Bonjour/Bonsoir à tous! (oui, ça commençait à tarder, je sais, et je m'en excuse longuement :/)

Voilà donc un nouveau chapitre des aventures d'Analia! J'espère qu'il va vous plaire! ^^


Chapitre IX

« Allez, debout, on a une grande journée devant nous ! »

Analia se sentit secouée dans tout les sens, avant qu'une sensation glacée ne s'abatte sur elle. Elle se redressa d'un bond, les yeux encore plein de sommeil. Après plusieurs efforts pour se remémorer où elle était, elle distingua Alfsigr, les poings sur les hanches et Vilkas, hilare, tenant un seau d'eau. En secouant la tête, elle lança un regard noir à Vilkas. Alfsigr soupira:

« Bon, quand tu auras repris complètement tes esprits, tu nous rejoindra dehors ! » Et sans plus de cérémonies, la prêtresse sortit de la pièce.

« C'était vraiment utile, le seau? Pesta Analia en secouant la tête.

- C'est vrai que tu ressemblais à un chaton dans son panier, mais, comme tu peux t'en douter, on a besoin expressément du chaton en question.»

Vilkas, toujours souriant, lui tendit une main pour l'aider à se relever, qu'elle ignora superbement et se releva d'elle-même. Elle lui décocha cependant un petit sourire pour bien lui signifier qu'il pouvait s'attendre à des représailles. Ses dernières pensées commençaient à se mettre en place, et l'air glacé chargé de flocons de neige acheva de la réveiller. Dès l'aube, Alfsigr était partie en compagnie de Vilkas pour voir les alentours et trouver le meilleur passage vers le tombeau. Apparemment le seul moyen d'y descendre était l'escalade, le chemin menant en bas des fjords glacés s'étant effondré avec le reste de la ville. Et une fois en bas, aucun bateau à disposition : le marchand avait rit en entendant cette requête de la part de Phinis. Il s'était quand même engagé à leur fournir de grandes pagaies : pour se diriger, ils devraient donc compter sur les plaques épaisses de glace qui couvraient la mer des Fantômes. Et lorsque Phinis apporta cette nouvelle, le reste du groupe fit la grimace.

« Comme si cette quête n'était pas assez dure comme cela, il faut rajouter à la liste des dangers ' mourir dans des eaux polaires sous une couche de glace ', ironisa Vilkas.

- C'est pas le moment de compter les différentes et innombrables manières de mourir qui nous attendent ! S'impatienta Analia en se dirigeant vers le chemin accidenté.

- Ce serait trop bête d'être prévoyant et d'essayer de choisir par laquelle on voudrait mourir, chuchota le guerrier à Phinis, qui eut un sourire. »

Ils emboîtèrent le pas à Analia, faisant contre mauvaise fortune bon coeur. Ils passèrent sous le pont de l'Académie de Fortdhiver, avançant très lentement, leurs pas les rapprochant dangereusement du précipice. Dès qu'une difficulté géologique se présentait, Analia passait devant pour s'assurer que le sol ne s'effondrerait pas sous leurs pieds, suivie par Alfsigr, Phinis et Vilkas, qui fermait la marche. La descente se fit étonnamment sans encombres majeures, et une fois parvenu en bas, le groupe se mit à chercher un morceau de glace pour traverser l'eau glacée, sous les bourrasques d'une tempête de neige qui semblait s'intensifier de minute en minute. Analia plissa les yeux et, à travers les bourrasques, elle distingua difficilement de larges plaques de glaces qui s'étendaient paresseusement sur l'eau. Elle se retourna et se rendit compte qu'aucun de ses acolytes ne l'avait suivie. Comment l'auraient-ils pu, dans ces rafales ?

« J'ai trouvé! Tenta-t-elle de hurler sans succès, de la neige rentrant dans sa gorge. »

Toussant et recrachant la neige, elle se rapprocha de la falaise pour reprendre ses esprits, étourdie. Il était de plus en plus difficile d'avancer debout, et la guerrière dut plusieurs fois se plaquer contre la roche pour rester sur ses deux pieds. Elle tenta de se déplacer pour continuer d'avancer mais une main la plaqua de nouveau contre la paroi et la força à se mettre par terre. Dégageant ses cheveux qui lui battaient le visage, elle aperçut une silhouette floue dans un retranchement sous la paroi. Rassemblant ses forces, elle rampa jusqu'à la petite caverne : Vilkas se tenait là, de la neige plein les cheveux, ainsi que Phinis et Alfsigr, tous deux un peu secoués.

