Et c'est encore la suite !! Ouaiiis ! lol ! Bon cette fois-ci, pour me faire pardonner du retard, je vous dispense de l'habituel discours, et vous laisse lire directement la suite... Je voudrais juste encore une fois remercier ceux qui se donnent la peine de m'écrire un petit review lorsqu'ils ont fini de lire l'histoire, c'est vraiment touchant et je vous remercie du fond du coeur... Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais sans vous, ça ferait longtemps que j'aurais arrêté de l'écrire, car c'est grâce à vous que je trouve le courage... Parce que je n'ai pas envie de vous décevoir... Et c'est pourquoi j'espère que vous allez apprécier cette suite, que je vous dédit...
Bonne lecture !
Une rentrée mouvementée
- Granger…
- Qu'est-ce que tu fous là Malfoy ? Pourquoi tu rejoints pas ta petite bande d'amis dans ton compartiment ? Fit-elle d'un air dédaigneux.
- J'avais envie de te voir Granger… Et je dois dire que je ne suis pas déçu…, fit-il continuant de la dévisager de haut en bas un petit sourire en coin.
Ron se précipita sur Malfoy, avant qu'Hermione ait pu prononcer un mot.
- Je te préviens Malfoy, gronda Ron d'un air menaçant en le soulevant par le col de sa chemise, tu n'as pas intérêt à toucher à Hermione, ou c'est à moi que tu auras affaire… Ai-je été assez clair pour toi ?
Malfoy jeta un coup d'œil en dessous de lui, afin d'évaluer la distance de vide entre lui et son siège avant de répondre :
- Peut être que si tu me reposais sur mon siège serait plus pratique pour avoir une discussion plus… comment dire… posée ? Fit calmement Malfoy.
- Ne joue pas à ce petit jeu là avec moi Malfoy, où je te préviens que ça va mal finir… pour toi.
- Tentatives d'intimidations de la part du fermier échouées. Ça y'est t'a fini ton cinéma tu peux me reposer sur mon siège ? Parce que ça m'arrangerais un peu là…
Le teint de Ron vira au rouge cramoisi et ses poings se resserrèrent.
- Et puis figure-toi que tu es en train de froisser et d'empester une nouvelle chemise toute propre avec ton haleine de bouc…, continua Malfoy toujours aussi calme en prenant un chewing-gum d'un paquet qui était dans sa poche.
Ron tremblait de fureur.
- Quoi ? Pourquoi tu me secoue comme ça ? T'en veux un aussi ? Si tu veux j'ai des fridents… Étant donné ton cas, ce serait peut-être plus approprié…
Le coup fatal allait arriver, lorsque Hermione s'interposa :
- Laisse Ron, il n'en vaut pas la peine… Ne te descends pas à son niveau, ça lui ferait trop plaisir…
Lorsque Ron entendit la voix d'Hermione, il se calma instantanément, et laissa retomber Malfoy sur son siège.
- Tu ferais mieux de remercier Hermione… Sans elle tu n'arrivais pas à Poudlard vivant…
- Oh ! Mais ne t'inquiète pas, je compte bien la remercier…, commença-t-il en reposant son regard sur Hermione avec une lueur d'amusement dans les yeux, mais à ma façon…
Ron esquissa un geste pour se relever, mais Hermione lui posa une main sur l'épaule pour l'inciter au calme.
Le reste du voyage se passa dans la même atmosphère de tension. Ron surveillait Malfoy, qui surveillait Hermione, qui surveillait Ron au cas où se dernier recommencerait à avoir des envies de meurtres sur une personne du nom de Drago Malfoy…
D'un autre côté, si Drago mourrait, elle n'aurait peut-être plus besoin de faire le pari… Il fallait qu'elle étudie très sérieusement cette possibilité une fois à Poudlard. Si il existait un moyen de l'empêcher, il fallait qu'elle le trouve, car plus elle voyait Malfoy, plus il la dégoûtait… Elle ne pourrais jamais le faire, elle avait fait une grosse bêtise en acceptant de jouer à ce jeu stupide d'acte ou vérité. Mais toutes les bêtises sont rattrapables, même les plus grosses… Il lui suffisait simplement d'y mettre le prix… Ça n'allait certainement pas être de la rigolade, mais elle allait trouver un moyen de l'annuler, quitte à passer toutes ses journées enfermée dans la bibliothèque de Poudlard…
Non, Hermione Granger ne serrait pas la énième petite copine de Drago Malfoy, Hermione était Hermione avant tout, et elle le resterait quelque soit les obstacles à franchir pour pouvoir continuer à être elle-même…
Le train ralentit au fur et à mesure de son approche de la Gare de Pré-au-Lard. Une fois complètement immobilisé, tous les élèves sortirent et se rendirent, par groupe de trois ou quatre, dans une calèche tirée par des Sombrals. Hermione allait monter dans l'une d'elles, avec Harry, Ron et Parvati, lorsque quelqu'un lui tapota l'épaule. Elle se retourna pour faire face à son interlocuteur.
