Petite suite, visiblement attendue par certains depuis un moment ! Et je ne me suis toujours pas remise de la mort de Fred dans le septième livre et je crois que je ne m'en remettrai jamais. Je n'ai pas trouvé comment transférer correctement l'alphabet cyrillique en alphabet latin, alors j'ai laissé comme ça. Promis, l'an prochain, je me mets au russe (Il me semble qu'il y en a dans ma nouvelle école).
Je ne sais pas si j'ai carrément inventé ou si ces petites bêtes lumineuses existent bien dans les livres, mais il me semblait avoir lu qu'il y avait des bestioles (Ici, j'ai mis un boursouff (Je précise aussi que je ne connais pas leur régime alimentaire !), mais ce n'est peut-être pas ça) qui diffusaient de la lumière. Si ce n'est pas le cas, disons que l'idée est tirée de Arthur et les Minimoys. J'espère ne pas avoir été trop fleur bleue...
Retour chez les Weasley
Anastasia remonta la couverture, avant de la coincer sous le matelas, et déposa un baiser sur le front de Tatiana. Toutes les deux étaient restées pour prendre le diner avec Fred et George. Plus tôt dans la soirée, ces derniers avaient installé un lit pour la fillette, dans le salon, près de la fenêtre. La jeune femme avait dit qu'elle se contenterait du canapé et elle avait alors fait venir, à l'aide de sa baguette magique, leurs pyjamas et quelques affaires de toilettes, de la chambre qu'elle louait au Chaudron Baveur. Les jumeaux n'avaient pas eu à insister trop longtemps Anastasia avait presque accepté tout de suite de passer la soirée avec eux.
- Почему папа здесь и мы из Франции? (1)
La jeune femme s'assit sur le lit et retint un soupire. Malgré son âge, Tatiana parvenait à saisir l'étrangeté d'une situation et dans son cas, elle ne comprenait pas que ses parents soient séparés. Avec l'accord de Fred, Anastasia lui avait dit que ce dernier était son père, mais elle n'avait pas été plus loin. Elle décida alors de répondre un joli mensonge, qui n'était pas tout à fait faux.
- Папа должен был оставаться здесь, чтобы держать магазин... Цель моя работа была в Франции. (2)
- Ah... И вы остаетесь с папой теперь будет? Мы не будем уезжать? (3)
La jeune femme hésita un instant, puis répondit, en anglais :
- Non, on ne va pas partir. Nous allons rester tous ensemble.
Elle embrassa de nouveau sa fille, qui serra contre elle sa peluche représentant une grenouille, et ajouta :
- Endors-toi, je vais voir papa.
Tatiana la regarda s'éloigner, puis éteindre la lumière, avant de refermer la porte. Un Boursouff fluorescent diffusait une douce lumière à côté d'elle. C'était Fred, qui le lui avait ramené du magasin, pour lui servir de veilleuse. Anastasia remonta le couloir silencieusement et frappa trois coups à la porte de la chambre de Fred. Elle n'attendit pas la réponse et l'entrebâilla. Elle dépassa sa tête et demanda :
- Je peux venir ou ça te dérange ?
Le jeune homme était assis sur son lit, vêtu d'un pyjama bleu. Surpris, il leva la tête du parchemin qu'il avait en main, laissant sa plume en suspend au-dessus, et fixa la jeune femme quelques secondes avant de bredouiller :
- E-Euh... Non... Entre... ! Viens !
Elle entra, referma la porte derrière elle et vint s'asseoir à côté de lui.
- Feuxfous Fuseboum, Nougats Nez-en-Sang, Boîtes à Flemme, lut-elle, sur le parchemin. Ca me rappelle Poudlard... Ca me paraît une éternité... Qu'est-ce que j'aimerai revenir quelques années en arrière...
- Nous avons la chance d'avoir survécu, murmura Fred, après avoir posé le parchemin sur sa table de chevet. Malheureusement, on ne peut pas changer le cours des choses.
