Sans toi je ne suis pas moi, sans toi je n'existe pas.


Disclaimer : Tous les personnages (à part Elena Kalèchkovna qui est de mon invention, ainsi que le trio de Durmstrang ) et le monde magique de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowling.

Un chapitre 29, un ! Du retard, certes, mais le mois de Juillet m'a complètement épuisé ! J'ai travaillé chez ma mère ... c'était abominable et long ! Oui, j'ai été payée, mais quand même ... de plus, j'ai dût me dépècher d'écrire le chapitre 31 (j'ai fini il y a quelques minutes, ouf " !). Sinon, j'ai décider de cesser ma fiction "Mean Girls" car je n'ai ni le courage de m'en occuper, ni le temps de la terminer (mon été est charger, quitte à écrire, je préfère faire "Sans toi je ne suis pas moi ..." et puis après c'est la rentrée en 1eS ... !). Voilà voilà !

Bonne lecture à tous et n'oubliez pas les review !


Chapitre 29 : A demi-morte

Dumbledore. C'est la personne qu'elle vit lorsqu'elle rouvrit les yeux quelques secondes plus tard.

« Oh, Elena, où cours-tu donc si vite ? N'es-tu pas supposé être en cours ?

- Non … Papa … Maman … »

Elle se leva avec difficulté et s'effondra dans les bras du vieil homme. Il la serra contre elle comme l'aurai fait ses parents, s'ils étaient encore de ce monde à l'heure actuelle.

« Je sais … Elena, tu dois restée forte … c'est dur de perdre les gens qu'on aime … Harry sera le premier à le dire. Ne pleure pas ... tu veux qu'on aille dans mon bureau prendre une tasse de thé ? »

Elena le regarda, larmoyante. Du thé ? Ce qu'elle avait envie en ce moment ce n'était sûrement pas une tasse de thé. Elle se recula lentement et repris sa course à travers le château. La jeune fille trouva refuge dans un petit coin du parc, à l'abri des regards. Elle pleura, pleura et pleura encore et encore. Ses larmes coulaient sans s'arrêter, et même si elle le voulait, elles ne s'arrêteraient pas. Le soleil se coucha et bientôt la Serpentarde se sentit obligée de rentrée, le vent lui glaçant les os. Personne dans la salle commune … l'horloge indiquait 20h, ils devaient peut être encore dans la Grande Salle. Elle prit une douche puis s'engouffra dans sa chambre.

La nuit fut longue, très longue. Elle ne dormi pas de la nuit. Ses parents étaient morts. Plus jamais elle ne les embrasserait, plus jamais elle ne les câlinerait, plus jamais elle ne les verrait. Comment allait-elle faire ? Elle avait le sentiment d'être abandonné de tous, d'être seule … seule au monde.

Durant la semaine, elle sécha la moitié de ses cours. Seule Hermione osait lui adresser quelques mots. Aucun des Gryffondors n'osait vraiment l'approcher, de peur d'une réaction violente de la part de la brune. Chaque soir, Harry se dit que le lendemain, il irait lui parler, mais chaque lendemain, il se dégonfla lamentablement.

Samedi. Dumbledore attendit Elena dans son bureau. Elle vint, habillée d'une petite robe noire de dentelle et de satin. Ses cheveux étaient attachés en chignon, seules quelques mèches plus courtes en sortaient et tombaient sur son visage couleur neige.

« Bonjour Elena »

Il se leva de son fauteuil et se dirigea vers un petit objet posé sur une étagère.

« Sais-tu ce que c'est ? C'est un Portoloin. Lorsque tu le touches, il te mène à un endroit précis. C'est ce que l'on va utiliser pour aller dans un petit cimetière, près d'un village se trouvant à quelques heures de Londres. Je crois que vous aviez une demeure secondaire là-bas non ? »

Oui. Elle y avait d'ailleurs passé de bons moments. De savoirs ses parents enterrés non loin, ça la rassurait … ils seront tranquilles, la ville de Londres n'est pas une ville pour les morts.

