MOUAHAHAHA akiko, je te dois une réponse ) ! Non, tout ça est prévu bien sûr ! Déjà, y'aura deux saisons, la première finit par un évènement inattendue O.O ! Merci ça me fait vraiment plaisir ! Mais je tiens à préciser que tout est calculé pour l'instant … ! J'attends l suite de ta fic, qui est trop super xD ! Si tu veux papoter, toi qui as l'air d'être encore plus taré que moi et ma beta , ça sera un grand plaisir :D ! Et Kisame apparaitra plus tard. Malgré tout, j'essaie de suivre la serie en elle-même, histoire de pas vous perdre, bien que la deuxieme saison change radicalement.
Pantern, Je tiens à préciser que c'est un sasusaku, ne l'oublie pas. Mais je ne tiens pas à rester dans le cliché, yerk ! Non, je pense que tu vas etre surprise ! Il y aura un deisaku, ne t'inquiete pas. Apres, la facon dont je le tournerais, c'est une surprise ! J'espere que la suite te plaira =) !
Dedicace à ma beta Creepy-chan, avec qui on se marre bien ! T'es une super fille ) ! Et je vous encourage à lui demander de poster sa fiction, parce que moi, je l'ai lu ( et corrigé, niark xD ) et elle est vraiment tres tres bien, du jamais vu dans le monde du sasusaku, un scénario, inédit ! Harcelez-la !
Merci Akaria ! Je n'en suis pas sûr, mais j'ai l'impression que tu me suis depuis longtemps, et je t'en remercie enormement =) !
Merci Athenais !
Je vous laisse lire la suite, et j'espere que ca vous plaira D !
Chapitre 6 :
Désireuse. Qui ne le serait pas devant ce spectacle. Deidara torse nu, exhibait fièrement son corps, un rictus malicieux scotché aux lèvres. Sakura détourna le regard, plus que gênée, réprimant à la fois son envie de lui sauter dessus, et celle de lui en coller une.
_ Vas te faire voir Deidara … Balbutia-t-elle, essayant tant bien que mal de conserver son sang-froid.
Elle recula de quelques pas sous le regard attentif de Deidara, et rabâcha quelques mèches de ses cheveux rose sur son oreille, geste féminin commun à chaque femme embarrassée. Deidara avança lentement d'une démarche féline, s'amusant de la réaction de la jeune femme, et bien décider à continuer de jouer, il rompit le silence :
_ Ça veut dire non … ? Sois plus claire princesse, car en absence de refus catégorique, je pourrais bien…
_ Ça veut dire non abruti ! Cria-t-elle en lui sautant dessus, le poing chargé de chakra, et désirant plus que tout que son foutu sourire disparaisse.
Et en une seconde, la situation bascula. Sakura, immobilisée, prise dans l'étau des bras de Deidara, impuissante et dans l'incapacité de riposter. Deidara, la tête enfouie dans le cou de la rose, la forçant à désactiver sa technique. Il plaqua son corps contre le sien, savourant avidement ce moment où il pouvait redessiner les courbes du corps de la rose. Sakura, quant à elle, se maudissait d'apprécier ce contact. Deidara remonta tranquillement jusqu'à son oreille, et veilla à ne pas relâcher son étreinte, trop content qu'elle soit à sa merci.
_ Aurais-tu oublié que je suis un criminel de rang S, princesse ? Lui chuchota-t-il, étirant ses lèvres dans un sourire fier.
Le corps de la rose se raidit à l'entente de cette phrase, qui faisait résonner de sombres souvenirs. Elle n'avait rien pu faire pour l'empêcher de l'immobiliser. Elle n'avait rien pu faire pour empêcher Sasuke de partir. Elle pas pu convaincre Naruto de rester avec elle. Etait-elle toujours aussi faible ? Etait-elle toujours la même Sakura pleurnicharde, le même boulet ? Non c'était inconcevable pour elle. Elle s'était entrainé à en crever, avait poussé ses limites, et s'était même découvert un talent pour le Hyoton. Alors pourquoi ce sentiment d'infériorité persistait en elle ? Peut-être parce que Sasuke était surement d'un niveau égal ou supérieur à celui de Deidara. Et qu'elle n'était pas capable de résister face à Deidara. Et si l'on suivait ce résonnement, elle était toujours plus faible que Sasuke. Et que cette pensée éveillait une rage sourde en elle.
_ Lâche moi Deidara. Je n'ai plus envie de jouer. Dit-elle d'une colère sourde, tandis que la température de la chambre baissait lentement.
Il desserra lentement son étreinte, comprenant la fureur de Sakura, jusqu'à la libérer complètement de son emprise. Elle tourna le talon pour se planter en face de lui, et le regarda froidement.
