Bijour tout le monde désolé décidément je sais jamais quand je dois poster... Et puis maintenant que mon père est en accident de travail il monopolise internet. Bref ça devient presque très dur de récupérer les chapitres et les reviews. Bon je vais arrêter de raconter ma vie et vous poster ce chapitre que vous devez attendre depuis un moment. J'espère qu'il vous plaira, mais n'oubliez pas les mouchoirs quand même...


Réponses aux Reviews:

onarluca : Non, je ne vais pas faire un chapitre l'un, un chapitre l'autre. Je trouve que ça donne pas assez de mystère et en plus il faudrait tout répéter quand ils se reverront, jd préfère vous faire découvrir la nouvelle vie de draco plus tard quand il l'a racontera à Harry. Pour l'instant tu vas être contente, je ne vais parler que de Harry pendant 4 ou 5 chapitres. Non pas que j'oublie Draco, puisque moi c'est mon préféré, mais il n'a pas sa place pour le moment. Et puis il est en vacances lol... Voilà maintenant cours vite rerouver ton Harry bisous.

La Rose de Minuit : Coucou, tu ne peux pas savoir ce que ta review m'a fait plaisir à moi aussi. en effet, je ne suis pas le genre d'auteur (oui je sais que ça s'écrit comme ça, moi aussi je fais la guerre aux fautes de ce style) qui écrit juste pour raconter une histoire, j'aime être en contact avec mes lectrices et les faire vibrer en quelques sortes. Peut-être que ça vient du fait que j'aime m'améliorer et trouver une réponse à tout, je ne sais pas. En tout cas j'aime connaitre le point de vue des autres, je suis tout le temps en train de demander à tout le monde si c'est bien, si il y a quelque chose qui cloche, ou si je dois plus insister sur un point que d'autre. Je ne veux pas que ma fic soit lourde à lire, c'est pour ça.

Sinon pour le début de ma fic, c'est vrai que c'est très rapide, mais outre le fait qu'il me fallait, un élément qui accroche les lecteurs, je voulais que les choses aillent à ce rythme pour compètement changer par la suite. Puisque comme tu l'as remarqué, ils sont séparés rapidement. De même que je n'ai pas voulu mettre de lemon dessuite (même si il y en aura un par la suite, j'angoisse déjà pour ça) je trouve que ça fait trop penser aux histoires de sexes et rien d'autre. Je voulais d'abord qu'il y ai une grande place pour les sentiments, sûrement mon côté fleur bleue.

C'est vrai que dans le chapitre 4, je fais particulièrement ressortir les sentiments, et puis je ne fais pas tellement de différences entre les persos, qu'ils soient du même sexe ou non, je trouve que dans chaque histoire, il ya son lot de sentiments, plus exprimés ou non. Ca aussi c'est un peu du vécu puisque je connais beaucoup d'homosexuels notamment dans ma famille. On peut dire que j'ai puisé ça à la source...

J'essaye de comprendre ce que tu me dis mais d'un autre côté c'est assez difficile de mon point de vue, quand tu me dis ça : Tu as une façon d'aborder l'histoire qui est bien à toi et qui n'est pas à tout le monde. Je veux bien comprendre que j'aborde l'histoire différemment des autres mais est ce que tu pourrais me donner un exemple. Ca m'aideras d'autant plus à me situer. Sinon je suis d'accord avec toi, le caractère est quelque chose qui se découvre au fur et à mesure, on ne dévoile pas tout d'un coup, sinon la surprise est gâchée. Et si je peux t'aider, mon petit secret, c'est que je me met à la place de chaqu'un de mes personnages, ce n'est pas toujours facile, mais quand je parle c'est toujours d'un point de vue de l'un ou l'autre presque jamais du mien personnellement. C'est presque comme si je prenait vie dans les persos, en même temps je prend plusieures identités, c'est ce que j'ai toujours fait, donc ce n'est pas très difficile pour moi. On ne peux pas totalement me connaitre avec une seule histoire, de même que je ne montre jamais la même facette de moi à tout mes amis. En fait, je dirais que pour me reconstituer, il faudrait que tu parles avec tout ceux que je cotois, et je peux te dire qu'il y en a. C'est un peu ce que j'essaye de faire dans ma fic je pense, je le fais surement sans le vouloir vraiment, je me dévoile à travers tout les persos en gardant leurs personnalité que je leur ai choisie. C'est assez confus tout ça, je me demande comment ma tête n'a pas déjà explosée...lol

Sinon j'aime beaucoup ton petit truc, c'est vrai que je n'y ai jamais vraiment pensé, j'essaye de ne jamais décrire trop l'environnement, parce que parfois je trouve ça lassant, mais c'est vrai que parfois c'est nécessaire. Je vais retenir l'idée pour y penser plus tard.

