Bonjour à tous !

Eh oui, grâce au premier épisode de FMA : Brotherhood, j'ai tout d'un coup eu le déclic... J'ai abandonné FMA et surtout le Royai depuis trop longtemps ! Méchante fifille, mais elle va bientôt se rattraper. Surtout avec ce nouveau chapitre. Oui, cette fic sort de son hiatus :D

Bonne lecture !

Disclaimer : FMA ne m'appartient pas. J'écris pour mon plaisir et celui de mes éventuels lecteurs et non dans un but lucratif ;)


« Cause de la mort ? »

Le médecin légiste se baissa sur le cadavre et releva le drap recouvrant le corps glacé du jeune homme. Il présenta le torse du défunt au militaire.

« Je dirais officieusement qu'on s'est acharné à le transformer en gruyère. »

Il se releva tout en feuilletant son carnet de notes.

« ... Officiellement, il a été poignardé.
- Merci, dit le militaire d'un ton presque satisfait. Je pense que je vais prendre l'enquête. »

Le médecin inclina légèrement la tête et partit.

Si Roy Mustang avait su qu'il allait trouver ce cadavre de retour au bureau, il aurait sûrement été plus joyeux au réveil. Oh oui, beaucoup plus joyeux qu'à son habitude.

« Vous m'avez l'air plutôt content, murmura une voix derrière lui.
- Effectivement, lança Roy en se retournant, cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus eu ce genre d'affaire. Quel bonheur de savoir qu'un meurtrier se trouve peut-être tout près de nous, n'est-ce pas Havoc ?
- ... Ce genre de reflexion ne vous ressemble pas, colonel.
- Bien sûr, car je formulais ça autrement. Génial, du travail !
- ... Encore moins... »

Havoc tourna nerveusement la tête.

« Colonel ?
- Oui ? répondit l'alchimiste en se baissant sur le corps.
- Où est passée Hawkeye ? »

Silence. Roy s'était arrêté dans son mouvement, retenant prisonnier un bout du drap maintenant maculé de sang dans sa main.

« On l'interroge.
- On l'interroge ?
- ... Oui. C'est normal, dit Roy en observant les blessures du défunt, c'était la seule qui pouvait accèder au bureau pendant la nuit.
- J'espère qu'elle n'aura aucun problème ! »

Le colonel fut soudainement agité. Il venait de remarquer quelque chose dans les plaies.

« Ce n'était pas un expert de l'arme blanche, chuchota-t-il pour lui-même.
- Hein ?
- Plait-il ?
- Que disiez-vous ?
- Rien, juste que... »

Roy se releva, jetant un dernier coup d'oeil au cadavre.

« ... C'est impossible qu'elle soit l'assassin, c'est évident.
- Pourquoi ?
- Depuis quand le lieutenant Hawkeye se servirait-il d'une arme blanche ? Elle déteste ça. Ressentir la mort de l'autre... »

Havoc réflechit quelques instants puis afficha un sourire approbateur.

« Oui, vous avez raison, colonel ! »


« Heureusement qu'elle comprend mal les questions... »

Riza s'était fabriqué un alibi en béton.

« Demandez à Sciezka, dit-elle posément. J'étais aux archives avec elle, à 3h. Elle aussi travaillait de nuit. »

La dite Sciezka fut convoquée et interrogée aussitôt. Elle confirma ce que Riza venait d'affirmer.

« Euh... Oui, elle était avec moi. Je me rappelle même qu'elle m'a rattrapée lorsque j'ai trébuché ! Ah la la oui je suis très maladroite, mais...
- MERCI, beugla l'homme en voulant tourner court à la conversation, vous pouvez sortir... »

Riza fut relâchée aussitôt : Sciezka n'était pas du genre à mentir... vraiment pas. Tout le monde ici savait ô combien elle était honnête, qui plus est sur une affaire aussi délicate qu'un meurtre. Meurtre oui, assassinat même. Car n'importe qui le dirait, on ne tue pas un militaire, surtout dans son propre QG, avec le risque de se faire prendre à tout moment, sans avoir une raison à cela et sans une quelconque préméditation.

