Hey,

Désolée du long, long, long retard. J'ai mis beaucoup de temps à écrire cette suite, je n'étais jamais satisfaite. Brefouille, j'espère que vous aimerez. Je ne suis pas entièrement sûre qu'elle soit bien, mais bon, je n'ai que ça et puis… Je ne pourrai pas faire mieux x) Du coup cette fois-ci c'est plus centré sur la fascination et l'amour que Lys porte à City.

Et comme d'habitude, j'ai galéré pendant une heure pour publier… Désolée des fautes par avance, je suis une flemmarde.

MANGEZ DES POMMES !

Folite.

Réponse aux reviews :

Je crois t'avoir répondu par MP, non Leah-HG ?

Merci beaucoup SombralGryffondor ! Je suis super contente que tu aimes, j'espère que tu aimeras toujours cette suite un peu différente !

II. On aurait pu y croire.

Pages : 6. Taille : 11. Mots : 3 291.

Je veux apprendre à vivre.

Pour ça, il faut que tu saches survivre.

Je soupire. La porte s'ouvre dans un grincement. Inspire. Expire. Comment tu fais ? Comment peux-tu te lever chaque jour, te dire chaque soir que demain sera ce même recommencement ? Comment peux-tu te supporter ? Comment peux-tu ne pas briser ton miroir à chaque fois que tu t'y contemples ? Comment peux-tu accepter l'idée de tuer ? Je suis désolée, je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Je n'ai plus cette rage de vaincre, cette vague de haine déferlante. Aujourd'hui, je n'aspire qu'à une vie normale. Une vie sans la guerre, sans les morts, sans tout ça. Je ne veux plus de cette vie, je ne veux plus de… De ça ! Ça me ronge de l'intérieur, ça m'empoisonne l'existence, ça m'empêche d'avancer. Et elle frappe encore et encore, cette foutue guerre. Chaque coup me rend plus faible, chaque larme versée la rend plus forte. Je me sens si faible, si misérable. Comment fais-tu ? Comment peux-tu continuer à te battre sans jamais baisser les bras ? Inspire. Expire. Je secoue mes bras mollement et sautille un peu sur place, comme le faisait les athlètes sur les films d'histoire. Je mets un pied dehors, puis un autre. C'est la première fois depuis tant de temps que je ne sors pas en courant, sans me dépêcher. J'entends des explosions au loin, j'essaie de ne pas observer le décor qui m'entoure. Ne pas voir ces corps. Ne pas voir le sang. Ne pas voir les débris. Inspire. Expire. Je me remémore une chanson que ma grand-mère passait parfois sur un ancien disque, elle en avait hérité. Elle date de la Seconde Guerre Mondiale, diantre que ça paraît loin ! Tout plutôt que d'entendre les cris, les hurlements. Tout plutôt que d'entendre les supplications.

Si tu n'étais pas là, qu'est-ce que je deviendrais moi ?

Tu serais autonome.

