Bonjour tout le monde !

Voici le chapitre 4 où Flora essaye de dompter ses pouvoirs et une petite virée avec Hook.

Bonne lecture !


Le lendemain matin, après s'être réveillée, Flora se prépara rapidement et rejoignit Emma et Elsa chez Snow et David. Elle s'y rendit bien malgré elle, en traînant les pieds, tant elle redoutait de devoir utiliser ses pouvoirs.

Emma lui ouvrit la porte et elles s'installèrent dans le salon, où les attendait déjà Elsa.

– Avant tout chose, si tu le veux bien, j'aimerais que tu nous racontes comment tu as découvert tes pouvoirs et le rapport que tu as avec eux, lui demanda la reine d'Arendelle.

Flora leur raconta alors son passé et la raison de son exil volontaire au cœur de la forêt.

– Avec le temps, j'ai appris à avoir un bon self-contrôle, à maîtriser ou plutôt à étouffer mes émotions, afin d'empêcher mes pouvoirs de se manifester. Depuis que j'ai quitté mon village, je refuse de m'en servir volontairement, je fais tout pour ne pas avoir à les montrer. Et seul une grande peur ou une forte colère les éveillent.

– Je te comprends parfaitement, cela a été la même chose pour moi, la conforta Elsa. J'ai blessé ma sœur avec mes pouvoirs, j'ai effrayé tellement de gens, je me suis sentie tellement coupable ensuite. C'est Anna qui m'a aidé à voir la beauté de mes pouvoirs et à pouvoir les contrôler pour émerveiller ou aider les autres.

– Pareil pour moi, renchérit Emma. Mes pouvoirs ne se manifestaient d'eux-mêmes que quand un de mes proches était en danger, je ne contrôlais rien et cela me terrifiait. J'ai également blessé des gens que j'aime avant d'arriver à mieux les maîtriser.

– Mais si je perd le contrôle ? Je ne veux pas ravager le salon ! s'effraya Flora.

– Nous tâcherons de faire en sorte que cela n'arrive pas. Et puis, nous allons commencer doucement, avec des exercices simples de concentration, rien de dangereux je t'assure.

Elles passèrent la journée à s'exercer, tantôt à canaliser leurs émotions, tantôt à les libérer, chose très difficile pour Flora. Par deux fois, pendant l'un de ces exercices, quelques éclairs crépitèrent autour de Flora et l'un d'eux explosa une des tasses présentes sur la table. Suite à cet accident, devoir exploiter ses pouvoirs lui fut encore plus difficile. Elle avait tellement peur de leur lâcher la bride et de tout faire exploser.

Vers le début de soirée, Emma décréta qu'elles avaient assez travaillé pour la journée.

– Tu t'en ai très bien tiré Flora. Le salon n'a pas explosé et tu as même réussi à allumer brièvement la bougie, la félicita Elsa.

– Et à détruire une méchante tasse à distance, même si ce n'était pas volontaire, répondit-elle piteusement. Mais ça paraît tellement peu par rapport à ce que vous pouvez faire.

– Cela viendra avec le temps, ne t'inquiètes pas pour ça.

Flora prit congé d'elles et quitta le loft. Elle sortit dans la rue fatiguée, frustrée par ses échecs et un peu énervée également. Un très mauvais mélange pour elle. Elle décida d'aller marcher un peu, pour se calmer et éviter de faire sauter tout le quartier.

Ses pas la menèrent au port sans qu'elle y prête attention. Elle y trouva Hook, assis sur un banc, occupé à boire à même sa flasque. Il se tourna vers elle en l'entendant approcher.

– Toi, tu as la tête de quelqu'un qui a besoin de boire ! affirma-t-il en lui tendant sa flasque.

– Ça se voit à ce point ? demanda-t-elle d'un air pitoyable en lui prenant la flasque des mains.

– Disons qu'on voit que tu as passé une rude journée. Que s'est-il passé ?

Elle lui raconta alors sa journée passée avec Emma et Elsa, à essayer de dompter ses pouvoirs.

– Je n'aime pas m'en servir, j'ai toujours voulu les cacher. C'est comme si je devais constamment leur tenir la bride pour les empêcher de déborder, expliqua-t-elle en lui rendant sa flasque.

– Si tu n'aime pas t'en servir alors ne le fais pas. Personne ne t'obligera à les utiliser, tu sais.

– Je le sais mais j'ai une dette envers vous. Vous m'avez libéré de ma prison de glace, vous m'avez accueilli parmi vous. Si mes pouvoirs peuvent vous aider, je ne peux pas vous refuser cette aide ! clama-t-elle avec ferveur.

Elle but quelques gorgées de rhum qu'il venait de lui redonner, avant de reprendre.

– Mes pouvoirs m'effrayent et effrayent les gens qui m'entourent. Je ne veux plus voir la peur dans les yeux des autres à cause d'eux. Je n'ai pas vécu loin de tous, tout ce temps pour rien. Je ne veux faire de mal à personne.

– Et la meilleure chose à faire pour cela est de se couper du monde d'après toi? lui demanda-t-il doucement.