« Ce n'est pas possible, il n'avait pas d'ennemi, j'en suis sûr », entendit Riza en sortant de la salle d'interrogatoire.

Elle eut un léger sourire ironique. Il n'avait effectivement aucun ennemi.

S'ils savaient, tous.


Tous ne savaient pas, mais un d'entre eux doutait.

Roy analysa une nouvelle fois toutes les blessures de la victime avant l'autopsie. Tous les coups avaient été donnés de manière complètement anarchique. Quelqu'un qui avait la ferme intention de le tuer l'aurait directement atteint à un point stratégique tel que le coeur ou la tête, il n'aurait pas décidé de se défouler sur lui. Ce pouvait donc être un crime passionnel, commis sur un coup de tête ou par colère, voire même par haine. Si préméditation il y avait, c'était alors simplement pour le fait de le tuer, non pas par la méthode.

Mais la méthode était peut-être celle de faire passer ça pour un crime passionnel. Avait-il alors un ennemi de longue date ? Non, Danel n'était pas connu pour recevoir des menaces et ne s'était jamais fait attaquer. Mais le crime passionnel était-il vraiment plausible ? Il n'avait pas de fiancée en date, pas de famille en froid avec lui, et d'ailleurs, il était plutôt du genre à éviter à tout prix les ennuis qu'à les chercher, surtout avec ses proches.

Quelque chose ne collait pas. Bien sûr, il se pouvait qu'il avait une vie personnelle plus mouvementée qu'il n'en paraissait alors, mais il n'était pas impossible que quelqu'un ait utilisé cette méthode pour faire croire à un...

Non...

Ses doutes revinrent alors sur Riza.

Non, elle ne pouvait faire ça. Elle n'avait aucune raison de tuer un collègue de la sorte. Danel l'avait bien draguée un peu de temps en temps, mais pas de quoi la titiller au point de le tuer... Se pourrait-il qu'il ait eu envie d'aller plus loin et qu'elle... Non, non. Elle ne serait jamais allée jusque là, et même si c'était le cas, on l'aurait retrouvé avec une balle logée dans le crâne plutôt que poignardé. Même si... Même si elle est assez intelligente pour cacher ça en crime passionnel et que...

Il soupira longuement et se passa une main sur le visage. Non, stop, elle n'avait absolument aucune raison de faire ça. Il n'avait pas à douter d'elle, non, il n'avait pas à douter d'elle.

Repliant le drap sur le cadavre, il prit quelques notes pour le dossier sur l'enquête.


De retour au bureau, il vit que Riza avait repris sa place et qu'elle était en train de prendre connaissance de l'enquête. Elle n'avait en aucun cas l'air troublé ou anxieux, elle affichait l'air neutre qu'on pouvait toujours lire sur son visage.

« Je vois que je vais devoir repousser mes vacances à plus tard, souffla-t-elle.
- Je suis désolé, lieutenant, mais effectivement, j'aurai certainement besoin de vous pour les besoins de l'enquête. »

Roy tourna alors la tête vers ses quatre autres subordonnés qui n'avaient pas l'air de savoir par où commencer. Il annonça alors les premières notes sur l'enquête.

« Comme vous le savez tous, nous cherchons le tueur qui a assassiné Danel Raul cette nuit aux environs de 3h. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que les coups de poignard sur son corps ont été donnés à l'improviste, de manière totalement aléatoire... Je pense donc à un crime passionnel. Si vous avez un quelconque doute sur mes dires, vous pouvez aller vérifier par vous-même sur le corps de la victime en attendant l'autopsie qui aura lieu à 17h. »

Riza fut soulagée. Il allait donc sur une fausse piste, ce qui la mettait a l'abri, en tout cas le temps de faire son travail et même de pouvoir le guider à un éventuel faux coupable. Mais elle fut tout de même surprise de la négligence dont il avait fait part à propos de ses hypothèses...

