Chapitre 1: Hermione.

Bon, je ne veux pas que vous vous imaginiez que je suis dangereuse ou un truc du genre. Absolument pas. Je suis une sorcière de 16 ans tout à fait normale qui méprise la violence, et qui n'a aucune intention de finir sa vie à Azkaban. Je n'aurais de même, jamais l'idée de maudire quelqu'un, à moins que ce 'quelqu'un' soit tellement énervant et agaçant que personne ne puisse le supporter bien longtemps. C'est là que j'aurais sorti ma baguette et lui aurais jeté une malédiction.

Et je connais des tas de malédictions et sortilèges, croyez-moi. Si vous ne me croyez pas, demandez donc à quelqu'un qui me connait. Il vous confirmera ce que je viens de dire.

Mais il y a une personne et ses deux acolytes que mes amis et moi maudissons assez régulièrement. Il fait partie intégrante de la catégorie de personnes que j'ai citées plus haut, et bien plus même. Il est mauvais, menteur, et en plus tricheur. Une fois, lui et sa cour ont essayés de se faire passer pour des Détraqueurs dans le seul but d'effrayer Harry pour qu'il perde un match de Quidditch, mais Harry s'est occupé d'eux. Une autre fois, il s'est fait griffer par un Hippogriffe par sa propre faute et a presque fait perdre son travail à Hagrid (et la tête à l'Hippogriffe avec ça). Harry est encore intervenu, mais j'étais là cette fois, juste pour être sûre de les sauver tous les deux.

Donc, vous voyez de quelle sorte de personne je parle. Et vous devez certainement avoir déjà deviné de qui il s'agit.

Evidemment. Drago Malefoy. Nous lui avons fait gerber des limaces, changé son nez en un melon, et l'avons observé se métamorphoser en un furet blanc bondissant tout autour de la Grande Salle. Et tout cela, sans le moindre remord ou pitié. Bien, peut-être des remord lorsqu'à chaque fois il redevenait lui-même.

La première fois que je l'ai rencontré c'était lors de mon premier trajet à bord du train qui nous emmenait à Poudlard. Il était jeune, avait des cheveux blonds presque blancs et des yeux gris insondables qui vous transperçaient. Il parlait toujours d'une voix traînante et moqueuse (excepté lorsqu'il avait peur, hehe) et il avait constamment un air de dégout profond su le visage, les sourcils froncés en permanence. Ses laquais, Crabbe et Goyle, étaient totalement dépourvu d'une chose vitale : l'intelligence. Ils étaient tout aussi stupides qu'ils le sont devenus, mais réussissant tout de même à faire leur trou à la fin de l'année d'exams.

Harry et Ron se firent, de lui et ses suivants, immédiatement des ennemis, tandis que je devenais amie avec eux, alors instinctivement Malefoy et moi-même ne fûmes pas en très bon termes non plus. En deuxième année, il me fit savoir la portée de sa haine envers moi en m'appelant 'Sang-de-bourbe' (sorcier avec du sang moldu). L'année suivante je lui renvoyai la pareille en lui collant mon poing dans la figure. Se fut extrêmement satisfaisant.

Maintenant vous devez avoir une légère idée sur le 'pourquoi je le déteste tellement'.

Bien, pour l'instant je suis à bord du Poudlard Express, assise dans un compartiment avec mes meilleurs amis, Harry Potter, Celui-Qui-A-Survécu-Et-Qui-Echappe-Encore-A-Voldemort, et Ron Weasley. La sœur cadette de Ron, Ginny, est là également, ainsi que Neville Londubat, un garçon totalement distrait, qui ne l'est plus tellement. Surtout depuis que sa grand-mère, qui était fatiguée de le voir oublier constamment des choses chez lui et de devoir les lui renvoyer par hibou, lui a lancé un compliqué mais efficace sort de mémoire. Il se souvient même maintenant de choses que la plupart d'entre nous avaient oubliées.

'Tu te souviens la fois où tu m'avais pétrifié pour m'empêcher de vous retenir dans la salle commune en première année, Hermione ? Lorsque vous êtes passés par la trappe du chien à trois têtes ?' Il rit. 'C'était une vraie torture. Mais je suppose que tu l'as fait pour mon propre bien, n'est-ce pas ?'

