Bonsoir !

Je ne sais pas trop comment je me suis retrouvée à écrire ceci. Je regardais One Piece, tranquillement, entre deux mangas de yaoi, et tout à coup, mon cerveau a décidé qu'il fallait écrire du KoMori. Bon. Je m'excuse de ne plus être très présente, le boulot à la fac m'oblige à... bref. Je suis une auteure flemmarde qui doit se mettre au travail. Fana-chan, je te dédicace ce chapitre ! Dès que j'en ai eu l'idée, je me suis immédiatement rappelée que l'année dernière, tu m'avais fait comme remarque qu'il manquait une confession KoMori. Là voilà ! Vive le KoMori ! C'est un coupe adorable sur lequel personne n'écrit ! Je suis sûre qu'on trouve plus de MorIzuki que de KoMori... anyway.

Au passage, je fête mes deux ans sur le fandom ! *jette des confettis* Ah, il y a deux ans de cela, en Juillet, à peine découvrais-je Kuroko's Basket que j'écrivais dessus... le pouvoir des fanfictions est terrifiant. Oui, je fête Juillet en Octobre. Ne cherchez pas, je suis une auteure désorganisée et flemmarde. Bonne lecture !

Kobori x Moriyama incoming !


Kaijô no Halloween – Ce qu'il s'est passé ce jour là

- Dis, Kôji, est-ce que tu as un instant à m'accorder ?

Kobori, à la mention de son prénom, se retourna vers la source de la voix. Il ne s'agissait ni plus ni moins de Moriyama, qui tripotait nerveusement la lanière de son sac de sport qu'il avait posé à ses pieds. Yoshitaka, nerveux ? Voilà qui n'était pas habituel.

Le plus grand des deux bruns acquiesça, puis suivit son ami qui l'emmena derrière le gymnase. Le shooting guard lui tourna le dos encore un instant, puis lui fit face, semblant être déterminé à accomplir ce qu'il s'était promis de faire.

- Je me demandais si… si tu voyais quelqu'un en ce moment ? commença le plus petit des deux bruns, hésitant et semblant peser ses mots.

- Non, non - Kobori eut un petit rire, puis reprit – Et tu le saurais si c'était le cas, pas vrai ?

- … Ha ha, c'est vrai… confirma Moriyama d'un rire faux, ses doigts se crispant sur le bas de son uniforme. Pourtant, une autre fille s'est confessée à toi cette semaine, non ? Elle était mignonne.

« Mais qu'est-ce que tu racontes !? » s'auto-interpella le jeune homme aux cheveux raides, faisant de son mieux pour que son débat intérieur ne se reflète pas sur son visage. « Tu es censé te confesser toi, pas parler de filles ! Débile, débile, débile ! »

- J'imagine, oui…

- Alors pourquoi est-ce que tu refuses à chaque fois ? Ça ne te plairait pas, d'avoir une petite amie qui t'encouragerait lors des matchs, qui te ferait des bentôs, avec qui tu pourrais passer du temps ?!

Chaque mot lui arrachait le coeur, mais Yoshitaka n'arrivait pas à les retenir. Il ne s'était pas imaginé sa confession se dérouler ainsi, et il avait plus l'impression de tout faire foirer plutôt qu'autre chose, mais il continuait. Pourtant, à ce moment précis, il se détestait. Il ne voulait pas encourager l'homme pour lequel il avait des sentiments à avoir une copine, loin de là ! Alors… pourquoi étaient-ce ces mots si désagréables qui sortaient de sa bouche ? Pourquoi est-ce qu'un simple « je t'aime » ne pouvait franchir cette maudite barrière ?

Kôji, surpris par le ton agressif de son ami, haussa les sourcils, inquiet. Mais il répondit malgré tout à la question, gardant son calme.

- Je refuse parce que je préférerais être avec quelqu'un qui m'aimerait pour ce que je suis, quelqu'un envers qui j'aurai des sentiments. Toutes ces filles sont sans aucun doute gentilles, mais je… je préférerais être avec une personne que je connaîtrais, quelqu'un qui partagerait mon amour pour le basket, par exemple.

- Quelqu'un comme moi par exemple ? coupa celui qui voulait se confesser, le regardant dans les yeux.

Kobori sourit, gentiment, presque tendrement.

- Si ça pouvait être une fille comme toi, je pense que j'y réfléchirai.

Moriyama se rapprocha, sans briser le contact visuel qui les unissait.

- Je ne suis pas une fille, et je ne le serai jamais. Mais je… je t'aime. Je t'aime sincèrement. Je… je l'ai remarqué depuis peu, mais je suis fou de toi. J'ai tout essayé pour te sortir de ma tête, mais rien n'a fonctionné. À chaque fois que j'essayais de draguer une une fille, c'est ton visage qui apparaissait dans mon esprit et je me trouvais incapable de penser à autre chose. Je suis désolé, je dois te dégoûter, mais… c'est plus fort que moi…

Le dossard 5 ne finit pas sa phrase, et s'interrompit, pestant contre les larmes qui commençaient à lui brûler les yeux. Son coéquipier, en face, le dévisagea avec des yeux ronds. Il avait rougi au fur et à mesure que son vis-à-vis se confessait à lui, et la chaleur devenait quelque peu dérangeante et gênante au possible. Il reprit néanmoins vite ses esprits en voyant Yoshitaka reculer d'un pas, s'essuyant les yeux. C'était à son tour d'agir.

- Moriya- je veux dire, Yoshitaka. Je… euh… comment dire, c'est la première fois qu'un garçon se confesse à moi, alors je ne sais pas trop si…

Le dossard 8, après quelques autres phrases de charabia, se passa la main dans les cheveux, essayant de ne pas croiser le regard brillant – de larmes ou d'espoir, il ne savait pas - de son ami.

- Je… te trouve plutôt mignon, parvint-il enfin à murmurer, son visage gagnant une teinte supplémentaire de rouge. Et je ne serai pas contre l'idée de sortir avec toi.

- Pour de vrai ?

Ah, la voix du shooting guard avait repris de l'assurance. Le center osa darder ses yeux dans ceux de son vis-à-vis, et hocha lentement de la tête. Tout à coup, il sursauta en sentant des mains recouvrir les siennes. Son coéquipier semblait avoir des étoiles dans les yeux, et ses mains tremblaient alors qu'elles essayaient de serrer les siennes. Enfin, le plus petit se décida, et se calfeutra contre le plus grand, un sourire timide étirant ses lèvres.

Kobori osa l'enlacer, et Moriyama, tout content, passa à son tour ses mains à sa taille.

- Kôji ?

- Oui ?

Des mains passèrent autour des épaules du plus grand, l'obligeant à se baisser. Les deux garçons échangèrent leur premier baiser, puis se regardèrent un instant. Les bras de l'autre étaient confortables, et la chaleur supplémentaire était la bienvenue. Leurs bouches se retrouvèrent une nouvelle fois, puis, se tenant la main, ils ramassèrent leurs sacs avant de se diriger vers la sortie du lycée.

~ KôYoshi ~

- Dis moi, quand tu m'as dit que tu me trouvais mignon, ça signifie que... tu avais déjà pensé à moi d'une façon romantique, pas vrai ?

- Il n'y a pas vraiment d'autre sens caché, non ?

- … JE T'AIME !

- Moriyama, ferme la !

Fin.


*sent des drôles de regards sur elle* Je ne sais pas ce que c'est que cette histoire là. J'avais une pulsion Kaijô-esque. Spread the love, people ! À bientôt peut-être !