Chapitre 7 : Wilkomen im Hambourg

Les vacances commençaient. J'avais obtenu mon bac S avec mention très bien malgré mon passage a vide du début de l'année. Mon avion atterrit a l'aéroport de Hambourg et je récupérais mon pauvre Pirate complètement sonné a la sortie de la soute puis j'allais récupérer la 10aine de valises que je trimbalais avec moi (je déménageais, je vous le rappelle) et me jetais dans les bras de sœur venue me chercher. Elle me dit que mon père m'attendait dans la voiture. Quand je la vis, j'hallucinais totalement : derrière le 4X4 familial était garée une Porsche turbo Jaune canarie flambant neuve, moteur tournant auquel était nonchalamment adossée mon père. On n'avait jamais eu de problème d'argent dans la famille, on avait tous pu suivre des études dans des lycées hors de prix et j'avais pu avoir un poney de compète lui aussi hors de prix, mais jamais au grand jamais mes parents n'avaient acheté cette voiture qui hantait mes rêves les plus fous depuis qu'elle était sortie. Alice me tendit sans un mot une lettre et les clefs du bolide. Je décachetais l'enveloppe :

« Maintenant que tu vis parmi nous, il me semble normal que tu puisses avoir ta propre voiture, comme ta sœur. Tes amis ont participés aussi et nous ont obtenus une grande baisse de prix grâce à leur notoriété. Bienvenue en Allemagne. »

Je me jetais dans les bras de mon père avant de monter dans la voiture et d'en apprécier les qualités. Le moteur grondait en sourdine, le cuir était souple et noir et les gentes chromées étincelaient dans le soleil. Pirate s'installa sur le siège passager, les oreilles au vent et la gueule ouverte. Je le repoussais doucement. Je fis signe à Alice de ne pas m'attendre pour rentrer et je filais droit chez les jumeaux. Je baissais mes (fausses) Chanel sur mon nez et fis rugir plusieurs fois le moteur avant de klaxonner un peu. Un volet du premier étage s'entrouvrit, et quelques secondes plus tard, le portail en fer forgé pivota sur lui même. Sitôt que je fus passée, il se referma doucement. Je m'arrêtais devant la porte et un porc-épic pour une fois non maquillé s'abattit dans mes bras

- Lauraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

- Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill !

Je lui fis la bise et il tourna la tête au dernier moment pour voir son frère qui arrivait et nos lèvres se rencontrèrent. Gênée, je tournais vivement la tête alors que Tom arrivait derrière moi

- Salut Lion Cub ! Cava ?? Tu nous a manquéééééééééé !

- Salut p'tite tête. Bah écoute, oui ça va, c'est les vacances, sourire ! C'est juste super chiant le terminale !

Il jeta un coup d'œil vers la fenêtre

- Elle te plait ? T'as ton permis au moins ??

- Elle est géniale, merci ! Et oui, j'ai mon permis je l'ai passé aux USA il y a deux ans. Dis moi, vous vivez à 2 là dedans ? Parce que c'est juste immense, j'espère que c'est pas vous qui nettoyez, sinon ça doit pas être triste

-Non, t'en fais pas c'est pas nous. Bière ou Vodka ?

- Bière, danke.

- Tu veux visiter ?

- Ich komme.

Ils me firent visiter l'immense maison. Quand on arriva au garage, je poussais un cri. A coté du break de Tom était garée une Aston Martin Vanquish noire, absolument magnifique. Je me mis a tourner autour en l'admirant sous toutes ses coutures

- Oui, j'adore les belles bagnoles de sport

Bill s'était approché de moi sans que je m'en rende compte et me souriait. OMFG, qu'il est beau !

- Elle est canooooon !

- Tu t'y connais en bagnoles ??

Il avait l'ai super étonné.

- Un peu… j'adore les voitures fines et racées, les Porches, Aston martin, Ferrari ou autres Maserati.

Ils m'emmenèrent vers la salle de musique. Tom me jeta un regard aigu

- Il parait que tu joues…tu nous montres ?

Je devins nerveuse

- Je n'ai pas touché à ma guitare depuis…depuis…longtemps…

- Bah justement, joue moi un truc insista Bill.

Tom me tendit une de ses guitares. Vaincue je m'en saisis et passais la sangle sur mon épaule avant de fermer les yeux. Je fis courir mes mains sur les cordes et commençais à jouer un morceau très doux. Puis, toujours les yeux fermés, j'enchaînais sur «Ich bin da» et «Rette Mich». Lorsque je rouvris les yeux, les jumeaux ma fixaient, ébahis

- as-tu appris à jouer comme ça ??

- Euh…j'ai pris des cours, puis en France j'avais un petit groupe de pop rock, les lupus grey. Quand j'ai quitté le groupe, ils m'ont offert une Gibson pour remplacer la vieille guitare sèche de mon père sur laquelle je jouais. C'est la même que le tienne.

Ils me regardèrent, super étonnés.

- Oh ça va, arrêtez de me regarder comme ça ou vos yeux vont tomber.

Je reposais la guitare sur son râtelier et repartis chez moi après avoir dit au revoir aux jumeaux.