Well, je ne vais pas vous raconter ma vie, j'ai déjà assez de deux blogs pour le faire – enfin, navrée pour le retard.. Hm. Je sais, on s'en fout.

Hop, chapitre un. Enfin. Très court, certes mais… Hm, j'essaierais de me rattraper. Un jour.

Meduza.

Chapitre 1

Harry Potter, sauveur désigné du monde sorcier, orphelin, aux capacités magiques incroyables, se dépêchait actuellement pour ne pas rater le Poudlard Express. En effet, cette année, les Dursley avaient décidé qu'ils ne s'occuperaient plus (l'avaient-ils déjà fait ?) pour un « être aussi insignifiant et bizarre que toi », selon leurs propres mots. Et encore, ils avaient été sympas cet été. Ils lui avaient… permis, avec la menace d'une baguette magique pointée sur Duddley, de partir un mois chez Ron Weasley, son meilleur ami. Et bien sûr, Harry avait tout de suite accepté.

Sauf qu'il avait trouvé un appartement dans le Londres Moldu, de manière à ce que personne ne connaisse sa véritable identité, alternant les visites entre monde sorcier et monde moldu. Il avait brûlé tous les anciens habits de Duddley, puisqu'il ne comptait absolument pas y retourner, et s'était refait une complète garde-robe. Ce n'était pas le must du must, mais au moins ils étaient à sa taille. Un gros progrès. Il avait même fait corriger sa vue, pour éviter que ses lunettes ne se cassent dans un moment un peu trop violent. Il avait dû les réparer une vingtaine de fois l'an dernier.

Mais ce mois était vite passé et Harry avait pris l'habitude de se réveiller aux environs de dix heures et demie, or, le train partait à onze heures. Il avait rempli sa malle rapidement, entassant pêle-mêle cape, robe, livres et autres instruments avant d'appeler le Magicobus. Il arriva pile au moment où le train démarrait, et avisant une portière encore ouverte, il s'y jeta.

-Putain de bordel de merde ! jura à voix haute le Survivant, en se relevant difficilement.

-Eh bien Potter, je n'imaginais que tu voulais à ce point m'embrasser les pieds… même si ton langage laisse à désirer…

Harry soupira. Il n'avait même pas besoin de lever la tête pour savoir qui lui adressait la parole de cette voix si froide. Draco Malfoy. Evidemment. Qui d'autre pouvait lui gâcher le premier jour d'une rentrée ?

Il se releva tranquillement, regarda Malfoy en époussetant sa veste. Les deux jeunes hommes s'affrontèrent du regard un instant, avant qu'Harry ne commence à parler :

-Content de te revoir aussi Malfoy… Toujours aussi désagréable dans le ton hein ? 'Changeras jamais…

Harry se détourna pour chercher un compartiment vide, laissant le blond en plan. Haussant les épaules, ce dernier reprit son chemin jusqu'au compartiment des préfets.

°OoO°

-Alors Harry ? Ces vacances chez tes moldus ? Ca s'est bien passé en France ?

-Oui, c'était… intéressant. Mais je suis désolé, je n'ai rien pu ramener, je n'ai pas eu le temps d'aller chercher de l'argent à Gringotts.

-Arf, pas grave, tant que tu t'es bien amusé. Il te fallait bien ça après...

Hermione plaqua sa main sur la bouche, l'ai horrifié. Harry la regarda simplement, puis dit doucement :

-Ce n'est pas grave Hermione.

Cependant cela avait jeté un froid dans le compartiment. Une certaine gêne s'installa, avant qu'Harry ne rappelle à ses deux meilleurs amis qu'ils étaient en retard pour la réunion des préfets. Hermione poussa un cri puis empoigna littéralement Ron, qui salua les autres d'un signe de main fataliste avant de disparaître dans le couloir à la suite de son amie.

Harry sourit, puis détourna le regard vers le paysage au-dehors. Bien sûr, il avait menti à ses amis. Il ne pouvait tout simplement pas leur avouer qu'il avait été un mois dans le monde sorcier certes, mais déguisé magiquement et d'une manière tellement habile que même Dumbledore ne l'aurait pas reconnu. Personne ne savait, et personne n'avait à savoir.