_ Ramasse tes affaires, et prépare-toi. On va rentrer à la base, annonça-t-il, une de ses mains jouant avec ses cheveux blonds.
_ Donne-moi cinq minutes, répondit-elle dans un faible sourire, essayant de se calmer et de se persuader que ce n'était pas la faute de l'abruti blond qui se trouvait en face d'elle.
_ Je t'attendrais en bas, ok ? Expliqua-t-il en faisant volte-face.
Tandis qu'il s'avançait vers la porte, un éclair d'inquiétude passa sur le visage de Sakura, en même temps qu'une de ses mèches rosées.
_ Ok. Euh, Deidara ? S'enquit-elle, la main dans le cou.
_ Hum ?
_ Tu vas les tuer … ? La gérante et son mari ? Le questionna-t-elle, des sueurs froides dans le dos.
_ Bien sûr, ricana-t-il, comme si la réponse était évidente.
_ Pardon … ? Comment peux-tu … ? S'exclama-t-elle, y'a pas plus innocents qu'eux. Tu n'as aucun droit de les tuer !
_ Ah oui ? Il en va de notre survie Sakura. Et aussi de notre réputation. Tu es nouvelle, tu t'habitueras à ça. Tu n'as même pas ton mot à dire… Renchérit-il en se calmant vers la fin, de la compassion zébrant ses yeux azurs.
En quoi cela la gênait-elle ? « Tu as passé ta vie à tuer des gens ». Cette phrase se répétait incessamment dans son esprit, en totale opposition à ce qu'elle clamait. C'est vrai. Elle s'était engagé dans une vie de ninja, contre les protestations de sa famille, qui n'avait aucune prédilection pour ce métier. A onze ans, elle a tué pour la première fois. A treize ans elle a torturé pour la première fois. A quinze ans, elle s'est fait kidnapper pour la première fois. Toute sa vie, elle a connu des choses qui lui paraissent trop horrible pour une enfance. Mais c'était bien ridicule en comparaison de l'enfance du brun. Et donc, en quoi ces vielles personnes étaient-elles si différentes de ses victimes ? Elles vivaient tranquillement, et devraient mourir sous prétexte d'avoir croisé des membres de l'akastsuki ? Non, c'était ridicule. Alors, pour sa fierté passée et pour sa santé mentale, elle allait tout faire pour les sauver, quand bien même c'étaient de parfaits inconnus. Et c'est sous le regard inquiété de Deidara qu'une idée vicieuse naquit dans son esprit.
_ Je te propose un marché. Si tu apprécies ce que je vais te faire, t'engages tu à ne leur faire aucun mal ? Déclara-t-elle, plus très sure que ce qu'elle allait faire était une bonne idée.
_ Je m'y engage, acquiesça-t-il, le regard malicieux et curieux.
Pour peu, elle regretta qu'il est répondu à la positive. Une boule au ventre, et un désir réprimé au maximum, elle s'avança lentement vers lui. Un sourire étira les lèvres de Deidara, tandis que Sakura n'arrivait toujours pas à croire à ce qu'elle allait faire. Elle prit une longue inspiration, comprenant qu'elle allait réellement le faire, posa ses doigts fins sur le torse nu de Deidara, et captura ses lèvres. Le baiser fut plus intense que ce qu'elle avait cru, vu qu'il y répondait. Ils entamèrent la célèbre danse endiablée, tandis que Sakura s'efforçait de ne pas s'y perdre. Elle rompit ce contact à contre cœur, sous le grognement de protestation de Deidara. Elle le repoussa gentiment, et le fixa, en attente d'une réponse. Puis il sourit, rassurant Sakura :
_ Je ne vais plus tuer personne à ce train-là ! S'esclaffa-t-il, répondant à la positive.
Elle poussa un léger soupir, les yeux rivés sur le parquet, soulagé, et commença à ramasser ses rares affaires disséminés dans la pièce.
_ J'enfile un tee-shirt, et on y va. Rejoins-moi en bas quand t'aura fini, déclara-t-il, en passant le seuil de la porte.
_ Tu ne les tues pas hein … ?
_ Bien sûr que non, ri-t-il en lui accordant un clin d'œil, pas après ça !
Il sortit tranquillement sous le regard de la rose, se gratta le ventre – ou les tablettes – et entra dans sa chambre.
