Bonjouuuuur
Oh vous vous rendez compte? On est déjà au chapitre 10 *-* c'est trop DINGUE !
Merci un milliard de fois pour vos reviews (dites le si vous me trouvez chiante à chaque fois mais... sérieusement vous êtes trop les lecteurs les plus adorables de la terre!) qui sont tellement touchantes, les follows, les favs ! L'engouement juste wow! (Evidemment coucou à Eviljokercat, Laclementine, Khaalane et les autres guests à qui je ne peux pas répondre par mp mais vous êtes golden aussi ! *-*)
Je suis juste ravie de l'effet qu'à eu le micro bisou de Newt sur vous quoi ! J'ai l'impression d'avoir déclenché une tornaaaade, c'était juste génial ! J'espère que j'vous ferai encore des petites embolies du genre mais vous savez que patience est mère de sûreté et la fic n'est pas finie !
Du coup, pour mettre les choses claires : la fameuse saison 2 en projet reprendra le concept = on sera toujours dans le même univers, après une ellipse de temps donc ce sera toujours une Newtmas vu que ce sera le prolongement de cette fic, et on aura l'arrivée d'une classe de filles. Mais on n'y est pas encore ;)
Et pour les lecteurs de "Je t'écrirais des poèmes", la suite sera postée vendredi ou samedi. Et l'OS bonus 3 surement dans le week end ou en tout début de semaine prochaine :)
BREF.
Pour l'instant, on est au moment fatal où Thomas essaye de sortir du monde parallèle dans lequel Newt vient de l'envoyer ;)
Bonne lecture (:
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Ce soir-là, Thomas le passa avec Chuck, Dam et Kyle à jouer aux cartes entre leurs lits tandis que Jeff et Clint révisaient, encore et toujours, pour leur prépa médecine. Vu de l'extérieur, comme ça, le brun semblait très occupé à perdre au Président et Tas de merde et tout un tas de jeux dont le but était visiblement d'insulter le perdant avec des noms tous plus poétiques les uns que les autres. Mais, en réalité, derrière les cheveux bruns, le cerveau de Thomas flottait dans une brume épaisse due à une intense surchauffe.
Quand son corps avait cessé d'être à moitié engourdi, et qu'il avait enfin franchi les portes des dortoirs, Newt avait disparu depuis longtemps. Probablement dans sa chambre, puisque Thomas était seul quand il s'était noyé sous une douche froide en commençant lentement à se triturer le cerveau.
Pourquoi est-ce que le sous-délégué avait fait une chose pareille ? Après vingt minutes au moins de torture mentale, Thomas n'avait trouvé qu'une raison : il voulait se moquer de lui après la nuit passée… Newt était un mec cool, qui n'avait pas l'air de se prendre la tête. Le genre too cool for ya bro comme Minho dirait probablement. Trop cool pour Thomas, ça c'était sûr. Mais il n'était pas méchant, alors il se moquait du bleu gentiment.
Sauf que ce n'était pas gentil. Thomas commençait sérieusement à se poser des questions, limites terrifiantes. Si Newt se foutait de lui, c'était parce que Thomas avait réagi explicitement. Mais si Thomas avait eu cette… réaction… c'était parce que…
Et là, les ennuis commençaient vraiment pour le cortex du petit nouveau. Pourquoi ?
Parce qu'il aimait Newt ? Conneries. On n'aimait pas un garçon, une fille ou même une lampe de chevet au bout de 36h.
Parce qu'il était attiré par Newt ? Est-ce que c'était seulement possible ? Sa seule expérience en la matière résidait dans une relation pas vraiment longue, avec une fille, et ils avaient à peine atteint ce qu'on appelait couramment la second base et autant dire que la fille en question n'avait pas été très douée de ses mains et que Thomas, du haut de ses seize ans, n'en gardait pas un souvenir mémorable.
Parce qu'il était trop ivre ? Peut-être, mais il avait rarement entendu qui que ce soit raconter que l'alcool procurait ce genre d'effet sans raison. Et puis, si ça avait été le cas, il ne se serait pas senti comme un crétin à chaque fois qu'il trébuchait devant Newt. Ni n'aurait eu terriblement chaud en le voyant s'approcher, se coller à lui et…
MERDE ! Pas deux douches froides dans la soirées ! NON !
Thomas enfouit son visage dans son oreiller et étouffa un grognement sourd dans le silence du dortoir endormi. Il avait encore perdu la notion du temps rien qu'à se retourner le cerveau en pensant au blondinet.
Il était obligé de se l'avouer : il éprouvait au moins « quelque chose » et il fallait que ce soit envers un garçon qui riait de lui. Mais qui était juste trop craquant quand il le faisait et ce cercle était juste trop vicieux pour Thomas.
