Bon, voilà le chapitre deux comme promis, j'espère qu'il vous plaira.

Si vous avez des suggestions ou quoi que ce soit, laissez moi une review et je me ferait un plaisir de vous répondre.

Merci et bonne lecture


Plus l'équipe s'approchait du train et plus Andrei sentait son mauvais pressentiment s'accroitre. De plus, plus il avançait, plus il entendait son propre cœur battre, de plus en plus fort, surpassant tout autre son. De toute façon la forêt autours d'eux était silencieuse, pas un animal ne troublait l'étrange ambiance que le russe ne pouvait s'empêcher de comparer à une veillée mortuaire.

-Il ne manque plus que les invités d'honneurs…

-Vous avez dit quelque chose lieutenant ?

-hm ? Non je pensais juste à voix haute…

La vue du train empira d'avantage si possible son malaise. Les portes extérieures étaient ouvertes et bien que les lumières soient allumées, là également aucun son ne filtrait.

Il eu une hésitation lorsque, quand il allait amorcer un premier pas pour grimper à l'intérieur, un éclair zébra le ciel, éclairant le transport d'une lueur blanche fantomatique. La sensation presque primale de danger mortel monta encore d'un cran, alors que le tonnerre retentit une fois, puis deux, et qu'une pluie torrentielle commença à tomber.

Tentant de faire taire ses instincts, il monta dans le wagon, suivit de ses coéquipiers et ne fut pas déçu par la vue qui s'offrit à lui. Qu'il soit affalés sur leurs sièges ou étendus par terre, l'ensemble de la population de cette portion du train semblait définitivement morte, et pas de la façon la plus paisible qui soit. Ils avaient de plus un air de putréfaction étonnant sachant qu'ils n'étaient portés disparus que depuis 3 heures. Il allait contacter Wesker lorsqu'une secousse manqua de lui faire perdre son équilibre, le train venait de se remettre en marche, et en quelques instants il fonçait à vive allure. Dans les deux secondes qui suivaient, il avait la radio en main et pressait le bouton d'émission.

-Wesker, il y a du nouveau !

-Je sais. Le train est en mouvement… Nous n'avons aucune idée de la cause mais je peut déjà vous en donner l'objectif, il se dirige vers un manoir/laboratoire d'Umbrella, vous devriez y être d'ici une vingtaine de minutes.

-Il y a autre chose n'est-ce pas ?

-En effet, ces bâtiments sont abandonnés depuis quelques années.

-Donc on attend d'arriver à destination pour enquêter là-bas ?

-Négatif Delta, stoppez le train, récupérez les survivants et évacuez ; une autre équipe vas partir se charger du manoir.

-Reçu ! Cependant ça m'a l'air mal partit pour les survivants, en ce qui concerne ce wagon tous les passagers sont morts, et ce n'est pas tout…

-Ils sont infectés ?

-J'en ai l'impression.

Il y eu une longue pause, comme si Wesker parlait avec quelqu'un de son côté.

-Wesker ?

-La mission ne change pas pour l'instant. Eliminez tout obstacle et trouvez les chercheurs. Ils devraient être dans le premier wagon.

-Compris.

Coupant la communication, il se tourna vers ses hommes, notant que Juarez s'était tendu au terme « infecté ». Les autres ne devaient pas être encore au courant vu l'air insouciant qu'ils abordaient, ou du moins en ce qui concerne Denning, il avait des difficultés à lire Jessica.

-Ce soir vous allez probablement voir des choses qui vous surprendrons, qui vous choquerons même probablement. Si je peux vous donner un conseil, ne réfléchissez pas et tirez dans le tas…

Denning écarquilla les yeux, Jessica se contenta de hausser les sourcils et retirer la sécurité de son arme. Il attendit quelques secondes avant de reprendre.

-A partir de maintenant on va agir en duos, Jessica avec moi et Denning avec Juarez. Ils hochèrent la tête et se mirent en route, se couvrant mutuellement au fur et à mesure qu'ils avançaient dans le wagon suivant, fouillant chacun des compartiments privés.