« On t'avait perdue dans la tempête, alors quand j'ai cru t'apercevoir je t'ai ramené vers nous ! Tenta d'expliquer Vilkas par dessus les bourrasques. On va devoir s'arrêter quelques temps, malheureusement cette tempête est trop forte pour nous..

- Mais on ne peut pas rester sans bouger, on va mourir de froid ! Dit Phinis d'un ton plaintif.

- Vous préférez qu'on aille se geler dans la tempête ? Répliqua le guerrier d'un ton acerbe. »

Il sembla à Analia qu'ils attendirent des heures dans cette caverne. La tempête ne voulait pas s'arrêter, tandis que la température chutait doucement mais sûrement. Si son sang de Nordique l'empêchait le plus souvent de sentir le froid ambiant, la guerrière ne put s'empêcher de frissonner en imaginant, comparé au froid dans la caverne, ce que serait le froid au milieu du blizzard. Puis, soudainement, ou peut-être par intervention de Kynareth, la tempête consentit à se lever, et un soleil timide pointa par derrière les nuages toujours neigeux, illuminant la mer des Fantômes.

Surpris par ce revirement de fortune, les quatre compagnons restèrent un instant à contempler la mer. Et c'est avec un sourire aux lèvres qu'ils se dirigèrent vers un groupe de plaques de glace, désormais bien visible.

Alfsigr, la plus légère, s'engagea sur leur radeau de fortune, une pagaie à la main, son sac à dos sur les épaules. Elle planta la pagaie entre deux plaques, et s'en servit comme d'un gouvernail pour manoeuvrer jusqu'à l'esplanade de terre qui s'étendait devant le tertre d'Ysgramor. Arrivée sans encombre là-bas, elle repoussa le bloc de glace qui dériva vers le reste du groupe, et Analia s'empressa de l'attraper avec sa pagaie et de le ramener vers elle. Chacun leur tour, ils traversèrent l'étendue gelée et arrivèrent sans problème devant le tertre. Ils restèrent un moment à regarder sans parler ce monument d'histoire.

Analia se décida d'avancer la première, impatiente de découvrir la dernière demeure de son ami. Elle sourit et regarda en l'air, comme s'il pouvait l'observer. Le groupe descendit et entra dans le tertre. Le souffle rapide du vent nordique fit place au silence assourdissant des tombeaux nordiques.

Ils arrivèrent devant une grande statue d'Ysgramor tenant sa fidèle arme, Wuuthrad.

« Vous êtes déjà venu avec l'Enfant de Dragon, Vilkas? Demanda Alfsigr en admirant l'arme.

- Oui, suite à la mort de Kodlak, pour le.. hm.. lui rendre un hommage dans la grande salle des Hérauts, répondit Vilkas, soudainement mal à l'aise.

- Il a laissé Wuuthrad ici ? Ca aurait pu faire un joli trophée chez lui, dit Analia.

- Il n'aurait pas osé faire ça en présence de 3 compagnons, sourit Vilkas.

- Bon, eh bien, il est temps d'aller réveiller Ysgramor, ne croyez-vous pas ? Demanda Alfsigr en s'enfonçant dans le tertre. »

Vilkas et Analia coururent à sa suite, et Phinis ferma la marche, la main serrée sur sa sacoche remplie de parchemins.


Ysgramor s'assit dans le trône de Shor, en saluant au passage Jurgen Parlevent. Il observa longuement la salle enjouée quand il sentit une frappe sur son épaule. Hakon le Vaillant s'assit à ses côtés et le regarda d'un air rieur:

« Alors, toujours pas rentrée ta femme?

- Un peu jeune pour être ma femme, tu ne crois pas ? s'esclaffa le Nordique. Eh bien non, toujours pas. Et c'est pas bon signe.

- Les missions sur Tamriel ne sont jamais faciles. Laisse lui du temps, surtout que maintenant..question temps tu es servi !

- Oui mais quelque chose me dit que ça ne se passe pas très bien, avoua Ysgramor.

- Tu ne veux pas participer à sa mission en plus ?! Soupira Hakon en se levant. »

Ysgramor le regarda trinquer avec un guerrier en soupirant intérieurement. C'était précisément ce qu'il voulait, en réalité, aller aider son amie. Mais Shor avait été bien clair, aucune aide venant de Sovngarde durant les missions. Mais alors qu'il se levait pour rejoindre Hakon, il se sentit happé par le plafond de Sovngarde, et se retrouva instantanément devant Shor, comme Analia il y a longtemps.

