Bonjour/Bonsoir à tous :)
Je vous en supplie ! Je ne me tuez pas
Rahlalala! Je suis vraiment désolée de cette longue attente... Déjà, le manque de temps, mais en plus et pire, le manque d'inspiration, c'est terrible ! Mais voilà, j'ai ENFIN réussi à débloquer mes trous de mémoire !
Je vous poste ce chapitre ce soir car, ça y est, le bac s'approche, se sont les deux semaines qui arrivent (le 18-le 20 & le 25 pour être exacte) alors va falloir que je me replonge dans mes bouquins, parce que, évidemment, je me crois en vacances : MAIS PAS DU TOUT ! Cruelle vie T.T
M'enfin voilà, vous êtes prévenus !
DONC, je vous explique ce chapitre : il risque de vous surprendre ! Les retrouvailles de notre petite famille ne se font pas dans ce chapitre. Désolée :) Mais deux mois sont passés, je le rappelle, entre la conversation de Zenkô et de Noréla et les vacances de Katniss et Peeta en France. En deux mois de temps, il c'est passé des choses dans la vie de notre chère Noréla et je ne pouvais pas les mettre aux oubliettes ! Et je l'ai coupé en deux parties. Déjà parce qu'il est trèèèèèèèèèès long et je ne pouvais pas me permettre de vous refaire un chapitre comme le quatrième (ou le cinquième, je ne sais plus) qui était extrêmement long mais en plus parce que je ne voulais pas vous faire plus attendre ! Donc voilà, voilà :)
J'espère que vous ne serez pas déçus du chapitre :)
Bonne lecture~
Chapitre VIII : Deux sont passés.
PREMIÈRE PARTIE
{Noréla}
J'ai l'impression d'avoir perdu le fil du temps. De ne plus être sur terre. De ne jamais avoir vécu ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant. Cette impression de me réanimer, de revivre, de retrouver de la chaleur... De la chaleur humaine. Celle que je n'ai jamais ressenti, ou peut-être celle dont je ne veux pas me souvenir. Parce qu'elle était fausse. Jamais je n'aurais cru vivre cela un jour. Je l'espérais, mais je ne l'attendais pas. J'en rêvais, inconsciemment. Sans doute. Je ne m'en souviens plus. Je ne sais plus. Je ne veux pas m'en rappeler.
Deux mois. Deux mois sont passés depuis notre « pacte » avec Zenkô. Il est devenu essentiel pour moi. Un ami très proche. Il m'a prouvé qu'il ne rigolait pas avec ses paroles, le jour où j'ai remis les pieds au lycée. Cela en a laissé plus d'un sans mots. Évidemment qu'ils étaient sans mots. Qui aurait cru me voir, un jour, défendue par le garçon le plus populaire du lycée. Aiko n'a pas apprécié, naturellement. Mais on s'en foutait royalement. Faut dire qu'après la raclée qu'elle c'était prise, elle ne pouvait pas tellement répliquer...
Laissez moi vous raconter les événements les plus importants de ces deux derniers mois :
Ce n'était pas une journée comme les autres pour moi. Je retournais au lycée, mais, je n'étais pas seule comme depuis le début de l'année. Non. J'étais en compagnie de Zenkô ainsi que de Hinako, qui nous avez rejoint sur le trajet. Après deux semaines d'hôpital obligatoire, après les mésaventures qui m'étaient arrivées chez Zenkô, on ne m'avait plus laissé d'autres choix que retourner dans cette pièce d'un ennui profond qu'était la chambre d'hôpital ! Mais j'étais de retour et je pouvais dire que c'était avec une force retrouvée que j'arpentais les rues pour me confronter à mon lycée.
Évidemment et comme toujours, je ne disais rien, mais la peur me hantait. Bien que j'étais accompagnée, j'avais une peur bleue que mes acolytes ne me fassent finalement faux bonds au dernier moment, face aux regards des autres.
Je fus extrêmement soulagée de m'apercevoir que c'était loin d'être le cas au moment venu.
