Coucou =D

Me revoilà pour un autre chapitre d'Alyssa Black. J'ai décidé de détailler ces années au lieu de passer directement comme je l'ai fait la première fois... L'action véritable ne viendra donc que... Dans beaucoup de chapitre x'D.

En tout cas je vous souhaite une bonne lecture et... ça doit être tout. ^^

P.S : Ne pas tenir compte des livres. La trame sera à peu près la même, mais il y aura beaucoup d'incohérences.

Merci à DuncanHeart de relire et corriger cette fic =D


Résumé : Alyssa Black, la fille de Sirius Black, fait son entrée à Poudlard avec sa soeur adoptive, une certaine Hermione Granger. Elle est envoyée à Gryffondor où elle fait la connaissance de quelques personnes digne d'intérêt. Ah, et elle a rencontré un petit groupe de serpentard que nous connaissaons bien.


Chapitre 2 : ...et première année riche en événements. {Partie 1}

Après avoir engouffré énormément de nourriture, je m'adosse à ma chaise en soupirant de plaisir. Les préfets se levèrent et, après un discours du Dumbledore, le directeur de Poudlard, ils emmenèrent les premières années jusqu'aux salles communes. Celle des Gryffondor, c'est derrière un portrait représentant une grosse dame. Le mot de passe, c'est "Caput Draconis".

Le lendemain, dès l'aube, je me réveillais lors du contact avec un oreiller.

- 'Mioneuh !

- Debout ! Premier jour de cours, il faut être à l'heure !

Pour toute réponse, je grognai et je rabattis ma couette sur ma tête. Il y eut un courant d'air, et ma couette se retrouva par terre.

- Hermione Granger ! Je vous déteste !!!

Elle ne répliqua rien et partit en riant. Je grommelai des insultes et je me levai de mauvaise grâce. Après un passage éclair dans la douche, je descendis à mon tour, habillée à la va-vite de mon uniforme tout neuf. Hermione s'était assise près du rouquin et du brun de la veille. J'allais m'asseoir près d'elle avec un air sombre. J'suis pas du matin, moi ! Quelle idée de commencer les cours à neuf heures trente, hein ?

Hermione me fixait avec humour tandis que je lui lançais un regard menaçant. Un grand rouquin, probablement de la famille du Weasley d'hier, s'approcha de la table avec une liasse de feuilles. Aidé d'une jeune fille aux cheveux blonds, il distribua les feuilles à tous les élèves. Comme on était au bout de la table, il arriva vers nous en dernier. Il tendit celui d'Hermione, celui du rouquin et du brun, puis, alors qu'il ne lui restait que quatre feuilles dans la main, deux autres rouquins (Au secours ! Une invasion de carottes !), des jumeaux, et un jeune homme noir avec des dreadlocks arrivèrent vers nous, en souriant au grand rouquin portant le P en or rutilant, l'insigne des Préfet-en-Chef, et au petit rouquin ami avec le brun.

Hermione avait pris son emploi du temps et m'avais glissé un "Tu me rejoindras, OK ?" auquel j'avais acquiescé. J'attendais patiemment en mâchonnant allègrement le pauvre petit pain au chocolat qui ne m'avait rien fait, pour ne pas avoir les mains qui tremblent. Non, je n'ai pas du tout peur, je ne suis absolument pas angoissée à l'idée de faire de la magie pour la première fois aujourd'hui même, je n'ai peur de rien, je suis invincible ! (Youps... Excusez-moi, je suis partie dans un petit délire de dédoublement de personnalité. J'vous avais pas dit ? Je suis une schizophrène avec délires paranoïaques et psychotiques...) Enfin, tout ça pour dire que j'étais en train de torturer un pauvre petit bout de viennoiserie pour tromper ma pe... Heum... pour tromper mon ennui.

J'étudiais machinalement le visage des jumeaux. Ils étaient absolument identiques... mais je remarquais que l'un d'eux avait une fossette, pratiquement invisible pour quiconque n'y faisait pas vraiment attention. Ils avaient des yeux d'une couleur émeraude absolument envoûtante. Leurs cheveux étaient d'un genre coiffés-... décoiffés. Alors que je détaillais le reste de leurs corps - ils avaient le chemisier entrouvert et la cravate dénouée - l'un d'eux, celui à la fossette, tourna ses yeux verdoyants vers moi, mais je ne m'en rendis pas compte au début. Il eut un sourire malicieux que je ne vis pas, et laissa son frère et le noir aux dreadlocks agacer le Préfet-en-Chef. Il s'assit juste à côté de moi, mais j'étais dans mes pensées, ne regardant plus vraiment les rouquins.

