Chapitre 11 : Face au passé
le 29 novembre 2013 14 :45
Je ne sais pas ce qui m'a pris de faire cela. Natsuki était chez Nao et Nina pour toute la journée. Peut-être que l'ennui en est la cause. Mai m'avait également regardé à deux fois lorsque je lui avais demandé ce renseignement. Elle accepta de garder Hikari me laissant environ une heure pour mon objectif. C'est ainsi que je me retrouvais devant une porte, à attendre patiemment que l'on m'ouvre. Une jeune femme aux cheveux noirs m'ouvrit la porte.
- Vous désirez ?
- Désolée j'ai dû me tromper. Vous savez si Madame Senouh ha….
- Aoi ? Elle est sortie. Vous voulez entrer pour l'attendre ?
Je me retrouvais donc assise dans un salon avec une tasse de thé vert à la main pendant que mon homologue féminin avait un café noir en main.
- Vous vous connaissez depuis longtemps avec Aoi ? Je ne vous ai jamais vu auparavant. Puis-je savoir à qui j'ai affaire ?
- Mon nom de jeune fille est Shizuru Fujino.
- Vous êtes mariée ? Aoi ne connait pas beaucoup de femmes mariées. Cela dit, ce n'est peut-être pas un mal qu'elle en côtoie.
- Je suis la femme de Natsuki Kruger.
Elle recracha son café et essaya de respirer normalement.
- Natsuki ne va pas débarquer ici, n'est-ce pas ?
Je fronçais les sourcils face à la peur de cette jeune femme mais secoua la tête.
- J'aimerais juste comprendre pourquoi Aoi-san a joué avec ma Natsuki.
Elle me regarda un instant, surprise puis se frotta l'arrière de la tête.
- Aoi et moi … On est ensemble depuis nos 17 ans. Personne ne le savait. Aoi ne voulait pas en parler à Natsuki pour plusieurs raisons … Toutes valables d'ailleurs.
- Pourquoi a-t-elle accepté de sortir avec Natsuki ?
- Parce que j'ai fait du mal à Aoi et qu'elle voulait se venger. Mais elle ne voulait pas faire de mal à Natsuki, ça j'en suis certaine.
- Du mal ?
- Quand vous rentrerez chez vous. Demandez à Natsuki de vous parler de Chie Harada. Elle se fera une joie de vous dire qui je suis. Et tout ce qu'elle dira sera vrai.
- Aoi a joué avec Natsuki.
- Non … Natsuki … est Natsuki. Je ne sais pas comment vous faites pour la supporter mais c'est quelqu'un de froid, de distant et surtout sans-cœur. Elle ne sait pas aimer quelqu'un alors Aoi ne pensait pas que ça l'affecterait.
- Natsuki est différente aujourd'hui. Natsuki est quelqu'un de bon et de gentille.
Elle me fixa avec un air surpris mais souffla.
- Il semblerait que la guerre change vraiment une personne.
- Je dois y aller avant que Natsuki ne rentre.
- Vous allez lui dire ?
- Quoi ?
- Qu'Aoi regrette ce qu'elle a fait. Après son départ à la guerre Aoi n'était plus la même. Et aujourd'hui … Elle ne veut qu'une chose pour avancer …
- Natsuki n'est pas prête à pardonner Aoi. Aoi a accepté l'argent de Saeko-sama pour sortir avec elle.
- Qui vous a raconté cela ?
- Ce n'est pas le cas ?
- Non … Bien sûr que non ! Quelle mère pourrait faire une chose pareille ? Aoi n'aurait jamais accepté de toute manière.
- Natsuki est convaincue de cela.
La porte s'ouvrit et je pus voir la surprise sur le visage d'Aoi. Chie se leva et embrassa sa moitié qui s'était déjà décalée pour se placer sur le canapé en face de moi.
- Shizuru ? Natsuki va bien ?
- Ara Natsuki va très bien. Ne vous inquiétez pas Aoi-san.