Lorsque j'avais franchi les portes d'entrée, j'avais ralenti largement le pas, pétrifiée de ce qui allait se passer et c'était comme si le temps c'était arrêté l'espace de cinq secondes. Ma respiration avait accéléré sans que je m'en rende réellement compte et je ne voyais plus que Zenkô et Hinako avancer, au ralenti, pensant que je me trouvais toujours à leurs côtés. La frayeur était encore plus grande lorsque j'avais laissé tomber mon regard sur Aiko et sa bande de copine qui c'étaient arrêtées pour me dévisager en ricanant. Mon pas, qui était déjà très lent, était à ce moment stoppait net. J'avais les yeux grand ouvert et j'étais comme figée telle une statue, impuissante face aux remarques qui pouvaient se dire sur moi.
Ce n'était que quelques secondes, mais elles m'avaient paru d'une extrême longueur !
Jusqu'à ce que, finalement, j'apercevais dans mon regard périphérique, deux silhouettes qui ce rapprocher de moi. J'étais heureuse de voir qu'il s'agissait de Zenkô et de Hinako qui revenaient vers moi, un grand sourire aux lèvres :
_ Et bah alors Nono, tu ne reconnais plus ton lycée ?! C'était mis à me taquiner Zenkô.
_ Est-ce que ça va Noréla ? C'était précipitée de rajouter Hinako, non sans avoir donner un petit coup gentilé dans les côtes de Zenkô, surtout si tu te sens pas bien ma belle, tu nous le dis, nous sommes la !
J'avais alors affiché le plus beau de mes sourires :
_ Ne t'en fais pas Hina', ça va...
_ Alors, de retour ? C'est dommage, nous avions tous cru que tu t'étais cassée définitivement du lycée !
Je m'étais faite couper par notre chère et tendre bien aimée, Aiko, qui c'était rapprochée, un sourire faux, mesquin et narquois sur son visage. J'avais alors perdue mon sourire et avais répliqué, bien ironiquement :
_ Je suis si triste de décevoir.
_ Oh, tu sais, il n'y a pas que moi qui suis déçue !
Comme pour affirmer ses paroles, ses suivantes affichées des regards de dégoût, attristés ou faisaient « oui » de la tête ! Il n'y avait que deux ou trois filles qui me regardaient avec un regard désolé, les bras croisés, un peu à l'écart du groupe. Tout le lycée c'était comme paralysé. Tous nous fixaient comme si nous étions des bêtes de foire :
_ Je vois que tu as de la compagnie, continuait Aiko, tu les as payé combien ?
_ Contrairement à toi qui donnerais du fric à quelqu'un pour qu'il se plie à tes règles, elle ne nous a rien donné ! Avait proclamé Zenkô sans scrupule.
_ Oh, je t'en prie Zenkô ! Ne me fais pas croire des conneries...
_ Le problème tu vois Aiko, c'est que je ne fais rien croire du tout. Je n'invente rien. Je ne suis jamais intervenu dans les rabaissements que tu as fait à Noréla depuis le début de l'année mais je regrette profondément de ne pas l'avoir fait avant maintenant. Tu te prends pour la grande diva du lycée alors que tu as un QI inexistant et que, à part gueuler comme une oie et courir à après les garçons avec tes talons aiguilles en gloussant comme une bécasse dans les couloirs, tu ne sais pas faire grand chose. Avait rajouté Zenkô très sérieusement. Je ne sais pas si tu te rends compte que tu nous épuises tous. J'avais jamais répliqué parce que tu ne m'avais rien fait... Mais je suis certain que beaucoup autour de toi on déjà pensé ne plus t'écouter. Simplement, ils n'en avaient et n'ont toujours pas le courage de le faire. Et puis tu es tombée sur Noréla, tu l'as pris en grippe, on se demande toujours pourquoi d'ailleurs et, dommage pour toi, c'était la seule à se révolter !