J'avance lentement. Prudemment. Je longe les murs avec discrétion, comme j'ai toujours su le faire : invisibilité. Sinon je devrais tuer, et je ne m'en sens pas capable. J'ai toujours haï le corps à corps. Mais comment peux-tu supporter de voir la flamme de la supplication et du désespoir dans les yeux de ton adversaire, de celui qui a parfois été ton camarade de classe ? Je m'appuie quelques secondes près de l'ancienne usine, une cavalerie passe près de moi, je suis cachée par l'ombre d'un obus. Inspire. Expire. L'un des soldats traine un prisonnier. Je le connais, c'était le boulanger. Il m'offrait toujours des bonbons lorsque j'étais petite. Je sais ce qui l'attend. Il est le fameux élu du jour, celui qui est exécuté face aux écrans de télévision, comme exemple aux autres districts. Mais pourquoi nous ?! Les drones sont partout. Ils filment chaque minute, chaque seconde de cette guerre et les rediffusent en direct au Capitole. C'est un peu comme un jeu mais je sais qu'au fond c'est bien plus : c'est l'étalage du pouvoir du Capitole, ils peuvent tout nous faire faire. Ils sont capables de tout. Nous tuer. Nous détruire. C'est là-bas qu'ils choisissent qui meurt et qui survit. Pourquoi suis-je encore là ? J'aimerais te dire que c'est pour toi, parce que j'ai un instinct de survie surdéveloppé mais non, c'est parce qu'ils l'ont choisi. Pauvre enfant née le jour de la déclaration de guerre, pauvre martyre du Capitole ! Que nenni, les gens me haïssent. Comme-si c'était de ma faute. Mais je me plais à croire en mes illusions : que quelqu'un croit en moi quelque part. Je sais déjà qu'il y a toi. Et ça m'est déjà cher. Je vie chaque jour avec la peur de te perdre, ce n'est pas pour toi que je survie certes, mais c'est pour toi que je retourne me battre. Pour toi et tous ceux qui sont morts pour cette noble cause qu'est l'envie de liberté. La soif de vengeance. Si je ne peux pas survivre à cette guerre, car je n'y survivrai pas de cela je suis certaine, je ne connaîtrai jamais ce monde idyllique que sera l'après-guerre, je peux au moins essayer de te sauver. Non, je vais te sauver. Tu dois vivre. Le monde sans toi ressemble à une terre terne. Ca me parait impossible. Ce serait la fin de tout ordre, de toute raison. Rien n'avancerait correctement, ce serait l'anarchie. Tout se stopperait, tout s'éclaterait. Rien n'aurait plus d'importance, l'essence même de nos existences aurait disparu, c'est totalement invraisemblable ! L'idée même de ta mort est improbable, irréelle ! Ce n'est que spéculation farfelue, comment pourrais-tu, toi le survivant et héro par excellent, venir à mourir ? Cette pensée absurde en devient même sarcastique, telle une mauvaise blague. Tu ne peux pas disparaître, c'est illogique. Pourquoi dieu, si il existe une personne encore assez sobre là-haut, ferait disparaitre la lumière de notre univers ? Pourquoi s'embêterait-il à nous détruire ainsi alors que le Capitole le fait très bien tout seul ? Ce serait contre-nature, extraordinairement sadique. Qui pourrait avoir assez de hargne, de haine du e notre District pour nous ôter ce point de repère extrêmement important ? Ou alors peut-être est-ce moi qui aie besoin de toi à un point vital, qui ne puis pas se passer de toi au risque de ne pas y survivre ? Peut-être est-ce moi qui enjolive ta situation, qui se refuse à croire à toi comme un simple mortel pour ne pas perdre la raison ? Pour ne pas virer folle ? J'ai besoin de toi. Tu dois rester là. Pour moi. Je me battrai, pour t'assurer cette vie paisible dans un futur. Tu vivras ce pourquoi tu as accepté de laisser entrer la guerre chez toi : ta liberté.

Tu n'es rien sans moi.

Je suis vide avec toi.

Je rabats ma capuche et me mets à courir pour rattraper la ruelle d'en face. Je regarde le boulanger et la brigade tourner au coin de l'avenue, je cligne des yeux, larmoyante. Qui se sera ensuite ? Quand viendra notre tour ? Est-ce qu'un jour le supplice prendra fin ? Perdue dans mes pensées contradictoires, je n'entendis pas le soldat arriver. Par contre, je sentis fort bien le craquement qu'émis ma rotule lorsqu'il faucha ma jambe. Je m'étale de tout mon long à même le sol souillé. Je grince des dents et me retourne, flanquant mon poing dans le ventre de mon agresseur. Il pointe son arme sur ma tempe, s'accroupissant devant moi. Je relève le menton, arrogante. Il se colle contre moi m'aplatissant sur le sol et me susurre des mots qui n'ont rien de doux à l'oreille, je ravale l'envie de lui cracher à la figure. Les gars comme lui m'horripilent. Nombre de femme ont été violées durant cette guerre par des soldats du Capitole. Je ne serai pas la suivante sur la liste, jamais. Je ferme les yeux, attendant qu'il appuie sur la gâchette. Il bloque mes genoux de ses hanches, ma tête touche la dalle. Je suffoque, qu'est-ce qu'il est lourd ! J'entends un bruit sonore, voilà ma dernière pensée aura été que ce balourd m'étouffait. J'aurai raté ma vie jusqu'au bout !

