Ok, soyons clairs, c'est du pur délire : pas d'intrigue, ni Gen ni Slash, rien de rien, juste du nimportenawaq ! Enjoy !

ooOoo

Du sexe des anges …

Il entra dans le labo de McKay, la tête plongée dans la lecture du dernier rapport du scientifique sur M76-TY5, planète sur laquelle toute l'équipe devait bientôt aller faire une petite virée.

Cette fois, McKay s'était surpassé dans le « absolument pas compréhensible sauf si vous avez au moins trois doctorats » - obtenus avant l'âge de 18 ans les doctorats, après, les neurones s'affaiblissent. Bref, ne comprenant pas un traître mot du jargon scientificoancien utilisé par son astrophysicien préféré, le colonel John Sheppard entra dans l'antre du canadien, il leva la tête et … poussa un cri de frayeur.

- Raaaaaaaaah ! Ses doigts se refermèrent compulsivement sur son ordinateur portable et il leva celui-ci devant lui comme un bouclier. Il avait la furieuse envie de l'utiliser comme une tapette géante contre la chose qui venait de surgir juste devant son visage tel un diable sortant de sa boîte.

-Criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, lui fut-il répondu sur un ton tenant à la fois de la femelle hystérique un jour de solde et du cochon que l'on égorge.

- Nondenon McKay, vous ne pouvez pas tenir votre … votre truc en laisse ou quelque chose dans le genre ! Sheppard porta la main à son cœur. Celui-ci battait la chamade, mais il faut dire que se trouver nez à nez avec un dragon à toupet rose, ce n'était pas banal.

McKay poussa un soupir bruyant et daigna se lever du tabouret sur lequel il était assis pour venir récupérer le truc en question. Il se planta devant l'armoire sur le dessus de laquelle était manifestement coincé Myrnec.

- Il aime bien grimper et de toute manière, vous pourriez vous annoncer lorsque vous entrez quelque part. McKay claqua dans ses mains et immédiatement le dragonnet se tourna vers lui et sauta dans ses bras.

Sheppard ferma les yeux et se mit à réciter lentement. Non, je ne dois pas frapper McKay, non, je ne dois pas frapper McKay, non … Lorsqu'il se sentit suffisamment calmé pour tenter d'avoir une conversation civilisée avec le canadien, il rouvrit les yeux et, s'armant de tout son courage, posa son ordinateur sur la table de travail et fit face à McKay.

Il aurait pu y arriver, vraiment, il suffisait qu'il se concentre sur les données de M76-TY5, sur la mission de demain, sur son 9mn – argh non, pas ça ! Il serait bien capable de tirer sur machin-nec – qu'il se concentre sur, sur … Malheureusement, la tâche était surhumaine et il n'était, après tout, qu'un petit humain bien ordinaire.

Il ne pouvait pas discuter avec McKay tant que le dragon serait sur l'épaule de ce dernier.

L'animal le fixait de ses yeux globuleux, sa tête penchée sur le côté, produisant de petits couinements. Sheppard se serait cru dans Jurassic Park 1, juste au moment où ce gros bonhomme, le scientifique qui trahi le milliardaire John Hammond, se retrouve face à face avec un adorable petit dino à l'air inoffensif et pifpafpouf, en deux scènes le voilà réduit en shesh kebab !

- McKay, Sheppard prononça le nom les dents serrées. Est-ce que ce serait trop vous demander que de ranger Marcel dans sa cage que l'on puisse se concentrer un peu sur M76-TY5.

McKay ne le regarda même pas et lui répondit sur un ton détaché.

- C'est Myrnec et non, je ne le « rangerais » pas. Le pauvre a eu une journée difficile hier après sa petite visite dans le département de biologie. McKay leva sa main vers le petit animal qui y déposa immédiatement sa tête et se laissa caresser.

Bah voyons, le docteur Rodney McKay a qui il avait fallu plus de six mois pour se souvenir correctement du nom de famille de Radek lui faisait la morale ! On aurait tout vu, franchement !

- Ouais, et bien, si vous pouviez le déposer dans sa boîte, ou dans son lit, ou à l'endroit qui vous semblera le plus adapté, mais nondedieu pas au dessus de ma tête alors que nous travaillons !

McKay, qui lui tournait toujours le dos, absorbé dans la relecture de son rapport, lui répondit sur un ton ironique.

- Peur pour votre chevelure, Samson (1) ?

Sheppard porta instinctivement la main à ses cheveux. Oh que oui, il se rappelait parfaitement des mèches qu'il avait perdues, merci ! Il grogna.

- McKay, cette chose n'est pas un animal de compagnie, genre chien ou chat, c'est un animal sauvage, SAUVAGE McKay, vous pourrez toujours essayer de le dresser, son instinct lui dictera toujours de …

- De quoi, répliqua McKay, s'occuper de vos cheveux ? Yep, à croire qu'il travaille pour l'armée des EU, cet animal sauvage. Coiffeur militaire, quelle jolie carrière … il me semble que le Colonel Caldwell veut désespérément que tous les membres militaires de cette base, ressemble à GI Joe, voir à Kojack, il faut dire que vous avez fait des émules, même le Major Lorne commence à avoir une chevelure pour le moins non règlementaire.

Sheppard réprima l'envie de hurler « Jaloux ! » mais il n'était pas tombé aussi bas que ça pour frapper un homme déjà à terre …

- Quoiqu'il en soit, poursuivit McKay, je …

Il fut interrompu par l'arrivée du docteur Parrish.

