Bonjouuuuuuuuuur et bon début de semaine (:
Alors… deux petits points avant de commencer :
1 - JE VOUDRAIS FAIRE UN DEMENTI : oui, j'aime les huitres ! C'est un de mes plats préférés xD
2 - EST-CE QUE VOUS ETES MALAAAADES ?
A l'heure où je vous parle, on a dépassé les 3600 visites, vous êtes toujours plus nombreux à follow et bordel, on a dépassé les 100 commentaires. En pratique, ce ne sont que des chiffres… mais vous me dites tellement de choses belles… c'est trop dingue alors merci un million de fois de faire partie de l'aventure, bordel ! (Evidemment, j'inclus les « guests » même si je ne peux pas vous répondre personnellement mais sachez que je suis désolée d'être aussi cruelle ^^')
Bon, chapitre 11 donc :3
Commencez à vous préparer mentalement, la fin de la saison 1 aura lieu dans quelques chapitres (4 ou 5 je dirais ? peut-être un peu plus mais pas beaucoup) parce que je ne veux pas que ça devienne n'importe quoi en tournant trop longtemps autour du pot.
Je suis déjà en train de travailler sur la saison 2 (la suite de cette fiction) et mon autre projet de fiction (en + de « Je t'écrirais des poèmes » que vous êtes un nombre affolant à suivre aussi *-*) parce que vous êtes les meilleurs lecteurs du monde !
Merci pour tout !
Bonne lecture en tout cas *-*
x
Thomas observa Newt ouvrir une bouteille de désinfectant doucement, l'air concentré, et appliquer le liquide sur la compresse de coton immaculée avec une précision toute particulière. Le brun se surprit à contempler longuement les doigts du blondinet, particulièrement fins et longs. Il n'arrivait à faire que ça, de toute façon, puisque s'il regardait au-delà de ces mains affairées, juste derrière, son regard tombait directement sur la boucle de ceinture suggérée par le renflement du tee-shirt de Newt, au niveau de sa taille et ça, le cerveau de Thomas ne pouvait pas le supporter, ni même le concevoir parce qu'il aurait alors dû se résoudre à accepter le fait que le sous-délégué se tenait juste entre ses cuisses et ça… ça, JAMAIS. Il n'y avait pas moyen que son esprit d'adolescent dépravé se focalise sur cette information.
- Ça va surement piquer un peu.
La voix de Newt l'arracha avec rudesse à son état de flottement et Thomas dut se concentrer pour se rappeler de quoi parlait le blondinet. Il était blessé, évidemment. Il devait le désinfecter. Evidemment. Donc ça allait piquer. Evidemment.
- Thomas ? Appela le blondinet, l'air perplexe.
Le brun se débrouilla pour relever la tête et croiser le regard ambré. Newt lui offrit un sourire contrit. Thomas sentit ses épaules se raidir d'anticipation quand l'autre garçon leva la compresse à hauteur de son visage mais la douleur ne vint pas. Newt se ravisa et ramena le coton contre sa poitrine où il croisa les bras et le nouveau se retrouva passé au rayon x par le blondinet qui se mit à l'examiner avec soin, l'air pensif.
- Tu fais ça souvent, non ? Disparaitre dans tes pensées ?
Le brun fut si surpris par la nouvelle tournure de leur échange qu'il répondit du tac au tac, les sourcils haussés à l'extrême :
- Dommage qu'elles soient aussi inutiles.
- Inutiles ? Répéta Newt, arquant un sourcil à son tour.
Thomas s'éclaircit la gorge et remua imperceptiblement sur la table d'auscultation. Bien sûr, qu'elles étaient inutiles puisqu'elles le conduisaient à des états léthargiques ou au sommet de son ridicule, et, de préférence, en présence du blondinet. Mais avant tout, elles étaient…
- Confuses, plutôt, offrit Thomas, essayant d'avoir l'air moins gêné qu'il ne l'était.
- Ouais, parait que c'est le lot des génies, répondit aussitôt Newt avec son sourire amusé habituel.
Thomas eut un demi-sourire en retour et ramena sagement ses mains devant lui, au creux de ses cuisses. Il avait vaguement l'impression d'avoir l'air d'un gamin de la sorte mais il ne pouvait pas l'empêcher et Newt n'eut pas l'air plus moqueur que d'habitude.
- Bon, t'es prêt ? Repartit le blondinet, décroisant les bras.