Je crois que Zenkô ne c'était pas rendu compte qu'il avait perdu Aiko depuis la première fois où il avait prononcé mon prénom. Pour elle, j'étais Nadeshiko. Pas Noréla :
_ Euh... Zenkô, je crois que tu perds la tête mon pauvre ! Essayait-elle de remettre la situation à son avantage, je ne sais pas à qui tu fais allusion en parlant de Noréla, mais moi, je n'en connais pas. Du moins, pas que je saches : elle, c'est Nadeshiko...
_ Je ne suis pas sûr que tu ais le droit de me reprendre. Je sais ce que je dis. Cette fille, comme tu le dis, à un nom, un seul, c'est Noréla. Mais vois-tu, pour le savoir, il faut connaître la vérité et beaucoup d'autres choses pour comprendre... Mais attends : tu t'en fous ! La vie des autres ne t'intéresse pas. Il n'y a que ta petite vie que tu m'es en avant et, à ce que je saches, la chose la plus passionnante, c'est de savoir si tu t'es cassé un ongle !
_ Espèce d'enfoiré ! Rageait-elle, je ne te permets pas...
_ Tu vois, je vais rester polis jusqu'au bout pour ne pas tomber aussi bas que toi. Si j'avais vraiment voulu te descendre au plus bas ma chérie, tu serais déjà en larme.
J'étais restée un peu sonnée par les dernières paroles de Zenkô mais je ne pensais pas qu'il blaguait. J'étais certaine qu'il aurait pu être plus dur. Mais ce qu'il venait de ce passer là était déjà une belle revanche pour moi. Zenkô avait fini par me prendre par les épaules et me traîner à ses côtés pendant qu'un large sourire sincère apparaissait sur mes lèvres. Delà, Aiko n'a plus essayé de m'embêter. Certes, elle me regardait d'un mauvais œil, comme toujours, mais je n'y faisais plus du tout attention.
Je crois que les paroles de Zenkô ont dû résonner dans les oreilles de certains, puisque après ce jour, des élèves se sont « libérés » des contraintes de Aiko... La pauvre, presque plus personnes ne la sert comme une reine. C'est bien ironique maintenant de voir la situation s'inverser. Moi, je suis un plus entourée, les gens ne me prennent plus pour un objet mais pour un être humain et elle, plus le temps passe, plus elle se retrouve seule... Chacun ses malheurs !
Vu que je reste avec Hinako maintenant, j'ai fait plus ample connaissance avec Reiko, sa meilleure amie. Elle est super gentille, douce et souriante, toujours, telle que j'ai pu l'imaginer. Mais également les connaissance de Reina, Yoona, Tiffany et Jennifer.
Reina est une pure japonaise. Les yeux bridés, la chevelure bien lisse et rousse, mais qui tourne surtout dans les tons auburn. Elle adore tous les gadgets tel que les nœuds de papillons que l'on peut mettre dans les cheveux ou les bijoux. Elle a son style bien à elle. Jupes volantes, shorts, guêtres, veste en jean et maquillage très léger, c'est une vraie fille surexcitée mais jamais dans l'excès. Elle reste très classe. Elle est vraiment belle et mignonne à la fois.
Yoona et Tiffany sont Coréennes. Toutes les deux ont les cheveux long et raides. Par contre, Tiffany les a noir, typique des Coréennes, mais Yoona les a châtain claire. Toutes les deux font de la danse. J'avais bien l'impression que tout tourné autour de ça quand je leur ai parlé pour la première fois ! Toujours un mouvement dans la peau ! Elles ont l'air très sûres d'elles toutes les deux en ce qui concerne la danse. Par contre, elles sont complètement différentes quand il faut reprendre sont sérieux. Elles sont studieuses et sages. On dirait des jumelles !