Dix minutes plus tard, Kalinin était de plus en plus troublé, plus ils avançaient, plus il arrivait qu'il remarque que quelques-uns des corps semblaient avoir reçu une ou plusieurs balles. Ils n'étaient donc pas seuls dans le train, mais l'autre présence était-elle amie ou ennemie ? Un hochement de tête de Juarez lui fit comprendre qu'il avait également remarqué.

-Estéban, et denning, allez à la locomotive et stoppez ce train, nous allons continuer à fouiller les salles.

Ils hochèrent la tête et disparurent silencieusement à travers le couloir suivant.

-Vous n'avez pas peur pour eux ?

Il se tourna vers sa coéquipière, surpris.

-Que veux-tu dire ?

-Vous avez remarqué que plusieurs des corps semblaient avoir été abattus, et néanmoins vous les envoyez en avant. Croyez-vous réellement que cela soit une bonne idée ?

-Tu critique mes ordres ?

-Non, bien sur que non, c'est juste que je trouve cela étrange de nous diviser alors que nous ne sommes déjà pas nombreux.

-Pour faire simple, le train arrivera d'ici une quinzaine de minutes au manoir, à pleine vitesse, et je ne sais pas pour toi mais je ne suis pas conducteur de trains, et Juarez non plus, donc si on ne s'arrête pas à temps on va dérailler sévère… De plus, nous sommes commandos, on est fait pour agir en petits groupes.

-Si vous le dites…

Quelques pièces fouillées plus tard, ils n'avaient toujours rien trouvé, et aucun des corps ne ressemblaient à leur objectif. Le moins qu'on puisse dire c'est que les deux commençaient à se lasser de leurs recherches, quand soudain ils tombèrent sur une porte verrouillée. Intrigué il sortit le passe partout qui leur avait été fourni, et eu un sourire satisfait en entendant le cliquetis de déverrouillage. Cependant ce sourire se figea lorsqu'il entendit un cri aigu, et vu en gros plan l'image de ce qui semblait être une carafe en métal. Il tomba à la renverse avec la grâce d'un sac de patates, totalement sonné.

Lorsqu'il revint à lui quelques secondes plus tard, totalement à l'ouest, sa coéquipière apparemment morte de rire tentait de calmer un minimum la survivante à bouts de nerfs.

Ce fut difficile, mais elle parvint finalement à faire comprendre à la pauvre passagère en état de choc qu'ils étaient envoyés pour les secourir.

-Madame ? Pourriez-vous me dire votre nom ?

-Elena Sokolov.

Le sourire revint immédiatement sur les lèvres d'Andrei malgré la migraine qui lui vrillait le crâne, ils avaient retrouvé un des scientifiques.

-Docteur Sokolov, pouvez vous me dire si vous avez été blessée ?

-Non, je ne suis pas blessée… Ils sont morts… Ils sont tous morts… Je les ai vus…

-Je sais madame, nous nous en sommes rendu compte. Savez-vous où est le docteur Kikuchi ?

La mention du nom fit pleurer la scientifique, qui répondit en bégayant à moitié.

-Il est ; il est ; mort… J'ai vu son corps après l'accident.

-Savez vous ce qui c'est passé ?

-Non, j'étais partit au toilettes et j'ai entendu un choc et des hurlements. J'avais peur, je n'ai pas osé sortir. Quand enfin j'ai réussi à rassembler assez de courage pour me risquer à l'extérieur ils étaient tous morts, et je me suis enfermé dans ce compartiment. Mon dieu, que s'est-il passé ???

Il laissa sa coéquipière s'occuper de la jeune femme et saisit sa radio

-Wesker ?

-Qu'y-a-t'il ?

-Nous avons retrouvé Sokolov, Kikuchi est mort, aucuns survivants.

-Reçu, un hélicoptère est en route pour l'évacuation.

Immédiatement après la voix d'Estéban prit le relais

-Ici Delta, nous avons le contrôle du train, over.

-Compris… A quelle distance êtes-vous du prochain changement ?

-Environ dix minutes de…hein ?

Les quelques secondes communications suivantes ne furent que rafales et hurlements. Andrei broya presque le bouton d'émission de la radio.

-Estéban ? Estéban répond !!! Putain !!!!

Il allait se précipiter vers l'avant du train quand Wesker repris la parole.

-Kalinin, votre mission à changé, détruisez ce train, c'est un ordre absolu !!!