Elle souffla légèrement. Chie se plaça à côté d'elle et reprit notre conversation.
- Shizuru pense que Saeko t'a payée pour sortir avec Natsuki.
Aoi secoua la tête.
- Oui je sais. Natsuki a sans doute dû voir Saeko me donner de l'argent … J'avais besoin d'argent et Saeko m'en a prêté mais ça n'avait rien à voir avec Natsuki.
Je fronçais légèrement les sourcils
- Pourquoi ne pas dire la vérité à Natsuki ?
- Parce que Natsuki est butée ! Avant son départ, j'ai essayé de lui parler mais … J'ai cessé d'exister au moment-même où elle m'a vu avec Chie.
Chie caressa doucement la main de sa compagne.
- Je ne t'aurais pas faite souffrir … Tout ceci ne serait jamais arrivé.
J'observais l'interaction entre les deux femmes et Aoi murmura difficilement.
- J'ai réussi à mettre cela derrière moi … J'espère juste que Natsuki arrivera un jour à me pardonner.
Je me suis relevée et énonça une dernière parole avant de quitter les lieux.
- Natsuki doit apprendre la vérité. Mais je ne suis pas celle qui doit lui dire.
le 4 décembre 2013 22 :45
J'observais Shizuru logée au creux de mes bras. Nous avions fait l'amour mais je sentais que quelque chose la dérangeait. Je ne pouvais pas m'empêcher de croire que j'avais fait quelque chose de mal. Depuis la visite d'Aoi, je ne cessais de me rappeler mon moi avant la guerre. Cette femme froide, ne pensant qu'à s'amuser avec ses amis. Ne prenant pas le temps de rejeter les jeunes femmes correctement suite à un non-intérêt. La façon dont Aoi et moi étions ensemble. Je ne voulais pas de contact physique, je ne voulais rien d'elle. Pas de caresses ni de baisers. Elle avait essayé de me montrer sa douceur mais je l'envoyais promener à chaque fois. Je n'acceptais qu'un baiser ou une caresse lorsqu'elle venait chez moi. Ceci permettait de faire croire à ma mère que sa nécessité de choisir une femme pour moi avait finalement porté ses fruits. Deux semaines avant que je ne la vois prendre son pied dans son dortoir, j'avais ressenti quelque chose de différent lorsqu'elle m'avait caressé la joue pour me remercier de mon initiative pour lui faire plaisir. Cette caresse a été l'élément déclencheur pour moi. Je voulais apprendre à aimer et je voulais apprendre à aimer cette femme. Ma confidente, ma meilleure amie, ma sœur de cœur, ma moitié. J'avais donc planifié une soirée surprise pour son anniversaire. Je lui avais dit que je ne serais pas là et que ce n'était pas la mort si elle fêtait son anniversaire sans moi. Mais la vérité … Je voulais lui faire une surprise. J'avais donc piqué son double de clé pour pouvoir la surprendre. J'avais tout planifié. Une balade dans le parc, un petit cinéma et un repas dans un restaurant romantique. Et surtout à la fin de tout cela … Une bague de fiançailles car à l'époque elle était la seule avec qui je m'imaginais faire ma vie. Je m'étais donc mise sur mon 31 et m'étais rendue chez elle, un bouquet de roses à la main. J'ai déverrouillé la porte de son dortoir et ai été étonnée qu'elle ne se trouve pas dans le salon. J'ai entendu ce que je pensais être des plaintes dans sa chambre. J'avais pensé qu'elle pleurait parce qu'elle était seule pour son anniversaire. Je me suis donc avancée vers la chambre et suis restée figée quand j'ai vu la scène se déroulant devant mes yeux. Ce que j'avais pris pour des plaintes étaient en fait des gémissements de plaisir. Je suis restée là à la regarder s'ancrer à une autre femme et jouir du traitement qu'elle lui offrait. Elle a rouvert les yeux après sa jouissance et a repoussé le corps au-dessus d'elle quand elle a vu ma présence. Je ne m'étais pas