Bon, ben j'ai rien de spécial à dire si ce n'est de vous souhaitez une bonne lecture. Ah, et l'histoire change un peu de style, donc j'espère que ça dérangera personne (si des gens lisent un jour cette fic à par mes deux revieweuses préférées)
Après avoir délicatement dégagé la chieuse/collègue et vérifié qu'elle était en bon état de marche, il se risqua dans le couloir et ne fut pas déçu par la vue. Les corps putréfiés de certains des passagers s'étaient écrasés contre le mur lors de l'impact, et le mur était donc en conséquence, repeint pourrait-on dire. Il avait beau avoir vu pire, il sentit l'envie de vomir monter lorsqu'il aperçut l'un des corps particulièrement malmenés, et sursauta donc quand il sentit une main sur son épaule.
-On a atterris dans massacre à la tronçonneuse ou bien ?
-Bonsoir la belle au bois dormants… Quelque chose de cassé ?
Elle grogna en faisant jouer ses articulations endolories
-Ne m'appelez pas comme ça… Et rien de grave, juste quelques contusions…
-Bon, je résume la situation : On est dans un train encastré quelque part dans un manoir, ledit train est repeint comme si Freddy était devenu décorateur d'intérieur, on est plus que tous les deux, l'objectif de la mission a la tête retournée dans un angle théoriquement impossible, et on a plus aucun contact avec l'extérieur… c'est une mission habituelle…
Jessica le regarda comme on regarde un homme qui s'apprête à aller à l'asile, et hésita vaguement à le suivre quand il s'avança à travers le couloir déformé. Elle finit se motiver, en couinant de dégout chaque fois que sa botte faisait un bruit mouillé au contact d'un bout de zombie, le tout sous le regard goguenard de son supérieur.
La seule réponse qu'il reçut fut un coup là où sa fait très mal…
-Ne dites pas un seul mot sur cette histoire… Jamais…
A terre, il ne pu que hocher la tête, et se dire qu'elle était belle et bien une dangereuse psychopathe. La jeune fille tenta d'ouvrir la porte de compartiment, mais elle semblait bloquée par un enchevêtrement de mobilier dans le wagon suivant, elle se dirigea donc vers la fenêtre et la brisa d'un coup de crosse. Elle jeta un rapide coup d'œil à l'extérieur et se retourna vers le russe qui tentait de se remettre de ses émotions.
- On n'est pas loin du sol, je suggère qu'on passe par là. Ohé… Toujours pas remis le vieux ? Vous savez il y a un âge pour arrêter de jouer à la guerre…
Il la fusilla du regard alors qu'elle se glissait hors du train, et mis quelques secondes à la rejoindre, sans jamais cesser de marmonner quelque chose sur les gamines psychopathes et irrespectueuses. Après s'être réceptionné lourdement, pour ne pas dire vautré face contre terre sous le regard sarcastique de sa collègue, il jeta un œil à leur nouvel environnement, lequel était un long et obscur tunnel rendu on ne peut plus étroit à cause du train. Au loin le russe pouvait apercevoir la lumière au bout du tunnel, dans tous les sens possibles et imaginable.
En l'occurrence l'échappatoire passait par une trappe. Observant l'ouverture, il prit la parole.
-Passe la première, je te couvre.
-Mouais, même pas en rêve, non seulement c'est moi qui me tape le danger, mais en plus vous allez me mater le cul !
-Quoi ???
-Je les connais les mecs dans votre genre…
Se massant le front, le russe songea que si elle ne se faisait pas tuer par une des choses qui attendaient dehors, c'est sans doute lui qui s'en chargerai…
-Très bien je passe en premier…
Avant de monter il se tourna quelques instants vers un des wagons écrasés et eu une pensée pour son meilleur ami. Il espérait sincèrement que l'espagnol était partit sans trop de souffrances, mais savait qu'il y avait peu de chances que cela soit le cas.
-Vous voyez que vous êtes trop vieux pour ce travail, vous avez même des absences maintenant. Désormais je vous appellerai papi !
Le russe entama son ascension en se répétant mentalement que cela ne valait pas le coup de gâcher une balle, même si la tentation était grande.
-Faut faire de l'exercice papi, vous montez avec une vitesse de tortue !