Anastasia croisa son regard et fut frappée de plein fouet par les souvenirs qu'elle avait essayés, en vain, d'oublier. Elle se revoyait gamine, entrain d'attendre le verdict du Choixpeau avec appréhension, elle assistait à son premier match de Quidditch et regardait Harry, qu'elle considérait comme son frère, qui jouait au poste d'Attrapeur. A la fin de sa première année, elle jetait son chapeau noir en même temps que tout le monde car Gryffondor venait de gagner la coupe des quatre maisons, en deuxième année, elle applaudissait l'équipe de Quidditch, qui venait de remporter le match final et Harry, la serrait contre lui. Elle revit aussi, avant qu'il ne lui saute au cou, les larmes de Fred, qu'il n'avait pu retenir, lorsqu'elle était sortie de l'infirmerie, une fois guérie de la paralysie que lui avait infligée le Basilic. En quatrième année, elle venait de passer une nuit blanche pour aider Harry dans l'énigme de la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Au début de sa cinquième année – Elle se trouvait encore dans le Poudlard Express – Fred s'était enfin décidé à l'embrasser. Tous les deux et avec George, ils avaient rendu la vie impossible au Professeur Ombrage. Puis les jumeaux étaient partis, ils avaient quitté l'école. Elle se souvenait d'avoir été très étonnée lorsqu'elle était allée voir leur boutique pour la première fois, pendant le mois de Juillet. Puis elle avait fait sa sixième année et avait combattu des Mangemorts pour la seconde fois, la première étant au Ministère de la Magie. Lors des vacances d'été, tout le monde s'était réuni chez les Weasley pour le mariage de Bill et Fleur et là, elle avait dû annoncer à Fred qu'elle partait avec Harry, Ron et Hermione à la chasse aux Horcruxes. Elle ne l'avait revu qu'à la bataille de Poudlard, presque un an plus tard. Il avait été blessé. Elle l'avait cru mort, tout le monde l'avait cru mort. Mais au moment où on allait transporter son corps, il avait gémi et bougé sa main. Alors, Anastasia l'avait embrassé une dernière fois, profitant d'un moment où tout le monde avait le dos tourné. Puis elle était partie. Elle voulait cacher sa honte, son dégoût d'elle-même, oublier les Malefoy et tous ceux qui auraient pu le lui rappeler. Elle voulait tout rayer de sa mémoire, elle le voulait... Mais elle n'avait su. Se jetant dans les bras de Fred, qui bascula sur le lit, et passant ses bras autour de son cou, elle murmura, en sanglotant :
- Pardonne-moi... Pardonne-moi, Fred... J-J'ai été égoïste... Je n'ai pas réfléchi au mal que j'allais vous faire à tous...
Le jeune homme la serra contre lui, l'enlaçant étroitement, comme s'il avait peur qu'elle puisse s'envoler. Il posa sa joue contre ses cheveux, qu'il caressa de la main droite, et laissa couler deux larmes le long de sa joue.
- J'avais honte de moi... Poursuivit la jeune femme. J-J'étais devenue à moitié folle... J'étais écœurée, rien que de savoir que j'étais... Qu'il m'avait...
- Arrête, tu n'as pas besoin de te justifier, souffla Fred, en resserrant davantage son étreinte. Si jamais cette ordure réapparait... !
- Ne t'attire pas d'ennui à cause de lui... Je t'en prie... Dit-elle.
- Mais qui d'autre était au courant ?
Il savait qu'il n'aurait pas dû poser la question, mais personne n'avait su expliquer sa disparition, personne n'avait parlé de ce qui s'était passé pendant la chasse aux Horcruxes. Pourtant, ce n'était pas par défaut d'avoir essayé : Voyant qu'on évitait soigneusement le sujet, le jeune homme avait simplement cessé de poser ses questions et s'était renfermé sur lui-même. Anastasia remua légèrement, pour s'allonger de façon plus confortable, se blottissant contre lui à cause de l'exigüité du lit, prévu à la base pour une seule personne. Elle répondit, alors qu'il passait ses bras autour de sa taille :
- Je ne sais pas s'il en a parlé, mais seul Harry était au courant. Je lui avais fait jurer de ne rien dire.
- Pas même Ron et Hermione ?
- Ils ont certainement dû se douter de quelque chose, mais ils étaient dans l'escalier alors que Harry se battait contre... Lucius Malefoy. C'est assez long à expliquer Harry et Ron étaient enfermés au sous-sol avec Luna Lovegood et monsieur Ollivander. C'est Dobby qui les a aidés à sortir et qui leur a procuré des baguettes magiques. Ils sont arrivés dans le salon et ont délivré Hermione des griffes de Bellatrix.
Elle marqua une pause et soupira. Elle reprit :
- C'est Drago qui a conduit Harry à l'étage, où son père m'avait emmenée. Après ils n'ont eu qu'à suivre les cris. Certainement que lui aussi s'est douté de... Enfin... En entrant dans la pièce, Harry s'est jeté sur Lucius Malefoy. Même si tout s'est passé très vite, il en avait vu assez et lorsque nous nous sommes retrouvés chez Bill et Fleur, je lui ai dit, ou plutôt ordonné, de n'en parler à personne.
- Il t'a bien obéi, répliqua Fred, amère. Jamais il ne nous a dit quoi que ce soit.
Même si elle lui avait exposé les raisons de son départ, il n'arrivait pas l'accepter. Bien sûr, il était heureux de la retrouver, mais il lui en voulait toujours un peu. Il ajouta :
- Tu aurais dû en parler... Peut-être pas à moi mais...