rendue compte à quel point cette scène m'avait retourné. Je sentis une douleur dans ma main et remarqua du sang coulant le long de celle-ci. J'avais resserré mon emprise sur le bouquet et les épines des roses étaient rentrées dans ma peau. Elle s'est levée et c'est là que j'ai repris conscience. J'ai pris le bouquet et l'ai balancé sur le lit en direction de l'autre femme. Je l'ai attrapé par les épaules et l'ai bloqué contre le mur. La peur était visible dans ses yeux. Chie Harada. La play-girl du lycée. La fille que je considérais comme une amie. J'ai relâché brutalement mon emprise et ai tourné les talons. En passant devant une corbeille, j'ai pris ce que j'avais dans ma poche et l'ai balancé. La boîte refermant la bague ainsi que le double de clé. Après cela, je me suis dirigée chez moi et enfermée dans ma chambre. Je suis sortie tôt le lendemain et suis rentrée en silence pour avoir la paix. J'ai entendu ma mère parler avec quelqu'un. Quand je me suis approchée, je l'ai vu remettre une liasse de billets à la personne en question. En observant davantage, j'ai vu Aoi remercier ma mère et repartir directement. Et c'est à ce moment précis que j'ai perdu pied.
Je sentis une main sur mon visage me ramenant à la réalité. Shizuru me fixa anxieuse. Je ne pouvais que sourire. C'est la seule qui possède de l'inquiétude et se sent concernée par mon bien-être. Elle me murmura doucement tout en passant ses mains dans mes cheveux.
- Natsuki … Parles-moi.
J'ai passé une main sur mon visage et lui ai demandé avec une voix cassée. Mes souvenirs m'avaient encore une fois retournée.
- Que veux-tu savoir ?
Elle semblait chercher ses mots puis s'assied sur le rebord du lit en s'enroulant dans les draps.
- Je …
Elle semblait dans la tourmente. Je m'assieds à mon tour à ses côtés.
- Je sais que quelque chose te tracasse. Je l'ai senti pendant que nous faisions l'amour. J'ai senti que tu n'étais pas avec moi.
Elle me fixa de ses yeux rouges de vie et plaça mon avant-bras sur ses épaules, me demandant indirectement de la serrer contre moi.
- Je dois dire à Natsuki quelque chose de difficile.
Intérieurement, je redoutais ce moment. J'avalais la boule dans ma gorge et murmura dans un souffle.
- Tu n'as pas besoin de me dire que tu veux me quitter … Je comprends. Tu mérites mieux.
J'allais reprendre mon bras quand je l'ai senti se coller encore plus contre moi. Je sentis quelque chose de mouiller couler le long de ma poitrine et compris qu'elle pleurait. Je la faisais souffrir … Mon combat interne fut arrêtée par une gifle. Elle s'était relevée et m'avait giflée tout en continuant de pleurer. Je me suis relevée et l'ai bloquée contre moi, essayant de comprendre son geste, ses émotions. Elle énonça tout en continuant de pleurer.
- Natsuki ne me croit pas quand je lui dis que je l'aime et que je ne la laisserais jamais. Natsuki ne me fera donc jamais confiance ?
Je me suis figée et l'ai repoussée doucement pour la fixer dans les yeux. Tout en murmurant un désolé, je repris la discussion.
- Alors que voulais-tu me dire ?
- Natsuki va m'en vouloir.
- Je ne peux pas t'en vouloir et tu sais pourquoi ?
Elle s'était calmée et se laissa reconduire sous les draps avec moi. Elle secoua la tête alors je lui dis avec tout l'amour que je pouvais lui transmettre.
- Parce que je t'aime Shizuru.
Elle frotta sa tête contre ma poitrine puis finit par la coller contre mon cou. Elle prit un certain temps avant de me demander.
- Qui est Chie Harada ?
Je m'étais figée mais elle poursuivit néanmoins.
- Kanin na ma Natsuki mais je voulais comprendre … Je voulais aider Natsuki.