Vous voyez ce que je veux dire quand je parle de se rappeler les choses. Je me dandine, embarrassée, à ma place. 'J'espère que tu ne m'en veux pas trop. Je m'excuse encore.'

'Oh, ne t'en fais pas, je ne suis pas entrain de t'accuser. Après tout, c'était il y a plus de quatre ans maintenant.'

Cela fait-il réellement si longtemps que nous avons aidé Harry à s'emparer de la Pierre Philosophale ? J'entre en sixième année. Ha, bin oui. Ça fait effectivement plus de quatre ans. 'Hum hum' dis-je distraitement. Neville voit bien que je ne réponds pas vraiment et engage donc la conversation avec Ginny.

'Enfin, comment se sont passées tes vacances ?' me demande Harry, penché au dessus de la tablette recouverte de nourriture (une demie Pattacitrouille, un morceau de Chocogrenouille, et une boite encore intacte de Dragées Surprises). Il avait bien grandi, finalement, et était d'une demie tête plus grand que moi. Ron, par contre, détenait encore la palme, toujours aussi grand.

'Ça a été, comme d'habitude. As-tu reçu les lettres de Ron, et les miennes ?'. Harry n'avait pas eu le droit de sortir de la maison des Dursley de tout l'été, et nous savions combien c'était dur pour lui, alors nous le tenions au courant des nouvelles du monde sorcier en lui envoyant journaux et nourriture.

'Ouais, merci. Ça m'a véritablement sauvé la vie. Dudley n'est pas vraiment partageur' il sourit. Ron, qui avait déjà vu Dudley par le passé, acquiesça vivement.

'Par Satan, il ne l'est définitivement pas' dit-il. 'Rien qu'au premier regard j'aurais pu le dire. Et de ce que j'entends, il n'a pas beaucoup changé depuis la dernière fois'.

'Ne sois pas médisant, Ron' lui dis-je. 'Je suis persuadée qu'il a … hum … fait de son mieux pour suivre son régime, n'est-ce pas ? n'as-tu pas dit qu'il continuait celui d'il y a deux ans Harry ?'

'Si, mais je ne suis pas vraiment sûr que ça ait un bon impact sur lui. Il pique des crises de colère tous les jours et a quasiment réduis la maison en miettes.'

'Oh. Je vois'.

Le paysage défile derrière les vitres. Le conducteur du train nous annonce que nous arrivons dans quarante minutes, tandis que je regarde dehors. Les près verts d'il y a quelques heures ont disparus, remplacés par une obscurité totale. La nuit était tombée.

'On devrait se changer maintenant' dit Ginny. Nous approuvons tous mais à notre retour, nous nous trouvons devant une bien étrange scène : Malefoy assis à nos places, sans Crabbe et Goyle. Il se sert dans nos Dragées Surprises et se grimace à lui-même comme il en mange une. Ron s'éclaircit la gorge lourdement et Malefoy lève les yeux vers nous. Ginny et moi inspirons alors soudainement. Son visage avait toujours cet air désabusé habituel, mais d'une façon ou d'une autre, il n'en rayonnait que plus. Sa peau pâle et ses yeux bleu clair. Ou alors la façon dont ses cheveux blonds, qui n'étaient plus du tout en place, longs, retombaient sur ses épaules, et ces mèches dans les yeux. Ses yeux. Aux longs cils et à l'intensité glaciale.

Que quelqu'un me pince, vite. Je me dégoute moi-même. Qu'est-ce que j'étais partie à penser ? Que Malefoy est plutôt agréable à regarder ?

Ron me réveilla. 'Qu'est-ce que tu fais Hermione ? tu le fixais avec un air bizarre' dit-il, semblant horrifié. Je constate qu'Harry a tiré Ginny à l'écart brusquement, un air stupéfait sur le visage. Il semble que Ginny se soit aussi peu contrôlée que moi et ait essayé de sauter sur Malefoy.