Le dimanche matin, Thomas fut content de retrouver Minho et les autres coureurs pour un jogging matinal dans le parc, juste à côté du Labyrinthe et pouvoir se lancer à toute vitesse lui vida au moins l'esprit. Il avait dormi d'un sommeil de plomb et s'était réveillé tout groggy et se dégourdir les jambes était tout bonnement libérateur.
Guillaume, Keith et Minho courraient avec lui échangeant parfois quelques mots mais, en dehors de ça, la paix régnait vraiment sur le parc désert et boisé et Thomas sentait vraiment qu'il se détendait. C'était stupide de se prendre la tête autant. Il n'aurait qu'à faire comme si de rien n'était. Juste essayer d'être cool parce que Newt était quelqu'un qu'il avait envie d'apprendre à connaître et qu'il n'avait pas besoin d'agir comme s'il avait le QI moyen d'une huitre handicapée d'un retard mental lourd (oui, je sais, la pauvre huitre), quand il était en présence du garçon.
- Tu devrais venir t'entrainer avec nous lundi après-midi, suggéra soudain Minho à sa gauche.
Et la voix sortait de nulle part. Et Thomas était trop submergé dans les méandres de ses pensées. Et…
- Wooooargh !
CRACK !
- Ooooooooooooh mec, ça doit faire vraiment mal ! Commenta Minho en grimaçant pour cacher son sourire alors que Keith fonçait aider Thomas.
Ce dernier avait trébuché contre une aspérité, peut-être une racine ou une touffe d'herbe, et venait de se manger un tronc dans la tête faisant disparaitre en un éclair toute préoccupation futile ou existentielle.
Le brun laissa l'autre garçon le relever alors que Guillaume lui demandait s'il allait bien, du moins c'est ce qui lui semblait, parce qu'il était légèrement sonné sur le moment. En fait, il se rendait peu compte de ce qu'il entourait parce qu'il avait vraiment mal. Du sommet du crâne, jusqu'autour de l'œil droit. Parfait.
- Tu t'es pas raté, fit remarquer le major de sport en s'approchant à son tour.
Depuis quand Minho avait deux têtes ? Thomas avait vraiment dû se cogner trop fort.
- A qui tu pensais pour être aussi absent ? Ajouta Minho en souriant doucement.
Génial, c'était bon de savoir que même après une fracture de la boite crânienne, ce type était toujours là pour se foutre de vous. Mais Thomas devait avouer que c'était drôle, puisqu'effectivement, c'était la raison de son absence alors il essaya de sourire mais la douleur lui fendit le crane. Il vacilla contre Keith et porta une main à sa tempe. Pour la retirer aussitôt et trouver un peu de sang et d'écorce d'arbre qui se mélangeaient dans un cocktail peu ragoutant.
- Merde, il a pas fait semblant ! Souffla Guillaume pour les deux autres.
- Combien j'ai de doigts, le bleu ? Interrogea Minho en se plantant devant lui, une main levée.
- Très drôle, grogna Thomas malgré la douleur lancinante.
- Je pense qu'il vaudrait mieux que tu fasses un tour à l'infirmerie. Ça n'a pas l'air trop grave mais t'as eu bonne plaie et c'est plein de bout d'arbre…
- On appelle ça de l'écorce, Guillaume, fit justement remarquer Keith.
- Ha. Ha.
- Bon, je m'en occupe, coupa Minho en prenant Thomas à sa charge.
Le nouveau chercha à protester mais il devait bien avouer qu'il avait trop mal pour courir, la douleur lui remontait dans le crâne en pulsant à chaque mouvement brusque ou son trop fort et le sang poisseux lui coulait sur la joue désagréablement.
Finalement, il se débrouilla pour se défaire de l'étreinte de Minho et préféra marcher à ses côtés pour retourner au lycée, malgré le regard soucieux du coureur. Au bout de quelques minutes de marche, alors qu'ils atteignaient la sortie du parc, Thomas en eut assez.
- C'est bon, ça va, ça m'a juste un peu sonné, marmonna-t-il en regardant ses pieds.
- Un peu sonné ? Tu t'es mangé un arbre dans la face, à pleine vitesse, espèce de tocard stupide, répliqua Minho.
Mais il souriait comme un dément et Thomas ne le prit pas plus mal que ça. En fait…
- C'est de ta faute ! Tu m'as fait flipper !
- Oui, enfin, j't'ai juste fait une innocente suggestion, contra aussitôt Minho, faussement scandalisé.
- J'te connais pas beaucoup mais j'dirais qu'il n'y a rien d'innocent chez toi, répliqua aussitôt Thomas en levant les yeux au ciel.