- J'ai les résultats ! Cria le jeune homme, tout excité.

Malheur, se dit Sheppard, deux fous furieux pour le prix d'un. Il était certain qu'une catastrophe de taille biblique se profilait à l'horizon. McKay leva – enfin – la tête et un petit sourire de contentement naquit sur son visage. Il se frotta les mains.

- Parfait, parfait, posez donc ça par ici.

Parrish, ignorant superbement Sheppard – mais peut-être que le jeune homme, perdu dans les brumes de la science ne l'avait-il tout simplement pas vu – déposa son ordinateur portable près de celui du colonel. Evidemment, McKay écarta l'intrus, à savoir l'ordinateur qui lui comportait des données importantes pour Atlantis, pour se plonger dans les résultats des examens menés par l'équipe biologique sur Marcel. Il allait faire savoir ce qu'il pensait du professionnalisme de McKay lorsqu'il vit ce dernier blêmir. Oho, il le savait, il le SAVAIT, la catastrophe était proche. Sheppard posa sa main sur l'épaule de McKay pour le réconforter, il avait l'air dévasté.

- Hey, Rodney, ça va aller, je suis sûr qu'il n'y a rien de grave et …

- Oh non, avait murmuré McKay, les yeux écarquillés. Ce n'est pas possible !

Parrish souriait timidement, visiblement un peu embarassé. Dès qu'il avait approché la table, Marcel avait quitté l'épaule de McKay et avait trouvé refuge dans la chevelure du biologiste (2). Sheppard voyait juste le ridicule toupet rose et la queue griffue dépasser de la masse hirsute.

- Si. Je suis désolé, il n'y a pas de doute. C'est une femelle. Je ne suis pas zoologue mais euh, le docteur Jasper m'a dit qu'il fallait vraiment être aveugle pour ne pas voir ce qui manquait pour que Myrnec soit un mâle … si vous voyez ce que je veux dire.

Sheppard se retint d'exploser de rire. Le grand Rodney McKay confondre une femelle avec un mâle ! Alala, ça allait bien rigoler dans tous les laboratoires d'Atlantis … huhu, voir même au SGC s'il pouvait avoir juste quelques minutes avec Samantha Carter. Pauvre Rodney, Sheppard se sentait à deux doigts de compatir … c'est important deux doigts.

- Euh, hasarda t-il, il faudrait peut-être le rebaptiser non ? Myrna serait plus approprié.

McKay lui jeta un regard noir. Sheppard leva les mains en signe de reddition.

-Ola, ce que j'en disais moi, c'est juste pour lui rendre service à cette pauvre bête. Je veux dire, je ne voudrais pas qu'il, qu'elle souffre d'une dissociation identitaire, et puis ça pourrait avoir de sacrées répercussions sur sa vie amoureuse future, non franchement, il est de notre responsabilité de …

Il fut interrompu par un étrange Pshiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit et une odeur de brûlé emplit la pièce.

- Argh ! Nonde

Parrish fut plus rapide que lui. Il se saisit d'une bouteille d'eau qui traînait sur la table et la versa sur la tête du Colonel. Ce dernier était positivement furieux, enragé serait en fait plus exact. Il aurait la peau de cet animal, tôt ou tard ! C'était la seconde fois qu'il s'en prenait à ses cheveux, ses CHEVEUX !

Myrnec, ou Myrna, ou quel que soit son nom ou son sexe, était de nouveau planté sur l'épaule de McKay. De petites volutes de fumées sortaient de sa gueule et il poussait des petits croassements indiquant clairement ce qu'il pensait de Sheppard.

McKay caressa le dragonnet et adressa un sourire ironique à Sheppard dont les cheveux dégoulinaient lui donnant l'apparence d'un chien mouillé.

- Et bien Colonel, en fin de compte, il semblerait que l'effet « Capitaine Kirk » ne marche pas sur toutes les femelles de cette galaxie après tout.

Sheppard récupéra son ordinateur portable et, avec toute la dignité que ses cheveux et sa veste mouillés permettaient, sortit du labo, la tête haute. Oh oui, d'une manière ou d'une autre, il allait se débarrasser de cette affreuse bestiole.

La guerre était déclarée.

TBC …

(1) L'épisode le plus célèbre de la vie de Samson, un des Juges d'Israël, est sa séduction par Dalila. Dalila est approchée par les Philistins, ennemis d'Israël, afin qu'elle les aide à découvrir le secret de la force de Samson. Elle séduit alors Samson et essaie par trois fois de lui soutirer son secret. À chaque fois, Samson lui répond par un mensonge. Lorsque Dalila lui demande pour la quatrième fois de partager avec elle son secret, Samson finit par lui révéler que sa force lui vient de sa chevelure de Nazir (individu consacré et dévoué à Dieu). Dalila le trahit. Après lui avoir coupé ses sept tresses, elle appelle des Philistins qui crèvent les yeux de Samson, privé de sa force et du secours de Dieu. Enfermé par ses ennemis à Gaza, Samson est sorti du cachot pour divertir ses ennemis, lors d'un sacrifice à leur dieu Dagon, alors que ces cheveux ont commencé à repousser. Placé entre deux colonnes, il implore Dieu de le rendre assez fort, puis se suicide en écartant les colonnes du palais pour le faire s'écrouler. Il tue ainsi plusieurs milliers de Philistins. Son corps est retrouvé et enterré auprès de sa famille. (source : Wikkipedia)

(2) Aperçu dans le zode Runner/Chasse à l'homme, saison 2, ce jeune homme étudie les plantes et leur environnement.