Voilà ! Bonjour !
Désolée ce chapitre 3 a été un peu long à arriver mais cette fin de semaine aussi. Bordel, j'ai cru qu'elle ne finirait jamais !
Me voilà-donc et le chapitre 3 avec !
Nous avons deux gagnantes, Artemys et NSGA pour le petit jeu et sachez que vos réponses à tous étaient géniales Je vous remercie tous tellement pour vos critiques et reviews. En principe j'ai répondu à toutes celles que je pouvais et dit encore merci aux anonymes ! Vraiment.
Petite précision. Quand j'arrive à 4 ou 5 gagnants, je vous demanderai un petit truc pour l'histoire ;)
Merci aussi aux nouveaux followers :)
Le chapitre 4 arrivera + vite étant donné qu'il est déjà presque fini haha )
Je vous laisse juste le temps d'apprécier celui-là. Sachez juste que les choses sérieuses vont commencer au chapitre 4 ! J'ai fini la mise en place avec celui-ci.
Bonne lecture !
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Mort, c'était le mot. Aussitôt après avoir récolté un jet de cette salissure exquise, le proviseur adjoint était entré dans une colère noire. Le genre de colère meurtrière qui peut valoir, par exemple, une exclusion pure et simple. En tout cas, c'est ce que Thomas avait entendu avant d'être emmené par Alby à l'internat pour qu'il puisse se changer et se nettoyer un peu. Autant dire qu'il avait été ravi de déambuler dans les couloirs au son dégoutant que produisait ses chaussures.
- Il va vraiment se faire renvoyer ?
Le petit nouveau interrogeait plus pour la forme qu'autre chose. Il était désolé de savoir que le garçon risquait d'être exclu d'un établissement prestigieux pour lequel on s'arrachait des places mais quand il pensait à la paire de snikers qu'il venait de lui ruiner, sa culpabilité était aussitôt moindre.
- C'était déjà un risque… on est pas censés se faire prendre quand on prend des cuites au Griffeur, ni ailleurs. Mais avec ce qu'il vient de faire, je crois qu'il a définitivement fait basculer le jugement. T'as vu la tête qu'a fait la Boite ? On aurait dit qu'il allait le couper net en deux…
Thomas marmonna un « ouais » un peu vague. L'idée d'un élève coupé en deux était peut-être un peu exagérée. Il préféra changer de sujet :
- Pourquoi tout le monde appelle le proviseur adjoint la Boite, au fait ?
- Oh, t'es pas allé dans son bureau quand t'es arrivé ?
- Non, j'ai vu le proviseur Paige. J'espère ne jamais la revoir de ma vie, et, après, la Boite m'a amené en cours.
- J'te comprends pour cette folle dingue. C'est elle qui donne son aval pour toutes les nouvelles matières et expériences étranges qu'on fait ici… Dommage, en tout cas, pour la Boite. Sinon, il t'aurait surement proposé un chocolat, dit Alby avec un sourire tordu.
Thomas haussa un sourcil.
- Oh, ce type a toujours une boite de chocolats sur son bureau. Et même quand tu viens parce que tu as fait une connerie, il t'en propose un. La différence, c'est que si t'as fait quelque chose de mal, il te propose la boite de la terreur. Les chocolats sont fourrés avec une espèce de liqueur qui rend à moitié malade. Ça n'a pas du arranger le cas de Ben, si tu veux mon avis.
- Tu plaisantes ! S'exclama Thomas, ahuri. Faudrait être…
- Non. Tu devrais entendre son ton doucereux quand il te demande si nous n'avons besoin de rien à l'internat, qu'il peut nous fournir tout ce qu'on veut. Tu parles… la moitié des choses qu'on réclame, on en voit jamais la couleur ! C'est quand ça les arrange quoi.
Le nouveau resta perplexe un moment. Cet endroit était vraiment trop étrange.
- Et t'allais où comme ça ? Demanda brusquement Alby.
