Bonjour tout le monde !
Nous revoici avec un chapitre plus long que d'habitude. Avec une nouvelle confrontation entre la Snow Queen et le quatuor de magiciennes présentent à Storybrooke, et un joli moment entre Flora et Hook.
Au départ, je voulais couper ce chapitre en deux mais j'aime tellement la deuxième partie que j'ai décidé de la mettre tout de suite ^^
Bonne lecture !
Le lendemain, Emma, Elsa, Flora et Régina se retrouvèrent toutes chez cette dernière pour discuter de la suite des événements.
– Je veux aller au palais de la Snow Queen, Anna s'y trouve forcément ! s'exclama Elsa en guise de préambule.
– Tu n'es pas sérieuse, se moqua Régina. Tu ne fais pas le poids contre elle, personne ne le fait !
– Individuellement, non, mais toute ensemble, nous avons une chance ! rétorqua Emma.
– Hum... J'en doute, dit Régina, dubitative. Je suis la seule à maîtriser parfaitement mes pouvoirs. Vous deux commencez tout juste à les appréhender, sans parler de Flora qui ne maîtrise encore rien. Sans offense, rajouta-t-elle à l'intention de cette dernière.
– Je ne suis pas vexée, tu as parfaitement raison. Je ne me contrôle pas, je ne sais pas si je vous serais utile.
– Ça vaut le coup d'essayer, insista Elsa, toujours inquiète pour sa sœur.
– Très bien, tentons le coup, abdiqua l'Evil Queen. Mais ne venez pas pleurer ensuite, quand vous vous serez pris la raclée de votre vie.
– On y va juste toutes les quatre, personne d'autre n'a besoin d'être impliqué, précisa Emma.
– Moi aussi ? s'étonna Flora, consciente de sa probable inutilité dans un affrontement avec la Snow Queen.
– Nous lancerons les hostilités en premier, tu resteras en retrait. Et qui sait ? Tes pouvoirs se manifesteront peut-être d'eux-mêmes, lui répondit la shérif avec compassion.
– Dommage que nous n'ayons pas l'homme au mascara sous la main, nous aurions pu l'utiliser pour réveiller les pouvoirs de Flora, insinua Régina avec un sourire perfide.
– Je ne vois pas quoi tu parles, répliqua Flora en rougissant légèrement.
– J'ai dit juste nous quatre, je ne veux pas de dommage collatéral, rappela Emma.
Elles partirent donc toutes en direction de la forêt.
La Snow Queen les intercepta avant qu'elles n'aient pu atteindre sa cachette.
– Vous ne croyez tout de même pas que j'allais vous laisser, pour la deuxième fois, entrer chez moi sans ma permission.
– Pas besoin de ta permission, nous passerons sur ton cadavre, lui lança Régina, se délectant du combat à venir.
Et sans attendre, elle lui lança une boule de feu que son adversaire évita facilement. Emma et Elsa combinèrent leur force pour l'attaquer. Flora dû rester en retrait, incapable de les aider : ses pouvoirs refusant de se manifester.
La Snow Queen remarqua son retrait et se tourna vers elle, tout en repoussant les assauts des trois autres.
– Ta peur et ta lâcheté font vraiment peine à voir. Tu es tellement terrifiée de ce que tu es vraiment que c'en est pitoyable ! se moqua-t-elle méchamment.
Elle finit par assommer Emma et Elsa entre elles et projeta Régina contre un arbre.
Ses adversaires vaincues, elle s'approcha de Flora d'un pas nonchalant.
– Je comptais revenir te délivrer, tu sais. Après t'avoir laissé le temps de réfléchir à ma proposition. Mais entre temps, j'ai trouvé Emma, qui correspondait tellement mieux à ce que je recherchais, et au final, je t'ai oublié.
– Tu aurais pu me laisser moisir mille ans que ça n'aurait rien changé à ma réponse ! lui rétorqua Flora, d'un ton acide.
– Je m'en doutais. Au fait, t'es-tu déjà demandé pourquoi je m'étais détournée de toi, la première fois que nous nous sommes rencontrés ? lui demanda-t-elle d'un ton désinvolte.