Et enfin, Jennifer. Elle, elle est américaine. Je suis restée bouche bée de trouver quelqu'un comme moi dans ce lycée ! Mais c'est vrai que son nom ne faisait pas Japonnais et encore moins Coréen ! Elle est blonde, comme moi, les yeux d'un bleu-vert-gris mélangés, magnifique et indescriptible ! Elle est aimable, souriante... C'est une bonne vivante. Mais, elle est très timide. Elle se renferme un peu avec les personnes qu'elle ne connaît pas, elle ne cherche pas à trop se faire remarquer au départ. Mais elle est très décontractée quand elle commence à vous connaître.
Ces filles sont adorables. C'est le mot !
C'est très appréciable d'être entourée de personne qui ne vous étouffe pas. Je veux dire, avant tout ça, une seule personne suffisait pour que je me sente étouffée de sa présence à mes côtés ! Et pourtant, ce n'était pas la compagnie des gens qui remplissait mes journées.
Je suis reconnaissante envers Zenkô pour prendre maintenant ma défense à chaque fois que certains élèves me cherchent encore des ennuis mais je le suis aussi envers Hinako, sans qui, je n'aurais pas fait la connaissance de ces cinq sympathiques filles.
Cependant, j'ai fait promettre à Zenkô et Hinako de ne rien dire à personne, sur l'histoire de mon passé. Je veux absolument réussir à l'accepter moi-même avant de le dévoiler aux gens. Ils m'avaient bien trop longtemps ignoré pour qu'ils sachent tout, après deux jours de 'réconciliation' avec eux. Même Zenkô et Hinako ne devrait pas le savoir... Si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais rien à dit personne ou du moins, à personne de mon lycée. Parce qu'il est impossible que je garde une révélation si lourde sur mes épaules, seule, sans pouvoir en parler. Mais, ça fait du bien de se savoir soutenue par des personnes de mon lycée. Alors finalement, je ne suis pas mécontente que Zenkô et Hinako sachent mon histoire.
De plus, cela nous a permis d'élucider un gros point noir... Assez morbide pour Hinako.
C'était peu avant que je ne quitte l'hôpital :
J'allais de mieux en mieux, mes griffures ne me brûlaient plus, mon nez c'était remis de sa blessure et mon dos tenait de mieux en mieux le coup. Je discutais avec Hinako qui se trouvait appuyée sur le mur de la salle de bain et qui me regardait me coiffer, ce jour là, deux tresses à l'indienne :
_ C'est vraiment magnifique ! Admirait-elle, j'adore vraiment ce genre de tresse, et je suis déçue de ne pas arriver à en faire !
_ Ce n'est pas très compliqué quand tu connais la manipulation, je lui souriais, moi aussi j'ai mis beaucoup de temps avant d'arriver à faire ce genre de coiffure basique et maintenant, je trouve ça vraiment tout simple !
Mon regard qui suivait avec précision la progression de ma coiffure était finalement tombé dans les yeux de Hinako. Je lui avais alors proposé de venir s'installer sur une chaise devant moi, afin de la coiffer de la même manière. Ses cheveux étant plus court, j'avais opté pour deux tresses indiennes droites qui retombaient de chaque côté de son visage, laissant des cheveux à l'air libre derrière sa tête. Elle m'avait remercié, toute heureuse, en se levant pour s'admirer de plus près dans la glace. C'était à ce moment la que j'avais découvert le problème.
Hinako avait toujours porté que des manches longues qui lui collaient les avant bras. Je pensais que c'était parce qu'elle n'appréciait pas autre chose que ce style de vêtement. En réalité, la vérité était bien pire que ça. Ce jour là, ses manches n'étaient pas aussi collantes et retombaient légèrement. Cela m'avait suffi pour voir l'impensable. J'avais bondi sans lui laisser le temps de réfléchir. A toute vitesse, je lui avais serré très fort son bras le plus proche de moi et relevais la manche :
_ Hinako, c'est une blague ?! Tu rigoles ?! Ne me dis pas que c'est vrai ! J'avais lancé complètement hors de moi.
Hinako avait eu le souffle coupé et je voyais bien les larmes s'accumuler dans ses yeux :
_ Je... Je...