- Alors, on rêvasse devant les dieux de Poudlard ?

Surprise, je tournais les yeux vers lui, et je captais une lueur malicieuse dans son regard ainsi que son sourire amusé. Je produisis une réponse très évoluée et très sensée :

- Gné ?

Il ricana gentiment un moment et dit :

- Je suis Fred Weasley, le mec le plus farceur de tout Poudlard, et accessoirement le plus beau, le plus modeste...

- Et le plus mythomane ? Proposa l'autre jumeaux qui s'était désintéressé de sa conversation avec le Préfet-en-Chef, et qui venait s'installer de l'autre côté de moi.

- Mythomane ? Mais de quoi tu parles ?

- Allons... Fred, c'est moi, toi tu es Georges...

Je les regardai, intriguée et amusée. Il rigola en se tournant vers moi.

- Tu viens de faire la connaissance de Georges Weasley, mon jumeau, qui se prend souvent pour moi. Il est atteint du syndrome du miroir qui le pousse à m'imiter... Bien sûr, ce n'est qu'une pâle copie. Et tu es ?

- Atteinte d'une schizophrénie aiguë avec délires paranoïaques et psychotiques...

Je souris discrètement en essayant de garder l'air le plus neutre possible. Les jumeaux restèrent un instant interdits devant moi, puis le flash d'un appareil photo, objet moldu, les sortit de leurs surprises. Le noir avec les dreadlocks éclata de rire et dit :

- Comme ça, j'aurais un souvenir. Ce n'est pas souvent que les jumeaux Weasley restent stupéfait devant la répartie de quelqu'un... Surtout une fille de deux ans de moins qu'eux.

Je souris, amusée et quelque peu fière devant ce qui semblait être un compliment. Il fit mine de s'incliner, comme un chevalier servant, et se présenta :

- Lee Jordan, pour vous servir, gente dame. Puis-je avoir l'honneur de connaître votre nom ?

J'inclinais la tête en signe de salut et mes yeux brillaient encore de fierté mais sans que cela ne se voit trop. Je déclinais à mon tour mon identité, ce que j'avais oublié de faire tout à l'heure à la demande du rouquin - Georges ? Fred ? - :

- Oh, oui, bien sûr... Je suis Alyssa Black.

- Enchantée, miss Black...

- Appelle-moi Alyssa.

- D'accord. Appelle-moi Lee.

- Et appelle-moi Georges, fit le rouquin qui s'était présenté en second comme Fred.

- Fred ! C'est moi Georges !

- Nan, c'est moi !

- Nan, c'est moi !

- Hum... Ok, j'ai compris... Vous êtes en train de vous faire passer l'un pour l'autre en espérant que les gens se perdent et vous confondent ?

- Exactement... Ça marche ?

- Nan... Si j'en juge par l'éclat de sincérité qui a brillé dans tes yeux quand tu t'es présenté comme étant Fred tout à l'heure, avant que ton frère ne te coupe, tu ES véritablement Fred. Et toi, c'est Georges.

Ils se regardèrent un instant, ébahis, puis ils se reprirent et me sourirent de toutes leurs dents. Ils passèrent un bras autour de mes épaules et Fred dit :

- Toi, tu me plais bien, ce n'est pas tous les jours...

- ... qu'on croise quelqu'un ayant un bon sens de la répartie et sachant nous reconnaître, continua Georges.

- On t'adopte ! Firent-ils en chœur.

Je souris, amusée et contente de m'être fait quelques amis en si peu de temps. Le Préfet-en-Chef se manifesta, me faisant sursauter... J'avais complètement oublié sa présence.

- Bon, Voici vos emplois du temps. Fred, Georges, Lee... Miss Black...

Je pris l'emploi du temps qu'il me tendait. Fred rigola et, ayant senti mon sursaut, il dit :

- Percy ! Tu terrorises une pauvre petite première année sans défense...

- ... atteinte d'une schizophrénie aiguë avec délires paranoïaques et psychotiques..., continua Georges.

- ... Tu n'as pas honte ? Reprit Fred.

Je leurs souris et je me levais.

- Bon, bah, merci pour... euh... 'fin, j'dois y aller, j'ai cours de potions dans... pas longtemps... Et il paraît que le professeur Rogue n'est pas très commode avec les Gryffondor...

- La chauve-souris est exécrable, alors oui, tu devrais y aller, acquiesça Lee.

