Titre : Portés disparus

Auteur : Vici Black

Disclaimer : Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un disclaimer, en gros... Si j'avais inventé tous ces merveilleux personnages, je ne serais pas obligée d'écrire sur ce site pour pouvoir faire ce que je veux d'eux ! Et mon compte en banque serait beaucoup, beaucoup plus intéressant...

Note importante : Même si les persos principaux sont HP et DM, CECI N'EST PAS UN SLASH...

Merci à El Rio, ma bêta adorée qui aime bien cette fic... et sans l'avis de qui je ne l'aurais jamais postée !

Résumé général : Drago, agent double pour l'Ordre auprès de Voldemort, se voit confier par le Lord Noir la mission de retrouver Harry Potter. Mais celui-ci a disparu sans laisser de trace. Dumbledore charge Neville, Georges et John (le petit ami de Tonks) de retrouver Harry. Le Survivant, quant à lui, prisonnier dans une maison à la suite d'un appel anonyme, tente de s'échapper, mais tout semble hostile dans ce lieu… Il a même perdu sa cicatrice. Cependant, le Seigneur des Ténèbres semble avoir retrouvé la trace d'Harry…

Note : Bon bah voici l'avant-dernier chapitre, j'espère qu'il vous donnera envie de lire la suite… Si oui, n'hésitez pas à me le faire comprendre (je vous laisse deviner comment).

Bisous

Vici Black

Spoiler tome V

Chapitre 12 : La nuit porte conseil

Georges, Neville et John arrivèrent près de la maison aux alentours de minuit. Sans bruit, ils effectuèrent une rapide reconnaissance des environs. Ils repérèrent une cinquantaine de Mangemorts disposés en cercles concentriques autour de l'habitation. Cela confirma leur hypothèse : le Survivant devait se trouver à l'intérieur.

Les trois jeunes gens se concertèrent et décidèrent d'un commun accord de se reposer en attendant qu'il fasse jour pour prendre une décision. Le nuit se passa sans incident, et au petit matin les trois amis se postèrent derrière un immeuble proche pour observer les rondes des Mangemorts et réfléchir à un moyen d'arriver jusqu'à la maison sans risques.

Mais les Mangemorts semblaient agités. Ils avaient laissé un large espace libre devant la maison et semblaient attendre quelque chose. En effet, quelques minutes plus tard, un claquement sonore se fit entendre et Balise Zabini apparut, une vieille chaussure déchirée à a main. Apparemment un Portoloin.

- Mais pourquoi il a pas transplané ? Je sais que c'est un Serpentard, mais quand même… chuchota Georges à ses deux équipiers.

- Je pense qu'ils ont lancé un sort sur la maison et ses alentours qui empêche de transplaner, répondit John. Comme ça non seulement Harry ne peut pas s'enfuir, mais quand on viendra le sauver, ils auront plus de chance de nous capturer aussi.

- Charmant, commenta Neuville. Je vais prévenir Dumbledore de ce petit détail. Au cas où on aurait besoin de renforts.

Il s'éloigna et les deux autres se concentrèrent sur la scène qui se déroulait en bas. Blaise Zabini se dirigeait vers la maison et arrivé devant le seuil, il entra.

- Bon, bah on n'a plus qu'à faire pareil que lui, proposa John.

- Je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. De toute façon Zabini va bien finir par ressortir avec Harry, non ? On n'aura qu'à le récupérer à ce moment là. Ca nous laisse l'effet de surprise.

- D'accord.

Les deux sorciers s'installèrent confortablement. Ils n'avaient plus qu'à attendre.

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Harry fut réveillé en sursaut au petit matin par un hurlement. Il lança un sort d'illumination et regarda rapidement autour de lui, mais il n'y avait que Drago dans la pièce.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Ma marque, elle a disparu !

Harry baissa les yeux vers le poignet gauche du blond et effectivement, la Marque des Ténèbres avait disparu.