Une dernière chose, normalement je poste toute les semaines, j'essaye d'avoir au moins deux trios chapitre d'avances quand même. En tout cas, merci beaucoup de m'avoir répondu, puisque tu m'avais prévenue que tu n'écrirais pas toujours autant, je suis ravie. J'espère que ce chapitre te plaira et je suis certaine que tu trouvera à y dire dessus même si tu ne me laisses pas de review. Gros bisous Mily.

Alucard : Merci beaucoup, oui je l'ai proposé mais je ne sais pas trop comment te le montrer, j'ai essayé de te contacter sur msn mais je ne pense pas que ça ai marché. On a qu'à faire une chose je vais supprimer ton contact et toi tu me rentre dans les tiens. On véra bien si ça marche. Pour ce qui est du fanart, l'idée me plait beaucoup mais je ne sais pas trop quelle scène tu pourrais faire, j'ai relue toute ma fic mais aucune ne m'a vraiment sauté à l'esprit. Si tu as une idée ou si un passage t'inspire, n'hésite pas à le faire et si tu veux d'autre détails je serais là pour répondre à tes questions. Voilà bisous.

Tanuki Lady : Super si tu as adoré c'est le principal, je suis très contente quand je recoit des revieux comme ça. Et il est vrai que les bon rois doivent se montrer aimant envers leurs sujets. Pour l'anagramme je l'ai cherché pendant un bon moment, il me fallait un truc pour changer le nom de Draco. J'ai pensé à ça mais j'ai tourné les lettres dans tout les sens pour avoir le bon nom . Pour la description des lieux, je dois t'avouer que j'y ai mis du temps, j'ai une idée bien précise du Mont Shania (de Shania Twain, une chanteuse que j'adore) et je voulais la faire passer à mes lecteurs, apparment je me suis pas trop mal débrouillée puisque tu as compri l'essentiel. Le talent, je ne trouve pas que je l'ai vraiment, j'écrit simplement ce que je ressent, je n'ai jamais écrit de toute ma vie c'est la première fois, et je suis encore très novice. En tout cas, tout ce que tu me dis me touche vraiment, je ne pensait pas faire passer ce genre de choses dans les lignes. Bisous

alinemcb54 : Mais il ne faut pas lire avec une chanson douce comme ça, sinon tu vas pleurer à chaque chapitre, tu me diras au moins tu es dessuite dans l'ambiance. j'espère que ce chapitre va te plaire, et un petit conseil ne remet pas les Christes sinon tu vas encore pleurer. Déjà que ça risque d'être le cas même sans. Bisous et merci à toi.

serpentis-draco : Ma chère Miki, merci beaucoup, j'espère que le prochain chapitre va autant te plaire, surtout que je crois que tu ne l'as pas lu. Je sais j'ai manqué à tout mes devoirs en oubliant de te l'envoyer. Mais avec mon père en ce moment c'est un peu galère, tu vois déjà le peu de temps que je passe sur msn. Enfin, j'espère qu'on pourra vite se parler, bisous t'adore.

Darky Obscure : Oui je sais que c'est triste, lol... on ne le diras jamais assez je crois, mais je commence à m'y habituer. Sinon moi aussi j'adore Lyam, j'ai d'ailleurs pensé à ce prénom avant de trouver le com avec ce qu'il restait. Et non je ne connais pas les chroniques de Krondor bien que ça me dise quelque chose. Tu pourrais me dire un peu de quoi ça parle. Sinon, oui je suis très étrange, tu n'es pas la première à me le dire, généralement j'attend d'être déprimée pour écrire par exemple hier j'étais en colère contre ma soeur, et j'ai écrit un chapitre et demi en même pas deux heures alors que la dernière fois j'allais bien et j'ai écrit dix lignes pour le même temps. On dirais que l'inspiration vient me prendre seulement dans mes moments sombres. Oui ce chapitre est assez déprimant, surtout très destabilisant je dirais, ne t'inquiète pas ils vont quand même survivre quoi que pour Harry ça va être très dur tu comprendra dans le chapitre 7 ou 8. Non je te rassure mon happy end ser vraiment un happy end, c'est à dire la joie la bonne humeur, des retrouvailles et tout le tralala. qui sait un mariage ? A part ça, je connais très bien aussi ton soucis du il faut pas que mon père me trouve devant l'ordi à cette heure, c'est tout les soirs la même histoire, j'essaye de faire le moins de bruit possible alors que la chambre de mes parents est juste derrière la cloison qui il faut le dire est pas très bien isolée, donc je te comprend et je te soutient moralement. Bisous.