- Je vais essayer…
Le sous-délégué acquiesça avec satisfaction et retourna la compresse à hauteur du visage de Thomas. Il s'arrêta un instant, sa main à deux centimètres de la plaie, et son regard approcha celui du brun un instant. Comme pour avoir une confirmation. Thomas soutint le regard ambré pour la lui donner.
Et Newt posa le bout de gaze sur la plaie ensanglantée.
Ce fut instinctif et immédiat, le garçon se raidit des pieds à la tête, sifflant bruyamment entre ses dents, et envoya son dos en arrière d'un grand coup incontrôlable qui fit sursauter le blondinet.
- Est-ce que ça va ? S'inquiéta aussitôt Newt.
Thomas revint lentement à sa position initiale, la paume de sa main comprimée au-dessus de sa plaie, où la douleur était fulgurante. Son œil droit était résolument clos mais il se força à hocher la tête.
- Désolé, grinça-t-il.
- C'est ma faute, contra aussitôt le blondinet. On devrait attendre Jeff…
- Non ! S'exclama aussitôt Thomas en se tendant vers lui. J'vais essayer d'être plus courageux.
Il adopta le ton de la plaisanterie pour essayer de faire oublier sa précipitation soudaine. Il n'avait pas du tout envie que Newt s'éloigne, ni qu'il arrête de s'occuper de lui, ou qu'il récupère ses mains ou…
Pourquoi un sourire en coin commençait-il à s'élargir sur la bouche du blondinet ?
- Alors aujourd'hui c'est toi la foutue demoiselle en détresse, c'est ça ? Se mit à rire Newt.
Et son accent anglais n'était jamais autant ressorti. Le seul truc, c'était que la petite blague de Newt rappelait au nouveau la veille, l'escalier… Il pressa un peu plus sa main sur sa peau pour cacher son regard et répondit en espérant que ses joues n'étaient pas écarlates :
- Sauf que tu as des trop petits bras pour me jeter sur ton épaule et m'emmener où que ce soit.
- Oh, fit Newt, en reculant d'un pas.
Thomas fut bien obligé de constater qu'il était toujours logé entre ses jambes mais il avait désormais un faux air offensé. Le brun lui donna un petit sourire amusé et Newt se mordit la lèvre.
- Je vois, poursuivit le blondinet.
Et il se glissa à nouveau entre ses cuisses, jusqu'à se retrouver soudainement tout proche. Thomas réalisa à peine que leurs nez étaient à deux doigts de se frôler parce qu'une vive chaleur venait de s'insuffler dans son ventre, se diffusant progressivement plus bas, jusqu'à rendre ses jambes aussi utiles que de la guimauve et une autre partie de son corps… à l'opposé de ladite guimauve. Ses yeux s'écarquillèrent tous seuls. Merde, merde, meeeerde.
- Je suis sûr que je prendrais vite le dessus.
Newt avait soufflé ça contre sa joue, avec son air mutin et Thomas déglutit. What. THE. Est-ce que ce garçon venait de lui faire un sous-entendu complètement PERVERS ? Alors qu'il était entre ses jambes ?
Thomas aurait totalement dû faire quelque chose, dire quelque chose, mais quoi ? Le temps qu'il y réfléchisse, une main empoigna son poignet et Newt força le nouveau à ôter sa main de son visage.
Oh bordel de… c'était maintenant, ça allait arriver, totalement. Il lui suffisait de bouger d'un centimètre ou deux et ils s'embrasseraient. Thomas en avait envie, il en était sûr. Toutes les parties de son corps en étaient sûres.
Alors pourquoi Newt s'écarta subitement pour reposer la compresse mortelle sur sa blessure fatale ?
- Il faut qu'on s'occupe de ça, pour le moment, Tommy, dit alors le blondinet avec un air réellement désolé.
Et le brun sentit alors une vague de frustration déferler sur lui.
Le Second fuyait son regard. Et pourtant, Thomas n'avait rien fait, n'est-ce pas ?
Newt n'avait rien pu sentir cette fois, et encore moins maintenant que la douleur avait fait disparaitre toute once d'excitation… Alors quoi ?
Pourquoi le blondinet préférait-il s'acharner à nettoyer cette stupide plaie ? Et à faire grincer Thomas des dents au passage. Juste après lui avoir dit ces choses…
C'était vraiment douloureux. Et Thomas n'arrivait pas à retenir tous les sifflements qui s'échappaient d'entre ses lèvres. Ses yeux qui se plissaient à chaque fois que Newt frôlait l'hématome qui lui mangeait l'œil ou appliquait le produit. Il essayait pourtant de continuer à observer l'autre garçon, qui ne croisait jamais son regard.