Même si Voldemort le cherchait toujours, il aurait su se défendre. Il avait presque dévalisé Fleury & Bott en ce qui concernait la Défense Contre les Forces du Mal et les Sortilèges, d'un niveau supérieur que celui demandé en sixième année. En fait, il avait approfondi tous ses cours de cinquième année, pour ne pas tout oublier et pour prouver qu'il pouvait connaître un sujet aussi bien qu'Hermione.

Il avait même commencé à étudier l'Occlumencie, puisqu'il ne pouvait plus rien demander à Rogue… Il frissonna à l'idée de revoir le professeur de Potions. Comme il le haïssait… Autant, voire plus que Voldemort… Enfin..

Il secoua la tête et sortit un livre sur les différents spectres maléfiques puis s'y plongea afin d'oublier.

Environ deux heures plus tard, la porte s'ouvrit brusquement et Draco Malfoy – maudit soit-il – entra avec un air conquérant sur le visage. Il regarda autour de lui d'un air hautain. Neville lui lança un regard noir, Luna ne fit même pas attention à lui, tandis que Ginny imitait Neville d'une manière beaucoup plus convaincante. Harry avait à peine levé les yeux sur lui, il n'allait tout de même pas lui faire le plaisir de le regarder. Et puis, il n'allait pas se déconcentrer pour si peu.

-Eh bien… Je ne pensais pas qu'un tel ramassis d'idiots pouvait tenir dans un si petit espace… Mais enfin, il faut bien vous entasser quelque part.

-Espèce de sale petite fouine !

-Longdubat, ton vocabulaire est de plus en plus limité à ce que je vois… Regarde Potter, lui au moins essaie de faire semblant de connaître quelque chose ! Même s'il fait avouer que ça ne marche pas très bien… Combien de retenues l'an dernier Potter ?

En entendant ces derniers mots, Harry leva la tête et plongea ses yeux dans ceux de sa chère Némésis. Ses yeux verts étaient soudainement assombris. Il se leva lentement et Draco se dit qu'il avait peut-être gaffé. Qu'est-ce qui lui prenait au Balafré ?

-Malfoy, je te laisse dix secondes pour quitter ce compartiment.

-Ah oui ? Et sinon, tu feras quoi ?

Draco réussit largement à cacher une certaine angoisse de sa voix. Jamais on ne prendrait un Malfoy à avoir peur de ses ennemis. Jamais.

-Ceci.

Harry attrapa sa baguette à une vitesse impressionnante, et la plaça juste entre les deux yeux de Draco.

-Est-ce que tu as compris ?

Draco essaya de se dégager. En vain. Il acquiesça, juste pour que l'autre dingue le lâche. Oh oui, il avait bien compris que le Balafré était de pire en pire ! Fou, tout comme ce cher Directeur.

Harry enleva sa baguette du front du blond, mais le fixait toujours. Draco prit ses jambes à son cou, mais, bien évidemment, toujours avec une classe Malfoyenne.

Le silence emplit le compartiment. Personne n'osait plus rien dire devant la colère manifeste d'Harry. Aucun des trois autres n'avait compris pourquoi Harry s'était aussi rapidement énervé, ce n'était que Malfoy après tout, un connard qui faisait chier son monde depuis toujours, tout Poudlard y était habitué. Mais de toute évidence, il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas.

Dans le wagon suivant, Draco Malfoy était plongé dans ses pensées. La réaction du balafré était plutôt inattendue. Démesurée même. Peut-être que son cerveau avait été atteint par la folie du vieux sénile. Ou alors il y avait autre chose.

Oui, mais quoi ?

Foi de Malfoy, Draco trouverait la faille de son ennemi.

°OoO°

La Grande Salle de Poudlard semblait reprendre vie au fur et à mesure que les élèves prenaient place sur les quatre tables. Certains groupes se formaient, se déformaient, montrant ainsi leur bonheur de tous se revoir sains et saufs.

Pourtant, il manquait des élèves. Tués par Voldemort. Harry ressentait un vide causé par ces morts bien plus importants que les autres. C'était sa faute, bien sûr. Il devait tuer Voldemort, et pourtant, il continuait à rire, à s'amuser… Oh, bien sûr, il s'était depuis longtemps détaché de la plupart des gens, il ne restait plus que Ron, Hermione, Ginny et Neville, ainsi que Luna quand elle le voulait. Juste ceux de l'année dernière, au Département des Mystères…

Il frissonna. Sirius était… Non. Ne plus y penser. Il ne lui restait qu'eux. Mais il ne voulait pas faire encore souffrir par sa lâcheté. Alors bientôt il serait obligé d'être seul. Totalement et irrémédiablement seul. Il le savait et l'avait déjà fait savoir aux autres, même s'ils n'avaient pas cessé de se disputer à ce sujet. Mais Harry savait qu'il le ferait.

