Chapitre 8 : Love story

Cela faisait désormais une semaine que j'habitais a Hambourg et je m'apprêtais a sortir pirate lorsque ma sonnette retentit. Intriguée, je sortis sur le perron pour voir une armoire a glace qui se tourna vers moi

- Monsieur Kaulitz vous attend. Ce ne sera pas nécessaire de prendre votre chien avec vous.

- Euh…ok, j'arrive…

Je montais cherche un manteau dans ma chambre et suivis le type avant de sauter dans ma voiture. Quand j'arrivais au studio ou étaient les garçons, l'Aston Martin de Bill était parquée à coté du 4X4X de Georg. Lorsque j'arrivais dans la salle d'enregistrement, le chanteur me fit son sourire Freedent qui me faisait a chaque fois craquer. A la fin de la chanson, il me demanda de la suivre et je grimpais dans sa bagnole dont il rabattit la capote. Il m'emmena un peu en dehors de la ville, et lorsque je compris ou on allait, je me braquais. Il le sentit et se tourna vers moi avant de se garer dans un grand parking. Il sortit mais je restais figée dans la voiture. Il se pencha vers moi

- Laura, j'ai réfléchi a un truc : je ne t'ai jamais vu aussi heureuse qu'avec des animaux. Les garçons m'ont montré le « sauvetage » qui a été filmé par une de nos équipe. TA sœur m'a raconté ta vie d'avant. Tu dois remonter…et comme je sais que tu ne le fera pas par toi-même, je t'y oblige…c'est ta vie ! Crois moi, je suis aussi passé par ça, je sais que c'est dur. Tu es dans ton élément quand tu es a cheval, tu es faite pour ça. Fonce, réfléchis pas !

Il se mit à fredonner le refrain de « Ich bin da » et je le suivis dans les écuries. Elles étaient grandes, spacieuse, et donnaient sur une première cour. Derrière cette première cour se tenait une autre cour, plus petite, qui était elle aussi bordée de box. A coté de cette cour, il y avait un grand manège olympique, une carrière elle aussi olympique te une autre carrière aux dimensions plus humaines, un rond de longe et un marcheur. Autour du centre équestre s'étiraient des hectares de prés dans lesquels broutaient tranquillement des chevaux.

- Te sens tu capable de monter maintenant ? Tout est réglé avec le directeur du haras, il accepte de te prêter un de ses chevaux, Iséo des Flots, un cheval français.

- Je n'ai pas mes affaires, quel dommage !

- Tu parles de ça ?

Il me tendit un sac contenant une culotte de cheval gris perle, une paire de boots et des chaps en cuir noir ainsi que ma bombe ornée du drapeau tricolore.

- File te changer avant de changer d'avis…

Sans rechigner, je partis dans les vestiaires. Je me sentais bizarre, engoncée dans mes vêtements qui n'avaient pas servis depuis longtemps. Quand je ressortis, tête baissée, Bill émis un sifflement appréciateur. Je fixais sur mes bottes les éperons qu'on me tendait et me hissais sur un magnifique alezan. Prise de vertiges, je secouais la tête et fermais les yeux, posant ma tête sur l'encolure de mon cheval. Quand je rouvris les yeux, il se tenait a coté de moi, une main posée sur ma cuisse, l'ai inquiet. Je le rassurais d'un sourire et me dirigeais vers le manège. D'une main hésitante je rassemblais mes rênes et commençais à m'échauffer. Apres un bon quart d'heure au pas, je partis au trot tranquillement et enchaînais les figures : 8 de chiffre, serpentine, diagonales, doublers, cercles, etc.…après une infime hésitation, je reculais ma jambe extérieure et Iséo partis au galop je l'installais sur un cercle en équilibre et l'amena devant un petit oxer d'un mètre qu'il passa sans problème. Il péta même un coup de cul à la réception. Je m'effondrais sur son encolure, en larmes. Il resta immobile, sans broncher. Je mis pied a terre et m'abatis dans les bras de Bill. Il me serra contre lui et caressa mes cheveux doucement. Il me releva le menton pour apercevoir mon visage

- Merci de m'avoir amenée ici…tu avais raison, j'en ai besoin.

Il me fit un grand sourire. Avant que je comprenne ce qu'il se passe, je sentis ses lèvres chaudes se poser sur les miennes doucement. Je me figeais, surprise, puis m'abandonnais contre son torse et lui rendis son baiser. Il sourit contre mes lèvres et m'attira un peu plus contre lui. Il me relâcha, essoufflé, et posa son front contre le mien.

- Donc, si je comprends bien, on est officiellement ensemble, c'est bien ça ?

- Ca m'en a tout l'air. A moins que ça ne te dérange

- Au contraire ! Je préférais m'en assurer.

- C'est tout à ton honneur !

A ce moment la, Iseo me donna un grand coup de tête dans le dos (oh le jaloux XD lol ça m'est arrivé une fois, c'est très frustrant !). Avec un soupir je me tournais vers lui et le ramenais à son box. Quand j'en ressortis, mon…chéri (ouah, ça fait bizarre !) m'attendait dans sa voiture. Il me ramena chez moi, et malgré l'heure matinale, je partis me coucher, épuisée physiquement et moralement.

- Je suis content que tu sois heureuse !

- Merci pour tout, tu gères…

- C'est normal. Dors bien

- Merci !

Je m'effondrais et m'endormis des que ma tête toucha l'oreiller.