– Parce que je t'avais blessé ? répondit Flora en tentant une nouvelle fois d'appeler ses pouvoirs.
– Non, parce que tu étais faible ! lui cracha-t-elle. Faible de caractère, incapable d'accepter tes dons, obligée de te cacher des autres, d'étouffer la moindre de tes émotions pour ne pas perdre le contrôle. Pauvre petit chose, dit-elle avec mépris.
Voyant Flora serrer les mâchoires de colère, elle laissa ses paroles faire leur effet, puis reprit.
– J'étais comme toi au début, jusqu'à ce que j'embrasse ma vraie nature, ajouta-t-elle en écartant les bras avec grandiloquence.
En rage qu'elle ose la comparer à elle, Flora réussi à activer son pouvoir et la repoussa violemment.
– Je ne serais jamais comme toi ! Je préfère rester une faible et une lâche plutôt que de ressembler à la folle psychotique que tu es devenue ! répliqua-t-elle rageusement.
Elle lui lança plusieurs éclairs que la Snow Queen dévia aisément. Sa colère grandit quand elle vit le sourire narquois que son adversaire affichait. L'air se mit alors à crépiter, le sol trembla, le ciel se couvrit de noirs nuages et des éclairs cinglèrent l'air autour d'elle.
Nourrie par sa colère, Flora sentait son pouvoir lui échapper. Elle risquait de perdre totalement le contrôle et de mettre en danger ses amies toujours inconscientes. Un arbre près d'elle s'écrasa au sol avec fracas, foudroyé par un de ses éclairs.
Elle tenta de se calmer, d'arrêter le déferlement d'éclairs, mais en vain. Elle en voulait trop à la Snow Queen pour pouvoir se calmer. Celle-ci la regarda avec indulgence.
– Effectivement, tu ne deviendras jamais comme moi, tu es trop instable. Ton pouvoir va finir par te consumer, je n'ai même pas besoin de te combattre. Et je n'en ai ni l'envie, ni le temps. J'ai encore beaucoup de choses à mettre en place pour la suite des événements.
Et sur ces mots, elle disparut.
Emma, Elsa et Régina reprirent connaissance à temps pour entendre son laïus et la voir disparaître, sans rien pouvoir y faire. Elles virent également l'air crépiter autour de Flora, le regard fixé sur ses mains auréolées d'éclairs violets.
Inquiète pour la jeune femme, Emma voulut la rejoindre.
– Ne t'approche pas ! lui hurla-t-elle en la voyant s'avancer vers elle. Je risque de te blesser !
Emma continua néanmoins à marcher vers elle. Mais Flora la repoussa instinctivement avec ses pouvoirs, la jetant au sol plusieurs mètres plus loin.
Affolée à l'idée de s'en être pris involontairement à Emma, Flora recula de quelques pas.
– Je suis désolée, je... je ne voulais pas... bafouilla-t-elle, des larmes dans les yeux.
La culpabilité lui dévorant le cœur, elle se retourna et s'enfuit en courant.
La shérif se releva et voulut la poursuivre mais Elsa la retint par le bras pour l'en empêcher.
– Nous ne pouvons pas la laisser dans cet état, nous devons la retrouver ! s'écria Emma, inquiète pour Flora.
– Je sais ce qu'elle traverse, je l'ai déjà vécu et toi aussi. Nous ne pouvons rien faire pour elle pour le moment, à part la laisser tranquille. Elle a besoin de calme.
– En tout cas, elle ne manque pas de puissance. Et cela confirme mes dires : quelque soit la raison que la Snow Quen ait donné sur son départ précipité, elle a belle et bien fui devant Flora, constata Régina en époussetant sa veste de tailleur. Dommage qu'elle ne puisse pas utiliser cette puissance à bon escient.
– Elle ira bien, je t'assure, insista Elsa auprès d'Emma. Elle doit juste retrouver son calme. Allons l'attendre chez tes parents, elle reviendra vers nous quand elle se sentira prête.