- Ah oui, ce n'est que ça.

- Comment ça ? Qu'est-ce que tu dirais, toi, si on t'enlevait ta…

Il s'arrêta net. Il venait de se rendre compte qu'Harry n'avait plus sa cicatrice.

- Mais, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

- Ma cicatrice a disparu le matin de mon troisième jour dans cette maison. Je ne sais pas pourquoi.

- Oh… Tu crois que si on reste trop longtemps ici, on va perdre totalement notre identité ?

- Personnellement, je ne pense pas que mon identité se résume à ma cicatrice. Si elle ne revient pas, tant mieux. Au moins les gens arrêteront de me regarder comme une bête curieuse. Peut-être même qu'il y en a qui ne me reconnaîtront pas et pour qui je serai… juste Harry.

- Justement, je me suis dit…

Le blond semblait hésiter.

- J'ai beaucoup réfléchi cette nuit et… Maintenant qu'on se bat du même côté, on pourrait… On pourrait essayer de mieux se connaître… Je veux dire, aller au-delà des apparences ?

- Malfoy, tu parles comme un mauvais roman pour adolescentes.

Drago grimaça.

- Je suis d'accord, reprit Harry

- Quoi ?

- Je suis d'accord pour essayer de ne pas me limiter à Malfoy-la-fouine-de-Serpentard.

- C'est gentil, monsieur Potter-le-sauveur-du-monde-prétentieux

Ils éclatèrent tous les deux de rire. Malfoy tendit la main à Harry qui la serra.

- Marché conclu.

-Comme c'est touchant…

En un éclair, les deux hommes se levèrent et baguette sortie, firent face à…

- Blaise ?

- Drago… Je croyais que tu étais ici pour capturer Potter, pas pour discuter gentiment avec lui… Depuis quand est-tu ami avec les Gryffondors ?

- Depuis le début.

- Tu veux dire… Que tu es un traître ? Je ne m'attendais pas ça de la part d'un Malfoy…

- Potter, reprit Drago, laisse-nous.

- Quoi ? Tu es malade, il va..

- Il ne me tuera pas. Il a besoin de moi vivant pour prouver à Voldemort que je suis un traître…

Blaise acquiesça.

- Il a raison, laisse-nous, Potter.

- J'y vais, mais je te préviens, si tu sors de cette pièce, je te tue.

Harry sortit, Drago indiqua à Blaise le sol de la pièce.

- Assieds-toi, et laisse tomber le discours du parfait petit Mangemort, je te connais trop bien pour ça.

L'autre obtempéra.

- Alors tu es un espion de l'Ordre ? commença Blaise.

- Oui. Je n'ai jamais été un partisan de la violence inutile. Les tortures de Voldemort me dégouttent. Et je ne partage pas sa haine des moldus. Et d'ailleurs, il me semblait que toi non plus. Tu n'as jamais fait partie de ceux qui se portaient volontaires pour les séances de torture… Je me trompe ?

- Non… Mais j'ai toujours pensé qu'il était plus prudent de rester fidèle à Tu-Sais-Qui… Et puis je ne tiens pas à faire équipe avec Weasley….

- Il n'est pas méchant quand tu le connais. Et ses grands frères sont très sympas

- Je n'en reviens toujours pas, Drago. Je t'ai toujours considéré comme mon meilleur ami… Pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas dit ?

- C'était trop dangereux pour toi. Si Voldemort avait découvert que j'étais un traître et que tu le savais, il t'aurait tué. Et si je t'avais proposé de rentrer dans l'Ordre et que tu avais dit non…

- Je n'aurais pas dit non.

- Quoi ?

- Je n'aurais pas dit non. Tu es mon meilleur ami, Drago. Je t'aurais suivi.

- Il n'est pas trop tard….

- Si je t'aide à t'enfuir d'ici avec Potter, Tu-Sais-Qui lira dans mon esprit ce qui s'est passé et il me tuera. Et ta couverture sera grillée.