petite granouille : Quand je dis que je trouve te trouve très gentille de laisser une review, je le pense sincèrement parce que même moi si j'apprécie énormément une fic, je n'ai pas toujours le courage de laisser une review. alors je te remercie doublement. Sinon ce chapitre est essentiellement dirigé vers la reaction d'Harry vis à vis du départ de Draco, et il y a la lettre qu'il lui a laisse. En tout cas j'espère que tu vas aimer. Gros bisous.

ta petite flo : Je devrais même dire ma petite flo, mais qu'est ce que tu fais là ma soeur chérie... je croyais que tu laissais pas de review, enfin, lol. Non c'est pas possible je ne te le pose pas aussi souvent que ça quand même. bon je dirais 5 fois moi, mais pas plus. Sinon c'est pas une couverture, c'est un couvre lit, non mais... et puis non tu l'auras pas nananananère, parce qu'en plus je l'ai même pas moi même hihi. Allé gros bisous ma chérie. Je t'adore.

Diabolik Angel : Merci beaucoup ça change du 'c'est trop triste' lol... Sinon pour voir l'image et le pendentif, il me faudrait ton adresse parce que j'ai plus le lien ou j'avais trouvé l'image. Tu as qu'à m'envoyer un mail et je te l'enverrais. Sinon c'est une bonne idée les actions chez Kleenex, tu crois qu'il en resterais pour moi . j'espère que la lettre te plairas j'ai passé un temps fou à la refaire parce qu'elle n'était jamais comme je le voulais lol. Sinon pour Dray, ne lui fais pas trop de mal, j'en ai encore besoin moi et en plus pour dans pas longtemps donc les vacances seront courtes. Et un conseil, ne le sabre pas, sinon je l'autorise à utiliser la magie, lol. Voilà la suite, bisous.

tete de noeud : merci beaucoup de te manifester, ça me réconforte un peu, comme ça je sais qu'on me suis même si on me laisse pas de review. C'est toujours encourageant. Sinon oui oui je les fait souffrir, mais il le faut bien pour qu'il y ai du piment dans leurs vie, bon je sais il y en a déjà eu pas mal... en tout cas merci bisous.

Marine Malefoy : Bah oui sexy Ry' (dis tu as pas piqué ça à un auteur?), il pleure tout le temps, et il a pas fini. Oui je sais je suis pas cool niark niark lol, mais t'inquiète pas ils vont vite se retrouver. Ok chef, j'espère que tu seras rentré pour lire cette suite, bisous.

Voilà, c'est fini, maintenant la suite.


Tu es ma lumière dans l'ombre.

Chapitre 6 : La déchirure du cœur.

L'aube se levait à peine sur l'Angleterre, et un froid glacial courait dans les couloirs de Poudlard comme la peste qu'on ne pouvait éradiquer. Il était six heures du matin, et dans la salle sur demande, Harry se réveillait lentement. Le soleil filtrait à travers la fenêtre venant le réchauffer de sa faible chaleur. Il se redressa sur le lit et chercha son amour du regard. Car il en était sûr désormais, Draco était plus qu'une passade dans sa vie, il avait prit conscience durant la semaine qu'il était très attaché au blond. Et qu'il ne l'avait sans doute jamais détesté, seulement les choses avaient faites qu'ils avaient dus devenir ennemis pour se trouver. Il se rendit à l'évidence que le Serpentard n'était pas dans la pièce. Il ne s'inquiéta pas plus que ça, puisqu'il était fréquent que Draco parte tôt pour des réunions de préfets ou autre. Il alla donc se doucher et s'habiller dans la salle de bain attenante à la chambre. Une fois lavé et présentable, il revint attendre quelques minutes dans le fauteuil qu'il avait occupé la veille. En ayant un vague espoir de voir Draco avant le début des cours. Il se perdit rapidement dans ses pensées.