– D'accord, acquiesça-t-elle d'une voix éteinte.
oOo
– C'est donc là que tu te cachais, lui lança Hook en la retrouvant sur la plage, quelques heures plus tard, alors que le soleil se couchait.
– C'est le seul endroit qui ne craint rien : pas de passants, d'habitations ou d'arbres que mes pouvoirs pourraient désintégrer. N'approche pas, s'il te plaît, le pria-t-elle en le voyant s'avancer vers elle. Je ne suis pas sûre de bien me contrôler encore.
– Je n'ai pas peur de toi ma belle, l'assura-t-il en lui prenant la main pour le lui prouver. Tu vois, tes pouvoirs ne m'ont pas grillé.
Elle lui sourit avec reconnaissance.
– Tu es venu me convaincre d'apprendre à utiliser mes pouvoirs pour battre la Snow Queen ? lui demanda-t-elle avec un soupir de résignation.
– Non, c'est à toi de le décider, personne ne pourra t'y forcer.
Ils restèrent silencieux, l'un à côté de l'autre en regardant le soleil se coucher.
– Comment fais-tu pour ne pas avoir peur de moi, de mes pouvoirs alors que j'en suis terrifiée ? murmura-t-elle en baissant la tête.
– La magie m'a apporté tellement de problèmes, elle m'a prit tellement de choses : mon frère, la première femme que j'ai aimé, mon bateau. J'ai toujours craint la magie à cause de cela, mais ce n'est pas le cas avec toi.
– Tu devrais craindre mes pouvoirs pourtant ! Tu n'as pas vu ce qu'il s'est passé tout à l'heure avec la Snow Queen ! J'ai perdu le contrôle, j'aurais pu blesser quelqu'un ou pire !
– Mais ce n'est pas arrivé, lui dit-il en se tournant vers elle et en lui relevant la tête. N'essaye pas de me faire peur avec tes super pouvoirs, chérie, ça ne marchera pas. Je me sens en confiance avec toi, proche de toi. Peut-être parce que tu ne me connais que depuis peu, mais tu es la seule qui ne m'ait jamais jugé, qui n'ait jamais essayé de me changer. Je me sens libre d'être moi-même avec toi.
– Justement, nous nous connaissons à peine, comment peux-tu te sentir aussi bien avec moi, après si peu de temps ? le questionna-t-elle avec incompréhension.
Il se rapprocha d'elle, posa sa main sur sa joue et plongea ses yeux dans les siens.
– Je ne sais pas, c'est instinctif, je le ressens c'est tout. J'aime être avec toi, j'aime tout en toi, même tes pouvoirs. Mais je t'aime surtout pour ton physique, plaisanta-t-il.
– Vraiment ? Comme quoi par exemple ? le taquina-t-elle en riant.
– Tes cheveux, par exemple, qui cascadent sur tes épaules comme une rivière d'or noir. Ta peau si douce qui me donne tant envie de la caresser. Tes yeux d'un vert si éclatant et si profond que je pourrais passer ma journée plongé dedans. Ton merveilleux sourire qui me fait fondre à chaque fois, encore plus quand c'est moi qui le provoque. Et tes lèvres, comme deux fruits rouges bien mûrs que j'ai envie de dévorer, lui souffla-t-il à deux centimètres de sa bouche.
Flora, le visage écarlate, recula très légèrement.
– C'est extrêmement gênant ce que tu dis... balbutia-t-elle, le souffle coupé.
– Je sais, et je n'ai pas encore parlé du reste, rétorqua-t-il en lui faisant un clin d'œil. Mais j'ai comme l'impression que tu n'y es pas insensible.
– D'où te vient cette certitude ?
– Regarde par terre.
La jeune femme baissa la tête et vit des milliers de cœurs dessinés dans le sable, s'étendant à perte de vue.
Au comble de l'embarras, elle entreprit d'effacer du pied les plus proches en maudissant ses pouvoirs.
– Et n'interprète pas cela de travers ! lui ordonna-t-elle, déclenchant ainsi le rire du pirate.