- Hum ! Toussota Hagrid d'un air gêné, Hermione je suis chargé de te dire que les préfets en chefs doivent monter dans la même calèche, et non avec leurs propres amis… Ils doivent dès le premier jour tisser des liens d'amitié pour rapprocher leurs maisons respectives… Je suis vraiment… désolé Hermione…
- Mais enfin Hagrid, lui sourit Hermione, tu n'as pas à te mettre dans des états pareils, ce n'est pas grave ! Ça ne me dérange pas de devoir faire connaissance avec l'autre préfet en chef, bien au contraire, je dois avouer que je suis assez curieuse de savoir qui c'est… Je verrais Harry et Ron plus tard !
Hagrid esquissa un sourire énigmatique en guise de réponse, avant de lui donner une petite tape amicale sur l'épaule tout en ajoutant :
- Bon courage Hermione…
Cette dernière était complètement abasourdie face à la réaction d'Hagrid. Elle jeta un regard interrogateur à Harry, qui fronça les sourcils d'un air intrigué. Quant à Ron, il ne semblait pas y prêter grande importance. Il se jeta sur une des banquettes de la calèche et s'exclama joyeusement :
- Qui est-ce qui veut des Chocogrenouilles ? Et des Fizwizbizs ?
Harry lui jeta un regard consterné.
- Ce n'est vraiment pas le moment, Ron…
- Quoi ?! Lança Ron vexé, je n'ai rien fait de mal !
Harry soupira.
- Oh ! Si on a même plus le droit de rigoler un peu…, grogna Ron.
- Ron, je te rappelle qu'Hermione va devoir passer toute l'année avec un autre préfet en chef, et vu la réaction d'Hagrid, je crains le pire…
- Bah, relax ! Repris Ron, C'est bon, arrêtez de vous inquiéter pour rien, vous croyez vraiment que Dumbledore allait nommer un tueur en série préfet en chef ?
- Non, mais…
- Alors je ne vois pas où est le problème ! Allez Hermione, respire un bon coup, et montre un peu le courage légendaire des Gryffondors ! Cet autre ne peut pas être si terrible que ça… Il me semble que nous ayons traversé des épreuves bien plus difficiles qu'un trajet en calèche jusqu'au château…
- Oui, mais…
- Mais si jamais tu as un problème, n'hésite pas une seconde… Tu sais qui appeler ! Fit Ron en bombant le torse.
- Oui, moi, blagua Harry.
- Comment ça toi ?! Rugit Ron, pourquoi est-ce qu'elle t'appellerait toi et pas moi, hein ?! Et pourquoi…
- C'est bon j'ai compris, rigola Hermione, je vous appellerais tous les deux au cas où…
- Oui, mais moi d'abord ! S'empressa d'ajouter Ron.
- Si tu ve…
- Ah non ! C'est pas juste ! S'exclama Harry en faisant mine de bouder, Pourquoi c'est toujours lui le premier ?
- Quoi ?! Se renfrogna Ron, Alors comme ça c'est toujours moi le premier…
- Bon, bon, ça va ! Calmez-vous…, repris Hermione complètement hilare, je vous appellerez tous les DEUX, et en MEME temps ! Mais je doute que l'occasion se présente, et tant mieux d'ailleurs… Bon maintenant faites la paix…
- Gnagnagnajemescuse…, marmonna Ron.
- Gnagnagnaaussijemescuseaussi…, repris Harry sur le même ton.
Ils se tirèrent la langue.
