¤ Tite Note ¤ Cette fic a été commencée il y a un bon moment et j'avoue que je n'avais plus l'inspiration pour la suite. Mais ces derniers temps, en lisant des fics je me suis rendue compte que c'était, hm disons incorrect envers moi-même et mes lecteurs de ne pas la clôturer. Je pense que ce chapitre n'est pas exactement ce à quoi on pourrait s'attendre... On en reparle en bas ok?
¤ Disclaimer ¤ Les personnages de SDK ne m'appartiennent pas, seule l'histoire et Aiko sont de mon fait.
Chapitre 3
... Les caprices de la vie …
La vie est une traitresse, elle continue son chemin quel que soient vos capacités à la suivre. Elle vous nargue avec ces rayons de soleils enchanteurs, avec ces rires d'inconnus qui carillonnent sans tenir compte que vous êtes là, dans le noir à souffrir de la vie, à espérer la mort.
Je hais la vie. Que m'a-t-elle apporté sinon des souffrances de plus en cruelles ? Oh oui elle a parsemé ma route de magnifiques rencontres ! Elle m'a mise au creux des bras d'un grand frère protecteur pour aussitôt m'en arracher par les mains d'un homme que j'allais apprendre à apprécier. Elle m'a entourée d'une bande complétement loufoque et hétéroclite, pour qui je n'ai été qu'un poids mort pendant nos aventures, et qui ne me comprennent plus aujourd'hui.
Et bien sûr, lui. A travers cet homme, j'ai tout découvert de la vie je me suis épanouie, je me suis sentie plus vivante que jamais. J'ai appris à ouvrir mon cœur, je le lui ai servi sur un plateau d'or. La vie m'a permis de croiser ce regard dur et pourtant si chaud, de m'y perdre, jusqu'à m'en noyer.
Puis lorsqu'elle a été sûre que je ne pourrais plus m'en sortir, elle l'a détournée de moi. Elle me l'a pris, sans préavis, sans espoir de retour. Elle m'a laissée en miettes, incapable de me relever, incapable de tourner la page, incapable de redevenir la vraie Yuya malgré toute ma volonté.
Je sens du mouvement autour de toi, je perçois leurs présences mais pour moi ils ne sont que des ombres. J'entends tout ce qu'ils me disent, entre leurs discours suant la gentillesse et leurs discours franchement agacés, mais n'arrivant tout de même pas à dissimuler leur déception.
Oui ils osent me faire comprendre qu'ils sont déçus de mon comportement. Ils ne comprennent pas pourquoi je ne me ressaisis pas alors que la vie m'a fait le plus beau des cadeaux.
La vie, cette chère amie, n'en a pas fini avec moi et elle a choisi de me tourmenter une fois encore. Elle a décidé d'implanter en moi un nouvel être, comme pour me narguer, pour me convaincre que malgré l'absence du père de ce petit être, je me devais de me relever et d'avancer.
Mais cela a eu l'effet inverse, l'annonce de ma grossesse a été le coup du sort de trop. Comment élever correctement son enfant à lui, sans lui ? Et à quoi bon ? Pour qu'une nouvelle fois la vie puisse me retirer un être aimé ?
En parlant de lui, je le sens s'agiter, il me donne des coups pour bien montrer qu'il est là et que je n'y peux rien. Je baisse les yeux sur mon ventre rebondi pour regarder les ondulations qui le parcourent, ressentant comme des bulles lorsqu'il bouge.
« Le bébé semble vigoureux et en pleine santé, » m'avait soufflé Akari. « Mais il faut que tu te reprennes en main Yuya, ton état léthargique risque de l'affecter. »
Ce bébé vivra très bien sans moi à mon avis, la preuve par ses à-coups incessants. Je pose une main sur une nouvelle ondulation et m'aide de l'autre pour me lever, quittant l'ombre d'un cerisier en fleur, un des nombreux du jardin de Kyoshiro et Sakuya.
Depuis ce matin, je le sens s'agiter beaucoup plus et les douleurs qui m'agitent sont de plus en plus rapprochées, bien que je ne daigne même plus les laissées s'exprimer sur mon visage.
Je passe devant la troupe, qui s'est tue et m'observe depuis que je m'avance vers la maison. Je percute une seconde les regards de Sakuya et Akari et hoche la tête.
La douleur est intolérable, enfermées toutes les 3 dans cette grande chambre, j'ai l'impression que tout se réduit à ce qu'il se passe dans mon corps. J'inspire, j'expire, je fais des pauses. J'applique toutes les demandes de mes amies, ne pipant mot, endurant ce supplice comme si tout cela n'était pas réel.
Tout à coup, la douleur cesse et suite aux acclamations de mes compagnes, j'entends un petit cri furieux. En levant enfin les yeux, je vois mon enfant, ma fille encore toute recouverte de liquide poisseux, les yeux plissés de colère et les poings rageurs, posée sur mon ventre.
Je laisse la tendresse fleurir sur mon visage, et pose ma main sur son petit crâne duveteux, de nouvelles larmes naissent dans mes yeux.
« Je t'aime, Aiko. »
Doucement, mes yeux se referment contre mon gré, je cherche mon souffle et de nouveau les sons ne sont plus que lointains pour ensuite disparaître tout à fait.
La vie m'abandonne, moi.
¤ Remerciements ¤ A mes lecteurs et surtout à ceux qui m'ont laissé des reviews (kyoandyuya , sakushyka , anges907 , Pieces of Red , Ellenia , gfp , moi , FiggyFrog) en espérant que ce chapitre répond à vos attentes!
¤ Blabla Ici encore j'ai fais un chapitre sombre, bien qu'en relisant les 2 premiers je me sois rendue compte que j'avais laissé penser que Yuya pourrait se ressaisir (d'ailleurs je pense rééditer ma fic pour changer quelques points mais ce n'est qu'un projet) Laissez-moi m'expliquer: on ne peut nier que Yuya a eu plein d'épreuves à surmonter dans la vie et pour moi, bien qu'elle soit enceinte de l'homme de ses rêves, elle pense que tout ce qui lui arrive est une mauvaise blague et que si elle se prend à avoir "l'espoir" de nouveau, elle sera encore et toujours blessée. En clair, la perte de Kyo a complétement ébranlé Yuya et elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. La douleur et la tristesse changent les gens...
¤ Pour me faire pardonner ¤ Un chapitre 4 suite-fin est en cours d'écriture, mais je ne vous dirai rien de plus ^^