« Vous doutez de ce que j'ai réservé à votre amie, Ysgramor? Tonna la voix de Shor.

- Vous espionnez dans nos esprits maintenant ?! Se courrouça le guerrier.

- Cela m'arrive de temps à autre, quand mes devoirs célestes ne m'accaparent pas. De quoi vous méfiez vous, au juste? Aucune des missions que je confie n'est insurmontable.

- J'ai toute confiance en vos missions, mais elles ne prennent jamais aussi longtemps ! s'écria Ysgramor.

- Peut-être que c'est l'âme en question qui n'est pas à la hauteur ? Ricana Shor en observant le plafond céleste.

- Elle risque le bannissement à vie de Sovngarde, elle le sait très bien. Jamais elle ne faillira !

- Vous croyez? demanda Shor, les yeux se posant de nouveau sur Ysgramor.

- J'en suis sûr ! S'exclama Ysgramor en fronçant les sourcils. Pourriez vous me ramener dans le Panthéon des Braves, si vous n'avez rien à me dire ?

- Ne remettez plus en doute mes missions, c'est tout ce que j'ai à dire. Vous vous adressez à un Dieu, après tout.»

Shor commença à ramener Ysgramor dans la salle des banquets quand soudain le guerrier fut entouré d'un halo rouge et se mit à disparaître. Aucune émotion n'apparut sur le visage du dieu, mais s'il avait pu, il aurait hurlé de surprise.


« Ca marche! ça marche ! S'exclama Phinis en regardant la tombe d'Ysgramor s'illuminer. Vilkas! Analia! Alfsigr! Venez voir !»

Analia se releva d'un bond et accourut en regardant avec émerveillement Phinis. Le mage avait minutieusement préparé pendant de longues minutes l'emplacement pour invoquer Ysgramor. Il avait longuement étudié l'art et la manière de s'y prendre, puis s'était concentré pendant plusieurs heures avant de s'entourer d'une aura rouge. Ses compagnons avaient regardé dans un premier temps, puis s'étaient éparpillés dans la pièce, passant le temps en discutant à voix basse, somnolant ou étudiant les gravures entourant la tombe. Analia et Vilkas échangèrent un regard en voyant le linceul se soulever dans les airs. Un sourire aux lèvres, ils regardèrent avec impatience le phénomène.

Un halo rouge comme celui qui entourait Phinis enveloppa la dépouille d'Ysgramor. Une vague forme fantomatique s'échappa de ce halo et se matérialisa sur le sol de la crypte. Analia s'apprêtait à crier victoire, n'attendant rien de plus qu'un fantôme. Phinis, loin de stopper son halo, resta les paumes en l'air, continuant le rituel. Alfsigr s'approcha de lui pour l'arrêter, craignant qu'il ne se tue, mais Vilkas l'en empêcha, lui désignant d'un geste du menton le spectre. En effet, la vague silhouette s'était progressivement transformée en une forme humaine. Quelques secondes plus tard, Ysgramor se tenait devant eux, le halo rouge disparaissant peu à peu, laissant place à l'aura bleutée caractérisant les fantômes. L'invocation possédait son âme et ses souvenirs, ainsi que sa force d'antan, semblait-il.

Phinis baissa les bras, et tomba par terre. Alfsigr se précipita pour l'aider à se relever, aidée de Vilkas, mais Analia resta figée devant Ysgramor. Celui-ci venait en effet de descendre du piédestal où Phinis l'avait invoqué, et regardait tout autour de lui. Il baissa les yeux vers son corps fantomatique, puis, prit par une soudaine pulsion, il voulut se saisir d'une hache de draugr qui traînait dans le coin. Lorsque sa main transparente traversa le sol, il eut un sursaut de surprise, et se retourna, son regard planant sur le groupe. Ses yeux se posèrent sur Analia, et l'aura bleuâtre s'intensifia fortement. Vilkas se retourna pour demander à Analia de l'aider, mais resta coi devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Ysgramor s'avança vers la guerrière et tendit ses bras pour la soulever comme il avait l'habitude de le faire, mais ses bras traversèrent également le corps d'Analia. Ysgramor fronça les sourcils, mais la jeune femme haussa les épaules avec un sourire.

