Bulma avait du accepter la réalité, elle attendait un enfant et l'identité du père ne faisait aucun doute. Encore sous le choc de la nouvelle Bulma avait eu du mal a savoir si elle était ravie ou dévastée. Mais, après réflexion, l'héritière avait opté pour le bon côté des choses. Sa seule crainte était que le prince ne revienne pas et que son enfant grandisse sans père ou alors avec un homme qui ne saurait pas l'élever correctement. Tu est l'enfant d'un prince tout de même! Tu ne peux pas être élevé comme n'importe qui! Je suis sure que ton père aurait plein de chose à t'apprendre! Comment te battre tout d'abord! Et sûrement d'autres choses de prince. Bulma sourit, depuis qu'elle savait qu'elle était enceinte elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer son enfant, sa famille, sa vie. Bien sur, Végéta lui manquait, vivre une grossesse seule n'était pas vraiment ce qu'elle avait planifié au départ mais elle devait faire avec. Tout en caressant son ventre qui n'était pas encore rond, elle chuchotait:

-Il reviendra! Je te le promet! Il reviendra au moins pour toi!

Son téléphone portable sonna, Bulma n'avait pas vraiment envie de décrocher, une infirmière indiscrète à l'hôpital n'avait rien trouvé de mieux que de balancer à la presse la nouvelle de sa grossesse, depuis les journalistes ne cessait de l'appeler pour la questionner sur le père potentiel de l'enfant. C'est sur que je me vois tout a fait leur répondre « Je suis enceinte d'un prince alien déchu que j'hébergeais chez moi parce que sa planète a explosé!». La jeune femme rit à cette pensée et éteignit son téléphone. Mieux valait laisser courir les rumeurs sur le père de son enfant. Bulma était convaincue que si le prince revenait un jour, il n'apprécierait sûrement pas d'être harcelé par des paparazzis.

Un autre téléphone sonna, ce numéro là seule quelques personnes le possédait dont son obstétricien. En effet, le médecin suivait consciencieusement la grossesse de Bulma, la jeune femme était de plus en plus faible et le fœtus drainait toutes ses forces. Elle avait beau se bourrer de vitamines et autre complément alimentaire rien n'y faisait. Je devrais appeler Chi-chi pour savoir comment cela s'est passé pour elle. Après tout, elle aussi elle a eu un enfant avec un saiyen! Elle ne va pas me regarder bizarrement!. Bulma se saisit de son téléphone personnel et appela C hi-chi.

- Allo? Bulma?

- Elle même! Qui veut tu que ce soit?

- Je ne sais pas, avoua madame San, alors comment ça va? Pas trop secouée?

- Très fatiguée en fait, souffla Bulma, J'ai finis par m'habituer à l'idée d'être enceinte de Végéta mais cette mini crevette me bouffe mon énergie! Je vomis encore tout les matins et le reste du temps je ne peux pas m'empêcher de manger. Comment tu as fait toi?

- Je sais ce que c'est. Quand j'attendais Sangohan j'avais l'impression qu'on me pompait de l'énergie en permanence. Je crois que c'est du a la constitution même des saïyens. Au bout de quatre mois, Gohan avait la taille d'un bébé de 7 mois. Je crois qu'ils se développent plus vite, mon obstétricien n'en revenait pas! Gohan est né à 7 mois de grossesse seulement, et il était déjà plus gros qu'un bébé humain normal si je puis dire.

- Quoi tu veut dire qu'être enceinte d'un alien ce n'est pas normal? Plaisanta Bulma,

- Je préfère le terme non-terrien, et non ce n'est pas courant en effet, dit chichi en riant, pour tes soucis, je prenais une tisane à base de plante tout les matins afin d'éviter les vomissements et je me suis obligée a manger en petite quantité mais de façon régulière plusieurs fois dans la journée et même la nuit, à partir de là ça allait déjà beaucoup mieux. Mais ce que je te conseille par dessus tout c'est du repos! Beaucoup de repos!

- Je suis à la tête de la plus grosse entreprise du monde! Comment veux-tu que je me repose! Je dois y aller j'ai une réunion très importante dans 20minutes. Je vous embrasse.

-Au revoir Bulma, fais attention à toi surtout!