Au bout d'une heure, il comprit qu'il ne servait à rien d'attendre plus. En retournant près du lit dans le but de l'arranger, il aperçu la cape de sa Némésis ainsi qu'une lettre. Son sang s'arrêta, mais il se reprit bien vite, c'était juste une lettre que lui avait laissé le blond, pas de quoi paniquer. Il s'avança et prit le parchemin avant de passer la cape du Serpentard autour de ses épaules. Malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de craindre quelque chose. Ce n'était pas dans les habitudes de Draco de lui laisser des mots à son réveil. Peut-être un rupture… non impossible. Il s'installa dans le fauteuil devant la cheminée et entreprit d'ouvrir la missive. Après avoir lu la première phrase, un grand frisson lui parcouru le dos, et ses mains se mirent légèrement à trembler. L'appréhension lui clouait l'estomac et sa respiration s'était accélérée en même temps que son cœur, mais il reprit sa lecture.

Harry, mon ange,

Je sais d'avance que tu ne vas pas aimer cette lettre, je te rassure je ne l'aime pas non plus. Je peux voir d'où je suis, la tête que tu dois faire. Un trait soucieux doit barrer ton front si délicat, tes lèvres doivent laisser passer un souffle saccadé, tes yeux doivent être emplis d'incompréhension et tes mains doivent sûrement retenir un tremblement convulsif. Je te connais, je sais que tu es comme ça parce que je t'ai longuement observé durant toutes ses années.

Tu dois te demander pourquoi je ne suis pas avec toi. Et bien pour la simple et bonne raison que je ne suis même plus en Angleterre. Je ne te dirais pas où je suis, ça serait trop dangereux pour nous deux.

Une question doit te venir à l'esprit, pourquoi ? Pourquoi je suis parti sans t'avertir, pourquoi je t'ai quitté, pourquoi… La réponse est simple, mon père.

Tu te rappelles la lettre que j'ai reçu hier matin, je t'ai dit qu'elle venait de lui. En fait, il m'a demandé - non, contraint serait plus juste - de devenir mangemort dans les jours à venir. Tu sais que je ne voulais pas le devenir. Seulement dans la famille Malfoy on fait ce que veut son géniteur, c'est comme ça et pas autrement. Alors j'ai prit la décision la plus dure à prendre de toute ma vie. J'ai décidé de fuir ce pays.

Avec l'aide d'une personne, j'ai trouvé un endroit parfait ou je pourrai rester sans me cacher. Je te demande de ne pas t'inquiéter pour moi et de ne pas essayer de me rechercher, je suis à l'abri à l'heure où tu lis cette lettre. J'ai longuement hésité à te la remettre, en pensant que tu vivrais sûrement mieux sans moi et sans nouvelles. Mais cette nuit j'ai changé d'avis, et c'est toi qui m'as décidé quand tu as parlé dans ton sommeil. Et Merlin est témoin, que ce que tu as dit m'a fait douté. Seulement je me devais de partir, je ne veux pas que tu sois en danger à cause de moi. Je sais que mon père n'aurait pas hésité à s'attaquer à toi pour me faire du mal. Parce qu'à coup sûr, il n'aurait pas mit longtemps pour comprendre.

Tes larmes doivent à présent couler sur l'encre noire, et je ne suis pas là pour les arrêter. Tu ne peux pas imaginer comme ça me peine de devoir te laisser seul à des kilomètres de moi. Je ne sais pas non plus comment tu réagiras à cette lettre, soit tu seras désemparé à en mourir - je t'en pris ne prend pas cette option. Soit tu vas devenir fou de rage et la colère va submerger ta douleur. J'ai peur de te laisser, peur que tu fasses quelque chose de stupide, j'ai honte aussi, mais je ne peux pas rester.

