OUI!!!! Vous l'attendiez avec impatience!!!!
Bon rien de spectaculaire pour l'instant mais un baiser...
L'action s'accélère, il était tant!!
Merci à toutes pour vos reviews!!!! Je suis très très contente et un peu surprise, je dois vous l'avouer que cette fci continue à vous plaire!!!
Un gros bisou à Siashini pour sa correction éclair!!!
Sur ce,
Bonne lecture et JOYEUX HALLOWEEN même si ça n'a rien avoir!!!
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17 ème Chapitre.
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Vendredi matin, Los Angeles.
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Noa appréciait vraiment ces quelques jours de repos sans toute fois pouvoir s'empêcher de penser à cette enquête.
Il n'avait pas encore eu de nouvelles de son frère, et Wufei lui avait formellement interdit tous contacts avec Sank.
En bref, peu enclin à aller taper une heure de bronzette alors qu'il en rêvait depuis plus de deux mois maintenant, Noa s'ennuyait ferme.
Finalement, il prit son café et alla s'asseoir sur la petite terrasse de son appartement au 1er étage d'un immeuble relativement neuf du quartier de San Fernando au nord de L.A.
Il avait une vue imprenable sur le désert et les montagnes de San Gabriel. La lumière vive du matin lui fit plisser les yeux et il s'assit, dos à l'immensité désertique, en soupirant.
Il aurait vraiment aimé que son frère fasse un petit effort pour le tenir au courant!!
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De sa place, il regarda Wufei se lever et s'étirer.
Il sourit alors que le chinois grimaça. C'était bien fait pour lui. Noa lui avait bien proposé de partager le lit mais il avait refusé.
Il l'aimait bien, lui, son studio et il n'avait pas prévu, en l'achetant, qu'il aurait un jour des invités, même forcés, qui devraient y dormir.
Il observa le profil racé de son "garde du corps" à la lumière crue du matin, faisant fi du regard posé sur lui, alla chercher son café dans la petite cuisine américaine dans le coin de la pièce.
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La japonais détailla chacun de ses traits, chacun de ses muscles et après quelques instants d'intense réflexion, il se leva brusquement pour aller chercher carnet de croquis et crayons.
Il ne pouvait pas nier que Wufei avait quelque chose qui l'attirait irrépressiblement, et il eut l'envie folle d'essayer de capter ce petit truc sur une toile.
Pendant une heure durant, il esquissa rapidement la totalité du corps de l'asiatique, certains gestes, cherchant comment il pourrait rendre justice à sa beauté.
Ce n'est que lorsqu'il rentra dans l'appart pour se faire un autre café qu'il vit ce qu'il voulait.
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Wufei était installé sur un fauteuil, légèrement de profil, le visage tourné vers l'extérieur. Il était toujours torse nu et quelques mèches de ses cheveux de jais avaient fui la couette qu'il s'était faite négligemment au réveil.
Noa délaissa complètement le breuvage noir qu'il se préparait et s'approcha de lui.
" Wufei?
- Hm?
- Accepterais-tu de poser pour moi?
- Hein?"
Le chinois avait tourné son visage vers lui et le regardait comme s'il venait de lui dire que la Terre était plate.
" De quoi? Tu veux que je pose pour toi? Pourquoi faire?"
Ok, c'était pas gagné d'avance.
" Parce que j'ai envie?"
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Il soutint tant bien que mal le regard noir et inquisiteur du chinois et il le vit finalement acquiescer.
" Fais ce que tu veux."
Mouais, il allait avoir un peu de mal à lui faire comprendre qu'il ne devait pas bouger pendant une heure ou deux.
Noa se planta devant lui et, avec des gestes précis, il redressa son visage pour le remettre dans la position qui avait capté son regard, arrangea quelques mèches autour de celui-ci et alla s'asseoir sur le canapé, un peu en retrait.
Il saisit son fusain et commença.
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Pendant presque une heure, seul le bruit du crayon sur le papier se fit entendre. Aucun d'entre eux ne prononça un mot, créant une atmosphère presque intime.
Ils oublièrent tout, les meurtres, l'enquête, le danger. Ils n'y avaient plus qu'eux deux et ce lien si tenu entre un peintre et son modèle.
Une bourrasque s'engouffra dans la pièce faisant voler les fines mèches noires. Noa posa alors son fusain, l'envie soudaine, de voir le chinois avec les cheveux libres, le prenait.
Il se leva et se dirigea en silence vers Wufei qui complètement perdu dans ses propres pensées ne le sentit pas venir.