- Et si je l'avais fait, comment aurais-tu réagi ? De... De savoir que... J'étais enceinte...
Anastasia s'était retournée entre ses bras et le fixait, dans l'attente d'une réponse. A la lumière de la lampe de chevet, le jeune homme put voir des larmes briller aux coins de ses yeux.
- J'ai eu peur... Et plutôt que de te voir me rejeter, je suis partie, ajouta-t-elle.
Alors c'était donc ça. Il la serra contre lui, après avoir frotté ses larmes, et murmura :
- Si tu avais eu besoin de moi, j'aurais été là.
- Avec le recul, je me rends compte que j'ai été idiote.
Fred n'eut pas le courage de lui faire des reproches.
- N'en parlons plus, déclara-t-il, mais reste avec nous... Avec moi...
La jeune femme reposa alors sa tête sur l'oreiller et passa ses bras autour de lui. Son souffle sur sa peau la calmait et sa présence la rassurait, lui faisant oublier toutes les nuits qu'elle avait passées, seule, à se morfondre et à pleurer. Fred... Il lui avait tellement manqué. Il lui en voulait, elle le sentait, mais c'était normal, elle ne pouvait pas lui reprocher son attitude. En revenant en Angleterre, elle s'était fait beaucoup de souci en imaginant sa réaction face à Tatiana, mais maintenant qu'il la connaissait un peu mieux, il l'adorait C'était lui qui avait eu l'idée du Boursouff lumineux. Il avait toujours de bonnes idées. Anastasia avait voulu le payer, mais il avait refusé net. Elle s'était tournée vers George, mais il s'était juste contenté de sourire. Alors, résignée, elle avait rangé sa bourse dans son sac. A présent, elle était certaine de passer une bonne nuit, la meilleure nuit depuis plus de quatre ans, dans les bras de celui qu'elle aimait. Fred déposa un baiser sur son front et éteignit la lumière.
Le reste de la semaine s'était bien passé. L'appartement étant assez grand, Anastasia avait quitté le Chaudron Baveur et Fred avait investi dans un lit plus grand, celui d'une personne n'étant pas vraiment pratique pour deux. Ne voulant pas s'imposer et rester là à ne rien faire, la jeune femme les avait aidés à la boutique Elle faisait essentiellement un travail de rangement des rayons avec Verity, l'assistante, mais elle avait aussi réalisé quelques Chapeaux-Sans-Tête et le sortilège s'était révélé diablement efficace. Fred avait plaisanté en lui disant qu'elle pourrait abandonner son métier d'Auror et devenir conceptrice de farces et attrapes. Ce Dimanche matin, Anastasia était nerveuse. Elle buvait sa tasse de thé face à la fenêtre, en dansant d'un pied sur l'autre. Elle savait qu'à un moment ou un autre ça se serait produit, mais elle n'avait pas pensé que ça se passerait si tôt.
- Mais détend-toi, lança George, de la cuisine. Il y aura tout le monde, ça va bien se passer !
- Justement, c'est ça qui m'inquiète, répliqua la jeune femme, en tirant nerveusement sur la manche de son gilet.
Ils avaient rendez-vous au Terrier vers midi, pour prendre le déjeuner. En plus d'eux quatre, Harry, Ginny, Ron et Hermione seraient présents. La jeune femme avait hâte de les revoir : Comme Fred, ils lui avaient manqué, mais elle appréhendait leur réaction. Elle s'était décidée à leur raconter toute son histoire, malgré la honte qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle l'évoquait, et elle espérait qu'ils comprendraient. Elle regarda Tatiana donner une céréale à son Boursouff, qu'elle avait finalement prénommé Ortinko, et vida sa tasse de thé.
- Taniechka, ne lui donne pas trop de céréales, lança-t-elle, en se tournant vers sa fille.
- Mais il m'en réclame ! Protesta cette dernière. Et puis, lui aussi, il a le droit de manger !
- Mais je pense qu'il préfère le riz...
- Je fais attention, мама (4)!
Elle avait dit cette phrase sur un ton qui ne méritait pas de réplique, désirant couper court aux reproches de sa mère. Offusquée, Anastasia s'apprêtait à la sermonner, mais Fred, qui sortait de la salle de bain, arriva derrière elle et ses bras qui s'enroulèrent autour de sa taille lui coupèrent la parole. Surprise, la jeune femme faillit lâcher sa tasse.
- Ты испугал меня, идиот! (5) S'exclama-t-elle, en lui donnant une petite tape sur le bras.
- Comment ? Je n'ai pas tout saisi... Répliqua le jeune homme, en souriant.
Elle soupira Ces paroles lui avaient échappées et maintenant, Fred s'amuserait à la charrier. Une chance que George se soit éclipsé quelques minutes plus tôt, sinon, s'en était fini pour elle.