C'était tout ce qu'elle avait réussi à dire avant d'étouffer un gros sanglot avec sa main qui s'était aplatie sur sa bouche. Ses larmes s'étaient mises à couler à flot, mais elle restait très silencieuse, s'empêchant de faire le moindre bruit. J'étais paralysée. Je n'arrivais pas à prononcer quoique soit. J'étais si en colère... Je ne cherchais même pas à comprendre les raisons qui la poussaient à faire cela ! Pour moi, c'était juste pathétique. Je n'arrivais pas à comprendre, je ne voulais pas comprendre.
Hinako c'était enfuie ne voulant pas plus affronter mon regard et moi, je m'étais précipitée dehors afin de me calmer le plus rapidement possible. Je ne souhaitais pas lui parler. Pas maintenant. Pourquoi ce scarifiait-elle ?! Cela n'avait aucun sens. Je doutais que Hinako avait eu de gros problèmes dans sa vie qui la permettaient de faire une chose pareille. Est-ce que moi, j'en étais rendue à ce point là malgré toutes les horreurs qui avaient traversé ma vie ? Non. Et pourtant... J'aurais depuis bien longtemps était accueillie en tant que nouvelle habitante du ciel, si cela avait été le cas.
Zenkô, qui venait de m'apercevoir dehors, était venu en ma rencontre. Il sentait bien que ça n'allait pas, c'était pour cette raison qu'il m'avait dit :
_ Je pars à peine deux heures de l'hôpital et je te manque autant que cela pour te mettre dans un état pareil ? Rigolait-il.
Mais je n'étais pas d'humeur... Et bien vite, il avait repris son sérieux attendant que j'énonce quelque chose. J'avais soupiré avant de déclarer :
_ Hinako se scarifie. J'avais fait une pause avant de continuer. Son bras gauche est recouvert de griffures... Infectés. Je ne doute pas que se soit la même chose pour son bras droit et je doute encore moins qu'elle n'ai fait cela qu'une fois...
_ Tu connais les raisons de...
_ Non. Je... Je ne lui ai pas demandé, je ne lui ai pas parlé après la découverte. Je l'ai questionné dans l'espérance que je rêvais. Mais non, c'était bien réel et ça m'a profondément énervé. Tu vois Zenkô, les gens comme ça, je ne les comprends pas !
_ Je ne crois pas que tu ais adopté une bonne attitude... Commençait-il. Je trouve ta réaction bien égoïste sur le coup. Pourquoi tu réagis de la sorte sans connaître les raisons ? Pourquoi n'as-tu pas simplement cherché à parler avec elle...
_ Parce que je ne pouvais pas ! Je l'avais coupé brusquement, énervée de voir qu'il cherchait à la défendre en me traitant d'égoïste sans comprendre que je n'arrivais pas à admettre ce type d'agissement. Parce que la scarification, je trouve ça d'une lâcheté folle ! Ce morfondre dans la souffrance sans parler à personne et montrer que tout va bien, je trouve ça vraiment...
_ Je ne crois pas que tu sois bien placée pour parler de ça Noréla. M'avait alors fait remarquer Zenkô. Écoute... Je t'adore et je ne veux pas me fâcher avec toi, alors, je vais retrouver Hinako et toi, tu vas te calmer et réfléchir à ce que je viens de te dire. Je sais que tu comprendras.
Et il était parti.
J'étais restée hors de moi, les sourcils froncés et mon cœur ne ralentissait pas son rythme cardiaque. Je n'arrivais pas à y croire ! Que je comprenne ? Mais comprendre quoi ? Que j'étais une égoïste mal placée pour avouer mes pensées ? Alors quoi ? Parce que j'étais une personne qui n'avait pas fait part de ses souffrances aux personnes qui l'entouraient, je n'avais pas le droit d'énoncer mes façons de penser sur ce que se faisait subir Hinako ?
