Hé bonjouuuuuuuuuuur vous !
Alors déjà, tout simplement : WOUAW et MERCI ! Je viens de débarquer sur FF et de commencer cette fiction et je sais que je vous avais demandé de répondre à mes questions mais je pensais pas que vous seriez si nombreux à répondre. Merci, sérieusement
Le vote a été unanime : on part sur UNE FICTION (pas d'OS donc) et du NEWTMAS.
Je remercie tous ceux qui « follow » aussi, en effet, ce sera plus pratique pour vous de savoir quand je poste. BREF, vous êtes adorables, et on se retrouve à la fin du chapitre.
Bonne lecture ( :
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Diantre que c'était LONG. Thomas n'avait jamais aimé les mathématiques. Jamais. Mais alors là, c'était plus du calcul mental, c'était du suicide mental. Le problème d'un lycée élitiste dans lequel on est censé devenir un petit génie dans un domaine, c'était définitivement de devoir être potable dans tous les autres domaines. Et, pour Thomas, faire des mathématiques sup/spé/ingénieur de la nasa, c'était un peu comme égorger des porcs et traire des vaches : ça n'avait pas sa place dans sa vie d'ado de seize ans, c'était sale, barbare et ça ne lui apporterait rien dans sa vie plus tard. Oui, bon, c'était à peine exagéré, mais quand même. En plus, on l'avait collé à côté d'un sadique, un certain Winston, qui semblait le génie de la classe en matière de calcul. A tel point qu'il avait poussé le vice jusqu'au bout, jusqu'à se fondre avec une calculette authentique – le pauvre étant en effet couvert d'acné. Thomas, cependant, n'était pas prêt à lui pardonner son attraction morbide pour les chiffres et peinait derrière ses dérivées.
Quand la cloche avait retenti et qu'on les avait libéré – parce que ce n'était ni plus ni moins qu'une libération – pour le repas, Thomas aurait pu exploser de joie. Il n'en fit rien, évidemment, et suivit sagement les autres jusqu'au self. En sortant de la classe, il avait tenté de repérer Newt mais ce dernier était plongé dans une grande conversation avec Alby, son sac pendant sur une de ses épaules, et Thomas n'avait pas envie de se retrouver près d'Alby. Tant pis, il allait être ce petit nouveau qui mange seul à la table des parias.
Du moins… c'est ce qu'il aurait espéré, croyez-le. A peine déposa-t-il son plateau pour faire la queue qu'un adolescent rondouillard et un peu plus jeune que les autres le rejoignit. Thomas aurait pu prendre les paris quant à son identité mais le garçon ne lui en laissa même pas le temps :
- Salut, moi c'est Chuck. Parait qu'on est copains de dortoir ! S'exclama-t-il tout enjoué.
C'est donc toi dont le vomi est si célèbre… songea Thomas avant de réaliser que ce n'était pas la meilleure approche.
- Toi c'est Thomas ! T'en fais pas, si tu es perdu au début, c'est normal. Tous ces gars sont un peu étranges mais c'est le lot des génies, pas vrai ? Je peux t'aider si tu veux !
Récupérant son assiette de haricots et de steak, Thomas fit les gros yeux. Ce gosse parlait à une vitesse délirante, l'air sans arrêt ravi. Le seul truc qui clochait c'était…
- Mais… Désolé Chuck, mais quel âge tu…
- Oh, treize ans ! J'ai un peu d'avance et pas beaucoup d'amis mais…
- Ok respire Chuck. On va s'asseoir, le coupa calmement Thomas.
Il savait que dans ce lycée, rien n'était vraiment une question d'âge. Dans le tronc commun, tout le monde avait entre 15 et 17 ans, à l'exception de ce petit génie de Chuck, et la répartition de niveau se faisait pour chaque discipline plus poussée. Thomas se demanda à quoi Chuck était bon, tout en se disant qu'il regrettait lui-même que son propre cerveau soit assez développé pour faire des maths sup quand tout ce qu'il voulait c'était être sportif professionnel.
- … Quand Gally était à poil, conclut Chuck en se marrant.
Thomas s'étouffa tellement qu'il faillit avaler un haricot par le nez. Quand il eut assez retrouvé son calme (bien qu'encore haletant), il se tourna vers le gamin qui n'avait pas fermé la bouche une SEULE seconde depuis qu'ils s'étaient assis dans un coin du self :
- J'ai probablement pas…
- Oh t'inquiètes, j'te montrerai, on va bien s'amuser.
