Voilà un nouveau chapitre, avec un peu de retard à cause des vacs et de deux trois priorités, mais bon, mieux vaut tard que jamais il parait ^^. J'espère qu'il vous plaira et je vous souhaites bonne lecture.
Cela faisait bien quinze minutes que les deux agents progressaient dans la pénombre, s'éclairant à l'aide du briquet de Reno, et la faible lumière vacillante que projetait la flamme rendait le couloir encore plus glauque qu'il ne l'était. De l'eau coulait quelque part, renvoyant un écho, accompagné d'un autre son, un son de frottement étrange, comme deux tissus humides que l'on frotterait l'un contre l'autre.
Reno se tourna vers son collègue.
-Attend là, je vais voire ce que c'est.
Wells se contenta de hocher la tête et de s'appuyer contre le mur humide. Il était étrangement à bout de souffle et avait pali au fur et à mesure de l'aventure. Touchant son front il s'aperçu qu'il avait un début de fièvre.
-Chiotte c'est pas le moment !
Prit d'une intuition, il porta son « bandage » à ses yeux et eu un mouvement de recul. Pour ce qu'il pouvait distinguer avec le peu de lumière dont il disposait, le sang que suintait sa plaie semblait être devenu noir.
-heu Reno ???
Mais celui-ci était déjà partit voir la cause du son étrange. Il fut pris d'un malaise et se sentit à peine heurter le sol avant de tomber dans l'inconscience.
Un peut plus loin, son équipier se rapprochait lentement de la source du son, le briquet tendu en avant, essayant de distinguer quelque chose mais n'y parvenant pas réellement. Le bruit de quelque chose de lourd heurtant le sol au loin derrière lui le fit faire volte-face.
-Henry ?
Il entama un pas vers la position de son coéquipier, mais fut retenu par l'arrivée d'une puanteur monstrueuse, cela sentait comme un étalage de viande laissé à pourrir, et le son s'était rapproché. Se retournant à nouveau il tendit son briquet le plus loin possible, tentant de distinguer quoi que ce soit, et sortit son arme. Au loin se profilait la silhouette d'un homme, trébuchant à chaque pas comme un blessé.
-Monsieur ? Vous allez bien ?
Reno commença à s'approcher du nouveau venu pour l'aider à se redresser, puis perdit en volonté lorsqu'il s'aperçu de quelques détails que lui rendait la flamme. Le bras gauche de l'homme s'arrêtait au coude, et une partie de son crane était visible et fracturée.
-Qu'est-ce que ?
La créature ouvrit sa bouche édentée et poussa un long râle mélancolique et nauséabond. Assez étonnamment, c'est ce même râle qui activa des vieux instincts de survie enfouis dans la génétique de Reno, autrement dit il pointa son arme sur l'arrivant et lui mit cinq balles dans le ventre avant d'entendre la son satisfaisant d'un corps qui heurte le sol.
-Hm… Peut-être que j'aurai du d'abord tenter de lui parler… Bof, ce qui est fait est fait.
Il fit quelques pas vers son coéquipier avant d'entendre à nouveau le bruit de frottements. La créature s'était relevée et avançait à nouveau vers lui malgré la quantité de sang qui coulait de son ventre éclaté. L'enquêteur ne perdit pas une seconde de plus et lui tira une balle dans la tête, envoyant à nouveau sa cible à terre. Reno patienta quelques secondes pour voir si elle allait à nouveau ressusciter, mais ce ne fut pas le cas.
Retournant vers Henry, il aperçu du coin de l'œil une porte portant l'inscription « salle de contrôle », mais ne s'arrêta pas pour autant et rejoint rapidement son coéquipier.
En fait, peut-être fut-il trop pressé puisqu'il ne le vit pas étendu par terre et se prit les pieds dedans.
A quatre pattes, une bouillasse puante lui dégoulinant du visage, Reno Shinra se dit que cette journée n'était décidément pas la journée qu'il espérait…. Après avoir retrouvé son briquet à tâtons, ce qui implique d'avoir fouillé les marres de liquide étrange et d'avoir manqué vomir une ou deux fois, il entreprit d'éclairer la cause de sa chute.
Il commença réellement à prendre conscience de la merde dans laquelle il était lorsqu'il vit son meilleur ami le teint grisâtre, les yeux révulsés et entamant une crise de spasmophilie, crise que Reno entreprit d'annuler à grand renfort de claques. Les résultats furent plutôt médiocres, il convient de le dire.
Se promettant de ne pas laisser crever Henry comme ça, il entreprit de le trainer à l'abri dans la salle qu'il avait repéré plus loin.
Lorsque Reno passa la porte, il fut frappé d'incrédulité. La salle des communications qu'il avait pensé trouver en puzzle, dans le noir et inutilisable était en réalité l'inverse.
En effet, la faible lumière que projetait l'éclairage laissait observer une salle « propre » si ce n'est une légère couche de poussière, et raisonnablement rangée. Du moins elle était clairement plus ordonnée que son appartement.