« Tu te relèves Lys ? »

J'ouvre soudainement les yeux. Pourquoi j'entends ta voix du Paradis ? Tu es là. Tu es là devant moi. J'oublie toute interrogation, j'oublie même que le corps du vieux lourdaud nous sépare. Ce qui fait donc que je tombe en voulant me jeter dans tes bras.

« Merci. »

Tu m'as sauvé. Encore une fois.

Si on avait rêvé un peu plus…

Alors on se serait perdu.

On s'est vu avant-hier ? Tu t'en souviens n'est-ce pas ? Oui évidemment que tu t'en souviens, tu te rappelles toujours des nuits mémorables. C'était bien cette nuit-là, on aurait presque cru que rien n'existait, que tout n'avait été qu'illusion, que triste démence. Oui, décidément c'était bien cette nuit-là, il n'y avait que toi, moi et la lune qui observait nos ébats. J'aurais voulu resté terrée dans tes bras pour plusieurs éternités, j'aurais voulu que tout s'arrête. Tu te souviens n'est-ce pas ? Bien sûr que tu te souviens, les retrouvailles sont quelque chose d'extraordinaire.

Aujourd'hui je t'observe. Tu es monté sur une estrade improvisée, une petite assemblée de rebelles est postée devant toi. Tu leurs expliques de ta voix de ténor, le plan de jour. Tu ne dis pas que vous allez gagner, tu ne clôtures pas par une promesse de vengeance. Non, jamais. Ce serait leurs mentir que de dire que ce soir ils reverront leurs familles auprès d'une soupe chaude. Certains ne reviendront pas. Tu avales une gorgée de je-ne-sais quel alcool fort, de l'eau de vie peut-être ? Autrefois je t'aurais réprimandé : boire c'est mauvais. Aujourd'hui, je te pique ta bouteille. Autrefois je t'aurais aidée à faire ton discours. Aujourd'hui je me contente de me promettre de te garder en vie. Eternellement. Autrefois je n'aurais pas pleuré dans tes bras, aujourd'hui non plus.

Pleurer c'est pour les faibles. Et nous sommes forts, nous.

Je te prends la main. Je sens le pistolet qui pèse soudainement lourd contre ma hanche. Je plonge mon regard dans le tien, la boule au ventre. J'ai presque envie de vomir. J'aurais pu être une battante comme autrefois, j'aurais pu tuer par esprit de vengeance, j'aurais pu hurler ma haine. Mais je ne le fais pas, la peur me hante. Je suis résignée : on va tous crever. A part toi bien sûr, toi je te sauverais.

Je sens un drone filer au-dessus de nos têtes. On s'éparpille tous, pris de panique par apparence, mais en fait superbement bien organisé. Tout du moins c'est ce que j'essaie de me dire, je n'ai rien écouté du plan. Tu me traines à travers les allées. Nous croisons une troupe. Ils nous poursuivent, merde. C'est toujours sur nous que ça tombe. Egoïsme. Tu me lances en avant, me faisant trébucher. Je glisse derrière une caisse en bois, ravalant mon hurlement. J'entends des cris derrières moi, où es-tu ? On me frappe à l'arrière du crâne. Ma tête tape contre une pierre et je ferme les yeux. Je me recroqueville sur moi-même, où es-tu ? J'entends des cris, l'odeur du sang parvient à mes narines. Expire. Inspire. Je bats des cils et me relève lentement. Il y a des corps autour de moi, l'odeur est insupportable. Je boitille au milieu des flaques et corps. Combien y en-a-t-il ? Trois ? Quatre ? Sept ? Je ne sais pas, ma vue se trouble. L'odeur emprisonne ma poitrine. Je tombe à genoux, éclaboussant mon jean de sang. Je vomis. Où es-tu ? Que s'est-il passé ? Je n'arrive pas à comprendre, tout a été si vite. On s'est fait attaquer, de cela je suis certaine. Tu m'as poussé, quelqu'un m'a frappé, sans doute pensant m'avoir tué. Puis… Puis voilà. Ai-je été inconsciente ? Expire. Inspire. Les larmes me montent aux yeux, mon estomac se révulse. Je recommence à vomir. Mes mains tremblent, je tressaille. Il ne faut pas que je reste ici, je le sais. Je me relève titubante. J'avance à travers les ruelles, incapable de penser correctement. Où es-tu ? Du sang sèche sur mon crâne, m'aplatissant les cheveux. J'en ai partout, sur le ventre, les mains, le visage, les jambes. J'empeste cette espèce d'odeur de rouille. Mes yeux sont baignés de larmes, je ne comprends plus rien. Je craque. Où es-tu ? Je hurle ton nom. Il résonne en écho. J'entends des explosions mais je ne perçois plus rien. Une ombre s'approche de moi. Expire. Inspire.