- Oh, j'allais vers les pistes d'athlétisme, répondit distraitement Thomas.
- Quoi… tu veux courir ?
Sans être moqueur, le ton du délégué de classe était un peu sceptique. Thomas avait l'habitude. Il n'était pas extrêmement grand, et ses bras étaient assez musclés. Pas de grande perche longiligne à l'horizon en somme.
- Ouais, c'est pour ça que je suis là.
- Intéressant. C'est cette classe qui fait la renommée de l'établissement auprès des gamins qui veulent intégrer ce lycée alors que… Enfin, j'dis pas que vous ne servez à rien. Sans Minho, on se serait fait choppé plus d'une fois au retour du Griffeur mais…
- Mais on est dans un établissement scientifique, donc le sport, ça sert à rien ? Coupa Thomas, las et habitué.
- J'ai pas dit ça, mec. Allez, on est arrivés. T'as qu'à laisser tes affaires sales à la laverie. On se retrouve toujours ce soir.
Effectivement, ils étaient de retour à l'internat et Alby laissa brutalement Thomas en plan. Ce dernier, après avoir pris une douche – parce qu'il se sentait vraiment dégueu avec ce vomi – et changé de vêtements, mit un temps infini pour trouver ladite laverie. L'après-midi était plus qu'entamé lorsqu'il eut fini et la fin des cours étaient déjà proches. Le temps qu'il retrouve les pistes d'athlétisme, les étudiants étaient tous en train de faire des étirements dans un coin, discutant avec sérieux de Thomas ne savait trop quoi.
Appuyé sur une des balustrades des gradins, il les observait. L'un d'entre eux, un asiatique à la carrure musculeuse, se trouvait en retrait, l'air extrêmement concentré par ses ischio-jambiers. Au bout d'un moment, l'un des autres coureurs s'adressa à lui en l'appelant « Minho » et vu l'air extrêmement désappointé quand ledit Minho fut dérangé, Thomas décida que ce n'était pas le moment d'aller le faire ch… bref. Il attendrait le début de la semaine suivante.
Tout de même décidé à faire le tour des lieux, il investit chaque installation sportive sur son chemin jusqu'à avoir fait le tour intégral du complexe. Le résultat était largement à la hauteur de ses espérances et il avait déjà hâte de se mettre à courir. En principe, il aurait dû aller courir le lendemain matin, mais il attendait de voir ce que réservait leur nuit au Griffeur avant de se faire des promesses qu'il n'était pas certain de pouvoir tenir.
A dix-neuf heures, et parce qu'il n'avait déjà plus rien à faire, Thomas se traina donc jusqu'au self à nouveau. Il n'avait rencontré personne et ne s'attendait pas à rencontrer qui que ce soit de plus. En passant dans le couloir de l'infirmerie, il avait constaté que le passage de Ben avait disparu. Tout comme Ben. En revanche, son histoire, non. A peine mit-il le pied dans le réfectoire que tous les lycéens, qui avaient déjà déboulé pour manger après les cours, se tournèrent vers lui comme un seul homme.
Génial.
C'était exactement le genre de choses que Thomas aimait par-dessus tout. Être le centre de l'attention.
Son regard se posa finalement sur une table dont les membres l'observaient avec une attention accrue. Alby y était assis. Ainsi que Newt, directement à sa droite. Gally, en face de ce dernier, le dévisageait avec temps de force que Thomas aurait pu en rougir. Minho était là, aussi, ainsi que Fry et Winston, la calculette. Deux autres garçons se trouvaient près d'eux et ne se gênaient pas pour le déshabiller du regard. Vraiment parfait.
Heureusement – et, il faut en vouloir pour dire une telle chose -, Chuck lui fonça dessus, apparaissant de nulle part, pour l'entrainer vers la pile de plateau.
- Alors ça y est ? Ben est renvoyé ? C'est vrai qu'il t'a…
- Chuck, on peut ne pas parler de ça, au moment de manger ? Supplia Thomas, grimaçant.