– Oh, je n'ai pas besoin d'interpréter quoi que ce soit, cela me paraît très clair au contraire ! la taquina-t-elle, très satisfait de lui.
– Est-ce qu'on peut changer de sujet s'il te plaît, l'implora-t-elle en fermant les yeux tant elle était gênée. Avant qu'il ne se mette à pleuvoir des cœurs !
– Tu es sûre ? J'avais à peine commencé, ronronna-t-il en la prenant par la taille.
Elle le supplia du regard.
– Très bien, de quoi veux-tu parler ? se résigna-t-il.
– Parle-moi de toi, de ta vie de pirate, proposa-t-elle en s'asseyant sur le sable, espérant avoir trouver un sujet neutre.
Il s'assit à ses côtés et il lui raconta les aventures qu'il avait vécu à bord du Jolly Roger et à quel point son navire lui manquait.
– Décris-le moi, lui demanda-t-elle avec curiosité.
Il lui décrivit alors avec moult détail, lui racontant la façon dont le vent se prenait dans la voilure et faisait grincer les gréements. L'odeur d'iode qui flottait constamment dans l'air. Le léger tangage qu'il ressentait en permanence à son bord et dont il devait de se déshabituer une fois à terre.
A mesure qu'il parlait, une esquisse en 3D du Jolly Roger prit forme et sorti du sable devant eux.
– C'est toi qui l'a fait ? murmura-t-il de peur de briser sa concentration.
– Je crois. J'étais concentrée sur ton récit et l'image de ton navire est apparut clairement dans mon esprit, répondit-elle, fascinée.
– La voilure centrale est un peu plus grande et l'avant moins proéminent, commenta-t-il d'un œil critique. Mais sinon, c'est bien le Jolly Roger.
Elle se concentra sur la représentation en sable et la modifia en suivant les indications de Hook. Impressionné, il la fit modifier d'autres menus détails, par soucis de réalisme. Elle ajouta également des marins sur le pont et le capitaine à la barre.
– Si je devais être à bord, je serais où ? lui demanda-t-elle, toujours concentrée sur son œuvre.
– Pendue à mon cou ? répondit-il avec un sourire mutin.
Elle lui donna un coup de coude en souriant malgré elle.
– Juste ici, dit-il en montrant le nid-de-pie du doigt. Les cheveux au vent, en train de contempler la mer.
Elle s'ajouta donc.
Puis le bateau s'anima, tangua et se souleva. Les voiles se gonflèrent et claquèrent, les personnages se mirent à bouger et les matelots entamèrent un chant marin.
– D'où est-ce que tu connais le Drunken Sailor ? s'étonna-t-il en reconnaissant le chant.
– Qu'est-ce que tu crois ? J'ai fréquenté des tavernes avant de m'exiler en pleine forêt ! rétorqua-t-elle crânement.
D'une impulsion, elle se leva et dirigea le navire vers la mer où il flotta jusqu'à ce qu'ils le perdent de vue.
– Je te remercie, lui dit-elle, le sourire aux lèvres, enfin apaisée.
– Je sais que tu as pleins de raison de me remercier, mais pour laquelle exactement ? demanda-t-il, faussement orgueilleux.
– Pour m'avoir montrer que mes pouvoirs ne servaient pas qu'à détruire et terroriser les gens qui m'entoure. Qu'ils pouvaient également être très beaux.
– Je t'en prie. Et si tu veux me témoigner ta gratitude, surtout n'hésite pas, ma belle, ajouta-t-il avec un sourire charmeur.
Elle s'approcha de lui avec un sourire éblouissant et passa ses bras autour de son cou.
– Quand je contrôlerais parfaitement mes pouvoirs. Je te rappelle que je ne veux pas te griller la cervelle, lui murmura-t-elle à l'oreille.
Elle l'embrassa sur la joue et s'éloigna en riant.
– C'est très mesquin de jouer avec mes sentiments ! s'offusqua-t-il, frustré.
– Un juste retour des choses, tu as fait exactement la même chose tout à l'heure.
Il soupira en secouant la tête, un sourire amusé sur les lèvres. Il la rejoignit et la raccompagna chez Granny.