[…]
Elle jeta un dernier coup d'œil, se satisfit de la propreté de la pièce, et sortit. Elle referma la pièce, et descendit les marches quatre à quatre, impatiente de voir si Deidara avait tenu parole. Elle poussa un soupir, puis un sourire, voyant que les gérants étaient encore en vie. Deidara l'attendait adossé au comptoir, son éternel sourire dragueur scotché aux lèvres. Elle s'était dit auparavant qu'elle ne tomberait pas sous son charme. Elle ne l'était pas, c'est sûr. Mais elle l'avait embrassé. Et ça ne ferait que l'encourager. Quelle idiote elle a été de faire ça ! « L'important, c'est d'avoir obtenu ce que u voulais ! » La gérante se trouvait sur le comptoir, en train de potasser un magazine, tandis que son mari somnolait tranquillement sur sa chaise. Deidara commença à partir, sous le regard de la gérante, et Sakura se dépêcha de le rejoindre.
_ Tu as payé ? Demanda-t-elle, même si cette question était idiote.
_ Bien sûr. Sinon la petite vielle nous poursuivrait en nous traitant de tous les noms, gloussa-t-il légèrement, ne pouvant s'empêcher de faire rire la jeune femme.
Elle s'esclaffa tranquillement, même si elle retrouvait dans ce blond, un peu d'un autre.
[…]
Ahlala, Je ne comprends plus les jeunes d'aujourd'hui… S'apitoya, la vieille gérante, la tête reposant sur sa main, en attente de potentiels clients.
_ Pourquoi tu dis ça, chéri … ?
Elle remonta un peu ses lunettes, les recadrant sur ses yeux cernés, et ouvrit la bouche.
_ N'aurait-ce pas été plus pratique et moins couteux de ne prendre qu'un seule chambre … ? Ca aurait été plus pratique pour … Pour faire … Enfin tu sais quoi … !
…
_ Non … ?
[…]
Deux ombres s'arrêtèrent dans une clairière, où le soleil commençait à décliner. L'une se posa tranquillement sur une souche, prenant ses aises, tandis que l'autre reprenait progressivement son souffle.
_ On est arrivés ? S'interrogea Sakura, en trouvant appui sur un vieil arbre et en époussetant sa tenue sombre.
_ Non, ricana-t-il légèrement, c'est encore loin. Mais chaque jour, on prend des nouvelles sur les changements pendant notre absence.
_ Et comment tu fais ça ?
_ On a inventé une technique qui nous permet de nous retrouver, peu importe notre lieu physique. En général, on se retrouve à la base. Même si elle change assez souvent à vrai dire.
_ Et je l'apprends quand cette technique ?
_ Quand j'aurais le temps de te l'apprendre… Bon, je vais rester ici pour le faire, tu as libre quartier si on peut dire ça, dit-il avec amusement, les jambes en tailleur sur la souche, une cascade de cheveux dorés entourant son visage. Il y une ville pas loin de notre position. Ça fait longtemps qu'on marche, donc tu peux y aller te détendre.
La désagréable idée qu'il avait envie de se débarrasser d'elle la prie, en même temps qu'elle avait l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Il paraissait si froid par moment, comme maintenant. Elle n'arrivait pas à croire que c'était l'homme qui un peu plus tôt, avait dit tant de conneries. Elle avait eu son quota de glaçon pour toute sa vie. Et ses réincarnations futures.
_ On se retrouve ici ! Annonça-t-elle en tournant les talons, espérant qu'il redeviendrait l'emmerdeur qu'elle avait connu pendant quelques jours.
Il la regarda s'éloigner tranquillement, percevant tout de même une pointe d'énervement dans sa façon de fouler le sol. Il entama une série de mudra qu'il avait l'habitude d'effectuer, tandis qu'elle disparaissait derrière les arbres.
Il réapparut dans la base figé de l'akatsuki sous son habituelle pâleur fantomatique instable, tandis que Konan le salua joyeusement.
_ Elle est où ? Elle s'est débrouillée comment ? Elle forte ? Tu ne l'as pas trop embêté hein ? Vous n'avez pas fait de conneries, j'espère ! Je suis sure que tu l'as traumatisé ! Je …
_ Stooooop ! Arrête de me harceler Konan ! L'interrompit Deidara, qui aurait préféré ne pas retrouver une telle furie.
Deidara, ne désirant pas poursuivre cette discussion avec Konan, se tourna vers un coin d'ombre, où le chef de l'akatsuki émergea. Il s'avança à quelque mètre du fantôme de Deidara, et attendit le rapport de Deidara.
_ La mission s'est bien passée. Elle est douée, très douée. Mais quelque chose cloche. Elle a utilisé le Hytton. Et vous n'êtes pas sans savoir que c'est une affinité héréditaire, et que c'est carrément impossible qu'elle puisse le maitriser vu que tous les utilisateurs sont morts, et faisaient partis de Kiri. Je vais me pencher la dessus, décréta-t-il, le regard intrigué, tandis que le prétendu « chef » de criminels sans foi ni loi croisa les bras.
