Bonjour à tous!!! Oui je sais que j'ai été extremement longue pour mettre ce chapitre et en plus il n'est pas très long mais j'ai tout de même une bonne nouvelle: j'ai enfin terminé mes examens et donc maintenant jepeux me consacrer entièrement à ma fic les mises à jours seront donc plus fréquentes!!! En attendant je vous laisse avec ce chapitre!
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POV EDWARD
Je regardai fixement mon bol de café et le croissant posés devant moi. Bella m'avait embrassé et maintenant elle regrettait de l'avoir fait. Bien sur elle s'était excusée juste après avoir posé ses lèvres sur les miennes mais j'avais cru que c'était un geste de timidité de sa part, qu'elle ne savait pas que moi aussi je mourrais d'envie de l'embrasser surtout que hier soir elle était venue me rejoindre dans mon lit. Mais ce matin tout avait changé. Elle s'était de nouveau excusée et elle souhaitait que j'oublie son baiser et que rien ne change entre nous. Seulement comment pourrai-je oublier un jour le contact de sa bouche sur la mienne, la texture de ses lèvres? Sur le moment j'avais été incapable de lui rendre son baiser tellement j'étais surpris mais cela ne m'avait pas empêché d'apprécier pleinement la douceur de sa langue et son haleine fruitée.
Et maintenant je ne pensais plus qu'à cela. Je voulais nouveau qu'elle plaque sa bouche sur la mienne. Seulement elle ne semblait pas avoir envie de remettre cela. N'avait-elle pas perçu elle aussi l'électricité que j'avais moi-même sentis parcourir mon corps de la racine du moindre de mes cheveux jusqu'à mes orteils? Avais-je été le seul de nous deux à être complètement chamboulé?
Le bruit d'un bol se posant sur la table me fit sortir de mes pensées. C'était Bella. Elle s'assit en face de moi mais pas une seule fois ne leva les yeux. Elle semblait gênée et cela me frustrait et me mettait totalement en rogne. Je ne voulais pas qu'elle soit gênée, j'aurais voulu qu'elle assume ses actes. Un silence lourd et pénible s'installa entre nous. J'aurais souhaité le briser mais franchement aucune des phrases qui me venaient à l'esprit n'aurait convenu pour écarter ce malaise. Je me résignais donc à rester muet. Bella engloutit son bol de céréales à la vitesse de l'éclair et elle s'éclipsa rapidement dans la salle de bain me laissant là comme un con.
C'est elle qui venait de me faire promettre que rien ne changerait entre nous et pourtant elle était la première à me fuir.
Le reste de la matinée se passa calmement. Bella ne sortit pas de sa chambre tandis que moi je glandais devant la télévision zappant parmi les différentes chaînes de sport que nous possédions. Ce n'est que vers 11h30 que j'entendis la porte de la chambre de ma sœur s'ouvrir. Hier soir nous n'étions pas resté très tard en boite à cause du petit incident entre Bella et ce mec mais cela n'avait pas empêché Alice d'être complètement crevée et elle s'était du coup octroyée une petite grasse matinée.
C'est les cheveux encore tout ébouriffés et les yeux pas totalement ouverts qu'elle vint s'asseoir à coté de moi.
- « Alors qu'est-ce qu'il y a eu entre Bella et toi hier soir? J'ai bien vu qu'il s'était passé quelque chose. » me demanda t-elle en chuchotant.
- « Nous…enfin elle… » Je n'arrivai pas à finir ma phrase ne sachant moi-même pas ce que signifiaient les événements de la veille.
- « Elle quoi? » enchaîna ma sœur avide de renseignement.
- « Et bien elle m'a embrassé… »
Alice poussa un petit cri strident, elle était tout à fait réveillée maintenant. Je la fis taire en plaquant ma main sur sa bouche. Bella n'était qu'à quelques mètres de nous, dans sa chambre.
- « Tu pourrais pas être un peu plus discrète » lui reprochai-je.
- « Franchement Edward c'est toi qui m'a avoué hier matin que tu étais amoureux d'elle tu devrais être heureux qu'elle t'ai embrassé.
Je grognai mais fini par lui raconter toute l'histoire. Une fois que j'eu terminé Alice me regarda un moment sans rien dire. Elle semblait en pleine réflexion. Puis tout à coup elle fronça les sourcils et son visage devint très sérieux.
- « Je pense que tu devrais lui avouer ce que tu ressens pour elle Edward » dit elle tout simplement.
- « Si c'est pour dire des conneries pareilles tu peux retourner te coucher » rétorquai-je acide.