Hermione soupira : qu'est-ce qu'ils pouvaient être gamins parfois…
- Bon, j'y vais ! Leur fit-elle en s'éloignant, souhaitez-moi bonne chance !
- Ouais, bonne chance, lui répondit Harry.
- Mais non ! S'exclama Ron, il ne faut jamais souhaiter « bonne chance » à quelqu'un, ça porte malheur !
- Faut que je dise quoi alors ? Je ne vais quand même pas lui souhaiter « bon malheur » sous prétexte que ça porte chance !
- Mais non ! Fit Ron, Il faut dire : M…
- RON ! S'insurgea Parvati.
- Rôôh, ça va ! On ne peut rien dire avec vous…
Hermione se dirigea vers la calèche que lui avait indiqué Hagrid. Il n'y avait personne à l'intérieur. Elle grimpa dedans, et s'installa sur l'une des deux banquettes se situant face à face l'une de l'autre. Elle attendit un moment, assise, les bras et les jambes croisées, en regardant d'un air agacé par la fenêtre de la calèche. Qui était cet autre préfet en chef ? Et qu'est-ce qu'il pouvait bien fabriquer ? Ça faisait bien dix minutes qu'elle l'attendait. Elle soupira d'amertume, tout en continuant de scruter les alentours à travers la vitre. Un épais brouillard s'était formé et une pluie torrentielle s'était mise à tomber. A présent, elle ne pouvait plus y voir à plus de trois ou quatre mètres autour d'elle.
Tout d'un coup Hermione sursauta : quelqu'un se dirigeait droit vers elle ! Elle ne pouvait distinguer qu'une masse sombre, et était incapable de deviner qui cela pouvait bien être… Elle commença à paniquer lorsque l'ombre ouvrit la porte de la calèche…
- Qu'est-ce que…, commença Hermione.
L'inconnu portait un grand manteau noir et une grosse capuche de la même couleur sombre, qui dissimulait son visage. Il se hissa à l'intérieur de la calèche et s'installa sur la banquette en face d'Hermione.
- Qui êtes vous ? Demanda Hermione terrorisée.
L'homme retira sa capuche, au grand soulagement d'Hermione, lorsqu'elle le reconnu.
- Malfoy ! Explosa-t-elle, Tu m'as fait une de ces peurs !
Ce dernier lui adressa un grand sourire farceur.
- Désolé Granger, ce n'étais pas mon intention, lui répondit-il tout en secouant sa tête dans le but de faire tomber les gouttes de pluie qui dégoulinaient encore de ses cheveux trempés. Hermione ne put s'empêcher de lui trouver un air craquant. C'était la première fois qu'elle avait l'occasion de voir le « grand Drago Malfoy » aussi naturel, aussi sympathique et aussi… mignon ?
Non ! Se dit-elle, comment ai-je pu penser ça de mon pire ennemi ? Bon, c'est vrai qu'il n'est pas mal, mais de là à le trouver mignon… Enfin Hermione, ressaisit-toi ! Comment peux-tu penser de telles choses ? Après tout, c'est un Serpentard et toi tu es une Gryffondor ! Et une Gryffondor ne doit PAS trouver un Serpentard mignon, et encore moins si ce Serpentard à pour nom « Drago Malfoy » !
- Mais qu'est-ce que tu fous là Malfoy ? C'est la calèche des préfets en chefs, au cas où tu n'as pas remarqué ! Repris Hermione.
- J'ai très bien remarqué. D'ailleurs, je m'apprêtais à te poser la même question…, répondit-il calmement.
- CO… COMMENT ?! Ne me dis pas que tu es…, commença Hermione plus qu'angoissée.
- Préfet en chef ? Bien sur que oui ! Qui aurait pu en douter ? Fini-t-il d'un air faussement modeste.
Hermione resta figée de stupeur à l'annonce de cette terrible nouvelle.
- Quoi ? Repris Malfoy devant le silence de cette dernière, Ne me dis pas que tu es…
Hermione hocha la tête.
- NON ! S'exclama Malfoy, Ça veut dire qu'on va devoir vivre ensemble durant toute l'année ?!