Je n'ai pas grand chose à ajouter de plus, mon cœur, à part que je t'aime plus que tout. Je t'aime tellement que mon cœur se brise de devoir t'écrire ses mots. Comme je te l'ai dit pendant que tu dormais, tu es mon âme, et je ne sais pas comment on fait pour vivre sans son âme…je me demande même si c'est possible. Il va pourtant falloir que j'y parvienne, mais je sais déjà que ça sera très douloureux. Autant que pour toi, mon ange…

Je veux que malgré tout, tu continus à vivre, je sais que ce que je te demande t'est impensable pour le moment, mais il faut que tu y parviennes. Je te laisses ma cape - celle que tu préfères - pour que tu puisses penser à moi quand tu le voudras et que tu ais quelque chose qui m'appartienne. Ainsi, j'espère que tu ne m'oublieras pas. De mon côté, je ne t'oublierai jamais. Mon cœur est attaché au tien, et je peux simplement te promettre une chose, c'est qu'on se reverra. Je ne sais pas quand, je ne sais pas où, mais je te le jure, on se reverra, il le faut mon ange… J'espère seulement que tu accepteras de me parler à nouveau quand ce moment arrivera.

Je t'aime Harry, n'oubli jamais ça, car ça sera éternel…

Draco.

Le temps s'était figé, un étrange silence s'était installé, et seuls résonnaient dans la salle, les battements affolés du cœur du brun. Il relut une autre fois la lettre pour être certain d'en avoir bien saisi le sens. Puis, comme si les mots sur le papier semblait atteindre une partie de son cerveau, Harry se mit à réagir. Sa respiration s'accéléra subitement tellement bien que l'air commença à lui manquer. Ses yeux se voilèrent et prirent une étrange couleur liée à la peur. Ses mains ne savaient pas si elles devaient se serrer ou non sur la lettre. Sa tête était vide, plus rien ne semblait filtrer, sauf quelques mots comme 'fuir', 'plus en Angleterre', 'je t'aime', 'ne m'oublies pas'. Il ne savait pas comment réagir, Draco lui avait bien donné des options, mais aucune ne semblait convenir. Il ne pleurait pas, les larmes n'arrivaient pas à partir. Puis tout d'un coup, sa voix résonna dans la pièce vide. D'abord faiblement comme un murmure, pour finir par s'amplifier au fur et à mesure.

« Non… non Draco, non… non non non, tu ne peux pas me faire ça. Pas maintenant, non. Non, NNNNNOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNN »

Un cri déchirant de douleur traversa la pièce pour se répercuter sur les murs du château. Une grande partie des élèves furent réveillés par ce cri de détresse. Harry avait fait passé toute sa peine et son chagrin dans son cri espérant par sa voix ramener celui qu'il aimait. Mais rien, pas un son, rien. Toujours aucunes larmes ne coulaient sur son visage, mais on pouvait sentir l'aura magique du jeune homme qui saignait. Même quelqu'un n'ayant pas de pouvoir magique aurait pu être frappé par cette souffrance. Harry semblait comme dans un autre monde, déconnecté de la réalité. Il ne voulait pas y croire.

Pourquoi tu me fais ça Draco, tu n'as pas le droit, je ne t'ai pas autorisé à partir. Surtout pas maintenant. Tu n'as même pas daigné me prévenir de vive voix. As-tu si peu confiance en moi ? Qu'est ce que je vais faire sans toi, tu m'as aidé à me relever et maintenant tu me laisses retomber. Mais pourquoi ?

« POURQUOI ? »

Une larme, puis deux, se mirent à couler sur ses joues, silencieuses, salées, si légère et pourtant pleine de douleur, refoulée à l'extérieur de son corps. Harry ne voulais pas y croire, il ne pouvait pas. Draco n'aurait jamais pu lui faire ça, c'était juste une mauvaise blague, il allait traverser la porte en tonnant un grand : « Ha ha, je t'ai bien eu ! ».

Mais plus les minutes passaient, plus Harry devait se rendre à l'évidence, il était seul. Personne ne venait et personne ne viendrais, personne ne voudrais traverser cette putain de porte et lui dire que tout ça n'était qu'une bonne farce. Harry se leva de son fauteuil et partit s'asseoir au milieu du lit adossé contre la tête de lit. Ainsi, il verrait la moindre personne qui traverserai la porte. Enfin, si tant est qu'il y en ai une qui la franchisse.

Trois heures s'étaient déjà écoulées et rien ne s'était produit. Les cours avaient déjà commencé depuis un moment mais Harry n'y avait même pas songé. Il était bien trop perdu dans ses pensées, à essayé de trouver les motivations du blond à être parti sans rien dire à personne. En ce moment, il était en train de penser que peut être tout ceci était de sa faute.

