Bulma atterri devant la capsule corp et sentit une très grande lassitude l'envahir, lorsqu'elle pénétra dans le salon Végéta était déjà là assis sur le canapé, bras croisés, yeux clos, il semblait réfléchir. Bulma se rappela alors qu'elle n'avait toujours pas fini de réparer la salle de gravité et que le saïyen était donc au « chômage technique ». Elle se laissa tomber sur le canapé à côtés de lui et sans réfléchir posa sa tête sur l'épaule du prince. Il sursauta et se leva prestement mais avant qu'il réussisse à s'éloigner Bulma le retint par la main. La terrienne s'attendait à une salve d'insulte, une vague de rage dévastatrice, mais, non, il regardait juste sa main dans celle de Bulma, plus surpris qu'en colère.

- Restes avec moi..., chuchota la jeune femme ses yeux bleus océans suppliant le prince, s'il te plaît...ajouta-t-elle du bout des lèvres

Une nouvelle fois il la regarda interloqué, ne sachant visiblement pas quoi faire, tiraillé entre une pressante envie de s'enfuit très loin et celle de rester, un peu. Comme il n'avait toujours pas retiré sa main, Bulma en profita pour resserrer un peu sa prise et tira légèrement sur le bras du prince pour l'inciter à s'asseoir. Gêné, le saïyen se rassit, un peu raide, sur le sofa, sa main prisonnière de celle de la jeune femme qui recommença à sangloter silencieusement

- Tu veux pas arrêter de pleurer...c'est chiant...,grogna-t-il,

Bulma ne répondit pas mais il vit qu'elle faisait des efforts pour se calmer, elle se mordait la lèvre inférieure comme dans la salle de gravité.

- Te fait pas mal non plus..., soupira le saïyen, ce serait stupide...d'ailleurs pourquoi tu pleurniche pour cette larve ? Je ne comprendrait jamais les humains !

Bulma regarda le saïyen et éclata de rire.

- Qu'est ce que j'ai dit de drôle? S'offusqua le prince en regardant Bulma pouffer.

La jeune terrienne était maintenant à cheval entre le rire et les larmes et, Végéta, lui, ne trouvait pas du tout la plaisanterie à son goût. Il retira prestement sa main de celle de Bulma et se leva excédé avant de se diriger vers l'escalier mais Bulma se jeta sur lui pour le retenir.

- NON! Pars pas! Je suis désolée! C'est la façon dont tu as décrit Yamcha! Ça ma fait rire! Restes! Restes avec moi! Me laisses pas toute seule!

Elle se remit à pleurer et posa sa tête contre le dos du saïyen, celui-ci, gêné, n'osait plus faire un seul mouvement, il se raidit lorsqu'il sentit les bras de la jeune femme se refermer autour de son torse.

- C'est bon! Concéda-t-il en soupirant, Je reste! Mais arrête de chialer ! Ajouta-t-il d'un ton sec

Il sentit l'étreinte de Bulma se desserrer. Elle s'éloigna et s'écroula à nouveau sur le canapé entourant ses genoux de ses bras avant d'y enfouir son visage. Le prince saïyen observa un moment le corps de la jeune femme secoué de sanglot. Il secoua la tête comme pour se convaincre qu'il ne rêvait pas et vint s'asseoir prés de Bulma et posa sa main sur son épaule. Elle leva les yeux vers lui, son regard océan noyé par les larmes silencieuses. Se redressant un peu plus, elle rapprocha son visage de celui du saïyen, passa ses bras autour de son cou, le regard toujours plongé dans ses yeux noirs. L'héritière Brief se serra un peu plus contre le prince, Végéta ne semblait pas comprendre ce qu'elle faisait mais, au moment ou elle allait poser ses lèvres sur les siennes il la repoussa fermement.

- Je peux savoir ce qui te prend! cingla-t-il Ne t'avise plus jamais de recommencer! Ajouta-t-il prestement avant de quitter la pièce sans laisser le temps à Bulma de répondre.

Elle le regarda sortir et sourit. J'y était presque!

Bulma poussa un juron. Sa nouvelle invention ne fonctionnait toujours pas et menaçait pour la énième fois de tomber en miette.

Je suis pas en état de travailler! Se morigéna-t-elle, Mais qu'est ce qui m'a pris hier soir? J'ai faillit embrasser Végéta! Y'a des jours ou je me comprend pas! Je me met dans tout mes états pour ce crétin de Yamcha et 20 minutes plus tard je saute sur ce macho rustre et primaire!

Elle laissa tomber ses outil en lâchant qu'elle n'arriverai à rien aujourd'hui. Elle sortit de son laboratoire, le soleil brillait. la jeune femme remonta dans sa chambre et se mit en maillot de bain, quelques minutes plus tard, elle se prélassait au bord de la piscine. Elle fut vite rejoint par sa mère ce qui étonna Bulma.

- Tu ne cuisine pas? Tu t'est enfin aperçu que Végéta n'est qu'un ventre à patte ingrat, malpoli machiste par dessus le marché ? Demanda-t-elle goguenarde

- Non, il est partit très tôt ce matin! Répondit simplement Bunny en s'allongeant sur un transat

Bulma se redressa d'un bond.