– C'est ce que je pensais, je n'en suis plus très sûre maintenant.

Ils continuèrent à boire chacun leur tour en silence.

– Ah, j'en ai assez de penser à ça, aide-moi à me changer les idées !s'exclama-t-elle soudainement. Parle-moi de toi, de comment tu t'es retrouvé ici !

Ayant envie de s'épancher et l'alcool aidant, il lui raconta alors tout : son passé de corsaire, la mort de son frère et son entrée dans la piraterie, Milah et son lien avec Gold le "Crocodile", sa recherche désespérée pour le tuer, sa rencontre avec Cora, sa venue à Storybrooke et ses échecs répétés face à Gold.

– Je... Wouah... Je ne sais pas quoi dire ! Je ne pensais pas que tu avais vécu tant d'événements tragiques, je suis tellement désolée ! Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, je n'aurais pas dû te demander d'en parler ! s'excusa-t-elle, réellement peinée.

– Tu ne m'y as pas forcé, je ne t'aurais pas répondu si je ne l'avais pas voulu, l'interrompit-il. Mais à cause de ça, l'ambiance est plombée alors que tu m'avais demandé de te changer les idées ! En plus, il n'y a plus de rhum, ajouta-t-il en regardant dans le fond de sa flasque désespérément vide. Allons nous ravitailler, je connais un bar pas loin, lui proposa-t-il avec entrain en se levant du banc et en lui tendant la main.

Elle accepta avec joie, heureuse de le voir de bonne humeur, malgré le récit qu'il venait de lui faire.

Il l'emmena au Rabbit Hole où ils s'installèrent à une table au fond. Hook alla commander du rhum pendant que Flora examinait les alentours. Plusieurs personnes étaient accoudées au bar, dans un état d'ivresse plus ou moins avancé et dans un coin certains jouaient au billard ou aux fléchettes. Hook revint, une bouteille et deux verres à la main.

Ils passèrent le reste de la soirée à boire et à discuter de tout et de rien et, l'alcool aidant, à se confier l'un à l'autre comme ils n'auraient jamais imaginé le faire un jour.

Après plusieurs bouteilles de rhum et tout autant d'heures passées, le barman annonça la fermeture. Flora sortit en tanguant passablement, suivi de Hook tout aussi éméché. La jeune femme tenait à peine sur ses jambes, le pirate passa alors son bras autour de ses épaules pour la guider et la raccompagna jusque chez Granny.

Au milieu du chemin, Flora s'arrêta et s'assit par terre.

– J'en ai marre de marcher ! J'ai mal aux pieds et j'ai la tête qui tourne ! se plaignit-elle avec une voix de gamine.

– Alors tu vas rester là, assise au milieu de la route ? se moqua-t-il d'elle.

– M'en fiche, je veux plus marcher ! se borna-t-elle à répondre.

– Très bien princesse, laisse-moi t'aider.

Il se pencha vers elle et la prit dans ses bras, bien décidé à la ramener chez elle.

– Je suis une princesse, gloussa-t-elle, totalement ivre.

– Oui, oui, une princesse qui ne tient pas l'alcool surtout ! répliqua-t-il en se moquant gentiment.

Arrivé devant la porte de sa chambre d'hôtel, il reposa Flora à terre le temps qu'elle puisse chercher ses clés qu'elle lui donna. Pendant qu'il ouvrait la porte, la jeune femme posa sa tête contre la cloison et ferma les yeux. Il la rattrapa de justesse alors qu'elle était en train de glisser le long du mur.

– Tu sais que tu es un mec bien toi ! Je t'aime bien ! s'exclama-t-elle en pouffant.

– Je suis un pirate alcoolique et diablement beau, mais certainement pas un mec bien ! rétorqua-t-il en la posant sur son lit.

– Tu as oublié manchot, ajouta-t-elle d'un air mesquin. Mais je persiste, tu es un mec bien ! La preuve: tu aurais pu profiter du fait que j'étais ivre.

– Ça peut encore s'arranger... lui susurra-t-il en se penchant vers elle.

Elle le regarda dans les yeux, l'air pensive.

– Non, je ne pense pas, répondit-elle finalement. Pas après tout ce que tu m'as raconté sur ton passé et ce que j'ai pu constater par moi-même. Tu es peut-être un pirate, mais un pirate avec de l'honneur !

– Tu es surtout bourrée et tu ne sais plus ce que tu dis, répliqua-t-il avec indulgence.

– Même bourrée, je sais parfaitement ce que je dis et je ne dis jamais rien que je n'ai à regretter par la suite ! Je suis sincère ! insista-t-elle.

– On verra cela demain, quand tu seras enfin sobre, décréta-t-il en se dirigeant vers le petit réfrigérateur.

– Bois tout avant de t'endormir si tu veux t'éviter la pire gueule de bois de ta vie demain, lui conseilla-t-il en lui tendant une bouteille d'eau.

Elle prit la bouteille et en but quelques gorgées.

– Et tu as besoin d'aide pour te changer ? demanda-t-il l'air innocent.

– Dehors ! lui ordonna-t-elle en riant.