Chassant ces pensées monsieur-propresque, il installa son équipier dans un siège et se dirigea vers l'étagère du fond, laquelle lui fournit une lampe torche qui lui serait probablement utile si tous les couloirs étaient aussi noirs que le précédant. En retournant vers son camarade, il s'aperçut que des traces de pas étaient apparentes sur la poussière, et il savait que ce n'était pas les siennes vu qu'elles étaient près de la radio, qu'il n'avait pas encore examiné. De plus, le fait que les empreintes ne soient pas encore recouvertes prouvait que la visite était récente.
Délaissant cette observation pour après, il retourna examiner son ami.
Quelques minutes plus tard, Reno fut définitivement certain que son patient était mal barré, il ne réagissait ni aux appels, ni aux baffes, et même le fait de lui braquer la torche dans les yeux ne donnaient aucun résultats, sans parler de la pâleur de sa peau. Si il n'avait pas entendu son cœur battre il aurait pu croire son équipier déjà mort. Il ne savait pas comment mettre un terme à cet état, mais par contre la cause était plus facile à cerner. La plaie à son coup était boursouflée, et un liquide noirâtre y suppurait légèrement. À défaut de pouvoir faire quoi que ce soit d'autre il versa un peu d'eau dessus et enroula un nouveau morceau de tissus afin de compresser un peu la plaie, puis il s'en alla observer de plus prêt la radio.
Qui que soit la personne qui soit passée avant eux, la fréquence radio n'avait pas été changée. Pris de curiosité, il l'alluma et activa le haut-parleur, captant la fin d'une communication.
-… l'équipe d'investigation a été massacrée dès la sortie de l'hélicoptère, je ne pense pas qu'il y ai le moindre survivant. Quels sont mes ordres désormais ?
-Vous devez recueillir le plus d'informations possible à partir de l'ordinateur central. La priorité absolue est la discrétion, Umbrella ne doit pas être mis au courant de notre enquête aussi tôt. Si vous rencontre quelqu'un, abattez-le ! Nous reprendrons contact dans une demi-heure. Over.
-Compris. Over.
Ainsi donc, quelqu'un profitait de ce bordel pour enquêter dans le batiment, et visiblement il n'était pas amical… De plus, pour être présent aussi peu de temps après les incidents, cette personne devait être en observation sur place depuis quelque temps, ou du moins être dans les parages et avoir de bons informateurs au sein des pontes d'Umbrella. Il allait contacter ses boss pour les en informer, quand il réalisa que les personnes qu'il avait entendu risquaient de capter sa transmission.
-Fuck !
Devait-il tenter le diable ? Ils devaient de toute façon trouver un moyen de s'échapper, et pour ça il devrait s'en remettre à Umbrella quoi qu'il se passe… Il décida donc de couper la poire et deux, et après avoir pris note de la fréquence précédente, il entreprit de contacter son QG.
-Ici Shinra, équipe d'investigation RC-02, quelqu'un me reçoit ?
-Ici QG, pourquoi c'est toi et pas ton chef de section qui nous contacte ?
-On s'est fait attaquer à la sortie de l'hélico, on a été séparés et je crois qu'à part Henry et moi, les autres se sont fait bouffer…
-Défini bouffer please?
-Quand je dit qu'on s'est fait attaquer, j'entend pas par balles, j'entend attaquer comme quand une marée de sangsues dégueulasses te saute dessus pour te bouffer vivant.
-Ah…O.K… T'a fumé quoi ? Tu sais que vu que t'es en mission tu peut te faire virer pour ça ?
-J'ai pas fumé putain ! Et avant que tu demande, je ne me suis pas non plus piqué, et j'ai pas bu…
-Ben voyons, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu…
-Kurtz, jte promet que la prochaine fois que je te vois je t'éclate la tronche… Passe moi le commandant…
-Tu sais quoi ? Rien que pour voir à quel point tu vas te faire engueuler je vais te le passer, ça me distraira…
Il y eut une pause avant qu'une nouvelle voix se fasse entendre à la radio.
-Ici Monroe.
-Commandant, ici Shinra de la 2eme équipe. Je vous supplie de me croire car ce que je vais vous dire n'est que l'absolu vérité.
-Allez-y
-Dès l'atterrissage, nous avons été assaillis par une marée de sangsues et nous avons été séparés. Je crois que mon équipier et moi sommes les seuls survivants.
-L'un de vous a-t-il été blessé par ces créatures ?
-Mon équipier. La blessure semblait mineure mais depuis une dizaine de minutes il semble être tombé dans une sorte de coma. Rien de ce que je n'ai fait n'a pu le réveiller.
-Avez-vous rencontré d'autres créatures à part ces sangsues ?
-Oui, un homme qui ressemblait plus à un cadavre sortit de la tombe qu'à vous et moi.
-Bien, écoutez-moi attentivement, un de nos commandos s'est retrouvé « par hasard » dans le bâtiment. Leurs balises GPS indiquent que les deux membres survivants sont un étage en dessous, retrouvez-les et contactez-moi à nouveau quand vous serez prêts à évacuer, un hélicoptère passera vous prendre dans les 5 minutes.