- Alors c'est vrai ! C'est dingue !
Aussitôt le garçon se mit à déblatérer sur l'effet qu'avait eu la nouvelle sur chaque blocard. Thomas se demanda inconsciemment comme ce môme pouvait avoir le nez partout de la sorte. C'était à en avoir le vertige. Pourtant, il s'assit seul avec lui, comme le midi précédent. Au bout d'un moment, il finit par remarquer que tous les regards n'étaient pas nécessairement hostiles. Juste curieux.
- C'est cool pour un premier jour ! Moi personne n'a fait attention à moi ! Mais toi, tu te fais vomir d…
- CHUCK ! S'exclama Thomas.
Il désigna son assiette à moitié vide d'un air éloquent et le garçon sourit de plus belle.
- J'espère que tu fais juste semblant d'avoir l'estomac fragile, parce que sinon, ce soir, tu vas mal finir !
- Mon estomac va très bien. J'apprécie juste de manger ma purée sans repenser à ça. On sort quand même ce soir ? Ajouta-t-il, plus pour faire diversion que pour la question.
- Ouais ouais. A mon avis, ça va être le commando pour rentrer… on peut pas se permettre de perdre quelqu'un d'autre.
- Perdre quelqu'un…
- Ce serait stupide de faire renvoyer un autre lycéen pour la même raison, c'est ce que je veux dire, enchaina aussitôt Chuck.
- Oui, ce serait stupide, approuva Thomas, absent.
Il venait d'intercepter un regard du sous-délégué. Au moins, Newt n'avait pas l'air meurtrier, contrairement à Gally mais Thomas n'arrivait pas à déchiffrer l'expression de ses yeux. Cette fois, malgré tout et sans comprendre pourquoi, il se rendit compte qu'il rougissait vraiment.
- Bah, ça va pas ? Demanda Chuck.
- Quoi ? Hein ? Mais si !
- T'en fais pas, faut pas culpabiliser pour Ben, c'est pas ta faute, dit le garçon qui, visiblement, interprétait tout de travers.
Thomas sentit un élan d'affection à son égard. Il restait sympas malgré la fatigue extrême qu'il pouvait provoquer.
- Je sais. Je sais.
Le nouveau jeta un dernier regard discret à Newt mais ce dernier lui tournait le dos à nouveau, discutant avec Alby. Thomas finit son assiette en silence. Enfin, dans son silence. Il n'y avait jamais de silence, quand on mangeait avec Chuck.
Après ça, tout le monde remonta dans les dortoirs afin de se changer pour la soirée. Thomas jeta un coup d'œil à sa tenue, alors que les autres investissaient les douches. Son sweat crème et son jean lui convenait bien. Au pire, si l'entrée était sélective, il portait une chemise noire dessous, ça suffirait.
Cette fois, il fut content de voir que ses camarades de chambres lui adressaient quelques mots. Des mots qui ne parlent pas de Ben. Autre raison d'être ravi, Gally n'était pas dans son dortoir. Outre Chuck, il y avait deux lycéens qui voulaient se spécialiser en médecine, Jeff et Clint, et deux autres garçons qu'on ne lui présenta pas car dans les douches. Ce n'était pas faute de se l'être vu proposé par Chuck mais non, vraiment, Thomas n'avait pas envie d'aller serrer la main de ses nouveaux colocs pendant qu'ils étaient à poil et plein de mousse. Pourtant le garçon insistait, insistait, insistait, si bien que Thomas se dit que même si Chuck était gay, c'était ETRANGE, voire glauque, de vouloir à ce point roder autour des douches de ses petits camarades.
Heureusement, il n'eut pas à décliner sa proposition plus longtemps puisqu'il y eut rassemblement de bataillon. Thomas fut ahuri de voir une vingtaine de garçons se préparer à partir. Tous dans le même bar, comme si…
- Ouais, ils ne ratent jamais une putain d'occasion pour faire la fête, dit soudain une voix à son oreille.