- Excuse-moi, dit-elle, je suis...
- Un peu nerveuse ? Ça se voit, acheva le jeune homme.
- Et pas qu'un peu... Tatiana, tu as fini ?
Elle s'avança vers sa fille, qui lui tendit son bol de céréales, vide. Elle retourna alors dans la cuisine et entreprit de faire la vaisselle à la main, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Voyant qu'elle faisait couler l'eau et frottait le bol un peu trop vivement, Fred déclara :
- Laisse, je vais le faire. Tu vas casser quelque chose et tu vas te couper si ça continue.
- Mais je...
- Je m'occupe de Tatiana et de tout le reste, ne t'inquiète pas.
Anastasia lui remit l'éponge et sortit de la cuisine, pour aller prendre une douche et se préparer pour se rendre au Terrier. Ils s'y rendirent en transplanant, environ une heure plus tard. La maison n'avait pas changé : Elle était toujours aussi accueillante et toujours aussi inclinée. La jeune femme se remémora la première fois qu'elle était venue chez les Weasley Elle avait douze ans et Ron, Fred et George avaient débarqué en pleine nuit à l'orphelinat qu'elle habitait à l'époque, à bord d'une voiture, une Ford Anglia, volante. Elle les avait rejoints en passant par la fenêtre et tous les quatre étaient partis en direction de Privet Drive, où habitait encore Harry, chez son oncle et sa tante. Lorsqu'ils étaient arrivés au Terrier, au petit matin, la rencontre avec Madame Weasley dans la cuisine s'était très bien déroulée, sauf pour Ron, Fred et George. Anastasia resserra sa main autour de celle de Tatiana, qui n'y prêta pas attention, trop fascinée par les poules qui couraient dans le jardin et à travers l'allée.
- Tu as prévenu tes parents ? Demanda-t-elle à Fred.
Ce dernier se tourna vers George, échangea un regard avec lui avant de répondre simplement :
- Non, pourquoi ? Ils seront ravis de te voir !
- Tu te moques de moi ! Répliqua la jeune femme, entre ses dents. Ils ne m'ont plus vue depuis quatre ans et je vais réapparaitre comme ça !
- Eh ! On se calme tous les deux ! S'exclama George, en se retournant.
Il ouvrit la porte et poursuivit, d'une voix enjouée, en entrant dans le hall :
- Bonjour ! C'est nous !
- Et on a ramené une surprise ! Ajouta Fred.
Derrière lui, encore sur le seuil, Anastasia lui donna un coup de coude au bas du dos, mais il ne fit que ricaner.
- Tu m'agaces ! Souffla-t-elle, mi-furieuse, mi-inquiète.
Les conversations provenant du salon cessèrent quelques secondes, puis il y eut un bruit de chaise raclant contre le carrelage. Curieuse et remplie d'appréhension, la jeune femme regarda par-dessus l'épaule de Fred, pour voir qui arrivait. C'était Harry. Fidèle à lui-même, il portait toujours ses lunettes rondes et ses cheveux, d'un noir de jais, ne parvenaient pas à trouver un accord, restant éternellement en bataille.
- Votre mère arrive, elle est dans la cuisine, annonça-t-il avec un sourire.
- Ce n'est pas surprenant, répliqua George, en lui serrant la main.
- En revanche, nous on va te surprendre, ajouta Fred, en s'écartant pour laisser entrer Anastasia.
Cette dernière rougit violemment lorsque son regard croisa celui de Harry. Tous les deux se fixèrent quelques instants, puis le jeune homme s'avança lentement vers elle.
- Ann ? Ce... C'est bien toi ? Murmura-t-il, abasourdi.
- J'en ai bien peur, répondit la jeune femme, en sentant les larmes lui monter aux yeux.
Puis sans attendre de réponse, elle lui sauta au cou, lâchant Tatiana. Cette dernière, qui attendait la moindre occasion pour s'éloigner, partit en direction des poules et fut rattrapée par Fred, qui la prit dans ses bras. Suite à son cri de protestation, Anastasia relâcha Harry et se tourna vers Fred. La fillette avait posé sa tête sur son épaule, se donnant l'air d'avoir attrapé un torticolis, et regardait sa mère du coin de l'œil. La jeune femme soupira et se rapprocha de Fred. Le moment était venu.
- Harry, je te présente ma... Notre fille, Tatiana.
1 : Pourquoi papa était ici et nous en France ?
2 : Papa devait rester ici pour tenir la boutique... Mais mon travail à moi était en France.
3 : Et tu vas rester avec papa maintenant ? On ne va pas partir ?
4 : Maman (Un peu évident celui-là, je sais ^^)
5 : Tu m'as fait peur, abruti !