- « Très bien comme tu veux mais moi rien ne m'empêche de le faire » me nargua-t-elle en se levant.
Je la retins par le bras et la ramenais violement sur le canapé.
- « Non tu ne feras pas ça! Je ne veux pas qu'elle sache! »
- « Pourtant se serait beaucoup plus simple et … »
Elle ne put finir sa phrase car la sonnette retentit à ce moment précis.
- « Tu attendais de la visite? » lui demandai-je surpris
- « Non et toi? »
- « Non plus lui répondis-je en secouant en même temps la tête de gauche à droite pour appuyer mes paroles.
Je me levai et allait ouvrir. Sur le palier de la porte ce trouvait un homme et vu son uniforme je déduisis qu'il devait s'agir d'un postier.
- « Bonjour »
- « Je peux vous aider? » lui demandai-je un peu sèchement, énervé qu'il ai interrompu la conversation que j'avais avec Alice.
- « Oui… J'ai un recommandé pour mademoiselle Isabella Swan »
Isabella. Elle avait horreur qu'on l'appelle ainsi. Quand je l'avais vu pour la première fois il y a maintenant plusieurs années c'est la première chose qu'elle m'avait dite. « Bella! Pas Isabella, juste Bella »
Je me donnai une claque mentale pour revenir au présent.
- « Je vais la chercher » lui annonçai-je sans prendre la peine de l'inviter à entrer.
J'étais curieux de savoir ce que pouvait bien être ce recommandé mais je n'avais pas réussis à voir l'adresse de l'expéditeur sur l'enveloppe.
Je n'eu même pas fait deux pas que Bella sortit d'elle-même de sa chambre. Elle devait avoir entendu la sonnette.
- « Un recommandé pour toi. Je crois qu'il faut que tu signes un papier » lui dis-je tandis qu'elle passait près de moi.
Elle acquiesça silencieusement puis me remercia.
Elle revint au salon quelques secondes plus tard. Elle ouvrit l'enveloppe et regarda se qu'elle contenait, elle ne parut pas surprise par ce qu'elle y trouva. Elle en sortit quelque choses mais je n'étais pas assez près d'elle pour voir de quoi il s'agissait. Elle finit par jeter l'enveloppe à la poubelle puis retourna dans sa chambre tout en nous annonçant à Alice et moi-même qu'elle était fatiguée.
Ma soeur partit prendre sa douche tandis que je me rasseyais. Je mourrais d'envie d'aller récupérer l'enveloppe dans la poubelle mais une petite voix en moi (très très petite) me disait que ce n'était pas bien et que Bella n'apprécierait vraiment pas. Je restai un moment comme ça à tergiverser mais il faut croire qu'à ce moment là le Edward curieusement malsain fut le plus fort car je me levai et me dirigeai vers la poubelle.
Je ramassai l'enveloppe, le cacher postal indiquait New York. Je la retournai pour voir le nom de celui qui l'avait envoyé, Elle était de Jacob Black. Pourquoi ce bâtard envoyait-il une lettre à Bella et qui plus est un recommandé? Je ne mis que quelques secondes à trouver la réponse à ma propre question: son billet d'avion. Il voulait sûrement s'assurer qu'elle viendrait le voir, du coup il lui avait lui-même acheté son billet d'avion. J'eu un petit rire en imaginant la réaction quand il avait du lui apprendre qu'il lui avait acheté son billet. Bella détestait qu'on dépense son argent pour. Cela n'avait pas du l'enchanter. J'aurais adoré que Jacob Black la mette assez en rogne pour qu'elle décide de ne pas aller le rejoindre, mais je devais me rendre à l'évidence. Bella avait jeté l'enveloppe et pas le billet qui se trouvait dedans.
J'éteins la télévision avec rage et partis dans ma chambre. Je mis les écouteurs de mon mp3 à fond et sélectionnai les quelques musiques de rock et de métal qui y étaient. J'avais besoin d'évacuer ma rage et la musique était le bon moyen pour ça. Parfois je regrettais de ne savoir jouer que du piano et non de la guitare ou de la batterie. La piano était bien sur un bon exutoire mais parfois ce n'était pas l'instrument le plus approprié pour extérioriser ce que je ressentais. Note mental à moi-même: apprendre un jour à jouer d'un autre instrument.
Après cet événement là les jours défilèrent rapidement.