Non, même le couteau était hors de question, ne pas tuer sa collègue !!! Pourtant qu'est-ce que son manche était séduisant à cet instant…
Passant discrètement la tête par l'ouverture, Andrei eu la surprise de se trouver dans le hall d'une grande bâtisse. Le manoir sans aucun doute. Après avoir vérifié qu'il n'y ai aucun danger, le russe acheva sa montée observa son environnement en détail. Le hall comprenait un étage en plus du RDC, lesquels étant reliés par un grand escalier. Vu la couche de poussière sur le sol, il était évident que le bâtiment d'architecture victorienne n'était pas utilisé, conformément aux informations qu'ils avaient obtenues. C'est justement ce qui rendait intéressant toutes ces traces de pas dans la poussière, d'autant qu'elles partaient de la trappe.
Les clandestins du train étaient donc passés avant eux. Après tout tant mieux, ils nettoieraient le passage pour eux. D'un autre côté ils n'avaient pas été KO si longtemps n'est-ce pas ?
Jetant un œil à sa montre, le Kalinin s'aperçu qu'ils avaient été out pendant une demi-heure.
-Fuck !
Sa coéquipière, qui venait de se hisser à son tour hors de l'ouverture, trouva le russe en train de marmonner en observant les traces de pas et esquissa un sourire.
-C'est bien !!! Vous n'êtes pas encore tout à fait aveugle !
Elle poussa même l'insulta jusqu'à applaudir.
Kalinin se sentit rassuré, ni son arme de poing ni son couteau ne le tentait plus, après tout on a seulement besoins de ses mains pour étrangler quelqu'un… Parvenant à se maîtriser il préféra suivre les traces sans un mot. Jessica suivit, définitivement déçue par le manque de réponse.
L'été avait commencé depuis peu, il faisait chaud, et la météo ne prévoyait pas un seul nuage pour faire de l'ombre au soleil dans les jours à venir, comme c'était le cas depuis maintenant deux semaines, et le citoyen lambda n'avait donc aucune raison de se plaindre.
Reno Shinra n'était pas une personne lambda, non seulement parce qu'il était employé dans une des équipes d'investigation d'Umbrella Corporation, le plus gros groupe privé du monde, dont le revenu journalier net était deux fois supérieur au budget annuel de l'armée américaine, mais également parce qu'il estimait avoir des raisons de se plaindre. En fait, le fait même de faire partie d'une unité d'investigation et d'avoir des cheveux longs teints en rouge suffisait probablement à limiter toute ressemblance à une personne lambda.
Voyant son coéquipier bouder, Henry Wells l'interpella
-Qu'est-ce qu'il se passe ? T'a perdu ton pari sur le tournoi de foot intercommunal ?
Reno leva les yeux et marmonna quelque chose qui se perdit dans le bouquant de l'hélicoptère qui les transportait
-Quoi ? J'ai rien entendu !
Son collègue était visiblement énervé, et sans doute aurait-on pu voir une veine battre à tout rompre sur sa tempe si l'on avait été dans un manga. Il ferma la porte latérale qu'il avait ouverte pour s'amuser à faire balancer ses pieds dehors, puis répéta.
-Je disais que ces petits cons ne savent pas toucher le ballon de toute façon, je sais vraiment pas pourquoi j'ai parié sur eux !!! Ils m'ont fait perdre 300 dollars, t'imagine ??? Mais bon c'est pas le plus grave, en fait…
Wells haussa un sourcil en voyant des larmes couler au coin des yeux de son ami, avant que celui-ci ne l'agrippe par le col e le secoue comme un prunier
-Pourquoi pourquoi pourquoi il n'y a pas une seule fille dans cette unité ??? Douze mecs serrés dans un hélico si étroit ça craint !!! Ça fait gay !!!!!!!!!!!!!!!
En cas de manga, c'est probablement là qu'on aurait pu placer une jolie goutte de sueur dans l'histoire. Reno daigna enfin lâcher son équipier, qui commençait à avoir le mal de mer, lorsque son chef d'équipe tenta de résoudre le dilemme.
-D'après ce que j'ai compris, la dernière fille a porté plainte contre toi pour harcèlement, vu que ça fait la dixième en six mois quelque chose me dit qu'on ne risque pas d'en revoir de sitôt…
Le jeune enquêteur se mit alors à pleurer à chaudes larmes et à gémir qu'il était victime d'une horrible machination et que quelqu'un dans les hautes sphères de la base était jaloux de son talent. Les nouveaux membres de l'équipe étaient stupéfiés par la scène digne d'une mauvaise comédie qui se déroulait devant eux, alors que les quelques vétérans totalement blasés étaient d'avantage stupéfiés devant les talents de comédien du jeune homme. C'est ce moment que choisit le pilote pour faire une annonce au haut-parleur.
