Prologue
Il se tenait bien droit, c'était le jour le plus important de sa vie. Qui aurait cru que la mort d'une personne chère à son cœur aurait cet effet. Douze ans déjà que Kate, la femme qu'il avait aimée et pour qui il aurait fait n'importe quoi était morte. A ce moment-là, pour éviter de sombrer, il s'était laissé gagner par la colère. Il n'avait plus qu'un objectif retrouvé l'assassin de Kate et lui réserver le même sort que celui dont avait été victime Kate. Et c'est dans ces instants, qu'une rencontre bouleversa son existence.
Douze ans plus tôt
Neal était de retour dans l'appartement de June après plusieurs mois en prison. Ces derniers mois, il les avait passés dans une sorte de brouillard. Puis quand Peter était arrivé avec cette nouvelle proposition ou plutôt cette nouvelle chance, il avait saisi cette dernière au bond pensant déjà à sa quête du meurtrier. Il n'y avait plus que ça qui le faisait avancer désormais.
Bien sur, devant Peter, Mozzie et tous ceux qui comptaient pour lui, il poursuivrait la comédie du je vais bien tout va bien. Il ne pouvait pas se permettre de s'effondrer devant eux. Il savourait l'espace retrouvé de l'appartement quand quelque chose vint titiller sa curiosité. Une simple carte postale posée dans les courriers qu'il avait reçu, celle-ci représentait le tableau de Saint Georges et le dragon. Au dos, une suite de chiffre et de lettres sans queue ni tête écrite d'une main qu'il aurait reconnu entre mille. Quand il eut fini le décryptage, les larmes coulaient librement sur ses joues.
Kate était et resterait le plus grand mystère de sa vie, il ne restait plus qu'à attendre maintenant. D'après le message de Kate, il découvrirait son ultime secret celui pour lequel elle avait tout sacrifié. Il peignait sans conviction posté devant la fenêtre regardant sans la voir la vue qui s'offrait à lui. Quelques coups frappés à la porte, le sortirent de sa prostration. Respirant un grand coup, il se dirigea vers celle-ci et l'ouvrit précautionneusement.
Une femme entre deux âges se tenait devant lui et ce qu'elle tenait par la main changerait à jamais le cours de sa vie