_ Hidan et Kakuzu ont tué Asuma de Konoha, qui avait une prime de plusieurs millions. Mais ils n'ont pas pu récupérer le corps, je leur ai donc ordonnés de le récupérer. De plus, Hidan m'a dit qu'il avait un compte à régler avec un Nara.
_ Rien d'important quoi, conclut Deidara.
_ Et Sasuke vous poursuit, il n'a toujours pas digéré qu'elle s'enfuisse.
Super, un Uchiwa blessé dans son ego surdimensionné hyper possessif vous poursuit ! De quoi passer une belle journée en perspective… De plus, la grande gueule qui lui sert de coéquipière trouvera forcement le moyen d'aggraver les choses.
_ Ok … Bon, j'y vais !
Et il désactiva sa technique, sous le regard masqué de son collaborateur pour être plus précis, car il haïssait recevoir des ordres, il était libre. La pièce souterraine disparut peu à peu de son champ de vision, pour retomber dans la clairière où ils s'étaient arrêtés. Mais évidemment, il y avait un problème. Il chercha des yeux ce dit problème, et un long soupir gonfla sa bouche. Il manqua quelque chose de rose, remplie de belle forme à ce paysage tranquille. Sakura. Il se leva de la souche sur laquelle il s'était assis précédemment, et réfléchis. Et là, l'air se rafraichit, et son instinct de ninja repris le dessus. Il sonda les alentours, détectant du chakra, fléchis les genoux, et prépara sa spécialité. Et au moment où il s'exalta de ressentir le souffle de son art, quelque chose attira son attention. Dans les airs se formaient des lettres de glaces, tout doucement. Au bout de quelques secondes, le message dont il reconnut l'éditeur eut fini de s'écrire. Et il se demanda s'il n'aurait pas dû parier sur la capacité de sa coéquipière à se foutre dans les emmerdes. Elle était partit s'amuser dans la ville la plus proche. Et Deidara eut la furieuse envie d'aller la voir, prendre du pop-corn, et de voir comment elle s'en sortirait sans lui. Ça allait être marrant.
[…]
Les lumières colorées fusaient dans tous les sens, éclairant la petite ville des effluves du soir. La foule affluait aux diverses activités nocturnes, et même Sakura passait inaperçue. C'est pour dire. Deidara était perché sur un toit, camouflant son chakra, se cachant du mieux possible, tout en ayant le une meilleure vue sur ce qui se passait. Les lumières jouaient en la faveur de Sakura, confondant sa couleur de cheveux naturelle plutôt voyante. Elle avançait en même temps que la foule, et entra dans un bar où l'alcool coulait à flot. Elle entra, éprouvant un besoin de noyer ses divers ennuis. Elle traversa le seuil de la porte en bois, se dirigea vers le bar. Une scène où s trémoussait des filles se trouvait vers la gauche, où de nombreux hommes gavait les sous-vêtements des danseuses de billets. Elle s'assit sur un des tabourets haut du bar, où les serveurs s'agitaient de plus en plus face à l'affluence.
_ Un sake s'il vous plait, demanda-t-elle, les jambes croisées sur son tabouret, une cascade de cheveux roses encadrant son visage.
Le barman la dévisagea un instant, pour s'atteler à sa commande. Il la boisson en question, sortit la coupelle habituelle, et me servit.
_ Voilà, dit-il dans le brouhaha ambiant.
Le bar se remplissait de plus en plus, et bientôt, Sakura eut une des rares places assises. La musique retro fusait, et les fêtards se trémoussaient à son rythme, en même temps que les pervers affluaient. Puis un jeune homme qui retint l'attention de Sakura entra. Il était magnifique. Les cheveux ambrés et un regard profond, tel un aigle. Sa fine musculature était parfaitement soulignée par un sweat à capuche fin. Tout en lui inspirait la virilité, et les instincts primaires de Sakura ressortirent. Elle restait une femme après tout. Une jeune femme de surcroit, qui avait terriblement envie d'un homme comme lui. Il s'approcha d'une démarche féline, qui ne fit qu'attiser la curiosité de la jeune femme, puis il s'assit. A côté d'elle. Un délicieux frisson lui parcourra le corps, quand la voix cristalline du jeune inconnue lui parvenu. Elle croisa les bras, prit un gorgée de sa coupelle et retroussa une mèche de cheveux roses. Et à son grand étonnement, ce fut lui qui engagea la conversation :
_ Toi aussi tu viens oublier tes problèmes ? Demanda-t-il, tandis qu'il braqua son regard sur elle.
Une question plutôt étonnante.
_ On peut dire ça, lui répondit-elle, tout sourire.