Je les saluais et je partis vers les cachots, un sourire idiot aux lèvres... Wouah, trois amis dès le petit dèj'... Et des troisièmes années, en plus... Je marchais sans vraiment faire attention où je mettais les pieds, et ce qui devait arriver arriva. Á environ cinq mètres de la table des Gryffondor, je marchais sur un truc qui traînait et je m'étalais de tout mon long. Je me relevais, l'air serein et pas du tout affectée par ma chute, et je repris mon chemin. J'entendis les rires des jumeaux Weasley et ceux des autres élèves présents dans la Grande Salle. En passant les portes de la Grande Salle, je me retournais et j'exécutais une révérence, acte applaudi par de nombreux élèves encore hilares.

Je me dépêchais de descendre dans les cachots et je réussis à y arriver juste quand la cloche sonna. Le professeur Rogue me regarda, l'air ennuyé de ne pas pouvoir m'enlever de points, tandis que je lui fis un sourire rayonnant.

- Excusez-moi professeur, j'attendais mon emploi du temps.

- Asseyez-vous et dispensez-moi de votre ton suintant d'ignorance et d'insolence.

- Avec plaisir, professeur.

Je m'assis en ignorant le regard glacial que Rogue me dédiait. J'avais un sourire particulièrement rayonnant. Après avoir sorti mes affaires, je jetais un coup d'œil à la salle. C'était lugubre. Les murs de pierres étaient recouverts d'une mousse verdâtre et les joints entre les roches taillées maladroitement suintaient d'humidité. Le plafond était ce qui était le plus impressionnant. Il y avait des tâches de sang séché ainsi que des moignons de chaînes.

Mon regard descendit vers les élèves avec qui nous partagions le cours. Leurs uniformes étaient comme le mien, sauf qu'à la place du rouge et or, c'était du vert et argent. Je remarquais que Ken suivait le cours avec beaucoup d'intérêt. Le Gigolo, lui, me fixait d'un air amusé. J'inclinais la tête en sa direction, et il répondit à mon salut.

Rogue tourna la tête vers Potter et s'acharna sur lui en lui posant des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre, étant donné que c'était notre premier cours. Enfin, quand je dis que "nous ne pouvions pas répondre", je ne parle pas en incluant ma chère Hermione dans le "nous". Á chaque question, elle avait la main levé bien haute, bien droite.

Á un moment, Potter tenta d'attirer l'attention de Rogue sur la main levée d'Hermione, qui s'était même levée, mais la chauve-souris les engueula à moitié. Ou complètement pour être précise…

Après avoir bien humilié Potter, Rogue nous fit préparer une potion destinée à soigner les furoncles. Pour cela, il nous répartit par groupes de deux. Potter et Weasley junior furent, à leur grand soulagement, ensemble, Hermione fut avec une certaine Gryffin, Dean Thomas et Seamus Finnigan furent ensemble, Neville Londubat eut le droit d'être avec un Serpentard, Crabbe, et moi, je me coltinais Goyle, un autre Serpentard qui ressemblait étonnamment au premier. Ken (Malfoy, au cas où vous auriez oublié) se mit avec le Gigolo (Zabini) et Rogue ne dit rien.

Avec un soupir de lassitude, j'observais mon coéquipier. Je l'avais déjà vu, mais où ? Je me creusais la tête pendant un moment quand ça me revint.

- Eurêka !

Bien sûr, mon cri de joie ne passa pas inaperçu. Tout le monde me regardait bizarrement. Rogue tourna sa tête de vampire vers moi.

- Vous n'avez pas à déranger le cours par des bavardages intempestifs, Black, cela vous coûtera un point.

- Bien professeur.

Je me tournais vers Goyle, le gorille avec lequel j'étais en binôme, et je lui dis de ne pas toucher à la potion. J'ai bien fait car son pote, Crabbe, qui lui ressemble étonnement physiquement et moralement, a fait exploser le chaudron dans lequel il faisait la potion avec Londubat. Bien sûr, la chauve-souris mit cela sur le compte d'une maladresse de Londubat et Potter et Weasley se virent enlever un point.

Á la fin du cours, je sortis d'un pas léger tandis qu'Hermione m'en voulait d'avoir fait perdre un point aux Gryffondors. Mais bon, ce n'était qu'un point, quoi...

Le cours suivant : Histoire de la magie. Le bonus ? Le prof est un fantôme. Je me demande comment ça va être... En tout cas, 'vaut mieux que je ne me mette pas à côté d'Hermione si je ne veux pas de discours moralisateurs...

Je m'assis loin d'elle en lui faisant un petit sourire. Potter et Weasley s'assirent juste derrière elle, sans y faire gaffe. Et moi, inattentive comme d'habitude, je ne fis pas attention que, non seulement le cours est en en commun avec les Serpentards encore, mais qu'en plus Ken et le Gigolo s'asseyent à côté de moi. J'observe le prof à la dérobée, installée sur ma chaise comme une fille qui n'en a rien a faire des cours. Tout moi, quoi.