Idée stupide puisque ça lui fit un mal de chien. Et le sourire sardonique qu'il récolta de l'autre garçon était encore plus douloureux.
- J'avais dit à Newt que t'étais pas stupide, chantonna-t-il, tout fier.
Thomas haussa un sourcil et…
- Aïe !
Evidemment. Non mais il était con, ou quoi ? C'était juste pas possible…
Minho éclata de rire et Thomas grogna à nouveau.
- Oui, enfin… pas stupide tout le temps ! C'est vrai que tu t'es bien amoché ! Il va m'engueuler quand il va savoir ça… soupira le coureur comme si c'était la fin du monde.
Thomas lui jeta un autre regard interrogateur.
- Qui ?
Et, bizarrement, sa gorge se fit soudain beaucoup plus sèche, quand il posa cette question monosyllabique. Minho lui décocha un autre regard amusé (un peu trop à son gout) mais ne répondit rien et Thomas se laissa guider jusque dans le lycée.
- T'as de la chance, c'est sûrement Jeff qui est de permanence ce matin. Il aime bien aider… indiqua Minho alors qu'ils atteignaient les portes.
- Pour ses trucs de médecine ?
- Pour l'infirmière, sourit de plus belle le coureur.
Et cette fois, Thomas lui rendit son regard entendu, sa bouche s'écornant elle-même.
Quelques secondes plus tard, ils étaient dans le couloir où tout avait presque commencé pour Thomas. Le couloir dans lequel Ben lui avait vomi dessus après sa toute première heure de cours dans le Bloc.
- J'te laisse ici, le nouveau, t'es entre de bonnes mains ! Lâcha finalement Minho en le plantant devant la porte de l'infirmerie.
Thomas acquiesça, de toute façon, il n'avait pas besoin de l'autre garçon pour se faire désinfecter une vilaine plaie. Il avait beau être peu doué, il était encore capable de serrer les dents quand on lui mettait du produit qui pique sur ses bobos donc…
- Ouais, j'pense que j'peux m'en sortir vivant, approuva le brun.
- Contente-toi de crier si t'as besoin d'aide, se moqua Minho en s'éloignant. De ta plus jolie voix !
- C'est ça ! Répliqua Thomas en poussant la porte.
L'infirmerie lui parut tout d'abord vide. A gauche de l'espèce de salle d'attente dans laquelle il était entré se trouvait une autre pièce dont la porte était ouverte. Thomas se pencha pour voir dans un coin un bureau semblable à celui de tout cabinet médical, non loin d'une table d'auscultation et l'autre moitié de la salle, visiblement d'ordinaire fermée par un rideau, laissait apparaitre deux lits séparés par des paravents.
Personne.
- Hey, Thomas ? Fit soudain une voix dans son dos.
Heureusement, il se sentait trop lourd pour sursauter et quand il se retourna, il vit Jeff émerger de la seconde et seule autre porte, de l'autre côté de la salle d'attente, se séchant les mains.
- Waouw ! Chouette coquard ! Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? S'enquit aussitôt le blocard en voyant sa tête.
- J'ai mangé un arbre, expliqua Thomas d'un ton qui se voulait détaché mais qui sonnait comme « je sais que je suis un abruti, pitié, ne ris pas ».
- Assied-toi, proposa simplement Jeff.
Il le conduisit jusqu'à la table sur laquelle il tira une nouvelle feuille de papier blanche éclatante et Thomas grimpa dessus sans demander son reste. L'autre blocard tira aussitôt un tabouret qu'il glissa devant le « blessé », ainsi qu'une tablette en inox qu'il entreprit d'ensevelir sous des compresses, désinfectants et autres choses sympathiques qu'il pouvait trouvait dans les tiroirs alentours. Thomas le regarda faire, soudainement épuisé.
La douleur était sourde à présent, ne le quittant par moment que pour revenir plus féroce encore.
- Je trouve pas de sparadrap ! Attend-moi là, je vais faire un saut dans la réserve, dit Jeff au bout de quelques minutes de recherches dignes d'une expédition spéléologique.
Il avait clairement l'air agacé et Thomas se contenta d'hocher la tête. Il ne voyait pas exactement où est-ce qu'il aurait bien pu aller.
En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le nouveau se retrouva enfermé seul, les bras balans, assis au bord de la table d'auscultation, le sang séchant lentement sur sa tempe. Quel sympathique dimanche matin.
Une minute.
Deux minutes passèrent.
Puis cinq…
Thomas se mit à pianoter sur sa cuisse en promenant son regard sur la pièce pour tromper l'ennui et la douleur mais c'était parfaitement inutile. Heureusement, la réserve ne pouvait pas se trouver à des kilomètres sous terre et la poignée de porte pivota bientôt laissant apparaître Jeff à nouveau.