C'est à cause de moi, hein Draco, tu ne voulais plus rester avec moi, plus me voir, et c'est pour ça que tu as décidé de quitter l'école pour une autre. Non, ce n'est pas plausible, plus je relis ta lettre et plus je me dis que ça te fais autant de mal qu'à moi. Mais alors pourquoi, pourquoi as-tu jugé utile de partir et de m'abandonner ainsi. Je me sens quitté de toute vie, comme si la seule chaleur qui pouvait réchauffer mon cœur, m'avait quitté en même temps que tu t'es éloigné de ce pays. Je me demande même, si tu ne voulais pas que je souffre pour me montrer ce que tu endures depuis si longtemps. Mais non… je dis n'importe quoi. Draco, j'ai besoin de toi… Reviens…

Les larmes s'étaient remises à couler, sans possibilité de les arrêter. Harry ne le voulait même pas, c'était la seule façon qu'il avait de faire sortir sa peine. Même si elle augmentait de minutes en minutes. Au moins ça le soulageait l'espace de quelques instants.

Il était midi passé à présent, et Harry n'avait pas avancé, il en était toujours au même point. A savoir, pourquoi Draco était parti sans rien lui dire. Bien sûr, il y avait cette lettre, mais il lui semblait qu'elle en disait bien moins qu'il n'en faudrait. Il se remit à lire le parchemin pour la vingtième fois de la matinée. Mais il n'y trouvais rien. Draco avait bien préparé son coup, puisque aucune informations ne filtrait à travers les mots.

Je suis sûr que tu as dût faire cette lettre depuis très longtemps, ce qui veut dire que tu avais aussi prévu ton voyage depuis longtemps. Comment as tu fais pour me cacher tout ça, Draco. Je ne me suis aperçu de rien, oh bien sûr j'ai bien remarqué que tu étais préoccupé ces derniers temps, mais j'ai simplement mis ça sur le compte du stress des cours.

« Mais Merlin, pourquoi tu ne m'as rien dit… »

Sur le coup de la colère qui venait de l'envelopper, Harry se leva du lit et retira la cape de sur ses épaules pour la lancer à l'autre bout de la pièce. Celle-ci atterrit tout près du feu et quelques étincelles projetées dessus commencèrent à l'enflammer. Harry n'avait rien remarqué et parcourait la pièce d'un air rageur. Puis il revint vers le feu et ses yeux s'agrandirent sous le choc de la cape au quart brûlée. Il se précipita dessus et l'éteignit d'un sort. Il murmura un faible 'réparo' qui eut tout de même l'effet de faire redevenir comme neuve la cape du Serpentard.

« Oh mon dieu, Draco je suis désolé, pardonne moi, tu me laisses une seule chose de toi, et je trouve le moyen de la brûler. Je suis désolé, je t'aime je ne voulais pas te faire de mal… Draco pardonne moi. Je t'aime… je t'aime… je t'aime… »

Le survivant était à présent comme en transe, dans une bulle où rien ne semblait pouvoir l'atteindre. Il murmurait sans cesse des mots qui n'avaient pas de sens. Des mots, qu'il aurait voulu prononcer directement au propriétaire de cette cape. Mais celui-ci n'étant pas là, il se contentait de les dire à son odeur restée sur le tissus.

A la fin de la journée, Harry était passé par une multitude de réactions et de sentiments. Le désarrois et l'incompréhension d'abord, ensuite le vide, la solitude, et la colère, la haine, la peur, le vide à nouveau . Puis tout avait recommencé dans une suite sans fin. Il passait des larmes au rire nerveux sans s'en rendre comte. Il réussit tout de même à s'endormir sur le coup des deux heures du matin, dans le grand lit froid, seul, en serrant très fort la cape de Draco dans ses bras.

°(§)°

Dans la tour des Gryffondors, Hermione et Ron s'inquiétaient sérieusement, non seulement leur ami avait manqué tout ses cours - ce qui lui arrivait quelques fois - mais surtout on ne l'avait pas revu depuis l'avant veille. Il y avait également un autre fait marquant dans le château, c'était la disparition du Prince des Serpentards. La veille Lucius Malfoy en avait d'ailleurs fait un véritable scandale, en tonnant haut et fort que cette école était un vrai gruyère, et que tout le monde y faisait ce qu'il voulait, sans être remarqué. Bien qu'ils ne l'appréciaient guère, les deux Gryffondors furent marqués par l'absence du blond.