Elles raccrochèrent. Bulma soupira, se reposer elle en était incapable, elle avait du laisser les rênes de la société à ses vices-présidents pendant ses petites vacances à la campagne et cela ne lui avait pas particulièrement plut. En effet, les deux hommes avaient semblé réticent à l'idée de la voir reprendre sa place, et la nouvelle de sa grossesse n'arrangeait pas les choses. Les deux hommes ne rêvaient que d'une chose c'est que l'héritière s'en aille et les laisse au pouvoir. Depuis plusieurs mois déjà, la société était victime d'espionnage industriel, les brevets tardaient à être accordés et les bénéfices semblaient diminuer chaque mois. Il y avait une taupe au sein de son conseil et Bulma voulait à tout prix découvrir qui avant d'envisager un congé de maternité.

Assisse à l'arrière de sa voiture de luxe, Bulma laissa son esprit vagabonder. Ou était le prince en ce moment? Pensait-il à elle? Comment allait-il prendre la nouvelle de ce bébé? Serait-il la pour elle? pour l'enfant? Quand allait-il revenir? Aucune de ses questions ne trouvait de réponse, anticiper les réactions du prince était aussi facile qu'arrêter un tsunami, tout bonnement impossible en réalité.

- Nous sommes arrivés Madame.

- Merci Erwin.

Bulma sortit de la berline et fut aussitôt assaillie par des photographes. En son for intérieur elle se remercia de toujours mettre un point d'honneur à sortir correctement habillée comme la femme d'affaire qu'elle était. Enserrée dans un tailleur haute couture de couleur crème elle se sentait plus amène de gérer les journalistes. Les questions fusaient de toutes parts, sur l'espionnage, le père du bébé, la crise économique, le prénom et le sexe du bébé, les soupçons de détournement de fonds, le bébé, le bébé, le bébé...Excédée Bulma se tourna vers l'assemblée et s'adressa aux journalistes.

- Mesdames, Messieurs, en ce qui concerne les problèmes actuels au sein de mon entreprise, je vous donne rendez-vous ce vendredi pour une conférence de presse ou je serrait ravie de répondre à toute vos questions. Concernant l'annonce récente de ma grossesse, cela concerne ma vie privée, et j'estime que le père de cet enfant à le droit de garder l'anonymat s'il le désire. Toute personne qui me poseras des questions au sujet de cette grossesse, de cet enfant ou de son père au cours de la conférence de presse se verra évacuer immédiatement. Et je ne répondrais pas non plus aux personnes qui auraient l'indélicatesse de me harceler au cours de mes sorties. J'espère avoir été claire et que vous me laisserez désormais gérer mes affaires personnelles et professionnelles comme je l'entend.

Sous l'air ahuri des journalistes, Bulma pénétra enfin à l'intérieur du building de la capsule corp. Lorsqu'elle pénétra dans la salle de réunion ses collaborateurs l'applaudir avec ferveur. Sa secrétaire lui apporta un café décaféiné et lui souffla a l'oreille

- Votre petit discours a fait son effet! Bravo Madame! Je vous ai fait un déca, la caféine ce n'est pas bon pour les enfants.

- Merci Maurine, pourriez vous m'apporter quelques gâteaux avec cela s'il vous plaît, avec toutes ces bêtises je n'ai pas eu le temps de petit déjeuner.

- Tout de suite Madame.

Bulma sourit à l'assemblée et la réunion put enfin débuter. Bulma était fière d'avoir su, une fois de plus, affronter les journalistes indiscret avec brio mais en elle même elle se dit que quelque fois, elle aurait préféré avoir un homme à ses côtés pour les affronter avec elle.

Deux mois était passés, enceinte de quatre mois, Bulma menait toujours sa vie d'une main de fer. Les conseils de Chi-Chi avaient été efficaces et elle pouvait désormais travailler toute la journée sans ressentir la moindre fatigue. Bulma avait l'impression que après avoir drainé son énergie, le bébé lui rendait maintenant tout le surplus qu'il avait accumulé, et l'héritière se surprenait à travailler jusqu'à tard dans la nuit et à ne dormir que quelques heures. Une vraie pile électrique. Végéta n'avait toujours pas montré le bout de son nez et Bulma commençait à croire qu'il ne reviendrait pas. Alors que cette triste pensée envahissait ses pensées le bébé lui donna un coup de pied. Je sais tu n'aimes pas que je sois défaitiste, tu est aussi caractériel que ton père!. Bulma se regarda dans la glace.

- he bien tu en prend de la place! Je ressemble à un montgolfière! Si je savais voler je saurais probablement arrêtée par l'armée de l'air en tant qu'ovni!