_ Tu vas plutôt t'en créer d'autres dans cette tenue.
Elle tomba dénue. C'est vrai que sa tenue était plutôt osée, mais de quoi se mêlait-t-il, hein ?! Elle savait se défendre, de ce côté-là, elle n'avait besoin de personne. Et puis, elle ne pouvait pas aller en ville en tenue de l'akatsuki ! Elle portait une simple robe noire en dentelle, qui lui soulignait les hanches. Elle avait rattaché ses cheveux en étoile sur le coté, de façon à laisser quelques mèches lui encadrer le visage. Elle avait bien remarqué des regards insistants de la part de personnes un peu louche, mais elle ne se saurait jamais douter que cette personne, qu'elle connaissait à peine, et qui lui avait paru si différent puisse lui faire une telle remarque.
_ Bas voyons. Je sais me défendre, pas de problème de ce côté. Puis, l'envie lui vint de jouer. Et toi ? Ça te dirait de faire un petit concours ? Lui proposa-t-elle, en agitant sa coupelle.
A bas les Uchiwa. A bas les beaux gosses égocentriques. Elle avait besoin de s'amuser, sans mettre en jeu sa vie. Et entendre une réponse positive de ce bel inconnu la fit frémir. Elle avait bien senti Deidara, qui n'avait cessé de la surveiller. Mais il pouvait bien aller se faire foutre.
L'inconnu esquissa un sourire, et ordonna au barman de se tenir prêt. Nous eûmes droit pour commencer à une coupelle chacun, qui ne nous posa aucun problème.
_ Comment tu t'appelles ? Demanda Sakura, reposant pour la troisième fois sa coupelle.
_ Ça ne serait pas marrant pas de te le dire maintenant. Si tu gagnes, tu y auras le droit, répondit-il en finissant sa coupelle pour la quatrième fois.
_ Hum. Très bien, dit-elle, bien décidé à le faire perdre.
Les verres s'enchainèrent, en même temps que les poignées de pop-corn de Deidara. Bientôt, les spectateurs s'agglutinèrent devant leur petit jeu, et les paris fusèrent. Et au dixième verre de l'inconnu, il abandonna.
_ Sur ? Tu perds dans ce cas-là, annonça Sakura, frisant l'impatience de connaitre l'identité de cet inconnu qui avait réussi à lui faire oublier ses ennuis quelques temps.
_ Oui, sur ! Je m'appelle Juugo.
Et là, Sakura se dit qu'elle avait le don de se foutre dans des merdes pas possible. Parce que ce nom lui renvoya tous ses ennuis en pleine poire. Et parce que deidara était mort de rire, le paquet de pop-corn vide sur les rebords du toit. Les spots lumineux explosèrent en des milliers d'éclat de verres, plongeant la salle dans les ténèbres. Les cris retentirent, et soigneusement, Sakura tenta une évasion. Immédiatement, les réflexes de Juugo s'alarmèrent, et il attrapa le bras fuyant de Sakura. Bien décider à lui fausser compagnie, elle utilisa d'entrée de jeu son chakra.
_ Hyotton, Toucher glacé, murmura-t-elle en dégageant violemment son bras.
Le cri de Juugo couvrit tous les autres, douloureux, et sa respiration se fit caverneuse, rauque, inquiétante. Satisfaite, Sakura sauta par-dessus le flot de personnes, écrasant plusieurs personnes. Et elle se rendit compte que de qui elle avait eu en face d'elle. Et de ce qui était en train de se passer. Juugo, le cobaye à l'origine de la marque maudite. Juugo, qui d'après sa respiration était déjà sous le contrôle de la marque maudite, et s'était d'ores et déjà transformé en une atrocité qu'elle connaissait à bien connaitre. Elle bondit le plus loin possible de lui, causant déjà des morts, et explosa le mur pour sortir. Elle sortit plus calmement, utilisant un sort de métamorphose, et se calqua au rythme de la foule affolée. Elle courait vers l'extérieure de la ville, en même temps que plusieurs autres personnes qui criaient leur détresse. Derrière elle, un monstre difforme, qui devait auparavant être Juugo détruisait tout. Des cadavres gisaient sur le sol, et elle put voir que le bar où tout avait commencé était ensanglanté, de la chair empalé sur des tuyaux, ou plus encore. Son cœur se révulsa à cette idée, son esprit passé de médecin soucieux de la santé des autres revenant à la surface. Mais elle n'avait plus le droit de faire attention à ça. Elle ravala sa détresse, et souffla un léger « putain », avant de se rendre compte que la bête la visait elle, malgré son camouflage. Et elle comprit. Sur un building se trouvait le petit génie de Taka, Karin, et elle venait de la pointer du doigt, indiquant à Juugo sa cible principale. Comprenant que cela ne servait plus à rien, elle reprit son apparence originelle et accéléra la cadence, s'éloignant le plus loin possible de la ville, ayant déjà compris qu'elle devrait se battre. Les plans fusaient dans sa tête, tandis qu'elle arrachait sèchement le bas de sa robe, pour une tenue de combat plus adaptée. Et puis, un jeune homme blond arriva près d'elle, et prit la parole :
_ J'ai surement du oublier de te dire que Sasuke était dans les parages, et qu'il en avait et en a toujours après ton joli petit cul. Quel dommage, hein Sakura-chan ? Minauda-t-il, euphorique de voir le test prendre une telle tournure.