La voix du directeur le tira de ses pensées, en annonçant le début de la Cérémonie de Répartition.

Mais pas pour longtemps. Alors que Harry regardait les nouveaux être envoyés dans ce qui sera leur maison pour les sept prochaines années à venir, il se surprit à penser qu'ils ressemblaient à des animaux qu'on emmenait à l'abattoir. Mais ce n'était pas le cas, n'est-ce pas ?

-Mes chers enfants, à présent, une nouvelle année commence, une année, qui je l'espère, vous apportera tout ce dont vous désirez… dans la mesure du possible. En effet, les derniers évènements ont bel et bien prouvé le retour de Lord Voldemort. Non, ne frissonnez pas, prononcer ce nom ne fera qu'accroître son pouvoir sur vous. Vous avez sûrement déjà remarqué les places qu'ont laissé certains morts durant cet été. Je voudrais, en leur honneur, faire une minute de silence.

Durant cet instant, Harry se sentit plus que coupable. Il regarda les visages des autres. Certains semblaient vraiment désolés, d'autres s'en moquaient totalement, enfin… Puis le Directeur reprit :

-Merci. Avant de remplir vos estomacs et d'aller prendre un repos mérité, je voudrais vous présenter votre nouveau professeur de Défenses Contre les Forces du Mal, le professeur Elfman.

Une sorcière à l'aspect assez jeune, une trentaine d'années, hocha brièvement la tête lorsqu'elle entendit son nom, un léger sourire sur les lèvres. Elle se faisait assassiner du regard par Rogue, qui se trouvait à l'opposé. Pourtant, tous les autres professeurs semblaient l'avoir accepté. Ma foi, pensa Harry, c'est Rogue, il ne faut pas chercher plus loin.

-Enfin, sachez que cette année, il n'est pas encore sûr que Pré-au-Lard soit accessible, à aucun des élèves ici-présent. La Forêt Interdite est toujours interdite, et la liste des objets prohibés est affichée sur la porte du bureau de notre concierge. A présent, bon appétit !

Les conversations emplirent peu à peu la Grande Salle, tandis que les tables se remplissaient de mets et de boissons. Harry remarqua que tous semblaient à peu près heureux. Presque tous avaient un sourire aux lèvres, riant, s'amusant, avec l'innocence dont il avait été privé. Comme beaucoup parmi eux…

Mais il savait qu'il ne pouvait pas continuer à faire semblant. Il n'était pas aussi fort que certains le prétendaient. Il était certain que d'autres avaient mieux supporté ce qu'il endurait parfois mais… il était beaucoup trop faible. Et quand les autres s'en rendraient compte, il sera trop tard. Alors, il n'y avait qu'une solution.

Un cri le fit sortir de ses réflexions. Hermione regardait son autre meilleur ami, dont la fourchette était à quelques centimètres de sa bouche, pleine de pommes de terre. La plupart des autres élèves les regardait d'un air goguenard, habitués aux crises du couple-qui-n'en-était-pas-encore-un.

-Ron, comment as-tu simplement pu oublier de faire ce devoir ! C'est l'un des plus importants des vacances ! Tu aurais du le commencer il y a des semaines !

-Oh, Hermione, s'il te plaît, avec qui l'aurais-je fait ? D'habitude c'est toi qui nous les fais !

-Je n'ai pas eu besoin d'Hermione pour faire mes devoirs Ron. Alors ne compte pas sur moi pour t'aider, dit Harry doucement, un très léger sourire aux lèvres.

-Traître, siffla le roux, en évitant le regard d'Hermione.

-Que veux-tu, les femmes ont toujours raison… rigola Dean, assis non loin de là.

Harry sourit simplement, ne prenant même pas la peine de relever, ce que Hermione nota intérieurement. D'ordinaire, il aurait immédiatement réagi. Bah, ça devait être ce voyage en France qui avait du le fatiguer.