Un nouveau coup lui fit ravaler ses paroles. Je me bats avec un bébé qui n'est pas encore né! Vous le croyez ça? Après l'essayage infructueux de la moitié de son armoire Bulma se résigna et enfila un tunique et un pantalon de grossesse, envisagea les talons, se rappela que le poids du bébé la déséquilibrait, enfila des ballerines. En s'admirant de nouveau Bulma soupira, qui prendrait au sérieux une femme emballée dans du papier cadeau? Sa mère ne lui avait acheté que des vêtements rose et plein de froufrous ridicules. J'ai l'air d'un clown. Je dois vraiment m'acheter de nouveau vêtements. La jeune femme finit par trouver une tunique blanche plus appropriée pour le travail et enfila un blaser par dessus. Bon j'ai de suite l'air plus sérieuse, non mais sérieusement quelle présidente digne de ce nom se présenterait le matin habillée comme un bonbon de Noël? Elle attacha rapidement ses cheveux et descendit pour engloutir son petit déjeuner. Alors qu'elle avalait son quatrième bol de céréales son téléphone sonna.

- Oui docteur Goldstein? Que puis-je pour vous?

- Je voulais juste m'assurer que tout allait bien. Vos nausées?

- Envolées!

- Vous sentez vous en forme?

- Gonflée à bloc!

- Vous avez retrouver l'appétit?

- On peut dire ça, répondit Bulma en contemplant les bols entassés devant elle.

- J'aimerais vous faire une échographie de contrôle, quand êtes vous disponible?

- Voyez ça avec ma secrétaire elle seule connaît mon emploi du temps! Je serais perdue sans elle.

- Bien. Je vous dit a bientôt alors.

- Au revoir Docteur.

Bulma soupira, ce médecin ne la lâchait pas d'une semelle, elle le soupçonnait de lui donner des rendez-vous aussi souvent pour la draguer. D'un autre cote je dois admettre qu'il n'a pas du voir un bébé se développer aussi vite dans toute sa carrière!

- A quoi penses-tu?

- Maman! Tu m'as fais peur! Sursauta Bulma

- Pardon ma chérie. Qui était-ce au téléphone?

- Mon obstétricien. Il veut encore faire une écho de contrôle. J'ai peur qu'a force d'être soumis à des examens mon bébé finissent par muter! Un alien mutant manquerait plus que ça!

- Tu pensais à Végéta n'est ce pas?

- Comment tu as deviné?

- Je t'ai mise au monde ma chérie, croire que tu peux me cacher quelque chose est une erreur!

- Je dois aller travailler, répondit Bulma en se levant.

- Tu comptes prendre un congé maternité ou tu compte sur tes administrateur pour t'aider à accoucher en salle de réunion?

Bulma se leva et éluda la question, évidemment qu'elle comptait prendre un congé mais pas avant d'avoir déterminé qui était la taupe. Il n'était pas question pour l'héritière de laisser les rênes de la société familiale à un salaud qui rêvait de la faire couler. Et si cela signifiait changer les couches de son bébé sur le bureau de la salle de conférence alors pourquoi pas! Alors qu'elle quittait la maison, il lui sembla entendre du bruit à l'étage. J'ai du rêver! Elle monta à bord de sa berline de fonction et se laissât conduire jusqu'à son entreprise. Depuis son discours et la conférence de presse, les journalistes lui fichait la paix bien que chaque matin, un journal people attribuait la paternité de son enfant à un nouvel homme. Bulma sourit, Si ils savaient! Elle entra dans le building et une nouvelle journée de travail commença pour elle, une journée qui ne se termina que tard dans la nuit.

La première chose qu'elle remarqua en entrant fut la lumière dans la salle de gravité. Il est revenu! Elle se força à se calmer et monta dans sa chambre. Elle se doucha enfila des sous vêtements et un peignoir en soie. De loin elle aperçut que la lumière était éteinte dans la salle d'entraînement. Elle s'accorda alors une pause, alluma une cigarette et se rendit sur le balcon. Il était assis sur la rambarde.

- Tu est arrivé quand?

- Ce matin

- Tu étais ou?

- Ici et là, j'ai pas mal bougé.

- Tu va bien?

- Quelques égratignures, rien de grave.

- C'est bien.

Bulma se rendit vite compte à quel point cette discussion pouvait sembler distante mais son cœur battait la chamade. Est-ce que le tient aussi? Elle n'osait pas engager la conversation.

- Tu n'avais pas arrêter de fumer?

- J'ai essayé mais le stress du boulot me fait replonger a chaque fois, répondit-elle en jetant le mégot par dessus la rambarde, je fume rarement la cigarette entière, seulement quelques bouffées.