'Oui, en effet'. La voix lente de Malefoy me sort de mes pensées. Ha ! Sa voix ! Ce n'est plus du tout la vois trainante que nous connaissions, mais un souffle profond, plus sexy Dra-

J'ai sérieusement besoin d'une thérapie. Tout de suite. Où sont les psys lorsqu'on a besoin d'eux ?

'Les filles n'ont pas arrêté de me fixer pendant tout le trajet. Au début, il n'y avait que Pansy, alors je trouvais ça normal. Mais quand elle est partie puis revenue avec d'autres filles, la plupart ont voulu se jeter sur moi.'

Ce qui explique l'air décoiffé. Je ris. Il me regarde.

'C'est pour cette raison que j'ai décidé de, hem, rester dans votre compartiment pour les quelques dernières minutes. Personne ne viendra me chercher ici de toute façon'. Il attrape une autre dragée.

'Qu'est-ce qui te fait croire que tu peux rester ?' dit Harry froidement.

'Et qu'est-ce qui te fait penser que je veux rester dans le même compartiment que Potty, la belette, Sang-de-bourbe et leurs amis ?', attaque-t-il. 'J'vais finir par péter un cable, c'est pour ça que je suis là'.

Ron serre ses poings de colère. Harry le retient pendant que Neville imprime les évènements dans sa mémoire.

'On a juste à faire comme s'il n'était pas là et à s'asseoir', murmure-t-il sombrement. Ce que nous faisons. Aucun des garçons ne veut s'asseoir près de Malefoy alors Ginny s'est installée à côté, m'obligeant ainsi à lui faire face. Ginny rougit furieusement d'être si près de Drago mais tout ce que moi je ressens c'est de l'effroi et l'envie indescriptible que le train arrive vite, très vite à Poudlard.

'Combien de temps avant qu'on arrive ?', je demande. Malefoy était entrain de me regarder depuis cinq minutes –me fixer, en fait- et je me sentais un chouya nerveuse et exaspérée.

Harry hausse les épaules 'sais pas'.

Les vingt minutes suivantes sont passées dans un silence insupportable, brisé seulement par les 'mâchouillages' de Ron, qui a cédé à sa faim et se saisit du dernier bonbon. Drago continue de me regarder, tournant parfois la tête pour fixer quelqu'un d'autre ou pour examiner ses Dragées Surprises soigneusement avant soit de la balancer soit de la manger.

J'essaye vraiment fort de ne pas le regarder et de me concentrer sur le paysage, mais il fait tellement noir dehors que la vitre devient une sorte de miroir et je vois le visage de Drago regardant maintenant aussi par la vitre. Nous échangeons des regards et lorsqu'il me fait un doigt d'honneur, je lui envoie un bon coup dans le tibia. Récompensé par un 'oomph' à peine contenu. Tous mes amis se retournent et assassinent Malefoy du regard tous en même temps, quoique Ginny se dégonfle et à mi-chemin du même regard que les autres, baisse les yeux.

'Nous arriverons dans approximativement 10 minutes', nous fait savoir le conducteur par les interphones. Nous poussons un soupir de soulagement et après 11 minutes d'insultes silencieuses échangées, Malefoy me donne un douloureux coup et s'en va rejoindre la Grande Salle en compagnie de Crabbe et Goyle, qui le cherchaient dans le train.

Je suis tellement furieuse après lui que je frappe durement ce qui se trouve le plus près de moi. Cette chose se trouve être le dos de Ron qui est projeté en avant par la force du choque. 'Ouch ! c'était pour quoi ça, 'Mione ?' se plaint-il, frottant son dos en revenant.

Harry me tapote dans le dos. 'Je sais à quel point Malefoy est irritant. Juste … t'en fais pas, ok ? Ça ne vaut pas la peine de frapper Ron à cause de lui'. Je saisis le message et regarde Ron timidement.

'Désolée pour ça. Je crois que je me suis emportée'.

Ron acquiesce et arrête de se frotter le dos. 'Tu es pardonnée', dit-il souriant.

