Chapitre 3 : long day
La nuit fut dure. Je me réveillais plusieurs fois en sursaut. Les mêmes vieux rêves qui revenaient, toujours. Lorsque je me réveillais pour de bon, marie était partie raccompagner striffy à l'aéroport. Elle me demandait de l'attendre pour le déjeuner. Un autre message, signé de la direction, fus glissé sous ma porta alors que je m'habillais. 4 jeunes hommes m'attendaient en bas. Je passa mon sweat blanc « lamotte Beuvron, championnats de France 2008 » sur un jean large noir, mes baskets puma et descendis a la réception. Les 4 loustics étaient là, tom accompagné par une grande blonde, claire à ce qu'il me dit. Lorsqu'elle déchiffra l'inscription de mon pull, elle me demanda en français :
- Tu connais Lamotte ??
- Je suis française a la base, alors heureusement que je connais !
- Tu les as gagné ?? C'est la classe de gagner la bas !!
- Oui l'été dernier avec… mais ce n'est pas la question. Qu'est ce que vous foutez là ? j'ai un avion dans une heure, il faut que mes affaires soient prêtes d'ici là.
Je mentais. Mal. Comme Bella. Bill me scruta de ses grands yeux cernés de khôl.
- Tu as dit a Gus que tu devais passer une semaine a Berlin et filer ensuite sur Hambourg pour aller voir ton père. Alors tu ne me feras pas croire que tu as un avion dans une heure, ça ne marche pas avec moi.
Je foudroyais Gus du regard.
-Je t'avais dit qu'il n'y avait pas de secrets entre nous, s'excusa-t-il
-Ok, bon ça va je rends les armes. Je fous quoi ici ? Marie va pas tarder a rentrer et je tiens a être la à son retour.
- Je dois te rendre ton portable me rappela Georg
- Tu ne pouvais pas me le déposer ? Tu as besoin d'une mise en scène pour çà ? Tu veux pas que je convoque la télé et la radio pour que tout le monde le voit bien : Georg, le grand bassiste du groupe tokio hotel va rendre son portable a une pauvre petite française complètement larguée… ça pourrait faire un bon titre, crachais-je, mauvaise !
- 'Tin, elle a du chien la gamine ! siffla tom
- La « gamine » t'emmerde
- Je suis plus âgé que toi je te rappelle
- En age mental ?
J'arrachais mon portable des mains de Georg et fis volte face. Je remontais dans ma chambre et m'affala sur mon lit pour lire les 120 textos que j'avais reçus. Je les éliminais peu à peu pour n'en garder que 4 : 2 de Alice, ma sœur jumelle et 2 de mon père. Alice me demandait des éclaircissements sur des maths qu'elles n'avaient pas comprises et elle me demandait également des nouvelles. Mon père, à l'instar d'Alice, me demandait de mes nouvelles ainsi que des précisions sur mon arrivée chez lui. Je répondais à mon père quand Marie entra dans la chambre comme un tourbillon. Elles commença à jacasser en de baladant a travers la chambre comme une malade, ramassant tout ce qui traînait par terre (soit a peu près nos 2 valises ensemble). Elle s'interrompit net, un pied en l'air, quand un stewart entra dans la chambre en m'emmenât une petite carte noir frappé du « t » a double barre des TH. Je la retournais, un mot était écrit a la main dessus : « RDV a 19h dans le hall, on vous emmène manger. Kusses. Gus » je feulais et pris un papier sur lequel j'écrivis « fuck ! leave uns alone » puis je le tendis au pauvre stewart qui ne comprenait rien a ce qui se passait. On partit alors déjeuner dans le resto de l'hotel. Un peu avant 14 h les 4 garçons débarquèrent dans la salle et s'installèrent a la table a côté de nous. Tom me regardait avec un petit sourire moqueur, et je me mis a feuler. Son sourire s'élargit et, furieuse je quittais la salle sous les yeux étonnés des clients qui n'y comprenaient rien a rien.
Je me baladais toute la journée avec marie qui m'avait rejointe. Elle n'avait toujours pas compris ce qui m'avait pris, pourquoi j'avais quitté la salle en fureur. Quand nous rentrâmes à l'hotel, des centaines de groupies avec des tee shirt a l'effigie des th étaient massées devant. Nous les ignorâmes royalement, oubliant que, quelques mois plus tôt, nous étions a leur place, devant la radio « NRJ » a paris, en hurlant comme des folles pendant 5 heures. Marie partit vers le comptoir a l'entrée et moi, je montas dans la chambre. Alors que je traversais le hall, un bras se tendis devant moi, me barrant le passage : ses cheveux ébouriffés mal dissimulés sous une casquette noire et le visage bouffé par une paire de lunettes Channel, Bill de tenait devant moi.
- Si tu cries j'appelle la sécurité.
- Je croyais t'avoir dit clairement de me laisser tranquille…Et puis, qu'est ce que vous avez avec moi ? Il y a des centaines de fans dehors qui tueraient pour être a ma place et vous les ignorez. Moi, je veux qu'on me laisse tranquille et vous me faites chier… elle est ou la logique là ?
-Tu n'es pas comme les autres ! Toutes nos fans n'ont pas tenté de se suicider !
- Vous allez arrêter de me faire chier avec ce putain de suicide raté ??
J'avais crié ça en français et les clients, étonnés, se retournèrent vers moi. Je montais directement dans ma chambre et partis prendre ma douche. Je m'attardais longtemps dessous, et quand je sortis, quelle ne fut pas ma surprise de voir tom et marie discuter tranquillement sur le canapé.
-Tiens, t'es enfin sortie toi ? On ne t'attendais plus dis moi ?
- Je peux savoir ce que tu fous dans ma chambre, imbécile ?
Marie me dévisagea, bouche bée : depuis près de 2 mois elle ne m'avait pas entendu ouvrir la bouche malgré tous ses efforts, et voila que soudain je me mettais a gueuler contre une rock star internationale. Je me mis à feuler méchamment.
- Dis donc, tu pourrais te comporter comme une humaine et pas comme un animal sauvage ?
Je me jetais sur lui, mais il me tordis le bras dans le dos et me jeta dans le canapé ou il s'assit sur moi.
- Maintenant que la bête est domptée, je peux parler. Mon cher frère tient a vous inviter aux répèt de demain.
- Il ne pouvait pas le dire lui-même. Il a besoin d'un émissaire pour faire ça ?
- Rendez vous à 15 h demain. Et rien a dire, dit-il quand il vit marie ouvrir la bouche pour protester, faveur du groupe.
Il se leva nonchalamment, para mon attaque et s'éloigna en sifflant. En fureur, je partis de la chambre en courant.