Je voulais être en colère mais à la place je ressentis une autre émotion. Je comprenais maintenant pourquoi des personnes n'étaient jamais en colère face à leur moitié. Je compris que son amour pour moi était tel qu'elle voulait m'aider à oublier mon passé ou tout au moins à vivre avec. Je posais ma tête au-dessus de la sienne et la caressa doucement.
- Chie est la femme avec qui Aoi m'a trompé.
- Natsuki connaissait Chie ?
J'avais hoché la tête et me rappela mes plus jeunes années.
- Chie était une amie à moi. Elle était à l'opposé de ce que j'étais. Elle aimait les contacts … Surtout avec les femmes. Elle aimait jouer avec les femmes ne voulant que satisfaire ses envies.
- Chie a joué avec Aoi ?
Je fredonnais une affirmation.
- Avant que nous sortions ensemble. Aoi l'a surprise en train de flirter avec une autre femme. Je me souviens l'avoir récupérée en larmes. Quelques jours après, elle m'a demandé de sortir avec elle.
- Chie savait que tu sortais avec elle ?
- Aoi faisait exprès de se coller à moi quand on était en sa présence. Je sais aujourd'hui que c'était uniquement pour la rendre jalouse … Elle s'est juste servie de moi.
Je la sentis me caresser les cuisses et émis un soupir de contentement. Elle poursuivit son traitement en me demandant de me mettre sur le dos. Je la vis descendre son corps entre mes jambes. Elle passa sa langue sur mon clitoris me faisant presser ma main contre sa tête. Elle continua son traitement de faveur jusqu'à ce que toute la pression accumulée soit libérée. Je la sentis se positionner sur moi. Je l'ai caressé pendant plusieurs minutes puis l'entendis me murmurer avant de s'endormir.
- Natsuki doit parler avec Aoi. Fais-le pour moi s'il te plaît.
le 14 décembre 2013 14:10
Je ne cessais de respirer fortement pour me calmer et pour me donner du courage. Je le faisais pour elle, pour ma femme. Je cognais et eus un mal fou à retenir mon poing pour qu'il ne rentre pas en contact avec une certaine figure. La jeune femme se figea et allait refermer la porte mais je ne la laissais pas faire. Je me suis invitée dans son appartement tout en reclaquant la porte violemment. Je la vis reculer et heurter le canapé derrière elle. Je secouais la tête tout en essayant de garder mon calme.
- Shizuru …
- Je l'ai pas touché !
Je restais un instant surprise par sa réponse puis me positionna moi-même sur un des canapés à ma disposition.
- Elle m'a raconté votre rencontre. Où est –elle ?
- Je ne l'ai pas revu depuis.
- JE TE PARLE D'AOI CHIE !
Je la vis s'enfoncer dans le canapé tout en bredouillant.
- Sortie.
Je devais me rappeler la promesse que j'avais faite à Shizuru. Ne pas en venir aux mains et parler tranquillement. Quoi qu'en ce moment précis, mes poings me démangeaient. Chie se rassied correctement et murmura faiblement.
- Je l'aime tu sais.
- Si tu tiens vraiment à ne pas passer par la fenêtre … Ne dis rien.
Elle hocha la tête et se dirigea vers la cuisine. Après plusieurs minutes, elle revint et déposa une tasse de café devant moi et se rassied avec une autre tasse. J'essayais de faire abstraction de sa présence mais elle ne m'aidait pas.
- Shizuru a raison.
- De quel droit parles-tu de ma femme ?
- Même si t'as une envie folle de me coller ton poing dans la tronche. Tu te retiens. Cette femme t'a changé en bien.
Je secouais la tête et entendis la porte s'ouvrir. Aoi resta bloquée sur moi et ne bougea pas de sa position. Chie passa devant elle et allait quitter les lieux.
- Je vais vous laisser parler. Même si tu me détestes Natsuki, je suis contente de t'avoir revue.