- Tu crois que c'est bon dans ta situation?

- Il faut croire que ma dépendance à la nicotine est plus forte que mon instinct maternel!

A sa grande surprise elle crut distinguer un sourire sur les lèvres du prince saiyen.

- D'un autre côté quand on voit mes parents, pas étonnant que j'ai de mauvais réflexe!

Cette fois-ci il rit franchement.

- C'est bon de t'entendre rire, elle sourit, ils étaient comment tes parents?

Pendant un moment il ne dit rien, elle crut qu'elle avait dépassé les limites, mais, il reprit la parole, sa voix semblait lointaine comme s'il était plongé dans ses souvenirs.

- Je ne me rappelle pas beaucoup de ma mère, pas du tout en fait, elle est morte peu de temps après ma naissance...

- désolée...elle te manque?

- Non, pas vraiment, quelque chose qu'on a jamais connu ne peut pas vous manquer si?

- J'imagine que non...et ton père?

- C'est une autre histoire, il était roi, j'étais son fils et je n'étais jamais assez bien, j'ai grandi au milieu des soldats et je crois que j'ai finis par plus m'attacher à eux qu'a mon propre père, je ne le voyais que lorsqu'il passait les troupes en revue. Disons que nous n'étions pas très famille...

Bulma rit. C'était la première fois que le prince des saïyens se confiait à elle, elle décida d'en profiter.

- Elle était comment ta planète?

- Belle, soupira Végéta, je crois que d'une certaine manière elle ressemblait un peu à la Terre.

- Elle te manque?

- Des fois...j'essaie de ne pas y penser, ma planète et mon peuple ont disparu c'est tout.

Elle n'insista pas sentant que malgré le ton froid qu'il employait Végéta semblait ému et attristé lorsque l'on évoquait son passé. Encore ce regard triste qu'il avait si souvent, celui qu'il avait toujours eu en fait.

- Je me posais une question ! Lança Bulma

- Vous les saiyen, comment ça se passe...je veux dire, pas la reproduction ça je crois que j'ai compris, mais la grossesse?

- Couveuses...

- Je te demande pardon?

- Nous nous développons, développions, en couveuse.

- Pourquoi ça? Les femmes saiyennes n'avait pas d'utérus?

La curiosité de Bulma était piquée au vif. Il sembla réfléchir et finalement répondit,

- Dans mon peuple même les femmes se battaient, alors les enfants était conçus, mécaniquement on va dire.

- Je les envies...

- Comment tu vas?

La question fit presque sursauter Bulma, elle chercha un signe de plaisanterie mais non il semblait attendre réellement une réponse.

- Je me débrouille, j'ai l'habitude, des fois je ris des bêtises que la presse peut écrire sur moi, des fois j'en pleure, mais j'en ris la plupart du temps, surtout depuis que je suis enceinte en fait! Les titres des journaux sont devenus risibles! Cet enfant change de père tout les matins! Des fois des hommes dont je n'ai même jamais entendu parlé se voit attribuer la paternité! Je trouve ça drôle!

- Pourquoi a tu gardé le secret?

- Hum premièrement je me voyais mal annoncé que j'attendais l'enfant d'un prince extraterrestre. Deuxièmement je me suis dis que tu préférerais l'anonymat, et troisièmement je couche avec qui je veux et la presse n'a pas a le savoir! Et de plus j'ai de plus gros chat a fouetter! Il y a une taupe au conseil de la capsule corp et je veux savoir qui!

Le silence se fit entre eux. Bulma devait faire des efforts considérables pour ne pas se jeter au cou du saiyen. Intérieurement elle le suppliait de venir la prendre dans ses bras. Comme si il sentait son trouble le bébé lui donna un coup de pied, elle grimaça. Il lui jetait un regard interrogateur.

- Ta progéniture a décider de me maltraiter! Il a déjà décidé de se mettre aux arts martiaux. Lui non plus n'aime pas que je fume. Pas encore né mais je sais déjà qu'il a ton caractère! JAMAIS CONTENT!

Végéta rit et lui tendit la main. Elle hésita puis alla se blottir dans ses bras, le bébé se calma immédiatement.

- Tu m'as manqué souffla t-elle,

- Toi aussi.

- Tu restes longtemps?

- Je ne partirais plus aussi loin...

- Ça me suffit.

Pour la première fois depuis plusieurs mois, Bulma s'endormit sereine, dans les bras de son prince.