« Tu auras tout le temps de me porter quand je serais de nouveau en Sovngarde, plaisanta la guerrière.

- Qu'est-ce que je fais ici, au juste ? Il n'y a pas deux minutes, j'étais devant Shor, et.. commença Ysgramor, confus, sa voix résonnant étrangement dans le tombeau.

- Nous avons besoin de toi Ys', mais.., entreprit d'expliquer Analia, en regardant Phinis avec appréhension.

- Pourquoi ? Pour le soigner ? Tu aurais du ressusciter un mage alors ! Tu n'as pas frappé à la bonne porte! Sourit le guerrier.

- Pas du tout! En fait.. je dois aider à mettre un terme à la guerre civile qui détruit Bordeciel. Alors, j'ai pensé que toi et tes cinq cents guerriers pourrait apporter de l'aide à Ulfric, le.. vrai.. haut-roi!

- Hm.. Mais.. crois-tu vraiment que nous en sommes capables ? Je ne sais pas vraiment que faire, d'autant plus que votre mage a l'air dans un triste état. Et puis, je traverse tout ce que je touche, comment veux-tu que j'embroche quelqu'un ?

- Si je peux me permettre.. commença Vilkas, soudainement calme et révérencieux.

- Faîtes donc, brave homme ! S'exclama Ysgramor en se tournant vers lui.

- Eh bien, derrière vous..comment dire ? Sur votre dos fantomatique il y a une hache. Je suppose qu'on a du vous enterrer avec.. Peut-être ne pouvez-vous pas bouger les objets qui se trouvent autour de nous, mais uniquement ceux que vous aviez sur vous avant d'être réanimé.»

Ysgramor tendit le bras en arrière, et sortit la puissante hache de son fourreau accroché sur son dos. Il regarda la silhouette spectrale de la hache avec un sourire grandissant. Puis, la prenant à deux mains, il l'abattit sur la vieille table supportant des vieux rouleaux de lins. La table se brisa en deux sous le poids des années et la force du coup. Ysgramor resta un moment ébahi, puis, rengainant la hache, il se tourna vers Analia et Vilkas.

« Alors, quand est-ce qu'on la libère, notre belle Bordeciel ?! »


Phinis retrouva ses esprits quelques minutes plus tard, et il lui fallut encore d'autres minutes pour accepter sa réussite. Contre toute attente, il insista pour continuer à invoquer les autres généraux, qui selon lui, allaient poser moins de soucis à conjurer qu'Ysgramor. Alors, sous bonne garde d'Alfsigr et d'Analia, il ressuscita un à un les plus proches amis d'Ysgramor, tandis que Vilkas profitait de l'occasion pour discuter de Jorrvaskr et des Compagnons avec leur fondateur.

Lorsque tous les généraux furent réveillés de leur sommeil éternel, Phinis s'allongea pour reprendre des forces, et les trois compagnons laissèrent Ysgramor et ses amis parler du bon vieux temps et également de la mission qui leur était confiée. Des sourires soulagés s'étalaient sur leurs visages, bien que leur mission était loin d'être terminée. Ensuite, les guerriers d'antan se rapprochèrent d'eux, et ils commencèrent à deviser sur la meilleure manière de libérer Bordeciel.

« De toute façon, nos généraux ne sont pas au complet, lança Ylgar. Il manque mon frère, Yngol.

- Croyez-vous que votre mage soit capable de le ressusciter également? demanda Ysgramor.

- Phinis en est tout à fait capable, mais pour le moment il reprend des forces, dit Alfsigr.

- Mais une fois Yngol ressuscité, une question demeure: comment réanimer tout vos soldats à la vie? avança Analia, hésitante.

Les 5 frères d'armes se regardèrent, puis hochèrent la tête, comme s'ils s'étaient consultés par la pensée.

- Il y a bien un moyen.. Voyez-vous, quand nous étions encore de ce monde, nous avions reçu des mains de puissants magiciens d'Atmora, des cornes de brume qui permettaient de rappeler, non seulement nos soldats, mais également ceux qui étaient tombés à la guerre. Un coup dans ces cornes, et les soldats apparaissaient à nos côtés, près à se battre. Ces cornes, nous les appelions Cornes d'Aetherius. Jeek était chargé de conserver ces cornes, étant le plus sage d'entre nous.