-Mais que…

-C'est un ordre ! Over…

Andrei Kalini n'était à l'heure actuelle plus du tout en mode chef d'équipe. Il était même totalement sous le choc, son meilleur ami venait vraisemblablement d'être tué, par sa faute… Il avait déjà donné des ordres qui avaient causé des pertes, mais cela n'était pas pareil, ce coup-ci c'étais son meilleur ami qui y était passé, celui avec qui il avait traversé tant d'épreuves et d'horreurs, celui qui aurait du être son témoin quelques mois plus tard…

Voyant son chef d'équipe sous le choc, Jessica fit la première chose qui lui passa par la tête, et bientôt le russe se retrouva à nouveau à terre, une trace rouge en forme de main imprimée sur la joue. Le moins qu'on puisse dire est que cela le sortit de sa transe, ce qu'elle remarqua avec un sourire satisfait. Il se secoua la tête et la remercia, ce qui agrandit encore plus son sourire. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on peut gifler son chef et recevoir des remerciements en contrepartie, et puis même si elle avait appliqué un peu plus de force que nécessaire, il n'avait qu'à pas la forcer à déballer son passé dans l'hélicoptère…

Elle eu ensuite la surprise de voir à travers la vitre du compartiment une jeune femme en uniforme passer en courant.

-Vous avez vu ?

Andrei ne pu qu'hocher la tête, et ressortir sa radio.

-Wesker, nous venons d'avoir la confirmation que nous ne sommes pas seuls dans le train, nous venons de voir une jeune femme en uniforme.

-Je suis au courant, c'est un membre du STARS, une unité de police locale, ne vous occupez pas d'elle et détruisez ce train ! C'est un ordre prioritaire lieutenant !

Avant même qu'il n'ait pu répondre, le système de freinage d'urgence du train se déclencha et pour la troisième fois de la journée il se retrouva la tête contre la moquette. Lorsque le train percuta la paroi d'un vieux tunnel endommagé du manoir et qu'il repartit dans les airs, le russe se dit que c'était vraiment une journée de merde…

En reprenant conscience, la première chose dont il eu conscience fut que sa coéquipière inconsciente était affalée sur son ventre, l'empêchant de respirer, la seconde fut la radio en kit près du mur, et la dernière l'angle bizarre de la nuque de Sokolov.

-Chiotte…


Après avoir reçu l'ordre de son ami, Esteban s'était dirigé vers la salle de contrôle du train, Denning collé aux basques. Tout en continuant à avancer il se demanda vaguement si le nouveau allait tenir le coup, il semblait horriblement nerveux et suait à grosses goutes. Et d'abord, pourquoi devait-il se taper Denning en babysitting ? L'autre bleu, Ricci lui semblait-il, avait l'air beaucoup plus sympathique, en tout cas ça ne le dérangerai pas qu'elle le suive elle. D'autant que ce n'était pas lui qui allait se marier bientôt…

Des bruits de pas à l'étage au dessus le firent s'arrêter quelques instants, le temps d'essayer de déduire quelques infos. Au moins le bleu eu l'intelligence de ne pas faire le moindre bruit pendant ce temps là. Ha, pourquoi n'avait-il jamais d'équipière…

-Ce ne sont pas des infectés…

Il soupira devant l'air incompréhensif de son nouveau « copain ».

-Laisse tomber, et prie de ne jamais pouvoir comprendre…

Il continua d'écouter quelques instants, les yeux fermés, puis se redressa et repartit en direction de l'avant du train.

-Il faudra prévenir Andrei qu'on a deux clandestins à bord et non pas un.

-Des…clandestins ?

-…Des intrus…

-Mais pourquoi forcément des intrus ? Ce sont peut-être des survivants ? On devrait aller voir !

-Bof, il y a peu de chances vu toutes les victimes qu'on a vu en bas, de plus les pas étaient trop tranquilles pour être ceux d'un civil après cette boucherie, d'ailleurs cela pourrait même être ceux qui ont causé ce bordel.

-Dans ce cas on devrait les neutraliser !!! S'ils ont fait tout ça c'est une menace prioritaire non ?