Après le petit déjeuner, ils s'étaient mis à chercher leur ami dans tout les recoins du château, là ou ils savaient qu'il avait l'habitude de se rendre. La tour d'astronomie, les toilettes de Mimi, la clairière à côté du lac, le salle de Godric, tout fut mit sans dessus dessous. Mais toujours aucunes traces du Survivant.

Dans un regain d'espoir, Hermione suggéra qu'il se présenterait peut-être à un des repas de la journée.

« J'espère que tu as raison, Hermione. En tout cas, si ce soir il n'est pas de retour dans la tour, je vais aller voir Dumbledore moi-même et lui ordonnant de mettre Poudlard à sac. »

« D'accord, en attendant allons manger, il est presque sept heures et demi. »

Ils sortirent en silence de leurs salle commune, et se rendirent à la Grande Salle. Hermione laissa échappé un soupir las de ne pas voir son ami à la table des rouge et or et partit s'asseoir à sa place habituelle.

°(§)°

A l'autre bout de château, au troisième étage, Harry se réveillait doucement. Il se redressa et regarda autour de lui. Un grand sourire se fit sur ses lèvres en pensant qu'il venait de faire seulement un affreux rêve. Mais il s'effaça vite à la vue de la cape en boule à côté de lui et de la lettre dans sa main. Il sentit un gros nœud se former dans son estomac et sa gorge s'assécher. La nausée ne tarda pas à venir et il courut jusqu'à la salle de bain. Après s'être vidé de ce qu'il avait dans l'estomac - autant dire pas grand chose - il se laissa aller au sol en se recroquevillant sur lui, et les larmes vinrent rapidement inonder ses joues. Il se mit à penser qu'à ce moment là, rien ne lui avait jamais plus manqué que les bras du blond enroulés autour de son torse.

« Draco, où es-tu ? Reviens, j'ai besoin de toi. REVIENS IMMEDIATEMENT, TU M'ENTENDS… » Sa voix était entrecoupé de sanglots, et les mots étaient à mis chemin entre les gémissement plaintifs et les ordres.

« Qu'est ce que je t'ai fait pour mériter une telle chose ? Qu'est ce que je t'ai fait… » Les sanglots l'empêchaient de parler davantage et il s'allongea sur la cape, qu'il avait traîné avec lui, ses larmes redoublant d'intensité.

Une heure plus tard, il décida de prendre un douche qui le fit un bien fou. Pourtant, ça n'apaisait pas les tourments de son cœur. Il s'enroula uniquement dans la cape pour sentir la peau du Serpentard à travers le tissus fin et délicat, et retourna dans le lit. Une immense tristesse vint alors l'envahir et il ne se sentait plus la force de rien faire. Les larmes revinrent trouver le chemin de ses joues et il se rendormi en pensant être dans les bras du blond.

°(§)°

« Ron, il n'est toujours pas apparu de la journée, et le dîner est presque fini. Il faut faire quelque chose je t'en prie. »

« D'accord, suis moi. »

D'un bon, Ron se leva, prit la main d'Hermione et se dirigea vers la table des professeurs. Il remarqua que le vieux directeur, n'était pas très à l'aise non plus.

« Professeur Dumbledore, nous voudrions vous parler s'il vous plait, c'est très urgent. »

« Je me doutais que vous n'alliez pas rester longtemps inactifs, suivez moi jusqu'à mon bureau. Nous y serons plus à l'aise pour parler. »

La salle était plongée dans un étrange silence, tous avaient bien sûr remarqué la disparition des deux princes des maisons ennemies. Et ils se demandaient ce que le directeur avait l'intention de faire.

Arrivé dans le bureau directorial, les deux adolescents furent dessuite épiés par les personnages des tableaux, au dessus d'eux.

« Bien, je suppose que si vous êtes là, c'est pour la disparition soudaine d'Harry. »

« Oui professeur, nous sommes vraiment inquiets, nous l'avons cherchés partout dans le château mais on ne l'a trouvé nulle part. »

« Je comprend Miss Granger. Je sais qu'il est toujours dans le château, cependant je ne sais pas où. Ce qui n'est pas le cas de… » Le directeur s'arrêta un instant dans ses pensées mais se reprit bien vite. « Savez-vous quand est ce qu'on la vu pour la dernière fois ? » Ron prit alors la parole.