Thomas n'était pas sûr de bien s'amuser si ça impliquait ce type louche qui s'appelait Gally, encore moins s'il… A cet instant, néanmoins, il fut complètement arraché à ses pensées. A quelques mètres de là, Newt venait de lâcher son plateau dans un grand bruit sur sa table, une ombre alarmée sur le visage. Thomas fronça les sourcils en voyant le blondinet quitter le self au pas de charge, suivi d'Alby. Ne sachant pas trop vers qui se tourner et redoutant déjà une salve de mots barbantes, il pivota tout de même vers Chuck qui, pour l'heure, était le seul à bien vouloir lui parler :
- Qu'est-ce qu'il vient de se passer ?
- Ben.
Ben quoi? Thomas était déjà si habitué au fait que Chuck parle en de looooongues phrases sans reprendre sa respiration qu'il resta bête un instant, la fourchette suspendue connement entre son assiette et sa bouche. Comme Chuck n'ajoutait rien, il reposa ladite fourchette et l'encouragea d'un coup de menton.
- C'est Ben, il est malade, recommença Chuck, sans rien ajouter d'autre.
- Mais c'est grave ? S'enquit Thomas, inquiet à présent.
- Il est à l'infirmerie.
Thomas se détendit, s'il restait juste à l'infirmerie, ce n'était surement pas si grave que ça. Il devait quand même avoir l'air soucieux, puisque Chuck finit par cracher le morceau :
- Il a abusé à notre dernière soirée au Griffeur et ça parle même d'exclusion. Le conseil a failli annuler ta soirée de bienvenue. Mais je crois que Newt s'y est opposé. Il a dit que c'était pas parce qu'un blocard faisait des conneries que tous les autres devaient payer.
Soudainement, Thomas sentit un élan d'affection pour ce type. Et puis… un élan d'intérêt aussi…
- Et il fait quoi, Newt, dans ce lycée ?
- Newt ? Il est en spé sciences naturelles. Un pur génie. Enfin… c'est Zart qui écrase tout le monde en sciences naturelles mais Newt est…
Thomas n'écoutait plus Chuck. En fait, il se disait qu'il allait souvent arrêter de l'écouter en milieu de phrases, comme ça, là, parce que trop de Chuck allait tuer Chuck. Tout ce qu'il souhaitait c'était qu'il ne parle pas dans son sommeil, en plus…
Heureusement, il n'eut pas trop à se soucier de lui, les conversations de Chuck se suffisant à elles-mêmes et la fin du repas fut très vite sonnée. Thomas commença aussitôt à fouiller son sac à la recherche de l'emploi du temps qu'on lui avait donné le matin même, à son arrivée mais la main d'Alby qui s'abattit sur son agenda l'en empêcha. Chuck fila sans demander son reste et Thomas dû faire un gros effort pour ne pas lever un regard agacé vers celui qui l'interrompait.
- Pas besoin le bleu. On est vendredi aprem. Normalement, tu devrais aller à ton cour de spé mais t'es pas encore dans un de ces groupes dont cet aprem, tu fais le Tour du campus.
- Mais tu m'as déjà…
- Est-ce que je t'ai dit de m'interrompre ? Interrogea Alby, perplexe.
Thomas ne dit rien.
- Bon. Tu peux te balader, partout sauf dans l'internat. T'as qu'à aller voir un peu tous les groupes. Ce soir, on se retrouve tous au bloc pour se changer avant de sortir. Soit y à vingt heures, après le repas. Et d'ici là, essaye de pas te faire bouffer tout cru !
Sur ces mots, il l'abandonna et Thomas se rendit compte que le self était presque vide. Une après-midi libre. Cool, il savait déjà où il comptait aller. Après avoir débarrassé son plateau, il quitta donc la cantine, son sac sur le dos mais il ne put aller bien loin. En franchissant les portes, il rentra tout droit dans quelqu'un. Quelqu'un à peine plus grand que lui.
- Putain ! Le bleu, regarde où tu mets les pieds ! S'exclama la voix de Newt avec son adorable accent anglais.
- Désolé !
Newt était en train de se masser le front, que Thomas avait cogné sans vergogne. Le brun se sentit soudain stupide.