Oh la vache ! Le prof, il est vraiment... immatériel... et super soporifique. J'ai les yeux qui se ferment tout seul, c'est horrible... Enfin non, c'est reposant. Alors que je m'endormais, la tête dans mes bras, un coup de coude me fit me réveiller. Je levais les yeux vers l'inconscient qui avait osé troubler mon repos, et je fus surprise de voir le Gigolo.

- Tu dors ?

- Nan, plus maintenant.

- Cool... On peut parler ?

- Hmm... Pourquoi pas... Mais pourquoi tu ne demandes pas à Ken ?

- Ken ?

- Euhmm... Barbie ? Non... Serpent ? Non plus.... Enfin, ton pote le blondinet, là...

- Drago ?

- Ouais voilà ! C'est ridicule franchement... S'appeler Dragon... C'est d'un ridicule ! Bon, je voulais donc dire : Pourquoi tu ne demande pas à Blondie ?

Il sourit, amusé, et désigna son pote d'un signe de tête.

- Il dort déjà. En plus, je le connais déjà, alors pour lier connaissance, c'est pas ce qu'il y a de plus pratique...

- Mouais... Mais, moi aussi, je dormais...

- Mais toi, je ne te connais pas...

- Pas con... C'est que t'es intelligent pour un gigolo... Euh... Pour un Serpentard.

Il sourit franchement et dit :

- Il ne faut pas se fier à l'apparence, chérie...

- C'est sûr... Euh...

Il me regarda amusé. En même temps je ne lui avais pas donné un surnom flatteur, alors je ne pouvais pas lui en vouloir de me surnommer aussi... Surtout que c'était plutôt sympa comme surnom...

- Non, rien. Au fait, c'est quoi déjà le nom de Blondie ?

- Drago.

- Ah... C'est vachement con quand même...

- Que veux-tu, c'est les mœurs des grandes familles de sang pur.

- Mouais... Bah ils ne doivent pas avoir peur du ridicule, alors...

- C'est un fait.

Il se tut un moment. Je n'écoutais plus le prof depuis un bon moment. Et j'en avais marre qu'il se taise.

- Bon. Tu voulais parler de quoi ?

Un sourire victorieux étira ses lèvres gourmandes.

- Hum... Pour commencer, j'aimerais savoir à quel âge tu as été adoptée.

- J'en sais rien. D'après mes souvenirs, j'ai toujours été chez les Granger. Par moment, dans mes rêves, il y a un visage qui me semble familier qui revient, mais je ne l'ai jamais vu.

- Ok. As-tu des frères et sœurs ?

- A part Hermione, je n'en ai aucun à ma connaissance.

- Tu t'es fait des amis ici ?

- Oui, trois. Et toi, as-tu des frères et sœurs ?

- Non, je suis fils unique. Qui sont tes amis ?

- Deux Weasley, Fred et Georges, et Lee Jordan. Et qui sont tes parents ? Des sangs purs ?

- Je ne connais pas mon père. Ma mère fait partie du gratin des Sangs Purs. Une riche héritière mariée et divorcée plusieurs fois. Dis... Ils ne sont pas en troisième année, tes potes ?

- Ah ok. Bin si, pourquoi ?

- Comme ça.

Le silence retomba. Une voix ensommeillée le brisa.

- Le cours est fini, Blaise ?

- Non, rendors-toi.

- Alors arrête de jacasser comme une pie, j'ai besoin de calme.

Je souris, moqueuse.

- Blondie a besoin de calme ? Oh, bah, on va se taire, c'est certain...

Il redressa la tête et me fixa d'un air surpris, puis mécontent. Je lui souris, satisfaite. Peut-être allait-il enfin répondre à mes provocations... C'est vrai quoi, c'est mortel l'ambiance qu'il y a dans ce foutu château... Avec horreur, je le vis serrer les dents et reposer sa tête entre ses bras. Et merde ! Pas foutu de répondre à une provocation... Même la Pansy Parkinson (la brune dans le train) était plus amusante.

La sonnerie interrompit mon désespoir et je me levais d'un bond, sortant en première de cette classe à l'atmosphère trop calme.

Et toute la journée qui passa, je m'employais à essayer de mettre de l'ambiance, mais ça marchait moyennement. Bon, il y avait bien Potter et Weasley n°4 (Et oui, le préfet était le Weasley n°1, Fred était le n°2 et Georges le n°3) qui riaient mais c'était vraiment trop chiant.