Jusqu'à un sursaut plus violent que les autres quand le sous-délégué posa par mégarde son poignet sur sa pommette bleuie qui lui arracha un couinement peu viril. Mais le blondinet n'osa pas se moquer, ni n'en eut envie, visiblement. Il avait l'air encore inquiet. Toujours concerné par son état. Thomas pouvait sentir la chaleur qui émanait de lui. La tension lui piquait la nuque. Merde, il s'en foutait pas mal de la douleur…
- Tommy, ça va ? Je suis désolé, vraiment, je…
Newt posa sa main sur sa cuisse, essayant de le ramener vers lui et le contact brûla littéralement le brun à travers le tissu de son jogging. Les deux garçons soutinrent leurs regards une seconde puis le Second lâcha la compresse qui tomba entre eux. Machinalement, tous deux baissèrent les yeux aussitôt et réalisèrent qu'il aurait fallu que Newt se penche entre ses cuisses pour la ramasser. Et l'idée, si elle réveilla à nouveau Thomas, sembla ne pas avoir d'effet que sur lui puisque l'autre garçon rougit – de manière très visible. Il retira aussitôt sa main de sa cuisse et… sans trop savoir pourquoi, Thomas glissa sur la table pour se rapprocher du corps qui lui échappait.
Il ne voulait pas reculer encore !
En fait, il aurait encore avancé si la porte de l'infirmerie ne s'était pas réouverte doucement mais suffisamment pour faire du bruit et rompre définitivement le contact entre eux. Il suffit d'un regard à Thomas pour voir Jeff au-dessus de l'épaule de Newt et ce dernier tourna les talons. Apparemment paniqué.
- Newt ? Demanda Jeff, extraordinairement surpris.
Très, très surpris. Trop, peut-être, ou Thomas était-il complètement paranoïaque ? Ouais… voilà, il devenait parano. Le choc, probablement.
- Clint te cherche partout, expliqua Newt.
Le brun pouvait voir la tension dans ses épaules alors que le blondinet parlait avec de grands gestes des mains.
- Clint ? Fit Jeff en fronçant les sourcils. Oh oui, Clint ! Bien sûr ! Il m'a dit qu'il te… J'ai le sparadrap ! Merci de t'en être occupé Newt !
Thomas ne put s'empêcher de laisser sa mâchoire se décrocher. Soit il était trop lent (et malgré que ça ait été le cas souvent ces trois derniers jours, il avait quand même un QI supérieur à la moyenne) soit il se passait quelque chose.
En tout cas, tout ce qu'il se passa, là, fut que Newt passa devant Jeff pour se retourner quand il arriva à la porte :
- On se voit plus tard, Tommy ?
- Sûr, répondit le concerné.
Ensuite le Second disparut en un éclair.
Bordel.
Quand Thomas se pointa au self ce midi-là, les murmures se multiplièrent sur son passage. Il avait un énorme cocard sur l'œil droit, et un pansement qui lui barrait l'arcade. Il entendit même quelques commentaires concernant Gally et se demanda si certains croyaient vraiment que le major de physique s'était vengé.
Comme il mangea seul avec Chuck (oui, il n'était jamais vraiment seul), il n'eut pas l'occasion d'en savoir plus et n'en avait pas envie de toute façon.
Il était un peu fatigué. Fatigué de son week-end, fatigué de se triturer le cerveau, fatigué de ne pas savoir ce qu'il voulait. Ou de ne pas savoir comment l'obtenir.
Newt ne se montra pas au self ce midi-là, ni Minho. Thomas finit donc par se résigner à remonter dans son dortoir, histoire de retrouver les garçons, peut-être faire une sieste… Il avait une migraine épouvantable depuis un moment et son choc n'y était pas étranger.
On le félicita quelques fois au passage pour son œil au beurre noir et le brun décida de faire un détour par les toilettes les plus proches, histoire de jeter un coup d'œil à ce si joli bleu… mais il s'arrêta au détour d'un croisement quand il aperçut Newt et Minho s'approcher. Par réflexe, il se plaqua contre le mur et passa la tête au coin du mur.
Son estomac se tordit dès qu'il aperçut le blondinet qui était plongé dans une grande conversation – visiblement très animée – avec son meilleur ami. Aucun d'eux ne prêtait attention à ce qu'il se passait au fond du couloir, ni ne voyait Thomas. Ce dernier pouvait donc les observer tout à loisir et se sentait légèrement gêné d'agir de la sorte.