Nous nous asseyons à notre table dans la Grande Salle. La plupart des Serpentards se sont regroupés en une petite foule compacte et j'ai comme l'impression de savoir qui est au centre. Quelques unes des filles des autres maisons regardent longuement vers cette table, comme si simplement en le voulant, elles aussi pouvaient être là-bas. Ginny en fait partie. Je la secoue et elle me regarde.

'Hum ?'

'Ne regarde pas les Serpentards comme ça. Tu es une pure Griffondor, pour l'amour de Dieu !'

'Oh, je les fixais ?', rougit-elle et regarde ailleurs. 'Merci de me l'avoir fait remarquer.'

Je me tourne vers les professeurs en entendant Dumbledore s'éclaircir la gorge et les Serpentards retournent alors à leurs places. Beaucoup d'entre les professeurs sont surpris de voir apparaitre Drago. Les femmes lèvent un sourcil et échangent des coups d'œil. La nouvelle prof de Défense Contre les Forces du Mal, Professeur Anderson, jeune et jolie, semble celle qui apprécie le plus la vue qui s'offre. Je les vois chuchoter les unes avec les autres, avant de plonger dans le silence lorsque Dumbledore parla. Puis les plats se remplirent de délicieux mets, dans lesquels tout le monde piocha.

Ron est le premier à gaver sa bouche de nourriture, comme d'habitude. Les Pattacitrouilles dans le train ne semblent pas avoir atténué sa faim, et il empile dans son assiette plus de nourriture qu'il ne peut en manger. Harry le regarde, rigole, et il plonge sous la table faisant croire qu'il ramassait quelque chose pour ne pas mourir de rire lorsque Ron s'étrangle avec sa nourriture et devient rouge. Il me jette un coup d'œil suppliant. Je soupire et fais un vague geste de la main. Instantanément il retrouve une allure normale et reprend son gavage.

Lorsque le festin prend fin, les élèves commencent à se disperser vers leurs maisons respectives et seuls les professeurs restent. Je me dirige avec Harry et Ron vers le tableau de la Grosse Dame. Le Préfet en fonction, un garçon plutôt grand de 17ans avec des cheveux bruns courts, donne le mot de passe (Fortuna major). La peinture s'ouvre et nous entrons.

'Ah ! c'est bon d'être de retour,' dit Ron, s'étalant de tout son long sur le fauteuil le plus près. Harry et moi faisons de même.

'De retour pour un confortable, lit à baldaquin', ajoute Harry.

'Quoi, les Dursley-t-ont-ils encore fait dormir dans le placard ?', sourit Ron.

'Nan, j'suis trop grand pour rentrer dedans maintenant.' Harry secoue la tête. 'Non, ils m'ont fait camper dehors quelques nuits quand ils ne pouvaient pas supporter les vols incessants d'Hedwige et le bruit de sa cage en fer lorsqu'elle rapportait des lettres.'

Je ris. 'De notre part.'

Ron se lève et s'étire. 'Bon, j'vais me coucher. Les cours commencent demain, vous vous souvenez ?'

'Oh, génial', dis-je heureuse. 'Quoi ?', je demande lorsque les deux autres me fixent.

'Je ne peux toujours pas croire que tu attendes les cours impatiemment', bougonne Harry. 'Mais au moins ça veut dire que tu peux vérifier nos devoirs.'

Nous nous souhaitons une bonne nuit et je m'en vais dans mon dortoir. A peine entrée, Lavande et Parvati accourent vers moi.

'As-tu vu Drago, Hermione ?', s'excite Lavande. 'L'as-tu vu ? Il est troooooooop séduisant ! Je ne peux pas croire que je ne l'ai pas remarqué plus tôt !'. Parvati acquiesce.

J'atteins mon lit. 'Mais il reste toujours un Serpentard puant', dis-je en me couchant sous mes draps. Je vois Parvati hausser les épaules.

'Bien, au moins maintenant, c'est un Serpentard vraiment sexy', dit-elle, rigolant, et commençant à chuchoter avec Lavande.

J'ai l'impression que je vais avoir quelques soucis à m'endormir ce soir, avec ces deux-là à côté.

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HIhihihi ...

alors, que pensez-vous de ce début?

Kiss everyone.