- Il y a une autre solution. Tu as une dette de sorcier envers moi, n'est-ce pas ?

Blaise acquiesça. Il se souvenait très bien du jour où Drago avait tué son père, Rufus Zabini, lui sauvant la vie.

- Je te demande de la payer aujourd'hui. Ne dis rien à Voldemort. Quand tu rentreras au QG, Severus te soignera et il se chargera de cacher dans ta mémoire cette petite conversation. Il ne restera que la partie visible par Voldemort.

- Tu veux dire que… Severus lui aussi est un agent double ?

- Bien sûr… Si tu décides de rejoindre l'Ordre, tu seras surpris de voir combien de Mangemorts sont en réalité fidèles à Dumbledore.

- Il semblerait…

- Alors, tu es d'accord ?

- Oui.

Drago serra son ami dans ses bras.

- Je suis content de ne pas avoir perdu mon meilleur ami.

- Et moi donc…

- Allons-y maintenant, Potter doit s'inquiéter là-bas.

Harry vit Drago sortir de la pièce le premier, et soupira de soulagement.

- J'ai une bonne nouvelle, Potter. J'ai réussi à convaincre Blaise de nous rejoindre.

- Comment sais-tu que ce n'est pas un piège ?

- Je le sais. Et puis de toute façon, s'il essaie de dire quoi que ce soit à Voldemort, Severus et moi, on le neutralisera.

- Bien.

Harry avait l'air dubitatif. Mais le moment n'était pas le mieux choisi pour épiloguer. Ils auraient tout le temps d'en reparler plus tard. Pour le moment, seul comptait le fait que Zabini allait les aider à sortir de là.

-Alors quel est votre plan ?

Quelques minutes plus tard, les trois jeunes gens étaient prêts.

- Je suis désolé pour tout ce que je vais faire maintenant, annonça Harry.

- On t'excuse, répondit Blaise. Je suis désolé aussi.

Il sortit de la pièce. Harry regarda Drago et lui fit un sourire.

- A plus tard, Drago.

- A plus tard, Harry.

Le Survivant leva sa baguette et lança :

- Stupéfix

Drago tomba par terre, immobilisé par le sort. Ils pouvaient maintenant jouer la petite mise en scène que Voldemort verrait dans l'esprit de Blaise quand il l'interrogerait.

- Tu peux y aller, Zabini.

Blaise poussa la porte et entra dans la pièce. Il jeta un coup d'œil à Drago étendu par terre, puis pointa sa baguette sur Potter.

- Expelliarmus !

Le sort manqua Harry, qui riposta :

- Incarcereous.

Mais lui aussi manqua sa cible.

- Crucio !

Harry, la gorge serrée, laissa le sort l'atteindre. Une seconde plus tard, il se tordait de douleur sur le sol, et hurlait comme un dément.

Blaise arrêta assez rapidement le sort.

- Stupéfix.

Il s'approcha d'Harry, maintenant étendu immobile à terre lui aussi, et lui donna un coup de pied dans l'estomac.

- Alors, Potter, on fait moins le malin? Je suis sûr que tu as hâte de retrouver le Maître…

Il émit un petit rire sadique. Puis il s'approcha de son ami.

- Finite incantatem.

Drago se releva.

- Ca va, Drago ? Pas trop de casse ?

- Non, ça va. Sortons d'ici.

Les deux amis soulevèrent Harry et se dirigèrent vers l'entrée de la maison, grâce à un plan que Blaise avait obtenu de Macnair.

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Le trio d'ex-Gryffondors attendait depuis presque une heure que Blaise ressorte de la maison, quand tout à coup Neville donna un coup de coude à Georges et pointa le doigt en direction de la maison :

- Regarde, la porte s'ouvre.

Les trois amis dégainèrent leurs baguettes, prêts à attaquer.