Dis-moi que tu m'aimes.

Tu es toutes mes éternités.

Qu'est-ce qui nous a perdus ? Un défaut de prudent ? La panique ? Cet homme qui a hurlé ? Je ne sais pas, c'est trop pour moi. Ça devient dérisoire. Tout ce que je désire c'est te retrouver. L'ombre me poursuit, je n'entends pas ce qu'elle me hurle : je cours. J'évite habilement les lieux habituels de carnages et me précipite chez moi. Je ferme la porte à double tour. C'est inutile je le sais bien, les fenêtres ont été brisé. La silhouette est toujours là, elle frappe à la porte. Je calcule rapidement, j'ai à peu près trente secondes avant qu'elle ne fasse le tour de la maison et qu'elle ne se décide à détruire les planches en bois moisis qui comblent les fenêtres. Je me précipite à l'étage. J'enlève une photo de nous deux et la glisse dans ma poche arrière avec mon passeport. J'ajuste ma montre sur mon poignet et me glisse à ma fenêtre. J'atterris sur le sol en douceur. Ah la bonne blague ! Non je m'éclate par terre, mon nez se met à saigner. Par tous les saints, qu'est-ce que ça fait mal ! Il n'y a plus qu'à espérer qu'il ne soit pas cassé. Je n'y réfléchis plus et me mets à courir, je dois aller chez toi, tu y es surement. Non attends, tu m'avais dit une chose. Une chose très importante j'en suis certaine. Un lieu de rendez-vous quelque part. Mais où ? Je m'arrête dans un angle de rue et me plaque contre un mur. Expire. Inspire. Ça ne peut pas être bien compliqué. Quand les choses tournent mal, on doit se rejoindre… On doit se rejoindre…

J'entends des pas, je sursaute et fais volteface. La silhouette est à ma poursuite. Je pousse un glapissement tout à fait pitoyable et me remets à courir. Elle veut me tuer. Elle va me tuer. Je vais mourir. Oh mon dieu. Non, non, non, non. J'ai beau en parler comme de la pluie et du beau temps, je ne suis pas du tout d'accord pour mourir aujourd'hui ! J'ai encore des choses à faire ! Je… Je n'ai pas réparé mon nez par exemple. Mais où es-tu quand on a besoin de toi parbleu !

Je m'enfonce dans l'ancienne boutique de vêtement, ma mère m'y trainait souvent. J'ai détesté ça jusqu'au jour où j'ai découvert qu'on pouvait y manger. Mais où es-tu ? Je monte à l'étage. Je ne crois pas que mon assaillant m'est suivi. Je me laisse glisser contre un mur en voie de décomposition. J'enfonce ma tête entre mes genoux et ferme les yeux. Le vent fait claquer les volets brisés. Je sanglote. Mais où es-tu ? Je perds tous mes moyens. Tout devient beaucoup trop compliqué, je savais que j'aurais dû rester allonger dans mon lit, j'y étais très bien à attendre que la mort me cueille. Maintenant c'est de nouveau l'anarchie en moi, je dois te retrouver, je suis poursuivie par une silhouette qui veut me tuer, je ne veux plus mourir et je ressens la faim ! J'ai juste envie d'une gaufre. Juste ça. Du sucre et de la chaleur. C'est tout… J'ai besoin de ça. Je ne veux pas de tout ça ! J'en ai plus que marre ! Tout devient trop difficile, trop amer, trop douloureux !

Je craque.

Tu pleureras demain.