Elle hocha la tête et s'approcha de l'objet. Ils le touchèrent en même temps et en quelques secondes, ils se retrouvèrent dans ce cimetière. Il pleuvait des cornes. Dumbledore ouvrit un parapluie afin qu'Elena et lui ne soient pas trop trempés. Quelques membres de l'Ordre étaient présents. L'orpheline ne les connaissait pas. Il y avait une fille avec des cheveux longs et oranges, un homme aux traits tirés ayant quelques cicatrices sur le visage et enfin un couple de roux. Le Professeur s'approcha d'eux et les salua d'un signe de tête. Un lourd silence pesa … celle qui le brisa fut la petite dame rondelette et rousse.

« Elena … mon nom est Mrs Weasley, je suis la maman de Ron … »

Bizarrement, elle s'en doutait. Ron ressemblait énormément à ses parents.

« Lui, dit-elle en montrant un grand homme à ses côtés, c'est mon mari. Cet homme se nomme Remus Lupin et cette jeune fille, Tonks. »

Tonks. C'était elle la porteuse de mauvaises nouvelles. Elle qui a écrit à Dumbledore … Tonks ne regardait pas Elena. Elle n'osait pas. Se sentait-elle honteuse ? Elle ne devrait pas … ce n'est pas de sa faute.

Le Curé arriva peu de temps après. Il reconnu tout de suite la petite, qui avait d'ailleurs encore grandit. Les longs manteaux des sorciers cachaient leurs habits extravagants. Elena, sentant l'air se rafraîchir de plus en plus, boutonna sa veste noire. La petite cérémonie dura un peu plus d'une demi-heure. Elena jeta sur le cercueil deux roses pourpres. Une seule et unique larme s'échappa de son œil et coula le long de sa joue. Sur la pierre tombale, étaient inscrits les noms de ses chers et tendres parents. Sa seule famille.

Dumbledore échangea quelques mots brefs avec ses vieux amis puis se tourna vers la jeune fille :

« Pour ta sécurité, il te sera impossible de rester seule chez toi désormais. Si tu veux récupérer quelques effets personnels, nous pouvons y aller tout de suite. »

Oui, ses affaires. Excellente chose. Elle acquiesça d'un petit et timide signe de tête. Il ne fallu pas plus de quelques secondes pour qu'il se retrouve devant la porte de sa maison. La Serpentarde effleura du bout des doigts le bois vernis devant elle, puis décida d'entrer. La maison était saccagée. Jamais elle n'avait vu pareil désordre. Elle monta les escaliers et commença à faire une valise de toutes ses affaires : albums photos, objets fétiches … Elle tomba sur un carton dans l'armoire de ses parents. Un carton poussiéreux. Il contenait le vieil uniforme de son père ainsi que divers armes blanches et à feux. Elle s'empressa d'ailleurs, de fourrer le tout avec ses autres affaires, ça lui servirait peut-être un jour, qui sait.

Au bout d'une heure, elle redescendit, une valise pleine à craquer dans chaque main. Le Directeur les allégea à l'aide d'un sort et dit à la jeune fille qu'il était temps de rentrer à Poudlard. Elle acquiesça et tous deux se retrouvèrent bientôt dans le château.

Sa chambre, son cocoon. Elle y entra et n'en sortit pas. Quelques allers-retours vers la salle de bain mais seulement lorsque tout le monde était en cours. Drogue, Alcool, Tabac … Drogue, Alcool, Tabac … nuits blanches … voilà à quoi se résumait le train-train quotidien d'Elena Kalèchkovna. Mais ses réserves s'épuisaient de plus en plus vites … elle ne tiendrait pas longtemps et le manque l'amènerait à sortir de l'enceinte du château en toute illégalité pour aller se procurer toutes ces choses. Heureusement qu'elle avait retrouver son petit coffret l'autre jour … ce n'est pas la première fois qu'elle tombait en dépression … et celle-là était tellement intense que si elle n'avait pas tout ça, elle se serait déjà suicidée.

Une semaine. Ce fut le laps de temps « tranquille » qu'obtenu Elena avant que les Professeurs de Poudlard ne débarquent dans sa chambre de force. Ils la retrouvèrent, à demi morte, dans un coin de sa chambre, une cigarette éteinte entre ses doigts maigres. D'ailleurs, il n'y avait pas que ses doigts, tout son corps était maigre. Son teint était plus blanc que jamais … elle n'avait pas mangé depuis si longtemps.