Sur ce, elle embrassa sur la joue sa compagne et referma la porte. Aoi s'assied à la place plus tôt occupée par Chie et me fixa. Je réfléchissais à ce que je pouvais lui dire mais au final tout était déjà dit. Je me suis relevée pour m'en aller mais la sentis me retenir par le poignet.
- Natsuki je t'en prie.
La seule chose qui me vint à l'esprit fut un seul mot.
- Pourquoi ?
Elle resta un instant à me fixer mais ne trouva pas les mots justes. Elle se dirigea vers une commode et en sortit une petite boîte qu'elle me tendit.
- J'ignorais tes attentions.
Je fixais la boîte et savais ce qu'elle contenait. Elle reprit difficilement.
- Ta mère m'a prêté de l'argent pour que je puisse aller voir mes parents. Ce n'était pas par rapport à toi.
Je me suis figée et murmura.
- Cela n'a plus aucune importance.
Je lui rendis la boîte et amorça une retraite.
- Je t'aimais comme une sœur Aoi. J'aurais compris si tu m'avais dit que tu voulais rendre jalouse Chie. Je t'aurais même aidé car je ne voulais que ton bien.
Elle s'avança mais je secouais la tête.
- Mais aujourd'hui … Tu n'es plus qu'une étrangère pour moi.
- Natsuki je …
- Shizuru m'a demandé de te parler et de te pardonner. C'est grâce à elle si je t'offre mon pardon. Mais ne crois pas que je vais oublier.
- Pourquoi ?
- Je l'aime plus que tout au monde et le fais uniquement pour elle. Mais en ce qui me concerne … Tu n'es plus rien pour moi.
Je la fixais un instant. Elle essaya de retenir ses larmes. Elle fixa la boîte.
- Nous aurions été toutes les deux malheureuses si j'avais accepté de me fiancer avec toi.
- Je sais. Mais ça ne justifie pas ni explique ton geste.
Elle acquiesça et me tendit la boîte.
- Elle te revient.
J'ouvris la boîte et en sortis une bague en or blanc orné d'un rubis. J'avais mis toutes mes économies à l'intérieur. Je souris en fixant le diamant et murmura plus pour moi-même.
- Elle possède les mêmes yeux.
Aoi me fixa un instant et fronça les sourcils. Je repris sans prendre en considération la jeune femme.
- Je vais la ramener à la bijouterie.
- Tu pourrais lui offrir ?
Je secouais la tête tout en me dirigeant vers la porte.
- Shizuru n'est pas un substitut de toi. Elle ne récupérera pas tes restes.
- Natsuki ?
Je la fixais un instant et la vis s'avancer vers moi.
- Je sais que ça n'effacera pas ta peine mais sache que je regrette vraiment mon comportement.
Je sortais de l'appartement sans répondre. Je fus surprise de voir Chie m'attendre à l'entrée de l'immeuble. Elle s'avança et posa une main sur mon épaule.
- Nous étions jeunes. Nous avons tous fait des erreurs.
- Mes erreurs n'ont pas cocufié personne.
Chie secoua la tête et murmura avec une légère colère.
- Si cela peut te donner bonne conscience, sache qu'après ton départ elle m'a quittée et s'est renfermée sur elle-même. Elle a tenté de se suicider et je l'ai retrouvée juste à temps avant … Tu as perdu une partie de toi mais tu n'es pas la seule. Elle t'a perdu et j'ai failli perdre ma femme. Je sais que tu penses qu'elle le mérite … Cette souffrance… mais tu sais comme moi qu'Aoi est une femme douce et gentille.
Elle ne me laissa pas le temps de répondre qu'elle retourna auprès de sa compagne. Je fixais une dernière fois l'immeuble et vis une forme derrière un rideau me fixant. J'entendis ma sonnerie de téléphone et souris lorsque je visualisais le nom de la personne. Tout en reprenant ma route je répondis un «Tout va bien Shizuru. Ne t'inquiète pas amour »
Fin du chapitre 11