« C'était avant hier, il est sorti de la salle commune vers 21h. Je ne l'ai pas vu rentré, mais je ne me suis pas inquiété puisqu'il lui arrive de partir toute la nuit et de ne réapparaître qu'au petit matin. »

« D'accord, je crois avoir une solution pour le trouver, mais il me faudrait quelque chose lui appartenant, M. Weasley pouvez vous aller chercher un effet personnel d'Harry. »

« J'y vais, Monsieur. »

Ron partit presque en courant jusqu'à leur dortoir et revint rapidement avec le peigne de son ami. Dubledore sorti alors une carte de chaque étage du château et les disposa devant eux. Il prit également un pendule ou était attaché un rubis aussi rouge que le sang. Il attacha le pendule au peigne que lui avait donné le roux, le mit à une hauteur satisfaisante de la table et prononça une formule.

« Localiza aura persona. »

Le pendule se mit à tourner et se posa sur une partie du château ou le vide devrait normalement se trouver. Tout d'un coup Hermione se frappa le front.

« Mais comment je n'y ai pas pensé plus tôt… que je suis bête… Ron, il est dans la salle sur demande. »

« Mais bien sûr, vite, il faut y aller. »

Ils se dirigèrent donc tous trois vers la partie ouest du troisième étage. Hermione passa trois fois devant le mur en pensant très fort à son ami et la porte se matérialisa devant eux. Un peu inquiète de ce qu'elle allait trouvé, elle poussa la porte lentement. Ils entrèrent doucement dans l'obscurité de la pièce. Dumbledore raviva le feu et alluma quelques bougies d'un simple mouvement de main. Tout de suite, la jeune fille remarqua la forme recroquevillée sur elle-même, dans un coin du grand lit qui trônait au centre de la pièce.

« Harry… » Elle l'appela doucement de peur de brusquer quelque chose, et se rapprocha du lit. Le brun n'avait toujours pas bougé et sa respiration était calme. Voyant que rien ne bougeait, elle monta à son tour dans le grand lit et s'agenouilla à côté de son ami.

« Harry… réveille toi… » Le brun se mit légèrement à remuer, et elle remarqua le parchemin froissé qu'il tenait serré dans sa main. Elle tenta de le prendre, mais Harry se réveilla d'un coup en sentant qu'on voulait lui prendre la lettre de sa Némésis.

« Excuse moi Harry, je ne voulais pas te la prendre, je… »

Hermione semblait perdue par cette attitude, mais n'en tînt pas rigueur quand son ami éclata en sanglot dans ses bras.

« Oh Merlin Harry, mais qu'est ce qui t'es arrivé. » Elle lui caressa lentement les cheveux, et après une vingtaine de minutes, il se redormi apaisé par le geste doux. Le directeur qui n'avait pas dit un mot depuis le début, reprit quelque peu contenance.

« Il faut le conduire immédiatement à l'infirmerie. »

Ils le firent léviter et prirent la direction du rez-de-chaussée. Hermione qui tenait toujours la main de son ami, remarqua que l'écusson sur sa cape était celui des Serpentards. Elle se posa quelques questions, mais le changea rapidement en celui de Gryffondor, à l'insu de son professeur et de Ron. Elle aurait tout le temps d'interroger le brun à son réveil.

La porte de l'infirmerie passée, Mme Pomfresh apparue de son local et vint s'enquérir de l'état du jeune homme. Harry fut déposé dans une salle à part ou l'infirmière lui fit les examens de routine. Elle revint rapidement vers son directeur pour lui faire son rapport.

« Il n'est pas blessé, il est juste très fatiguée et en manque d'alimentation. D'ici quelques jours, il devrait aller mieux. Allez vous coucher vous deux, vous pourrez revenir le voir demain. »

« Bien Mme Pomfresh. » Ils commencèrent à sortir quand le Directeur les interpella.

« Encore une chose jeunes gens, évitez de parler de cela pour l'instant. Et demain, je vous dispense de cours pour que vous puissiez rester avec lui. »

« D'accord, Professeur. Bonne nuit.»

A suivre...


Et voilà, encore un chapitre de poster, ça passe vite quand même. J'espère que vous l'avez aimé et que vous avez eu certaines réponses à vos questions. Bisous et à la prochaine. N'oubliez pas de passer par la case 'Reviews' avant de partir.

Bisous Mily.