-Ici le commandant de bord, il est 2 heures du matin heure locale et la température extérieure est de 15 degrés. Nous arrivons à destination et Umbrella corp Airlines souhaite remercier les passagers de leur fidélité et espère les revoir bientôt !
Il va sans dire que le pilote était un ex-comique recalé qui avait choisi, à défaut de réaliser son rêve, de se reconvertir dans le transport de barbouzes par hélico…
Cependant on ne pouvait pas nier que le centre de recherche était effectivement en vue. Visiblement, à défaut d'un humour adéquat, le pilote avait des yeux en état.
Le chef d'équipe se leva pour donner ses instructions alors que le pilote entamait la procédure d'atterrissage
-Bon, une fois à terre, on se sépare en binômes, ne vous séparez sous aucun prétexte. Nous utiliserons le canal 2 comme fréquence radio commune, si vous découvrez quelque chose partagez l'information. La base est sensée être fermée donc on ne devrait pas avoir le moindre problème, mais faites attention quand même.
Quelques instants avant que les patins de l'hélicoptère ne touchent terre, des dizaines de mini-bestioles gluantes jaillirent de la nuit et recouvrirent les vitres de l'hélico, ainsi que son rotor. Il va sans dire que ce dernier n'apprécia que moyennement l'attention qui lui était témoignée, et il vomit quelques secondes plus tard une épaisse fumée noire (ainsi que de la sangsue passée à la moulinette). C'est également à cet instant que les vitres choisir de céder à la pression des assaillants, comme quoi un malheur n'arrive jamais seul.
L'hélicoptère percuta le sol dans un gémissement métallique, alors que ses occupants jaillissaient en courant, recouverts de sangsues pour la plupart, certains dans la panique tirant dans le tas avec leurs armes de poings, atteignant créatures et collègues sans distinction.
Certains enfin gardèrent leur sang-froid, et battirent en retraite vers une des portes du bâtiment.
Reno poussa un soupir de soulagement lorsque Henry verrouilla porte derrière eux. Ces saloperies n'étaient pas passées loin ! Il allait lui adresser un sourire lorsque ce dernier hurla de douleur, une des sangsues avait réussi à se faufiler derrière eux et avait entrepris de s'attaquer à la gorge de son collègue. Ce dernier l'arracha aussitôt et la jeta par terre avant de l'écraser, mais le mal était fait, et le sang coulait à un rythme surprenant.
-Ça va ?
Henry lui lança un regard qui signifiait clairement « j'ai l'air d'aller bien ? », et son équipier s'excusa brièvement. Il aurait voulu le soigner, mais ils n'avaient aucune trousse de secours avec eux, et Wells du donc se contenter d'un bout de chemise déchirée pour tenter d'arrêter le saignement.
Après quelques minutes de silence à laisser leurs cœurs reprendre leurs rythmes normaux, Reno eut un rire nerveux
-Quand je pense que le capitaine est mort comme ça juste après avoir proclamé « on ne devrait pas avoir le moindre problème »… Cela donne aux choses une tournure quelque peu ironique, non ?
-Comment aurait-il pu savoir ce qu'il se passerait ? Comment aurions-nous pu êtres prêts à tout ça ?
-Je ne sais pas…
-Tu penses qu'il y a d'autres survivants ?
-On va le savoir rapidement
Reno activa sa radio de poche et patienta quelques secondes avant d'ouvrir la parole
-Ici Reno, est-ce que quelqu'un m'entend ? Ici Reno Shinra, y a-t-il des survivants ? Ici le bourreau des cœurs, y a t il une donzelle au bout du fil ? Une bande de gays alors ?
La seule réponse qu'il obtint fut une longue série de parasites. Il rangea sa radio et eu un pâle sourire.
-Il semblerait que nous soyons les seuls conviés à la fête pour l'instant… Combien de chargeurs as-tu sur toi pour ton Beretta ?
-Deux… Toi ?
-Trois. J'espère que ces saloperies sont enfermées dehors… Si c'est le cas on devrait pouvoir atteindre la station radio de l'héliport sans trop de difficultés… Sinon nous aurons l'occasion de faire un test de tir sur cibles mouvantes !
Wells soupira et hocha la tête, tout en pressant davantage le morceau de chemise sur sa plaie.
-Allons-y…
Bon, ba si jamais vous êtes arrivés jusqu'en bas et que vous avez un avis quelquonque faites-m'en part par review, ça fait toujours plaisir. D'ailleur merci à Nemon d'avoir été lire cette fic même si elle ne connais pas vraiment resident evil.
Merci a mes deux revieweuses préférées d'être là, je vous adore