Bella avait dit qu'elle voulait que rien ne change entre nous et rien n'avait changé si ce n'est que nous ne dormions plus jamais ensemble, qu'elle ne venait plus se coller à moi dans le canapé pour que l'on puisse regarder des films, qu'elle passait le plus clair de son temps à essayer de m'éviter et que lorsque nous nous retrouvions tous les deux dans la même pièce elle m'adressait à peine quelques mots. Bref tout avait changé et plus que me rendre triste cela me mettait vraiment en colère.
Finalement le jour que j'appréhendais arriva. Nous étions le 11 juin, c'est aujourd'hui que Bella partait. Depuis que nous nous étions disputés au sujet de son départ nous n'en avions pas rediscutés. D'une part parce que Bella faisait tout pour ne pas avoir de longues conversations avec moi et d'autre part parce que je ne voulais pas d'une nouvelle engueulade.
J'avais tout de même proposé à Bella de l'accompagner jusqu'à l'aéroport mais elle avait sans grande surprise refusée me disant qu'elle prendrait un taxi. A vrai dire ce n'était pas plus mal, les « au revoirs » n'étaient pas vraiment mon fort.
Il était 13h30, le taxi de Bella ne devait plus tarder à arriver et je ne voulais pas être là quand elle partirait. J'étais faible, je serais sûrement capable de me mettre à genoux devant elle et de la supplier de rester si je ne partais pas maintenant.
- « Je vais au conservatoire » annonçai-je à Alice et Bella qui étaient dans le salon en train de vérifier que cette dernière n'avait rien oublié de mettre dans sa valise.
- « Maintenant? » me demanda Bella.
- « Oui! J'espère que tu t'amuseras bien à New York, fais attention à toi! »
Je l'embrassai rapidement sur la joue et me dépêchai de sortir de l'appartement sous le regard assassin d'Alice.
Cinq minutes plus tard j'étais au conservatoire. Je m'installai à mon habitude sur mon tabouret et positionnai mes mains au dessus des touches du piano. Je restai comme ça plusieurs très longues secondes. Je n'arrivais pas à jouer. Mes doigts refusaient d'effleurer les touches blanches et noires. Je n'avais aucune envie d'être ici devant ce piano dans cette petite salle vide. J'avais envie d'être chez moi avec Bella et de la serrer dans mes bras. Un instant un vague espoir me rattrapa. Peut être que finalement elle n'était pas partie. Peut être qu'elle avait comprit qu'elle faisait une grosse erreur en partant rejoindre Jacob et qu'elle m'attendait sagement installé sur notre canapé. J'avais bien conscience d'être en train de me faire des films mais je n'arrivais pas empêcher mon imagination de n'en faire qu'à sa tête.
A l'heure qu'il est elle devait sûrement être à l'aéroport. Peut être que c'est à l'aéroport qu'elle se rendrait compte qu'elle devait rester. Comme dans les films où l'héroïne prend conscience qu'elle aime le héros alors qu'elle est déjà installée dans l'avion et qu'elle fait tout pour en descendre et aller le retrouver.
Et voila maintenant j'étais vraiment pathétique, je me mettais à penser comme une adolescente pré pubère. Finalement je sortis du conservatoire sans avoir touché le moindre instrument et restai à me promener dans les rues de Seattle, mon esprit entièrement tourné sur Bella.
Je ne rentrai à l'appartement que quelques heures plus tard. Je restai un peu à la porte guettant si j'entendais du bruit provenant de l'intérieur. Il me semblait bien entendre des voix. Bien sur Alice devait être là mais elle n'était pas assez folle pour parler toute seule. Cela voulait-il dire que Bella était restée? Non je ne devais pas me faire d'illusions. Je poussai lourdement la porte en pénétrai à l'intérieur. Alice était bien là mais seule devant la télé d'où les voix que j'avais entendues. J'étais déçu j'eu une furieuse envie de pleurer et tout détruire.
Ma sœur me regarda à peine quand elle me parla elle avait du percevoir ma déception.
- « T'espérais vraiment qu'elle soit restée? » me demanda-t-elle ironiquement.
Je ne répondis rien.
- « Et bien si c'était le cas sache qu'elle est belle et bien partit. Elle m'a envoyé un message tout à l'heure pour me dire que son avion n'avait pas de retard et à l'heure qu'il est elle est en plein milieu des nuages ».
Je restai toujours muet. J'étais vraiment un idiot d'avoir espérer.
- « Elle semblait vraiment triste que tu sois partis comme ça! Je crois…je crois qu'elle serait resté si tu le lui avait demandé mais tu es bien trop fier et têtu et pour ça ».
Je ne voulais pas en entendre davantage. Je partis dans ma chambre pour ruminer mon chagrin ,seul.
