus, ce qui laissa à l'américain le temps de reprendre contenance et de se retourner.
Heero n'avait pas lâcher son épaule.
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" Qu'est-ce qu'il y a?
- Un mail de Une, je dois aller au QG.
- Maintenant?"
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Le malaise que Duo avait ressenti au contact du brun fut balayé par l'inquiétude qu'il ne chercha même pas à dissimuler à son ami.
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" Oui. Un problème.
- Tu veux que je vienne avec toi?
- Non, je voulais juste te prévenir. Je ne sais pas quand je rentrerais.
- Ok.
- Je te tiens au courant."
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La main posée jusqu'alors sur son épaule, s'attarda un instant sur le creux de son cou avant de remonter en une aérienne caresse sur l'arête de sa mâchoire... Et Heero sortit sans un mot de plus.
Duo maîtrisa comme il put la folle envie de le rattraper et de l'embrasser, mais le regarda juste quitter la pièce.
Il soupira en posant sa main là où les doigts ambrés semblaient lui avoir brûlé la peau...
Oui, ça allait être très dur de ne pas céder à ses envies.
Il attendit plusieurs secondes avant de pousser un faible gémissement d'animal blessé.
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Une fois sûr que le japonais était parti, il jeta un coup d'œil dehors. Noa n'avait toujours pas bougé.
Il sortit à son tour dans le jardin et vint s'asseoir près de lui, deux thés à la main.
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Pour celles qui n'avaient pas trop compris le dernier chap'... Rassurées!
Pour la suite, ben... elle devrait pas tarder non plus... sûrement la semaine prochaine!
Laissez moi un petit mot, ça fait toujours plaisir!
Kisu.
Noan