_ Deidara, sale enfoiré, un de ces quatre, je te ferais la peau ! Promis !
_ Moi aussi je t'aime, uhuhu, me taquina-t-il dans un moment plus qu'inapproprié. En attendant, regarde ce beau ténébreux qui arrive.
Elle tourna son regard lentement. Doucement. Elle devait affronter son cauchemar. Effacer ses peines. Hurler a rage. Faire part de sa haine. Et lui faire comprendre son désespoir passé. Elle retrouver sans difficulté ses prunelles si particulières. Des ténèbres tentés de sang rougeoyant. Il la fixait sans se détourner, intensément. Surement. Avec appréhension. Crainte ? Et il la plongea dans son monde, empli de haine, torturé de douleur, enchainé par une vengeance nouvelle. Elle le reconnut sans effort. Rouge, noir, glacial, sinistre. A l'image de son créateur.
_ Je t'ai déjà dit non. Qu'est-ce que tu veux de plus ?
_ Tu sais ce que je veux. Je n'abandonnerais pas. C'est certainement pas ça qui va m'arrêter. Karin m'est utile en tant que traqueuse. Elle est loin d'avoir ton savoir médicinal. Et de pouvoir manipuler le Hyotton.
Comment avait-elle réussi ? Il ne se l'expliquait pas. Aucune réponse ne venait à lui. Impossible.
_ Je ne l'explique pas. Tu n'as aucuns dons héréditaires. Tu es le seule ninja de ta famille. Tu n'es qu'un simple ninja de Konoha. Alors explique-moi comment tu peux maitriser avec plus d'aisance le don héréditaire du clan dont j'ai tué le dernier survivant.
_ Tu as toujours eu un tact impressionnant. Connard.
_ Réponds, ordonna-t-il, tandis que l'impatience se lisait sur son visage.
_ Très bien, céda-t-elle, dans un sourire. Quand tu es parti, j'ai souffert le martyre. Pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne pensais qu'à mon amour d'antan, à ce qui avait bien se passer dans ta caboche. Et quelques années plus tard, Naruto est parti à ta recherche pendant un an, si je me souviens bien. Je l'avais supplié de rester avec moi. Que je me fichais bien de toi. Et il partit, comme tu l'as fait : Il est comme un frère pour moi, je ne peux pas l'abandonner ! C'est sa « justification » pour m'avoir abandonné. Marrant, non ?
_ Ce n'est pas ta vie que je veux que tu me racontes, je sais déjà tout ça, dit-il, son envie de réponse bien plus importante que le désir qu'il ressentait auparavant.
_ Oh que si tu en as envie, mon cher Sasuke ! La partie sanglante arrive juste après. Un peu de patience Sasuke-kun, répondit Sakura, la vengeance illuminant ses prunelles, un sourire sadique collé au visage. Je vous ai carrément voué un culte de haine. Assez comique, en soi. Je voulais vous tuer, tout simplement. Et ce délicieux sentiment que tu connais si bien naquit. A cela s'ajoute la quête de puissance, etc. J'étais folle de haine, de vengeance, tout simplement ! Et je me suis rendu compte que je devenais comme toi qu'au moment où je l'avais acquis, cette puissance. C'est une partie sombre de ma vie que je e raconterais pas. Et tu ne fais pas exception à la règle, Uchiwa. Rupture.
Immédiatement, elle repoussa l'illusion de Sasuke et retrouva la foret. Elle repéra ses coéquipiers, en cercle autour d'elle, et entreprit de suite de neutraliser Karin.
_ Epines verglaçantes, chuchota-t-elle, ave habitude.
Karin hurla. Sakura ne l'avait pas tué. Elle tomba dans le coma, et allait tomber en léthargie profonde si ses coéquipiers n'arrêtaient pas l'avancée du froid en elle.
_ Réchauffe la, lui confia-t-elle. Elle va tomber en coma profond si tu ne fais rien. Et je te l'ai déjà dit. Je ne deviendrais pas ta coéquipière. Plus jamais. Profites de ce qu'il te reste.