Répète-moi ça tous les jours s'il te plaît.

Le parquet craque. Il y a quelqu'un. Il y a quelqu'un. S'il y a quelqu'un là-haut, s'il vous plaît faites que ce soit toi. Toi et pas la silhouette. S'il vous plaît. Je vous en supplie. Je ne relève pas la tête. Je garde les yeux fermés, on me tire les cheveux et on me traine sur le sol. Je me relève tant bien que mal, les paupières closes. On m'attrape les poignets et on me les attache. On me bande les yeux. On me fait dévaler les escaliers à la va-vite si bien que je me foule la cheville et m'éclate la lèvre inférieur en bas de l'escalier. C'est décidé, si je finis la journée, ce sera défigurée.

On me traîne sur de longs mètres, j'essaye de me souvenir des rues et d'où on tourne, mais ma mémoire défaille. Etait-ce à droite ou à gauche ? Je ne sais plus, je serais incapable de me situer dans ma propre maison ! On m'assoit de force sur une chaise en bois et on m'enlève le bandeau. Je suis dans une pièce sombre, c'est l'ancienne prison. D'autres personnes sont là aussi, elles sont trois : trois gaillards qui donneraient la frousse à un champion de boxe. Expire. Inspire. Je vais mourir. Je le sais. Je le sens. Mais où es-tu ? Ok, saches une chose : je t'aime.

Notre relation est vouée à l'échec.

J'ai toujours aimé les défis.

Le noir place son visage en face du mien, il a de grands cils turquoise et des lèvres violettes. Sympa comme dernières visions, j'hésite presque à fermer mes yeux là.

« Qui est le meneur ? »

Il parle de toi. J'aurais dû m'en douter. Je dois te protéger, mais je n'arrive pas à trouver un plan. Comment puis-je te protéger alors que je n'arrive pas à le faire moi-même ? C'est un casse-tête. Ou alors je suis juste stupide, tu trouverais une solution toi. Mais où es-tu ?

« Je ne sais pas… M'exclamai-je d'une voix faible. »

J'imagine que j'aurais dû m'attendre à la droite qui suivie. Ce qui n'empêcha absolument pas ma chaise de basculer en arrière et mon crâne de frapper contre le sol. Ma vision se trouble.

« Tu mens ! S'écrie un second. Dis-nous !

-Je ne sais pas je vous dis ! M'écriai-je d'une voix aigüe. »

On me relève et on me refrappe. Cette fois-ci j'y suis préparée, mais ça fait toujours aussi mal. Le sang se propage entre mes lèvres, je crache. Au moins je suis sûre d'une chose : mon nez est bel et bien brisé.

« Dis-le nous ou on tue toute ta famille ! Hurla le troisième. »

Le silence s'installe, ils croient m'avoir eu. Ils croient que j'hésite, que je vais flancher. Je sens leur satisfaction. Mais j'éclate de rire. C'est un rire sans joie, juste du sadisme pur, de la folie. Ça me soulage comme ça me fait peur, je ne me pensais pas capable de rire ainsi, de connaître un tel mépris pour la mort.

« Qu'est-ce qui te fait rire ?!

-On les tuera tous ! »

Je les regarde, dédaigneuse.

« Vous ne tuerez personnes. Ils le sont déjà. »

Ils semblent s'apercevoir de leurs erreurs, enfin je crois.

« Il y a bien quelqu'un qui compte pour toi non ? »

Oui toi. Toi et toi seul. Mais je ne leurs dirai jamais ça, il n'y a pas même un éclat de peur qui traverse mes pupilles, je n'ai pas peur de la mort. Tant que je peux te protéger, je le ferai. Ce n'est pas du sacrifice, c'est de l'égoïsme. Celui qui meurt pour l'autre est égoïste, il n'aura pas à supporter la perte de l'être cher.

« Non. Je suis la meneuse. Aucune attache. Aucun problème. Juste la vengeance. »

Je bascule de nouveau en arrière sous la force du coup. La silhouette s'avance à l'arrière.

Je vais mourir.

A suivre…

(Un review et à dans un an xS)

(LES REVIEWS : pas besoin de s'inscrire ni rien juste en rappel aux novices xD)