« Je préfère aller analyser ça, ouais, dit Havoc. Pas par scepticisme, mais simplement pour le voir de mes propres yeux.
- Bien. Allez-y tous ensemble alors, je reste ici avec le lieutenant Hawkeye pour commencer à remplir les premiers rapports de formalité de l'enquête. »

Riza leva les yeux vers son supérieur avec interrogation. Elle n'allait pas avec eux ? Il ne pouvait quand même pas la soupçonner...

Il sortirent tous les uns après les autres et prirent bien soin de fermer la porte. Roy jeta un regard vers Riza. Elle semblait étonnée.

« Les dossiers ? Maintenant ça vous plait de les remplir ?
- J'ai besoin de vous donner d'autres éléments que j'ai relevés. »

Elle sentit que l'angoisse montait. Non. Non non non, impossible qu'il la soupçonne, impossible ! N'était-elle donc pas son fidel bras droit depuis toutes ces années ? Non non, il avait dit que c'était un crime passionnel... D'autres éléments... Non...

Roy sentit qu'elle tiquait à l'annonce de ces fameux autres éléments. Cependant, il décida de ne pas prendre ce comportement en compte, mettant ça sur le dos de la surprise de savoir qu'elle serait la seule à avoir ces éléments.

« Qu'y'a-t-il, colonel ?
- ... Il se pourrait que cet assassinat ait été camouflé en crime passionnel, voyez-vous. Tout porte à dire que Danel n'avait absolument pas d'ennemi au sein de ses proches...
- ... Et qu'en concluez-vous donc ?
- ... Que le mertrier n'a aucun lien avec lui et qu'il fait partie de l'armée. »

Elle ferma les yeux. Il fallait qu'elle se calme. Elle n'était pas habituée à être la coupable, et ressentait maintenant ce que tous les criminels qu'elle avait arrêtés avaient ressenti dans de tels moments.

« Lieutenant. »

Il s'était approché d'elle sans qu'elle s'en rende compte, et n'était plus qu'à quelques centimètres de son visage.

« Promettez-moi que vous n'avez rien à voir avec tout ceci. »

Elle leva les yeux vers lui. Il la regardait avec intensité, cherchant au fond de ses pupilles comme pour lire en elle et savoir, savoir qu'elle n'avait pas commis ce crime, et peut-être aussi savoir ce qu'il voulait savoir d'elle depuis si longtemps...

Elle eut du mal à articuler mais réussit à hocher la tête, ses yeux toujours plongés dans ceux de son supérieur. Ce ne fut que lorsqu'il s'éloigna un peu qu'elle eut le courage de dire :

« J'étais avez Sciezka mon colonel. Elle l'a confirmé à l'interrogatoire, mais vous pouvez aller le lui demander en personne. »

Ce que Sciezka n'avait simplement pas saisi, c'est qu'ils lui avaient demandé si elle l'avait sous les yeux lorsque le meutre fut commis. Elle n'allait pas donner un détail aussi insignifiant que le lieutenant allant au toilettes à ce moment-là...

Je vais me rafraîchir un peu, je reviens vite !Personne ne saurait jamais ce détail. Car Sciezka avait une confiance totale en Riza. Tout comme la majeure partie des militaires du QG. L'interroger n'était qu'une formalité ; Tout le monde savait qu'elle ne pouvait certainement pas faire ça. Pour sûr.

« Pas besoin, lieutenant, je vous crois. »

Il sourit. Il était rassuré. Quel idiot avait-il été pour croire qu'elle pouvait faire ça ! Pas elle, non, pas elle.

Pas la Riza qu'il avait connue si douce et si honnête dans sa jeunesse.



Héhé, je le voulais encore plus long, je voulais ajouter autre chose à la fin, mais je me réserve un peu pour la suite ;)

J'espère que ce come back vous a plu. Je me suis fait plaisir à l'écrire, rrh ! XD