Hermione fut surprise par le ton qu'il avait employé : il riait. Ça avait plutôt l'air de le réjouir de passer toute une année avec elle. Mais ce n'étais pas réciproque, ah ça non ! C'était tout sauf réciproque ! Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle allait devoir passer toute l'année avec lui ! Ce… Cet espèce de… « Drago Malfoy »…
Ce dernier sembla percevoir la détresse d'Hermione, et lui tendit un mouchoir. Elle déclina l'offre en lui jetant un regard noir. Malfoy soupira avant de prendre la parole.
- Tu sais Granger, ça ne m'amuse pas plus que toi de devoir passer un an ensemble… Ce n'est pas de ma faute, et crois-moi, si j'avais pu l'éviter, je l'aurais fait. Mais puisqu'il le faut, autant repartir sur de bonnes bases, tu ne crois pas ?
Il lui retendit le mouchoir… qu'elle accepta.
Elle lui adressa un petit signe de tête en remerciement.
Le trajet jusqu'à Poudlard se déroula ainsi. Entre les regards en biais qu'ils se jetaient réciproquement, et leur fausse indifférence. Drago ne pouvait s'empêcher de loucher sur Hermione. Qu'est-ce qu'elle avait changée durant les vacances… Qu'est-ce qu'elle était devenue belle…NON ! Comment pouvait-il penser de telles choses de Granger ?! Ce n'est que la petite intello, la miss-je-sais-tout ! C'est une Sang-de-Bourbe, alliée de Potter et de son jardinier ! Enfin Drago, ressaisit-toi ! De toute façon elle est une Gryffondor, et toi tu es un Serpentard ! Et un Serpentard ne doit PAS trouver une Gryffondor belle ! Même si c'est le cas…
La calèche s'arrêta devant l'entrée de Poudlard. Tous les élèves descendirent, pour se rendre dans la Grande Salle. L'habituel banquet de la répartition des élèves dans les différentes maisons de Poudlard allait avoir lieu. Hermione se dépêcha de se mêler à la foule afin d'échapper à Malfoy qui ne cessait de la regarder bizarrement. Elle parvint à rejoindre Harry, Ron et Parvati qui s'étaient déjà installé à la table des Gryffondors.
- Tiens Mione, je t'ai gardé une place, lui fit Ron en désignant une place libre à côté de lui.
- Oh, merci Ron ! Fallait pas…, répondit cette dernière.
- Bien sûr que si ! Je veux être le premier à savoir qui est cet autre préfet en chef…, rigola-t-il tandis qu'Hermione pris place près de lui.
- Eh bien, heuuuu…, hésita Hermione.
A son grand soulagement, elle fut coupée par l'arrivée de Lavande, Ginny, Dean, Luna et Neville qui cherchaient également des places.
- Hermione ! S'exclama Lavande, Comment vas-tu ?
- Très bien ! Et toi ? Tu… tu arrives à supporter ? Ce n'est pas trop dur… Tu sais, si jamais tu as besoin d'en parler…
Lavande esquissa un petit sourire triste.
- Ne t'inquiète pas… Ça va… De toute façon, ça faisait un moment qu'elle était malade… Ça devait bien finir par arriver… Ce n'est pas comme si on ne s'y était pas attendu…, répondit Lavande d'une voix faible.
Hermione garda le silence en signe de compassion.
- Alors, repris vivement Lavande pour changer de sujet, comment va notre « affaire » ?
- Eh bien, pour l'instant ça n'avance pas beaucoup…, avoua Hermione.
- Et qui est ce si mystérieux préfet en chef ? Tu ne nous l'as toujours pas dit… La coupa Parvati d'un air curieux.
- C'est-à-dire que…, commença Hermione mal à l'aise.
- Oui, repris Ron, On veut savoir nous aussi ! On ne va pas confier notre Mione à n'importe qui !
- Ça, c'est vrai ! S'exclama Harry.
- Oui, allez ! Dis-nous qui c'est ! Firent Ginny, Dean et Neville tout excités.
Seule Luna semblait sereine. Rien ne semblait la toucher. Elle restait assise, à fixer la Grande Salle d'un air rêveur. Tandis que tous les regards de ses amis étaient fixés sur Hermione, dans le plus grands des silence, malgré le brouhaha de la Grande Salle. Ils attendait tous une réponse. Mais cette réponse, Hermione ne pouvait pas la donner. Si elle le faisait, ce serait l'apocalypse ! Pire encore, Ron se jetterait sur Malfoy pour lui arracher les yeux. Et si Malfoy n'avait plus d'yeux, comment pourrait-elle faire pour le charmer ? Pourtant, il n'y avait pas d'autre solution… Il fallait simplement prier qu'Harry réussisse à retenir Ron à temps… Et si Harry se jetait aussi sur Malfoy ? Non, tant pis… Elle ne pouvait pas leur cacher ça, c'était ses amis… De toute façon ils finiraient bien par s'en rendre compte un jour ou l'autre… Elle DEVAIT leur dire la vérité !