_Hn. Juugo, Suigetsu, empêchez-la de mourir, j'ai encore besoin d'elle, ordonna-t-il, sans détournant le regard de Sakura. Sakura. Ce n'est pas finit. Je sais très bien sous quelles conditions tu es entré. Ne brules-tu pas de savoir ? N'as-tu pas envie de te venger de moi, moi qui t'ai privé de ta vengeance pour ta famille ?
_ Mais je ne suis pas comme toi ! Explosa-t-elle. J'ai déjà fait les frais de ce que ça engendre, par deux fois ! Alors ne me provoque pas ! Parce que sinon, je te tuerais. Que ce soit sous l'influence de la vengeance ou non.
Il continua de la regarder. Sans dire un seul mot. Essayant de s'assurer qu'elle n'y arriverait jamais. Deidara, auparavant spectateur, arriva, jugeant que ça ne devait pas aller plus loin. Le regard dur, il fusilla Sasuke, et enlaça Sakura, qui pleurait rageusement. Il l'emmena sur un oiseau d'argile nouvellement créé, sous le regard statique de Sasuke, et s'envola au loin.
[…]
_ Bonjour Madame, je suis un ninja de Konoha. Pourriez-vous répondre à quelques questions s'il vous plait ? Demanda un jeune homme au teint halé, le sourire omniprésent, espérant sincèrement que la vieille femme accepte.
_ Bien sûr, comment dire non à un tel jeune homme ? Si j'ai la réponse à vos questions, je le ferais, acquiesça-t-elle gentiment, et docilement.
Le jeune homme blond farfouilla maladroitement dans la pochette où il stockait ses armes, et en ressortit deux photos, vieilles, usées, et surement chères à son cœur.
_ Auriez-vous vu une de ces deux personnes ? Demanda-t-il, avec l'espérance que cette fois, il retrouverait une piste.
La gérante de la petite auberge plissa les yeux, réfléchit une seconde ou deux, et se rappela de la jeune fille et du jeune homme venus prendre deux chambres au lieu d'une.
_ Oui, absolument ! La jeune fille que voilà, celle avec les cheveux roses est effectivement venu dormir ici, mais pas avec cet homme. C'était il y a quelques jours, et ils ne sont restés qu'une seule nuit. Elle était accompagnée d'un jeune homme extrêmement charmant avec de longs cheveux de la même couleur que les vôtres. Blond comme du blé !
Le bonheur et l'espérance fusait dans ses veines, et il sourit de plus belle, chanceux. Il la remercia énergiquement, lui racontant que cette personne était très importante pour lui, et tenta de nouveau un coup de chance :
_ Sauriez-vous où ils sont allés en suite ? Demanda-t-il, déjà satisfait de ce qu'il venait d'apprendre. Sakura n'était pas loin.
_ Malheureusement non, je suis navré, je n'en sais absolument rien, expliqua-t-elle, désolée pour le jeune homme.
_ Ce n'est pas grave, vous m'avez déjà bien aidé ! Merci beaucoup, au revoir, et bonne journée, dit-il avant de sortir de l'auberge, de rejoindre son mentor et de créer une multitude de clones pour accélérer les recherches.
[…]
_ Je hais ce mec. Je hais ma vie. Je hais les relations compliquées, dis-je dans le silence de ma chambre, seule. Fais chier.
Et comme par hasard au moment où je disais cela, la porte s'ouvrit. Sur Deidara. En tee-shirt noir. Et mes fichus hormones s'activèrent. Je les réfrénais difficilement, arrivant à une certaine limite, tandis que Deidara approchait de sa démarche féline.
_ Ça va ?
_ A ton avis ? Répondit-sèchement, le regard se détournant de Deidara, préférant le plafond.
_ J'ai aussi connu ça, alors ne me parle pas comme ça. Ce n'est en aucun cas ma faute, se défendit-il inutilement.
_ Pardon ?! Tu aurais pu me prêter main-forte depuis le début ! T'étais occupé à t'empiffrer de pop-corn et à te tordre de rire pendant que ça se passait ! Vociférais-je, véritablement énervée.
_ Désolé, s'excusa-t-il, une expression que je ne lui connaissais pas au visage. Sakura. Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis le début, et Uchiwa s'en est largement rendu compte. Comment arrives-tu à ….
_ Manipuler le Hyotton ? Tu crois sincèrement que je vais te le dire comme ça ? Je ne suis pas quelqu'un qui a besoin de se confier et de se plaindre de son sort à quelqu'un d'autre. Tu oublies surement que je ne te connais pratiquement pas. Je sais juste que tu sadique, et que tu es un taré des bombes. Et cette partie que tu veux que je te raconte, c'est une partie de ma vie où j'ai fait des choses que je n'aurais jamais dû faire. Mais ça, si tu as écouté pendant que je parlais avec Sasuke, tu dois t'en douter.