- Jusqu'à ma mort, je les ai conservées à Jorrvaskr. Puis quand mon heure fut venue, je les ai enterrées avec moi dans ma tombe, reprit Jeek en se dirigeant vers sa tombe.»

Il s'agenouilla devant sa tombe, puis fit signe à Vilkas de venir l'aider. Suivant les indications de Jeek, il retira un morceau de la tombe, puis passa sa main devant, mais il retira sa main, vide.

« Il n'y a rien là-dedans, Jeek, soupira Vilkas.

- Ce n'est pas possible! s'écria le fantome, d'une voix retentissante.

- Quelqu'un a du profaner votre tombe et emporter les cornes pour qu'elles soient en sécurité, à l'abri justement des pilleurs de tombeaux. Un des Compagnons, sans doute, ajouta Analia.

- Je peux vous assurer que nous n'avons rien à voir là-dedans! Du moins pas les membres actuels de la guilde! se hérissa Vilkas.

- Je vous crois, mon garçon, le rassura Ysgramor. Pour l'instant, nous devrions nous concentrer sur Yngol.

- Vous avez raison, ajouta une voix ensommeillé, quand partons-nous?»

Phinis, relevé sur ses coudes, regardait tout le monde d'un air endormi. Alfsigr se fendit d'un grand sourire et l'aida à se relever.

« Allons-y alors. Mes chers revenants, si jamais vous deviez prendre la tête de notre équipée, veillez à passer par des chemins existants, on ne peut pas encore traverser les murs, nous, s'esclaffa la vieille.»

La brave compagnie se remit sur ses pieds puis, tous en file, quitta la salle principale du tombeau. Tout en traversant le tombeau, Analia ne put s'empêcher de penser que sa mission prenait une autre tournure, et qu'elle lui semblait définitivement plus facile qu'il y a quelques temps.


« Vous êtes sûr de ce que vous avancez? »

Ulfric faisait les cent pas dans son palais depuis qu'il avait appris la nouvelle. Tout le palais, même toute la province l'avait entendu hurler sur son trône, quand le messager lui avait porté la missive.

« Nous devrions aller à Fortdhiver, et l'attraper comme il se doit! s'écria Ulfric.

- Monseigneur, elle se peut qu'elle soit déjà partie, répliqua Galmar posément.

- Alors que suggérez-vous, hein? Nous avons perdu sa trace depuis des semaines! Si l'Empire apprend que de potentiels déserteurs parsèment nos rangs, ils auront tôt fait de les rallier à leur cause!

- Je ne suis pas sûre qu'elle soit allée rejoindre les impériaux. C'est une Nordique, après tout. Mais si vous tenez tant que ça à la trouver, pourquoi ne pas engager quelqu'un?

- Un espion, vous voulez dire? Ils n'emploient pas tellement des méthodes que j'affectionne, mais ils peuvent s'avérer utile..

- Faîtes-le entrer, dit Galmar en s'adressant à un garde, qui s'empressa de conduire la-dite personne devant Ulfric.

- Présentez-vous, ordonna le meneur sombrage.

- Les noms n'ont que peu d'importance, dans mon métier, lui répondit l'homme en croisant les bras. Si vous voulez engager mes services, sachez qu'il n'y a pas meilleur que moi dans mon domaine. »

Galmar et Ulfric se regardèrent, puis d'un bref signe de tête, Ulfric donna son accord.

« Vous ne le regretterez pas, assura l'homme en s'inclinant un bref instant.

- Parlez à mon bras-droit, il vous expliquera la mission loin des.. oreilles indiscrètes. Quant à vous, j'espère que vous ne jouerez pas sur les deux tableaux, et j'attend des rapports réguliers.

- Vous en aurez, mon Jarl, reprit la silhouette encapuchonnée avec une pointe de moquerie dans la voix. »

Galmar lui fit signe, et les deux hommes se dirigèrent vers le bureau d'Ulfric, qui quant à lui, se rengorgea dans son trône.

« Oui, se dit-il, j'ai définitivement l'impression que cette mission sera facile.»


Voilà, voilà, j'espère que ce nouveau chapitre vous aura plu! Si vous avez des réclamations, des interrogations, je suis là pour y répondre! Merci à tous d'avoir eu la patience d'attendre ce chapitre, qui s'est fait désiré, dirais-je ^^.

Sinon, bonne fin de journée/soirée à qui lit ceci! Et au prochain chapitre! :P