- C'est…, commença Hermione.
A ce moment, elle fut coupée par les trompettes qui retentirent. Dumbledore se leva. Le discours allait commencer. Le silence se fit dans toute la salle.
Ouf, elle avait gagné un sursis. Peut-être de courte durée, mais c'était tout de même un sursis. Avec un peu de chance, après le discours de Dumbledore, ils oublieraient ce qu'ils lui avait demandé…
- Mes chers collègues, fit Dumbledore en se tournant vers les professeurs qui l'applaudirent en signe de reconnaissance. Et bien sûr, mes chers élèves, continua-t-il en se retournant cette fois-ci vers la Grande Salle. Cette année ne sera pas comme les autres…
Les élèves échangèrent des regards inquiets.
- Pas de panique, reprit Dumbledore, rien qui concerne le Seigneur des Ténèbres, ou plutôt Voldemort, appelons-le par son nom, après tout c'est bien comme ça qu'il s'appelle, n'est-ce pas ?
Un frisson parcourut la Grande Salle lorsque Dumbledore prononça son nom, et des murmures réprobateurs se firent entendre à la table des professeurs.
- Allons, allons… Mes amis, un peu de calme je vous prie… Nous savons tous qu'à l'heure qu'il est, nous avons quasiment gagné la Guerre… Ne nous affolons pas pour si peu…
Il marqua une pose dans le but de capter l'attention de tous.
- Je disais donc, que cette année allait être différente des précédentes. Oui, elle sera différente, car nous avons le privilège d'accueillir un nouvel élève au sein de notre école, arrivant directement de Beaubâton…
Pour la seconde fois, un murmure parcourut la Grande Salle. A la différence près, que tous semblaient plus qu'enthousiasmés à l'annonce de cette surprenante prérogative.
Dumbledore attendit le calme avant de continuer.
- Cet élève, qui est, en réalité UNE élève, a 17 ans. Et de ce fait, elle passera directement en septième année…
- C'est injuste, lança un élève, Pourquoi irait-elle directement en septième année, alors qu'elle n'a même pas passé les examens ni les BUSES ?
Un silence pesant plana dans l'atmosphère de la Grande Salle. C'était la première fois qu'un élève osait couper ainsi un directeur. Lorsque ce premier réalisa l'ampleur de son audace, il se rassit honteusement. Dumbledore finit par reprendre la parole.
- Non, il n'y a aucune injustice à cela, Mr Smith, mais je vous remercie de votre intervention, je vais m'exprimer plus clairement, il prit une longue inspiration avant de continuer. Sachez, que cette élève a passé tous les concours requis à Beaubâton, y compris les BUSES, qu'elle a eût avec mention. Il me parait donc tout à fait normal qu'elle se retrouve dans une classe de sa catégorie d'age. S'il y a des contestataires à cela, qu'ils se manifestent maintenant ou se taisent à jamais…
Dumbledore marqua une pose et parcourut la Grande Salle du regard. Personne ne se risqua à bouger, ne serait-ce que le petit doigt, dans un silence des plus total.
- Bien, dans ce cas, reprit pour la énième fois Dumbledore, Je compte sur vous pour lui faire bon accueil… Et je vous le conseille d'autant plus fortement qu'il y va de l'honneur de Poudlard. J'espère m'être bien fait comprendre… Et sur ce, fit-il joyeusement tout en se rasseyant, je laisse place à la cérémonie de répartition !
Un tonnerre d'applaudissement marqua la fin du discours de Dumbledore. Les trompettes retentirent à nouveau, et les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, pour laisser entrer le groupe des première année, conduit par MacGonnagle.