« Pompom, allez lui préparer un lit dans votre infirmerie le plus rapidement possible, ordonna Dumbledore. Minerva, réunissez tous les élèves dans la Grande Salle … je ne veux personne dans les couloirs. Severus, transportez-la à l'infirmerie. Pomfresh lui donnera ses premiers soins. »

Tous s'exécutèrent sans discuter. Elle ne mourrait pas … pas ce soir … pas comme ça.

Blanc. Du blanc partout. Etait-elle au paradis ? La mort l'avait-elle prise ? Non … rien de tout cela. C'était l'infirmerie.

« Vous nous avez fait une peur bleue, Miss ! »

Mrs Pomfresh s'approcha d'elle et lui déposa un plateau-repas sur ses genoux. Elena regarda la nourriture un instant. Elle avait envie de vomir ... trop, il y en avait trop à la fois … Elle prit le plateau avec le peu de forces qui lui restait et le mit sur sa table de chevet. Voyant qu'elle ne toucherait pas à son petit déjeuné, l'Infirmière lui fit avalé quelques potions, les même depuis hier soir … le seul moyen d'ingurgiter toutes les vitamines nécessaires à sa survie.

Dumbledore ne tarda pas de montrer le bout de son nez. Il s'assit sur une chaise, près du lit de la malade. Il avait l'air rassuré de la voir éveillée.

« Elena … je suis heureux de te voir ainsi. J'ai bien cru ne jamais te revoir vivante.

- Je … Professeur … je suis désolée.

- Ce n'est rien … si tu me promets de ne plus recommencer à l'avenir. Je n'aimerai pas qu'ils ajoutent un nom en dessous de celui de tes parents. »

C'est pourtant ce qu'elle avait souhaiter : les rejoindre.

« Il y a tant de gens qui seraient attristé de ta disparition.

- Comme qui ? demanda-elle sur un ton de défis.

- Tes amis par exemple. Harry, Ron et Hermione … sans parler de tous les autres Gryffondors avec qui tu as sympathisé. Moi-même je tiens à toi.

- Pourquoi ?

- Pourquoi je tiens à toi ? Parce que j'aime tous mes élèves … mêmes ceux qui me déteste, dit-il en riant. »

/Je tiens à toi plus que tu ne penses, Elena …/

Elle rit avec lui. C'est vrai que le Directeur aimait tout le monde.

« Et, rajouta-t-il, il y a quelqu'un d'autre qui avait l'air inquiet de ton état.

- Qui donc ?

- Un jeune homme blond de la maison de Serpentard … je l'ai vu patrouiller près de l'infirmerie … il regardait même par la serrure de la porte, fit-il amusé en y repensant !

- Aucun élève de ma maison ne m'aime Professeur.

- Pas a ce que j'ai vu. Bien, je suppose que tu souhaites te reposer à présent …

- A vrai dire … oui et non. J'aimerai rester seule, mais pas dans un lit de l'Infirmerie.

- Alors je pense que la Bibliothèque est l'endroit parfait. Je te laisse faire ce que tu veux aujourd'hui mais demain je veux te voir en cours, c'est compris ?

- Entendu, dit-elle en souriant. »

Sur ce, il la quitta. Quelques minutes après son départ, Elena se leva, s'habilla d'un jean et d'un pull tous deux noirs, salua Mrs Pomfresh et sortit lentement de l'Infirmerie. Les couloirs étaient vides et le bruit de ses pas résonnaient.

Elle poussa une des deux grandes portes de la Bibliothèque et entra dans ce vaste espace. Des livres, par milliers … à droite, à gauche, en haut, en bas … un vrai labyrinthe de culture et de connaissances diverses. Elle traversa lentement les allées … jusqu'à s'arrêter devant un panneau : « Réserve ». Réserve ? Que pouvait-t-il y avoir à l'intérieur ? La jeune fille haussa les épaules et passa son chemin.

Au bout d'une petite heure, elle trouva un ouvrage sur la composition du monde magique depuis le XVIIe siècle. Elle le feuilleta jusqu'à tombé sur un chapitre traitant des sangs pures … cette discorde au sujet de la pureté était donc plus vieille qu'elle ne l'imaginait. Des mots inconnus ou presque apparaissaient devant ses yeux au fur et à mesure de sa lecture : « Mangemorts », « Magie Noire » et enfin « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ». Qui est-il donc ? D'après ce livre, c'est un monstre. C'est aussi l'avis d'Harry … elle savaient juste que c'était son ami qui l'avait détruit en partit lorsqu'il n'était encore qu'un bébé. Et depuis peu, que c'était lui qui avait fait tuer ses parents. Le livre qu'elle avait entre les mains était très incomplet sur le sujet. Des questions commençaient à voir le jour dans sa tête et aucune réponse possible. Il fallait chercher ailleurs.