Il ferma les yeux, deux veines pulsant sur son crâne, signe qu'il se retenait de me gueuler dessus. Il expira lentement, prenant le temps de réfléchir à ce que je venais de dire.
_ Bon. J'ai bien compris que tu ne me le raconterais pas, tu ne me fais pas encore confiance. Donc on va faire un deal, si tu veux, proposa-t-il, en s'asseyant sur le lit. Je vais te raconter mon histoire. Et tu me dis ce qu'il t'ai arrivé. J'aimerais vraiment que tu me fasses confiance Sakura. Même si on ne se connaît pas depuis longtemps, je te fais déjà confiance.
Etonnant, non ? Que ce criminel de rang S me dise ça. Il ne pouvait pas me faire confiance. C'était une évidence. Et pourtant, je lui accordais moi-même un minimum de confiance, en tant que coéquipière pour une durée malheureusement indéterminée. Il fallait être réaliste. J'allais être obligé de vivre avec lui pendant longtemps, et je lui dirais forcement au moment voulu. Mais encore une fois, il m'étonna. Sa curiosité allait loin. Très loin. Et qu'il me propose cet étrange « deal » ne me rendait que plus suspicieuse. Pourquoi voulait-il tant le savoir ?
_ Pourquoi ? Pourquoi tu es à ce point curieux ? Qu'est-ce qui te pousses à me dire ça, à me proposer cela, pour une partie de mon histoire ?
_ Tu veux vraiment savoir ? C'est vrai qu'il y a plus derrière ça. C'est un besoin pour moi de savoir. Je suis au même point que Sasuke. Je ne comprends pas comment tu peux maitriser le don héréditaire de Haku.
Une minute. On n'a jamais évoqué ce nom. Même Sasuke ne l'a jamais fait. Alors comment peut-il savoir ? Je le regardais avec incompréhension, piquant ma curiosité. Je me relevais du lit, et m'adossait contre le mur de pierre, prévenant déjà le fait qu'il connaissait cette personne. Et le fait qu'il accorde un tel regard quand il parle de ça ne me fit que suspecter davantage que si je lui disais ce que j'avais fait, les conséquences seraient … Explosives.
_ Comment connais-tu son nom ? Personne ne l'a évoqué. Pas même Sasuke. Alors comment … ? Dis-je avec frustration, une main préventive dans ma pochette à arme.
_ Cela ne sert à rien de te mettre en garde. Je ne te ferais rien. Même si je sais que Sasuke, toi, et l'hôte de Kyubi avaient tué Haku. Quand bien même tu aurais fait quoi que ce soit sur sa tombe pour utiliser le Hyotton, je ne te ferais rien. Le passé est le passé.
Il avait habilement renversé les positions. J'étais au même stade que lui désormais. Je désirais plus que tout savoir comment il connaissait Haku. Et je ne me détendis pas pour autant, la parole valait bien mieux que les actes.
_ J'accepte ton marché. Mais je ne te dirais que l'important, comme toi tu le feras. Pas besoin de connaitre les détails. Une question chacun. Choisit la bien, je te laisse commencer, déclarais-je, pas sure de moi, et surtout d'avoir le courage de parler de « ca ».
Il ferma les yeux quelques secondes. Il réfléchit. Et les rouvrit avec détermination, une lueur que je connaissais brillait dans ses prunelles.
_ A partir de quel moment, de quel acte as-tu pu maitriser le Hyotton ?
Et je répondis franchement, une boule au ventre que j'assimilais à de la honte.
_ Depuis que je me suis greffé des cellules d'un utilisateur de Hyotton, et que je les ai assimilées. En l'occurrence, Haku.
Et je fermais les yeux, tandis que sous le regard de Deidara perla une larme de rage contenue.
[…]
Hola tout le monde ! Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard, disons. Immense. Enorme. Vrai que je n'ai pas posté depuis longtemps, très longtemps (environ 5 mois je crois. Navré). Voilà, c'est un chapitre court mais extrêmement important, car c'est ici que ça commence vraiment ! Voilà, j'espère que vous me laisserez des reviews, à al fois pour m'améliorer, et aussi pour tout savoir, savoir ce que vous en pensé. Désolé pour les fautes, j'essaie d'en faire le moins possible ^^'
Par contre, il y a quelque chose que j'hésite à faire. C'est de fusionner ce chapitre et le dernier, car ils sont un peu courts, et je me demande pourquoi je les ai séparés comme ça. Bref, donnez-moi vos avis !
A bientôt !