- Comment ça partit ? Mais où ? Demanda-t-elle abasourdie

- T'inquiéterais tu pour l'« ingrat, malpoli et machiste »?! Il s'est passé quelque chose entre vous? Et Yamcha? Vous n'êtes plus ensemble ?

- YAMCHA N'EST QU'UN ENFOIRÉ! IL ME TROMPAIT AVEC UNE BLONDASSE EN STRING! ET IL NE S'EST RIEN PASSE ENTRE CE SAIYEN ET MOI! Hurla Bulma excédée

Elle se leva irritée et regagna sa chambre.

- Mais pourquoi est ce qu'il est partit? Ça l'a dérangé à ce point que j'essaye de l'embrasser? Je suis vraiment trop bête! Ragea-t-elle contre elle même

Elle entendit la sonnette de le porte d'entrée retentir et sentit une vague d'espoir l'envahir

- C'est lui? Non...il a le code de l'entrée...

- Chérie ! C'est Yamcha ! Signala sa mère dans l'interphone

- Qu'est ce qu'il vient faire ici lui ?

Elle eut sa réponse lorsque le jeune homme vint frapper à sa porte!

- BULMA OUVRE MOI! LAISSE MOI AU MOINS M'EXPLIQUER!

Bulma soupira, expliquer quoi ? Je t'ai tout simplement surpris pendant que tu embrassais une autre femme! Il n'y a rien a expliquer...

Elle ouvrit la porte et laissa son ex petit ami entrer mais quand il tenta de la prendre dans ses bras elle le repoussa fermement.

- Bulma ça arrive à tout le monde de faire des erreurs! J'en ai fait une! Gémit-t-il, Mais je te demande de me pardonner! Je ne suis qu'un homme! Et Marilyn...elle était l'image que je me faisais d'une femme parfaite physiquement, mais hier, je me suis rendu compte que c'est toi la femme parfaite! Celle que j'aime c'est toi Bulma.

- Te pardonner? Soupira Bulma, Désolé mais je ne peux pas...tu m'as brisé le cœur Yamcha ! J'ai souffert hier...pas seulement à cause de cette fille, mais aussi, parce que j'ai ouvert les yeux! Ça fait déjà longtemps que notre relation tourne en rond. Tout cela ne nous mène plus à rien...On se dispute sans arrêt...on couche ensemble pour faire semblant d'être réconcilié...Tu as brisé la dernière chose qui me retenait à toi...la confiance. De plus..je crois que moi aussi j'ai des sentiments pour un autre homme...Rejoins ta Marilyn, de toute façon ça n'as plus d'importance pour moi.

- On peux au moins rester amis! Tu ne crois pas? Pleurnicha Yamcha

- Non ! Répondit fermement l'héritière Brief en hochant la tête, du moins pas pour le moment, s'adoucit-t-elle, je crois que j'ai besoin de prendre mes distances vis à vis de toi, peut-être plus tard, quand on se seras stabilisé toi et moi. Mais pour le moment j'ai besoin d'être seule et de réfléchir.

- Je croyais que tu étais tombée amoureuse d'un autre! Pourtant jusqu'à hier on sortait toujours ensemble, cracha Yamcha en la pointant du doigt

- NE PREND PAS CE TON AVEC MOI! Répliqua immédiatement Bulma en hurlant, QUE JE SACHE C'EST TOI QUI M'A TROMPE! C'EST TOI QUI EST ALLE VOIR AILLEURS! ALORS NE VIENT PAS ME REPROCHER D'AVOIR CHERCHER LE RECONFORT AUPRES DE QUELQU'UN D'AUTRE! TU N'AS JAMAIS ETE REELMENT PRESENT POUR MOI! TOUJOURS A T'ENTRAINER A DROITE ET A GAUCHE! OU DU MOINS C'EST CE QUE TU PRETENDAIT FAIRE! RIEN NE ME DIT QUE TU NE COUCHAIT PAS AVEC D'AUTRE FILLES! QUI ME DIT QU'IL N'Y A EU QUE CETTE MARILYN? ALORS APRES TOUT CA NE CHERCHE PAS A ME FAIRE CULPABILISER POUR AVOIR DONNER MON COEUR A UN AUTRE! JE NE TE PERMET PAS DE DONNER TON AVIS SUR MA VIE AMOUREUSE! SAUTES TOUTES LES BLONDASSES QUE TU VEUX! MAIS NE VIENT SURTOUT PAS REPROCHER D'ETRE TOMBEE AMOUREUSE D'UN AUTRE! JE TE L'INTERDIT! MAINTENANT SORT DE MA CHAMBRE! SORT DE MA MAISON! ET SORT DE MA VIE!