Tous les élèves redoublèrent d'attention. Tous voulaient voir cette mystérieuse nouvelle élève…
Malheureusement, aucune élève de 17 ans ne se détacha du groupe. Le professeur MacGonnagle se plaça comme à son habitude derrière le tabouret, sur lequel était posé le Choipeau Magique. Ce dernier entama traditionnellement une nouvelle chanson de bienvenue pour cette nouvelle année. Une fois terminée, le professeur MacGonnagle appela les élèves par ordre alphabétique.
- Baderon Abigaëlle !
Une petite brune chétive, s'avança timidement et s'assit sur le tabouret. Le professeur MacGonnagle lui mit le Choipeau sur la tête.
- Poussoufle ! S'écria le Choipeau.
Elle se leva et s'élança vers la table d'où provenait les plus grandes acclamations.
- Bottle Gilles !
Harry comme de nombreux autres commencèrent à bailler. Quant à Ron, il fixait son assiette vide d'un air bougon, et des gargouillements se firent bientôt entendre.
- Chut ! Lui fit Lavande.
- Quoi ? Lui demanda Ron en chuchotant.
- Arrête de faire du bruit et tiens-toi un peu tranquille ! Lui répondit Lavande irritée.
- Dis ça à mon estomac…, marmonna Ron entre ses dents.
- Terrie Keath !
- Gryffondor !
- Torres Carmen !
- Serpentard !
- Vegar Eleonore !
- Serdaigle !
- Waven Steve !
- Serpentard !
- Zarie Caren !
- Gryffondor !
Il ne restait plus aucun élève devant MacGonnagle.
- Je crois que c'est fini…, annonça Harry à Ron.
- Enfin ! Répondit ce dernier, Je crois que je n'ai jamais eu aussi faim de ma vie… J'ai hâte de découvrir les merveilles que nous ont préparé les elfes de maison… Et ils ont intérêt à en avoir fait suffisamment, je meurs de faim…
Il se prit un regard noir de la part d'Hermione, et s'empressa d'ajouter :
- Oui, heuuu, je veux dire… Oh ! Les pauvres petites créatures qu'est-ce qu'elles ont dû travailler aujourd'hui ! Elles ont dû être terriblement exploitées… C'est une honte !
Hermione parut satisfaite, et Ron put enfin souffler. Il avait échappé à la colère divine…
Malgré tout, ils furent surpris car ni Dumbledore, ni le professeur MacGonnagle n'avaient bougé. Ils semblaient attendre quelque chose, ou quelqu'un…
- Ils attendent certainement la nouvelle, fit Lavande.
- Finement observé, commenta Ron, Je ne te savais pas aussi perspicace Lavande…
Cette dernière sembla vexée et ne prit même pas la peine de répliquer.
Tout d'un coup, la porte de la Grande Salle s'ouvrit, et Rusard apparut. Il accourut près du professeur MacGonnagle, et lui murmura quelque chose à l'oreille, avant de ressortir par une autre porte.
MacGonnagle s'éclaircit la gorge et lança d'une voix haute et claire :
- Jedusor Shania !
Le silence se fit immédiatement, et tous les regards se tournèrent vers la porte de la Grande Salle, d'où rentra une jeune fille.
Tous eurent le souffle coupé. Le spectacle était assez étonnant. Non, ce n'était pas une jeune fille ordinaire qui se tenait dans l'encadrement de la porte, c'était la Beauté même. C'était la plus belle chose qu'il soit. Elle semblait plus pure que l'innocence, plus belle que le jour, … Les mots ne suffisait même plus pour la décrire. Elle semblait irréelle.
Elle s'approcha lentement du Choipeau Magique sous les yeux ébahis de toute la salle, y compris des professeurs. Seul Dumbledore semblait étrangement serein. Malgré tout, il paraissait plus attentif que jamais.
Shania s'assit sur le tabouret et le professeur MacGonnagle lui posa le Choipeau sur la tête. Tout le monde retenait son souffle. Même Ron sembla tout d'un coup avoir oublié son estomac. La sentence allait tomber… Le moment de vérité…
Alors ? C'était comment ?
Je voulais juste répondre à certaines reviews (vous vous reconnaitrez, lol !) qui disaient que je suis un peu sadique d'arrêter toujours à des moments pareils... Eh bien, je sais : je le suis, et fière de l'être ! C'est pour vous fidéliser, comme ça vous viendrez lire la suite... lol !
Ahh ! C'est bien d'être sadique (pour moi ) !! Mdr !