-Merci Commandant. Over
-Ah, pendant que j'y pense, vous faites face à une contamination par voie virale, ne vous laissez pas blesser par une créature où l'évacuation sera impossible, et votre ami devrait prendre l'apparence de votre dernière rencontre dans la demi-heure qui suit l'entrée dans le coma. Je serai vous je l'achèverai rapidement… Over.
Reno entendit à peine le dernier mot, sous le choc, et observa le visage pâle comme la neige de son meilleur ami, paisible dans son someil. Il s'approcha et pointa son arme tremblante vers le front de son équipier, et détourna la tête.
-Chiotte, je peux pas faire ça! C'est quoi ces conneries ?
Baissant son arme, il se laissa tomber à genoux, et le regretta lorsque son ami ouvrit des yeux laiteux et poussant un court gémissement, lui sauta dessus.
Reno tentait de ne pas céder à la panique alors que son meilleur ami, le soi-disant pacifiste, tentait de lui arracher la jugulaire à pleines dents. Pour le moment il parvenait à le maintenir à distance, mais la créature se rapprochait de plus en plus de son objectif, et avait l'avantage de la force et de la position supérieure. Le problème suivant était qu'il ne voulait pas blesser John si jamais il était encore plus ou moins conscient, après tout Monroe n'avait pas précisé si jamais il y avait un moyen pour qu'il redevienne normal.
Toutes ces belles pensées furent anéanties lorsque les mâchoires de son ami s'approchèrent définitivement trop prêt à son goût, et, par réflexe, il se dégagea d'un violent coup de pied. Après s'être relevé, il quitta rapidement la salle avant que l'autre occupant ne soit en mesure d'en faire autant, et après un dernier plein de remords, ferma la porte.
De nouveau dans le noir, il alluma sa nouvelle torche, et entreprit de partir en quête de ses collègues égarés « par hasard » dans le bâtiment. Décidément, Umbrella avait une fâcheuse tendance à perdre des gens « par hasard » dans des zones dangereuses et dans des circonstances étranges. Il se demanda vaguement combien de fric le groupe perdait par mois dans des pots-de-vin divers… Probablement plus que ce qu'il gagnerait dans sa vie. À la réflexion, il ne préférait pas penser à ce genre de chose, cela remettait trop en cause sa conception de la valeur d'une vie, et surtout de la sienne…
Alors qu'il déambulait dans le couloir, peut-être s'il avait pensé à pointer sa torche vers les murs aurait-il remarqué les indications de direction vers les escaliers au lieu de foncer dans l'autre sens. C'est fou ce que le stress et la peur peuvent faire oublier des détails logiques à une personne. C'est encore plus valable lorsque cette personne se retrouve dans un couloir plongé dans le noir au cœur d'un bâtiment infesté de monstres, qu'elle vient de mourir 3 fois en moins d'une heure, et surtout que le moindre de ses pas résonne dans tout le couloir, et là on ne parle même pas de la petite fuite d'eau qui rendait ledit couloir encore plus glauque.
Pour le coup, Reno se dit que son psy allait l'adorer lorsqu'il reviendrait de mission, il l'entendait d'ici cet espèce de vautour : « Bien monsieur Shinra, ce fut très intéressant, mais il y a deux trois points qu'il nous faudra éclaircir la prochaine fois. On se revoit la semaine prochaine ? Bien, cela vous fera 100 dollars s'il vous plait. » D'autant plus que ce salopard lui faisait le coup depuis 4 mois, et Reno ne se sentait pas mieux pour autant.
-Note à soi-même : buter le psy quand je rentre.
« Voyons , vous savez bien qu'Umbrella travaille uniquement pour notre bien à tous, vous vous faites des idées. Et puis, qui croirait à votre délire sur des créatures étranges qui dévorent les humains ? Si c'est pour me raconter ce genre de stupidités ne revenez pas… Quoique, pour les hallucinations on surtaxe encore de 50%... Finalement revenez vendredi prochain s'il vous plait. »
-Note à soi-même numéro deux : Si je rentre, ne plus aller chez le psy… Attends, de qui je me moque là ? Je parle avec mon psy qui est à 45 minutes d'hélico d'ici, sans moyen de communications…
Correction : Confirmer mon rendez-vous de vendredi…
Ruminant ces joyeuses pensées, il se remit en quête d'escaliers, toujours du mauvais sens. Ce ne serait probablement pas avant quelque temps probablement qu'il trouverait son objectif.
Bon, si vous avez apprécié ou même trouvé ça nul, si vous avez des questions ou des suggestions, faites le moi savoir grâce au miracle de la review et je vous en serait éternellement reconnaissant.
Dans le prochain chapitre on repasse chez les commandos.
Pour conclure merci à Raziel363 pour sa review. J'espère que si tu lit ce nouveau chapitre ça te plaira d'avantage, sinon si tu a des suggestion ou recommendations je suis preneur ^^.