Il sursauta quand les mains de Noa détachèrent ses cheveux et se tourna vivement vers lui.
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L'instant sembla suspendre le temps.
Les yeux plongés dans les iris de jais, Noa eut d'un coup un peu plus chaud. Il sentait le souffle posé de Wufei sur ses lèvres et il frissonna.
Oui, il trouvait le chinois terriblement attirant et il incarnait tout ce qu'il cherchait chez un homme. La douceur, la force, le calme mais aussi la fougue, la beauté, un brin colérique, la passion...
Et sans qu'il puisse retenir son geste, il franchit l'espace qui le séparait de ses lèvres si tentantes.
Les bras de Wufei entourèrent sa taille en le rapprochant, en même temps que leurs bouches s'entrouvraient.
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La douceur se chargeait de désir quand Wufei se rejeta brutalement en arrière, la main posée sur son cou.
" Qu'est-ce que..."
Noa ne finit pas sa phrase que le chinois lui montrait une fléchette hypodermique.
" K'so."
Comme un seul homme, ils se précipitèrent sur leurs armes mais une dizaine d'hommes se ruèrent par les deux fenêtres ouvertes, ne leur laissant aucune chance d'y arriver.
Ils se battirent comme ils purent mais Wufei sentait déjà le tranquillisant agir et il se retrouva bien vite inconscient.
Noa n'attendait que ça.
Il eut une dernière pensée pour ce qui aurait pu se passer si cette bande de crétins avait bien voulu attendre ne serait-ce qu'une heure de plus et il se laissa assommer puis emmener.
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Quelques heures plus tard, Wufei se réveilla, au sol, seul.
Il lui fallut un peu de temps, pour que le mal de crâne dû à il ne savait quel anesthésiant disparaisse, et pour qu'il appréhende clairement l'étendue des dégâts.
Noa venait d'être enlevé et vu l'heure qu'il était, les kidnappeurs avaient une bonne longueur d'avance sur lui.
Heero allait purement et simplement lui faire la peau.
Résigné à ne plus pouvoir rien faire dans l'état actuel des choses, il attrapa son cellulaire et composa le numéro d'Heero.
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Vendredi soir, maison des Preventers Yuy, Maxwell, Barton, Winner et Chang.
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Il avait été décidé d'un commun accord qu'ils ne mettraient Lady Une au courant que lorsqu'ils seraient sûrs qu'elle n'était mêlée en rien à cette affaire.
Heero avait donc vérifié un à un tous les dossiers de ceux qui avaient démissionné, mettant de côté les anciens de l'Alliance. En quelques jours, il en était arrivé à plus de 200 dossiers, un vrai travail de fourmi pour vérifier ce qu'ils étaient devenus.
Pour l'instant, ils n'avaient rien trouvé de probant.
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Duo avait ramené une information précieuse quand il était rentré le mercredi matin.
La taupe était une femme blonde.
Malheureusement des femmes blondes, membres des Preventers ayant appartenu à l'Alliance, y en avait quand même un paquet...
Heero fut même surpris de voir qu'il y avait autant d'hommes que de femmes qui avaient été un jour ses ennemis et qui travaillaient à présent sous ses ordres, sans compter ceux qui travaillaient avec les quatre autres.
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Il en avait profité pour passer un savon mémorable à Duo pour son manquement aux règles de sécurité. Celui-ci lui avait juste objecté avec un immense sourire qu'il n'aurait pas été crédible dans son rôle si, dans un bar miteux, son portable avait sonné.
Heero avait eu beau argumenté, le natté l'avait très calmement envoyé se faire voir très loin. Il allait lentement mais sûrement le rendre complètement chèvre...
Baka.
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Après une journée aussi pourrie que les précédentes, Heero avait finalement décidé de continuer sa mission fourmi tranquillement à la maison avec un café à la main et le bourdonnement incessant de la discussion entre Duo et Quatre, un moyen comme un autre de se faire croire que tout était comme d'habitude.
Trowa était en face de lui, assis, non affalé sur le canapé un livre à la main. Il n'avait pas tourné une page depuis plusieurs minutes, indiquant clairement au japonais qu'il réfléchissait.
Bref, il ne manquait plus que le bruit sourd des pas du chinois dans sa chambre pour que l'impression d'Heero soit parfaite.
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Le téléphone sonna, brisant la monotonie de cette soirée d'été.
" J'y vais!!!"
L'américain sauta sur le combiné.