La Serpentarde se leva et parcoura la bibliothèque de long en large pendant plusieurs heures, sans prendre le temps de manger à midi. Rien ou presque. Malgré la quantité impressionnante de grimoires, elle n'obtenu que peu d'informations. Sa dernière chance se trouvait belle est bien dans cette Réserve. L'accès était interdit sans une autorisation d'un professeur, ses espoirs s'envolaient. Désespérée, elle fit les cent pas près de sa table de travail et fourra ses mains dans ses poches. C'est là qu'elle sentit un bout de papier. Elle s'empressa de l'extirper de là et le lit :

« L'élève Elena Kalèchkovna, 6e année à Serpentard, a l'autorisation d'approfondir ses recherches dans la Réserve.

Albus Dumbledore. »

Mais … comment ? Dumbledore … il avait anticipé … ce sorcier l'étonnera toujours !

Heureuse, elle se rendit au bureau de Mrs Pince et lui présenta le mot. La vieille Bibliothécaire regarda le message, perplexe. Elle dut rapidement se rendre à l'évidence que c'était bien une autorisation officielle et alla ouvrir la Réserve pour la jeune fille ici présente.

La pièce sentait le renfermé, la poussière trônait dans chaque coin. Mrs Pince ferma la porte et laissa Elena, seule. Par où commencer ? Elle retroussa ses manches et commença ses recherches. Les livres de cette salle n'étaient pas du tout comme ceux de la Bibliothèque principale … certains étaient agressifs … très agressifs ! La fin de journée approcha. Elle rangea ses affaires et retourna à L'infirmerie pour prendre ses vitamines. Après avoir bu ses différents sirops, elle rentra dans sa chambre, sans aller voir ses amis, peu soucieuse de leur sort.

Ce matin là, elle se leva tôt. Pourquoi ? Pour continuer ses recherches. En arrivant dans la Bibliothèque, elle salua Mrs Pince, qui était arrivé quelques minutes auparavant, puis se dirigea vers son antre : Sa Réserve.

Et ce fût comme ça pendant une semaine … avant et après les cours, elle se plongea dans les livres mystérieux de cette pièce sale et sombre. Ses recherches avançaient de jour en jour.

Dimanche. Elena passa sa journée, assise sur le carrelage froid, à consulter de vieux grimoires. Elle le sentait. Elle sentait qu'elle approchait. Qu'un dénouement allait se produire. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'il s'accomplirait ce jour même. Alors qu'elle en apprenait plus sur son ennemis, un chapitre l'interpella : « Signes propres à la magie noire et aux forces du mal ». Curieuse, elle commença à le lire. Elle y découvrit d'ailleurs, la marque des Mangemorts … celle qu'ils avaient, d'après ce livre, sur l'avant bras … un système mis au point par le Seigneur des Ténèbres pour rappeler ses fidèles à lui. La jeune fille tourna la page, et se figea. Le signe suivant … il lui était si familier. Elle l'avait tellement vu :

« D'après la légende, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom aurait eu un enfant qui, selon une prophétie, pourrait faire pencher la balance du côté du Lord ou de celui d'Albus Dumbledore. Ce sorcier aurai la capacité de tuer le survivant qui, rappelons-le, est destiné à détruire le Seigneur des Ténèbres. Cet héritier maléfique serait identifiable grâce à un signe, proche de celui des Mangemorts : même emplacement sur le corps de l'individu, seule son dessin est différent. Si l'on en croit les sources, il aurait la forme d'un serpent, enroulé autour d'une rose … »

Elena arrêta sa lecture. Cela ne pouvait être vrai. Prises de bouffées de chaleur, elle releva sa manche et, lentement, retira le long ruban qui entourait son avant bras gauche. Elle posa son bras sur le livre. Merlin, l'héritier maléfique … c'était elle, Elena Kalèchkovna, fille de Lord Voldemort, le Seigneur des Ténèbres.