Thomas sursauta. Newt s'était encore glissé jusqu'à lui en silence et l'observait les bras croisés, avec un sourire fin mais désormais habituel sur les lèvres.
- On va y aller à tout… tout ça, demanda Thomas, toujours éberlué.
- Ouais, c'est pas y aller qui pose problème. Techniquement on a le droit d'être hors du lycée jusqu'à vingt-et-une heure. Ce sera pour revenir.
- Euh... ça ressemble à un plan foireux, ne put s'empêcher de faire remarquer le nouveau.
- Et ça foire à chaque fois, approuva le sous-délégué.
Sur ces mots, il planta Thomas avec un clin d'œil et rejoint Alby. Ce type était surement cinglé. Cool, vraiment cool, mais cinglé.
Les garçons se dirigèrent tranquillement vers la sortie. Thomas, rejoint par Chuck, fut content de voir qu'aucun d'entre eux ne s'était vraiment habillé pour l'occasion. Newt lui-même portait un hoodie gris et un short marron qui lui tombait aux genoux. Mais Thomas le remarqua sans vraiment s'en rendre compte.
Cette fois, ce n'était pas Alby qui les menait, bien qu'il suive de près celui qui ouvrait la marche. Minho, le garçon que Thomas avait reconnu sur les pistes.
Dehors, il faisait déjà nuit et, cette fois, trop excité à l'idée de ce qui allait se passer, Thomas ne resta pas dans son coin. Il rejoint le groupe de tête, Chuck sur les talons, et se mit à marcher à côté de Newt. Il remarqua que la moitié d'entre eux, guidé par un autre des garçons qu'il avait vus sur le stade, restait en arrière.
- C'est mieux si on ne part tous en un seul gros troupeau. On fait déjà suffisamment de bruit comme ça, pas vrai le bleu ? Demanda Newt.
- J'imagine que ça fait encore plus de bruit au retour, répondit simplement Thomas.
- Ouais, sauf que le retour est rarement discipliné.
Thomas l'interrogea du regard et Newt laissa échapper un petit rire tandis qu'ils traversaient la route.
- T'arrêtes jamais avec les questions toi, non ?
- Je viens d'arriver, grommela Thomas.
- Et je ne vais certainement pas tout te dire. Il y a des choses qu'il vaut mieux garder secrètes, déclara le blondinet. Et d'autres que tu découvriras par toi-même !
Soudain, tout le monde se tut et accéléra le pas. Newt offrit un regard encourageant à Thomas et tous se faufilèrent dans les galeries du centre commercial. Ça et là, les derniers acheteurs se dépêchaient de rentrer chez eux alors que les rares magasins encore ouverts baissaient leurs rideaux.
- On est bientôt arrivés, gloussa bientôt Chuck, visiblement extatique, quelques minutes plus tard.
Thomas était effaré de voir le nombre de galeries et de niveaux que comptaient les lieux. Pourtant, Minho ne regardait même pas où il allait. Ces garçons avaient dû faire ça souvent. Trop souvent peut-être.
Soudain, une musique métallique, entêtante et tapageuse, retentit au loin. De la techno, sans doute. En tout cas, ils allaient dans la direction du bruit. Jusqu'à ce, qu'enfin, la devanture d'un établissement se dévoile. Tous s'arrêtèrent, sans doute pour attendre les autres, et Newt désigna les lettres géantes en chrome :
- Nous y voilà, le bleu. Ce soir, c'est ta soirée. T'es notre invité d'honneur.
Et Thomas déchiffra « Le Griffeur ».
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Voilà :)
Qu'en pensez-vous ? C'est un peu long mais rassurez-vous, l'action débarque enfin ! Et plus vite cette fois.
Je vous dis à très vite et… il y a encore des clins d'œil au livre et au film )
A bientôt ^^