Yamcha fut surpris par l'expression de haine qui se peignait sur le visage de Bulma, il ne l'avait jamais vue dans cet état, elle ne lui laissait pas le choix, il avait été trop loin et il s'en rendait compte trop tard. Le terrien sortit donc de la chambre et de la maison alors qu'il regagnait son propre appartement, il sentit les larmes couler sur ses joues, il avait définitivement perdu la meilleure chose qui lui soit jamais arrivé, au profit d'un autre. Son portable vibra dans sa poche. "Marilyn". Il décrocha.

- Oui ma belle qu'est ce que je peux faire pour toi? Répondit-t-il laconiquement

- Mon mari vient de partir pour 3 jours! Annonça la voix mutine de Marilyn, Tu me manques! T'est libre? On a fait livrer un nouveau jacuzzi! On pourrait le tester toi et moi, non ?

- J'arrive, souffla le jeune homme en raccrochant

Bulma soupira, allongée sur son lit elle pensait aux événements de la journée. Entre le départ de Végéta et sa rupture avec Yamcha, elle se sentit un peu bête et surtout très seule. Elle entendit soudain des pas pas dans le couloir, en sortant sur le pas de sa porte, pleine d'espoir elle eut juste le temps d'apercevoir le saïyen rentrer dans sa chambre

Au moins il est revenu! Se rassura-t-elle

Elle referma la porte, s'allongeât de nouveau sur son lit et, quelques minutes plus tard, elle dormait profondément.

Vers deux heures du matin, Végéta entendit du bruit dans le couloir. Il pensa que Bulma devait avoir faim et qu'elle descendait à la cuisine, mais, quelle ne fut pas sa surprise quand il vit la porte de sa chambre s'ouvrir sur l'héritière, en nuisette. Il ne fit pas un mouvement, observant la silhouette gracile de la jeune femme. elle vint s'asseoir sur le lit et s'allongea comme si de rien n'était. La jeune femme se rapprocha du prince, il s'écarta elle s'approcha encore, il s'écarta de nouveau mais cette fois ci, il tomba du lit. Le saïyen se releva prestement en grommelant.

- Non mais qu'est ce qui te prend? Cingla-t-il à l'attention de la squatteuse

- Bulma? Répéta-t-il intrigué devant l'absence de réponse

Végéta commençait à perdre patience, quand il ne reçut pas de réponse pour la deuxième fois, alors qu'il allait se mettre à crier, Bulma se mit à ronfler. Le saïyen réalisa alors qu'elle dormait et, comme elle n'avait pas l'air décider à bouger, et qu'il ne voulait pas la toucher, il s'assit par terre et la regarda dormir. Le rythme régulier de sa respiration montrait que la jeune femme dormait profondément et, sans s'en rendre compte il cala sa propre respiration sur celle de la terrienne et peu à peu il s'endormit à son tour.

Lorsqu'elle s'éveilla Bulma ne reconnu pas immédiatement l'endroit ou elle se trouvait.

Mais ou est ce que je suis?Paniqua-t-elle, C'est pas ma chambre!Mais c'est la chambre de Végéta! Constata-t-elle en se redressant, Comment je suis arrivée la? Et il est ou lui?Il doit être en train de s'entraîner, remarqua-t-elle en voyant que le réveil affichait déjà 10H30. Ça ne m'explique pas ce que je fais ici! Il m'a enlevé de ma chambre pendant que je dormais?

Des tas d'idée farfelue lui traversèrent l'esprit, mais aucune ne semblait réaliste, intriguée, elle se leva et regagna sa chambre pour s'habiller. L'héritière ne s'arrêta pas dans la cuisine pour manger quelque chose et se dirigea directement vers la salle de gravité. Le dispositif de sécurité lui indiqua que la gravité était maintenue à un niveau normal, en pénétrant dans la salle d'entraînement elle vit Végéta allongé sur le dos, les yeux fermés.

Mon dieu! Il est mort?

Elle courut vers lui et tomba à genoux à côté du corps immobile du saïyen. Mais en regardant bien elle s'aperçut qu'il respirait de façon régulière.

Il dort! Il dort dans la salle de gravité! Je me retrouve dans son lit et il dort dans la salle d'entraînement...Qu'est ce qu'il est beau quand il dort...j'ai envie de l'embrasser! Après tout il dort!

Elle se pencha sur le visage du saïyen, et, au moment ou elle posait ses lèvres sur les siennes, il ouvrit les yeux. Bulma crut qu'il allait la repousser violemment, ou pire la brûler vive, mais, au contraire, il semblait apprécier le baiser. L'héritière, elle, était aux anges.

Je pourrais rester collée à ses lèvres pendant des siècles!jubila-t-elle sentant son petit cœur faire des bonds dans sa poitrine

Mais le saïyen mit fin au baiser en se redressant sur ses coudes.

Non! C'est déjà fini? Ragea-t-elle quand leurs lèvres se séparèrent

Mais, à la grand surprise et pour le plus grand bonheur de Bulma il la tira à nouveau vers lui pour un nouveau baiser beaucoup plus passionné. Elle se serra contre lui, et, avant même de s'en rendre compte, elle se trouvait à nouveau dans la chambre du saïyen.

J'ai réussi ! Se félicita-t-elle