- Désolé, répéta-t-il. Euh… Newt, tu sais comment aller au gymnase depuis ici ?
Une seconde, Thomas crut qu'il avait dit quelque chose de mal puisque l'autre garçon le regarda de travers avant de lui sourire tranquillement, comme s'il savait quelque chose que Thomas ignorait.
- Ouais. Tu longes ce couloir, ensuite à droite après les escaliers et quand tu sors t'arriveras en bas des pistes d'athlétisme.
- Merci, répondit Thomas sans trop savoir pourquoi il rougissait.
Il passa devant Newt et, après quelques pas, il entendit la voix amusée :
- Eh, c'est marrant de vouloir courir pour un type qui sait même pas mettre un pied devant l'autre.
Thomas poussa un petit grognement mais Newt avait déjà disparu dans le self.
Le nouveau entreprit donc de suivre le chemin indiqué par le sous-délégué, ravi à l'idée de bientôt se retrouver dans un endroit familier, à savoir une salle de sport. Il était si enjoué qu'il ne trouva même pas étrange de voir un gamin tout transpirant en caleçon-chaussettes (tenue swagg par excellence) se balader seul au bout du couloir. Il avançait d'ailleurs dans sa direction et se rendit compte de sa présence quand ce dernier le prit à partie :
- T'es qui toi ? Lui aboya presque le garçon à l'apparence chelou.
Tel le petit chaperon rouge fredonnant brusquement arrêté par le loup, Thomas se figea à quelques pas de l'énergumène. Merde, qu'est-ce que ce type pouvait avoir l'air mal en point. Il avait l'air de subir une bonne grosse fièvre combinée avec une gastro. Détails que Thomas pouvaient parfaitement voir car le type en question s'approchaient de plus en plus.
Au moment où Thomas tourna les yeux sur sa gauche et lut les lettres « INFIRMERIE » au-dessus de la porte la plus proche, la voix d'Alby retentit à l'autre bout du couloir.
- Laisse-le Ben. Retourne t'allonger ! Si on te voit comme ça, cette fois, t'es bon pour l'exclusion.
Thomas eut une grimace de dégout en voyant Ben verdir à vue d'œil. Mais ce dernier continuait de fixer Thomas. Il était tout proche à présent.
- Ben, revient ici, tout de suite ! S'exclama Alby de sa voix autoritaire.
Comme le malade n'écoutait pas, Thomas entreprit de reculer pour s'éloigner du choléra pestiféré ambulant qui lui fonçait dessus inexorablement. Il avait le teint de plus en plus vert…
Ensuite, tout se passa très vite. Alby cria le nom de Ben au moment où le dos de Thomas heurta une porte. La seconde suivante, Ben se courba et lui vomit violemment sur les chaussures. Thomas poussa un cri de dégout tout en faisant un saut, alors que la porte derrière lui s'ouvrait et que le principal adjoint apparaissait.
Ben vomit une seconde fois. Sur ses chaussures à lui. Les chaussures du principal.
- Oh mec… t'es tellement mort, grogna Alby au fond du couloir.
Et sans trop savoir pourquoi, Thomas était parfaitement d'accord…
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Voilà le chapitre 2 ! Ils ne sont pas très longs mais je vais poster assez souvent :)
J'espère que ça vous plait ! Comme j'ai décidé de faire une fiction, ça peut paraitre un poil long à se mettre en place mais croyez-moi, on va vite rentrer dans le vif du sujet.
Ensuite, je vous propose de jouer à un jeu (lol cé cro léklate) : voilà, en fait comme vous devez commencer à le remarquer, je détourne plein de scènes du film et des livres. Je propose, pour celles qui veulent jouer, de relever ces détournements. Je veux pas proposer de « prix » parce que si la gagnante n'a pas de compte, j'ai aucun moyen de lui envoyer un mp mais ça peut etre drôle ! Disons que je déclarerai le gagnant à chaque fin de chapitre (précisez si vous n'avez pas lu le livre, que j'avantage pas bêtement certains ^^)
J'en profite pour dire aux 4 ou 5 lecteurs qui ont posté en guest que j'ai lu vos reviews autant que les autres et que je vous remercie 1000 fois aussi et comme je peux pas vous envoyer de MP je vous dis que je vous kiffe ici !
A bientôt :)