Sauf que ce n'était pas Jeff qui se trouvait dans le cadre de la porte.
Thomas se raidit étrangement quand le nouveau venu s'interrompit au milieu d'un :
- Clint te cherche par…
Pour poser sur Thomas des yeux grands écarquillés. Newt lui faisait à présent face, interdit, comme figé. Et Thomas n'était guère plus mobile, ni expressif parce qu'il ne savait pas quoi faire, ni dire, et sa résolution de ne pas agir comme la pauvre huitre au passif lourd dont il était question quelques lignes plus haut (bordel mais la pauvre huitre quand même) semblait s'être évanouie.
Heureusement, Newt n'était pas dans une école remplie de petits génies pour rien et remit son cerveau en marche plus vite que lui.
Ce que Thomas n'avait pas prévu c'était que Newt, donc, traverserait la pièce à grands pas, un doigt pointé sur lui et les yeux ronds.
- Mais qu'est-ce que t'as ENCORE fait ? S'exclama le blondinet quand il se retrouva presque entre les jambes du brun.
En guise de réponse, Thomas commença par déglutir. Puis il se ratatina un peu parce que, certes, Newt n'avait pas une seconde l'air de lui en vouloir mais il avait l'air dans tous ses états et Thomas devait surement avoir l'air ridicule.
Un demi sourire timide se dessina finalement sur ses lèvres alors que Newt, les poings sur les hanches, attendait une réponse un peu plus substantielle. Le brun préféra toutefois éviter son regard, le souvenir de la veille encore trop brûlant pour sa mémoire vive.
- J'aimangéunarbre.
Il avait l'impression de répéter ça pour la millième fois en quelques minutes et il aurait pu le répéter mille fois pour deux vrai, il ne se serait jamais senti aussi bête qu'en le disant devant Newt. D'ailleurs, ce dernier n'avait visiblement strictement rien compris.
- Tu as quoi ?
Ses yeux ambrés s'écarquillèrent un peu plus alors qu'il se penchait pour examiner la plaie de Thomas.
- J'AI MANGE UN STUPIDE ARBRE ! S'exclama alors le brun en s'écartant en arrière à toute vitesse.
- Oh, fit Newt.
Il fronça les sourcils et revint lui-même à sa place, l'air mécontent. Thomas se sentait idiot, mais idiot… mais qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Il donnait au sous-délégué de quoi se moquer de lui un peu plus toutes les 5 minutes…
Il força un sourire en essayant de se détendre et envoya un regard coupable à Newt. Il n'y avait rien qu'il puisse faire.
- Et ça fait un mal de chien, laissa-t-il échapper misérablement, baissant à nouveau les yeux.
S'il avait au moins pu contrôler son cerveau histoire de ne pas parler pour ne rien dire ! Au moins Newt n'aurait pas pensé de lui qu'il était un crétin fini. Il aurait trouvé qu'il était cool. Pas qu'il était assez con pour courir droit dans un arbre. En pensant à lui de surcroit. Newt l'aurait trouvé définitivement trop stupide s'il savait…
- Oh Tommy…
Oh Tommy ?
Thomas releva si vite la tête que la douleur le foudroya à nouveau et lui arracha une exclamation de surprise mais elle s'évanouit à l'instant où il vit Newt éclater de son rire clair, juste là, entre ses cuisses, visiblement au comble de l'hilarité.
- Laisse-moi voir ça, déclara finalement le blondinet quand il eut fini de mourir de rire.
Et Thomas fut bien obligé de le laisser attraper une compresse parce qu'il était complètement court-circuité.
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QUOI? Comment ça ça s'fait pas de s'arrêter comme ça?
Je fais ce que je veux ! Hihihihi
Voilà certains me faisaient remarquer que j'avais pas fait se vautrer Thomas en arrivant (alors que je l'ai fait se vautrer tous les 2 chapitres ensuite) mais je me suis souvenue de ce passage dans le livre (attention SPOILER) où Thomas va en excursion avec Minho dans le labyrinthe et Teresa parle télépathiquement avec lui et lui dit subitement qu'ils ont peut-être été amants dans le passé et Thomas se croute lamentablement parce que ça lui met le cerveau hors-tension d'un coup ! (FIN DU SPOILER) J'me suis dit qu'on pourrait faire un parallèle avec Thomas trop subjugué par Newt et notre habituel Minho qui est toujours là au bon moment *sourire*
J'espère que ça vous plaira autant que précédemment *-* et que vous avez hate de savoir ce qu'il se passe ENSUITE dans l'infirmerie haha (et ailleurs et...)
J'en dis pas plus!
A bientot ! Vous êtes géniaux !