Je ne comprenais pas. Que me reprochait-il au juste ?! Malgré mes malheurs, je ne me faisais pas du mal dans l'espérance que ça ressoude le problème ! A la différence d'Hinako, moi, je n'étais pas entourée avant que Zenkô et elle débarquent dans ma vie ! J'étais même la rejetée. Raison pour laquelle je ne parlais à personne. Alors pourquoi Zenkô cherchait-il à me mettre dans le rôle de la méchante incompréhensive ? Cela n'avait aucun sens.
Ma respiration était rapide et mes tremblements apparaissaient, certes doucement, mais ils étaient là. Je n'arrivais pas à me calmer...
Est-ce que par hasard, Zenkô aurait raison ? Était-ce pour cette raison que je me rendais malade au point d'en trembler ? Accepte tes erreurs Noréla. D'accord, admettons que j'avais tort... Pourquoi ? Cherche. Le fait que moi non plus je n'ai parlé à personne de mes problèmes parce que personne ne voulait de moi n'est qu'une excuse. Continue de chercher. Oui, c'était vrai ! Ce jour là, à l'infirmerie avec Hinako, lorsqu'elle a découvert mon bleu sur le ventre, j'aurais très bien pu lui déclarer mes soucis. Mais tu ne l'as pas fait. Pourquoi ? Parce que tu ne le voulais pas. Ça n'a pas de sens. Bien sûr que si, réfléchis ! Je ne voulais pas lui en parler, parce que je n'en avais pas envie. Voilà.
Soudain, j'avais réalisé j'étais redevenue très calme, mon regard posé dans le vide, perdue dans mes pensée.
Je venais d'admettre que j'avais réagi telle une égoïste. J'avais eu tort. Bien que je gardais tout même mes avis... Quelque part, je ne comprenais toujours pas pourquoi je devais me justifier sur ma réaction. Pour moi, elle avait été normale...
J'avais longuement inspiré l'air frais avant de retourner dans l'hôpital afin de présenter mes excuses.
J'avais retrouvé Zenkô et Hinako dans ma chambre. Ils me regardaient fixement et je sentais la gêne monter en moi. J'avais horreur de ça : m'excuser. Surtout lorsque je n'arrivais pas complètement à admettre que j'avais eu tort :
_ Hina', excuse moi pour ma réaction de tout-à-l'heure, j'avais alors lancé les yeux rivés sur le sol.
J'avais eu peur qu'elle ne m'ignore ou encore qu'elle ne me dise qu'elle n'acceptait pas mes excuses en entendant le silence lourd s'installer dans la salle. Mais, avec une légère hésitation et une voix tremblotante, elle avait déclaré :
_ Je ne t'en veux pas...
_ Eh bien les filles, tout s'arrange ! Avait sourit Zenkô.
J'avais souri avant d'ajouter sur le ton de l'incompréhension :
_ Je voudrais pas tout gâcher... Mais, qu'est-ce qui te pousse à agir de la sorte Hina' ?
_ Je... Je...
_ Est-ce par rapport à la soirée chez Zenkô ? Est-ce notre faute ?
_ Entre autres...
Aïe. Je n'aimais pas trop ça... D'accord, on avait déconné avec Zenkô ce soir la avant mon retour à l'hôpital mais, je pensais pas qu'elle prendrait ça au sérieux... Surtout que... Elle ne savait pas ce qu'il c'était passé après son départ pressé...
A SUIVRE
... J'avoue que, finalement, il est pas très très long... Enfin, j'espère que ça ne vous dérange pas trop quand même et que vous avez aimé ! :) Dites moi tout : j'ai hâte de savoir vos avis~ Dites moi ce que vous imaginez pour la suite :D Je vous remercie d'avance et je remercie infiniment votre gentillesse, vos encouragements... Bref, tout ! Je vous remercie pour TOUT ! (aussi, si, comme toujours, vous voyez des fautes : n'hésitez pas à m'en faire part ! Je relis tellement de fois mes chapitres avant de les poster que je finis par ne plus voir mes propres âneries ! Merci !)