-Moui, mais s'ils ont fait tout ça rien ne garanti qu'on pourrait les arrêter, et de toute façon il y a quelque chose de bizarre avec la façon dont ces gens sont morts. Quoiqu'il en soit, nous avons une mission à remplir… Suis-moi !

Le nouveau n'eu d'autre choix que d'accepter, Esteban était déjà repartit vers son objectif, et près avoir passé le portique de sécurité ils parvinrent enfin à la locomotive. L'accès à la porte de la cabine de pilotage était à l'air libre et le passage longeait les énormes radiateurs de la motrice, les exposant lors de leur progression à la fois au vent, à la pluie torrentielle et au puissant ronronnement de l'engin. Une fois arrivé face à la fameuse porte, les deux commandos furent assaillis par une vague de puanteur infâme, comme un étale de poissonnerie qu'on aurait laissé au soleil pendant des semaines. Alors que le vétéran à moitié asphyxié reculait pour tenter de reprendre son souffle, le bleu porta son dévolu sur la porte.

-Attend Denning !!!

L'avertissement survint trop tard, et dès que la porte fut ouverte deux zombies en uniforme de conducteur tentèrent de se jeter sur le nouveau. Le premier réussit plutôt bien, le plaquant au sol et tentant de le mordre alors que sa victime tentait de se défendre. Fort heureusement pour lui, les seules blessures qu'il avait à déplorer pour le moment étaient une douche de bave et sa fierté déconfite alors qu'il hurlait comme un possédé. Le second zombie par contre fut accueilli par une rafale de l'espagnol et apprit temporairement à voler jusqu'au fond de la cabine. Esteban eut une vague hésitation en voyant son collègue se faire malmener, fallait-il le sauver ou pas ? Il eut finalement pitié de lui et dégagea Denning d'un puissant coup de pied dans les cervicales de sa némésis actuelle. Il lui tendit ensuite la main mais le rescaper préféra passer son tour et rendre son déjeuner sur le sol. Pour sa défense, un bout de cerveau lui avait atterri dans les cheveux, et la puanteur de la cabine était insupportable. Esteban mis immédiatement son masque à gaz, et vis que son collègue le regardait interloqué.

-Ca pue vraiment trop là-dedans… D'ailleurs je te suggère d'en faire pareil vu ce que tu viens de nous sortir…

Denning rougit vaguement et mis son masque en place alors que son supérieur reprenait la parole.

-Vas voir si le système de pilotage marche pendant que je contacte les autres par radio !

Sans attendre de réponse il se retourna et sortit sa radio, marchant machinalement vers le radiateur, et tomba sur la fin d'une conversation entre Andrei et Wesker.

-….Kikuchi est mort, aucuns survivants….Reçu, un hélicoptère est en route pour l'évacuation…

Il prit sa radio et engagea la conversation à son tour.

- Ici Delta, nous avons le contrôle du train, over

La réponse de Wesker fut immédiate.

- Compris… A quelle distance êtes-vous du prochain changement ?

- Environ dix minutes de…hein ?

Il venait de ce rendre compte que la substance gluante qui coulait de l'énorme radiateur de la motrice, et qu'il avait pris pour de l'huile, était en réalité une marée de créatures semblables à des sangsues, laquelle se précipita sur lui. En l'espace de quelques secondes, il était recouvert, sa combinaison traversée, les créatures avait commencé à attaquer la chair, et il ne pouvait rien faire sinon le faire de presser la détente de son arme dans l'espoir futile d'abattre quelques unes des créatures avant qu'elles ne rejoignent leurs copines sur lui, tout en espérant que Denning arrive et le tire de ce mauvais pas. Son équipier arriva effectivement quelques secondes plus tard, mais eu une hésitation en voyant l'état de l'espagnol. Cette hésitation lui fut fatale puisque que deux secondes plus tard il fut à son tour recouvert. La dernière pensée d'Esteban Juarez alors qu'il s'effondrait au sol fut qu'il regrettait de ne pas pouvoir assister au mariage de son meilleur ami.


Bon, et ba voilà encore un chapitre dédié à ma beta, Tsukiyo2894, sans qui je n'aurai jamais écrit cette fic, et egalement à Nemon, avec qui c'est toujours un plaisir de délirer. Je vous conseille leurs fics si vous aimez final fantasy, elles sont super.