Titre : L'herbe est plus verte
Auteur : ylg/malurette
Base : Bleach
Personnages/Couple : Asano Keigo & Kojima Mizuiro
Genre : amitié
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Kubo Tite, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Prompt : « vert »
Notes : changement de PoV après une courte intruduction
Avertissements : un peu glauque
Nombre de mots : 450

oOo

Keigo fait de grandes démonstrations concernant ses opinions. Ses amis le regardent avec plus d'amusement que d'agacement, et Mizuiro se pique d'avoir en prime une certaine indulgence envers son exubérance. Ah, l'ardeur de la jeunesse ! C'est sûr, Keigo a pour lui à la fois la fougue et la naïveté de l'adolescence. Et une certaine impudeur, aussi.
Il insiste plus qu'il ne devrait sur le fait d'être tellement jaloux des copines de Mizuiro, Mizuiro qui le considère avec une bienveillance paternaliste toute incongrue quand on considère leur différence d'âge virtuellement inexistante. Keigo la prend comme une taquinerie de plus. De la part de Mizuiro pourtant, c'est sincère. Il n'ose pas lui avouer…

…Tu sais, la jalousie est réciproque. Laisse les femmes de côté, elles ne comptent pas tant que ça. Toi, tu as deux parents corrects. Moi je n'en ai aucun : pas de père du tout, et une mère indigne. Tu as même une grande sœur ! Tu dis que c'est un démon, mais à t'entendre parler d'elle, même pour te plaindre de détails insignifiants, je sens combien tu tiens à elle. Alors que les seules filles que je côtoie, c'est pour la baise.
D'accord, d'accord, c'est bon sur le moment. C'est pour ça que je le fais. Je ne vois pas pourquoi j'arrêterais. Si si, je compatis quand tu dis que tu crèves d'envie d'en faire autant et que tu ne peux pas. Je ne sais pas combien de temps ça me manquerait si je devais arrêter.
Mais au final, c'est très surfait. C'est mécanique, on s'utilise mutuellement et il n'y a pas de grand sentiment derrière. Je ne connais pas l'amour normal, moi. Même pas l'amour d'une famille ! tu ne crois pas qu'il y a de quoi être jaloux de ça aussi ?

Heureusement que je vous ai vous. C'est déjà bien, des amis, à défaut de frères véritables. C'est formidable d'être ainsi connectés, d'avoir ce courant qui passe entre des inconnus, des petits voyants qui s'allument sur le circuit et hop, ils deviennent des connaissances. Tout le système passe au vert, ou presque tout en tout cas. Tant pis si on se chamaille, s'il y a quelques alertes ici et là.
C'est presque risible, qu'il y ait cette envie mutuelle. Mais échanger nos situations ça ne serait pas une solution. On dit que l'herbe est toujours plus verte de l'autre côté, mais aussi que quand on se résigne à ne pas avoir quelque chose on peut finir par le dénigrer, pour donner le change. He bien justement, j'aimerais bien que ça ne change jamais, ce qu'on a là. Ou en tout cas, que ça ne change pas trop, trop vite. Que ça dure encore un peu au moins…