Heero ne se donnait pas la peine d'écouter la conversation mais le sourire de Duo pâlissait à vue d'œil. Le japonais se redressa vivement quand il se tourna vers lui. Il lisait dans ses yeux que ce qu'il allait lui dire ne lui plairait pas du tout.
" C'était Wufei. Noa a été enlevé."
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Avec un calme qui trahissait sa colère, Heero éteignit son ordinateur, le ferma et se leva. Il passa à côté de Duo sans un mot et monta à l'étage dans sa chambre.
L'américain le suivit rapidement. L'éclat froid dans les yeux du japonais l'avait fait frissonner. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu, pas depuis la guerre en fait.
Il entra sans frapper dans la chambre de son ami et le trouva en train de faire son sac.
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« Où vas-tu?
- ...
- Heero réponds-moi.
- Los Angeles.
- Qu'est-ce que tu vas y faire? Casser la figure à Chang?
- Hn."
Duo le prit brutalement par les épaules et le tourna vers lui.
" Wufei n'y est pour rien!! Tu ne m'as même pas laissé le temps de t'expliquer.
- ..."
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Duo sentit la colère monter aussi. Ce qui pouvait le gonfler le "Perfect Soldier" quand il s'y mettait!!!
Il attrapa son sac et le balança à l'autre bout de la pièce. Il était sûr d'avoir enfin toute son attention mais il ne s'attendait pas vraiment à ce que la colère d'Heero se reporte sur lui.
Il ne vit pas le coup de poing qu'il lui balança.
" Ne te mets...
- Oh que si Heero, je ne te laisse aller nul part. Pas dans cet état."
Et sans prévenir, il lui rendit son coup.
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En bas, Quatre commença à paniquer. Trowa et lui entendaient clairement les deux se battre.
" Trowa, il faut aller aider Duo. Il va avoir dû mal face à Heero.
- Laisse le faire, il est plus à même que nous de le calmer.
- Oui mais...
- Tu t'inquiètes pour rien. Rappelle Wufei, nous n'aurons pas le fin mot de l'histoire avant sûrement demain matin."
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À l'aide de ses poings, Duo tentait tant bien que mal d'éloigner Heero de la porte mais celui-ci était malgré tout plus fort et plus résistant que lui, il finirait par l'avoir à l'usure.
En un mouvement que Duo ne put contrer, il se retrouva acculer contre le panneau de bois, ses mains retenues bien haut par une poigne de fer et son corps pris entre la porte et le corps d'Heero. Celui-ci reprenait son souffle, le nez dans la natte défaite de son ami.
Lentement, la pression sur ses mains se relâcha sans que le japonais ne bouge.
L'américain glissa fébrilement ses doigts dans les mèches sombres et redressa le visage du nippon.
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" Gomen..."
Du pouce, Heero essuya le sang qui coulait de la lèvre du natté, s'attardant plus qu'il ne l'aurait fallu sur la courbe généreuse de sa bouche.
" Ne t'excuses pas. J'aurais eu la même réaction si on avait enlevé Hilde et tu m'aurais retenu aussi."
Duo murmurait ces quelques mots, peu sûr de l'intonation de sa voix, Heero était trop près, beaucoup trop près.
" Oui, mais tu ne m'aurais pas blessé."
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La colère avait laissé place à un autre genre de tension.
L'éclat froid dans les yeux cobalts avait disparu, les laissant brillants, trop brillants.
Les mains du nippon glissèrent de la porte sur le dos de l'américain. Celui-ci se tendit, ne sachant pas à quoi s'attendre...
En fait si, il savait. Il ne pouvait pas nier la lueur de désir qui allumait les iris prussiennes du métis.
Il ne pouvait ignorer la chaleur de ce corps qui se diffusait sur sa peau au travers de ses vêtements.
Il avait attendu, tant attendu ce moment et pourtant, il aurait voulu que ça se passe autrement, ne pas être un palliatif à la douleur sourde qui étreignait le cœur de son amour.
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Incapable de faire le moindre geste, Duo ne fit rien pour empêcher l'inévitable.
Heero posa ses lèvres sur les siennes en une aérienne caresse, si éphémère que le natté crut avoir rêvé. Seul, son cœur qui battait bien trop vite lui prouvait que la baiser, si court soit-il, était bien réel.
Le japonais replongea son visage dans ses cheveux, n'osant croisé son regard.
" Reste avec moi, Onegai..."
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Alors?? Bon c'est pas le grand débalement de sentiment mais on avance!!
J'attends vos impressions.
Kisu.
Noan