Jusqu'à ce que Newt éclate de son rire clair et si mélodieux et que Thomas ne sente un frisson lui parcourir l'échine. Ensuite, Minho dit autre chose, et Newt eut l'air brutalement choqué. Puis un rictus lui barra le visage alors qu'il ricanait et, la seconde suivante, Thomas écarquilla les yeux tandis que le sous-délégué envoyait son meilleur ami valser contre les casiers d'un coup de hanche et d'épaule bien placé.
Le coureur s'écrasa dans un bruit de taule sur les portes et Thomas l'entendit aussitôt s'écrier en s'esclaffant :
- Mais t'es malade ? C'était pour ton bien ! En plus t'es ingrat ! J'allais pas te laisser là-dedans comme ça… Et puis c'était Jeff, pas moi !
Et Thomas sentit un poids lui tomber sur l'estomac. Le garçon se recacha derrière le tournant à l'instant où Minho et Newt se remirent en marche en se chamaillant gentiment.
Le brun se rendit compte que son cœur battait à lui en faire mal.
Il avait eu raison. Jeff avait agi étrangement et il avait la désagréable impression de comprendre… Il avait été trop évident avec Newt et, maintenant, le garçon était gêné et ses potes s'emmêlaient même. Il y avait vraiment de quoi être mort de honte.
Au moins il était fixé. Si même eux l'aidaient à ne pas rester là-dedans, il était peut-être temps d'arrêter d'agir aussi bizarrement en présence de Newt. De le mettre dans l'embarras.
Thomas ne pouvait s'empêcher de trouver tout ça étrange. Newt était définitivement en train de le taquiner sans arrêt. Par moment, il avait même vraiment eu l'impression que le blond en avait envie. Mais il avait bien entendu ce qu'il venait d'entendre.
Finalement, le duo arriva à sa hauteur et le brun espéra de toutes ses forces qu'ils ne le verraient pas. Evidemment, c'était beaucoup trop demander. Et quelques secondes plus tard :
- Hey Thomas ! Fit la voix enjouée de Minho.
Newt et lui venaient d'apparaître à l'angle du mur et s'étaient arrêtés à sa hauteur. Thomas remarqua aussitôt que le sous-délégué était plus intéressé par ses chaussures que par lui. Génial. Minho repartit de plus belle :
- C'est marrant, on parlait justement de…
Un coup de coude sec dans les côtes, venu de Newt et certainement pas discret, le fit taire et le nouveau sentit son sang se glacer dans ses veines. Le coureur couina et lança un regard offensé à son meilleur ami avant de continuer :
- De l'entrainement de demain… J'espère t'y voir, Thomas, hein ? Malgré ta petite rencontre amoureuse (Thomas se raidit) avec un arbre. Si tu choisis d'aller en science nat' d'abord à cause des beaux yeux de Newt, j'vais être TERRIBLEMENT déçu. Et jaloux, poursuivit l'Asiatique d'un air satisfait.
- Je veux courir, Thomas répondit, étonné de voir que sa voix était si peu tremblante.
Parce qu'il se sentait mal. Mal à l'aise. Vraiment. Pas Minho, toutefois, qui sourit comme un illuminé.
- Parfait ! Tu viens manger avec nous ? On allait au self.
Sans qu'il ne puisse l'empêcher, le brun fit glisser son regard sur Newt qui l'observait à la dérobée. Sa gorge s'assécha un plus mais il parvint à sourire de façon convaincante et répondre :
- J'en reviens, en fait. On se voit plus tard, ok ?
Thomas se rendit compte un peu tard qu'il avait presque imité Newt, plus tôt dans la matinée et fut terriblement soulagé quand Minho haussa les épaules et répondit un vague :
- Ça marche le bleu.
Entrainant le sous-délégué à sa suite.
Quand le couloir fut à nouveau désert, excepté pour lui, Thomas se rendit compte à quel point il se sentait vide.
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VOILA !
Un peu de Newtmas, un peu de contre-Newtmas et OUI désolée d'être prévisible et d'avoir fait intervenir Jeff :(
Et désolée pour cette fin de chapitre… moi aussi j'ai envie de leur mettre des claques à tous !
Mais rassurez-vous, la situation ne restera pas bloquée éternellement *-*
J'espère que vous ne serez pas déçues du moment à l'infirmerie ) J'avoue que c'était tentant de mettre fin à toute cette tension mais… amusons-nous encore un peu, voulez-vous ?
A très vite ! (genre demain ou mercredi pour "Je t'écrirais des poèmes") ;)
Plein d'affectioooon !