Le soir venu, je m'installais en compagnie d'Hermione au bout de la table là où il ne restait que sept ou huit places et je commençais à me servir des cuisses de poulet avec des pâtes et un bon verre de jus de citrouille. Je demandais à Hermione comment elle avait trouvé cette journée de cours, quand Potter et Weasley n°4 arrivèrent et s'installèrent à côté de nous.

- Exaltante ! Me répondit-elle avec un grand sourire aux lèvres.

Je la regardais de travers, me demandant ce qu'elle avait pu trouver d'exaltant à ces cours mortellement ennuyeux.

- Mouais... Bon, et sinon les garçons, comment s'est passé cette journée ?

Ils me regardèrent un moment, souriant, puis répondirent :

- Chiante à souhait !

Avec un grand sourire, je leur dis :

- Ah ! On sera potes j'vous dis, et en plus t'as autant d'appétit que moi, Weasley n°4 !

Il rigola et je commençais à manger mon poulet quand deux mains se posèrent sur mes épaules. Je sentis que deux personnes s'installèrent de chaque côté de moi, poussant Hermione qui exprima son mécontentement d'un reniflement désapprobateur. Je souris en entendant la voix de Weasley n°2 et 3. Et je souris à Lee qui s'installait en face.

- Alors, ma chère Alyssa... Pas trop dur, ce cours de potions avec la chauve-souris ?

- Non, ça va... Il est quand même vachement coincé... On dirait qu'il a un manche à balai dans le cul...

- Très bonne description. 'Faudra vérifier cette théorie.

- Ouais... Bon appétit à vous !

Je me remis à manger ma cuisse de poulet, tandis que les autres entamaient à leur tour leur repas.

En remontant à la salle commune, on ne croisa aucun fantôme... Jusqu'au moment où je sentis un drôle de liquide gluant couler de mes cheveux dans mon dos. Figée, je me retournais et je croisais le regard de Peeves qui s'amusait à vider un pot de miel sur ma tête. Je soupirais bruyamment, et les jumeaux ainsi que Lee se retournèrent. Potter, Weasley n°4 et Hermione, eux, nous avaient largement devancés. Fred éclata d'un rire tonitruant pendant que j'expliquais à Peeves :

- Tu sais, Peeves... Le miel, c'est utile contre les allergies, mais pour les cheveux, c'est les œufs qui sont mieux... Penses-y, la prochaine fois... Et teste ça sur Rusard, il en a bien besoin... Rogue aussi, d'ailleurs... Compris ?

Lee posa sa main sur mon épaule et susurra, faussement charmeur, pendant que Peeves me regardait, ahuri :

- Et bien... Avons-nous là une dresseuse d'esprit frappeur ?

- Et bien... Je n'avais pas vraiment envisagé cette carrière-là mais.... C'est intéressant... Tu crois que je pourrais me faire pas mal de Gallions ?

- J'n'en doute pas... Surtout si les esprits frappeurs sont aussi usants que notre cher Peeves... Enfin... Usants, de l'avis de Rusard.

- Mouais... Á méditer...

On rejoignit les jumeaux qui essuyaient des larmes de rire et on laissa Peeves réfléchir à ce que je venais de lui suggérer.

La salle commune est vachement mieux que je ne le pensais. C'est vrai qu'hier, je n'ai pas trop eu le temps de regarder. Mais c'est original. Et chaleureux. Il y a, en façade, des fenêtres donnant sur le parc, le lac et la Forêt Interdite. Ensuite, en face, il y a le trou qui permet d'entrer et de sortir. Les murs sont tapissés de tentures rougeoyantes tandis que d'un côté, il y a les escaliers menant aux dortoirs et que de l'autre, il y a la cheminée où flambe un grand feu. Autour du feu, il y a une dizaine de fauteuils et poufs répartis de manière… désorganisée. C'était très accueillant.

Potter, Weasley n°4 et Hermione étaient assis dans un espèce de sofa. Ils discutaient. De quoi ? Je n'en sais rien. Mais ils avaient l'air de se disputer. Enfin, Potter et Weasley n°4 se disputaient contre Hermione. Plus particulièrement Weasley n°4 et Hermione.

Lee et les jumeaux m'entraînèrent vers les dortoirs. Fred me chuchota à l'oreille qu'ils avaient une chose à me montrer. Je les suivis donc dans leur dortoir. Quel fouillis ! Ils étaient que trois car leurs derniers colocataires ne supportaient pas leurs blagues, m'expliqua Lee. Et personne ne voulait rester avec eux, de peur d'être les cobayes de leurs expériences. Je souris, amusée à l'idée des personnes servant de cobayes.

- Alors, vous vouliez me montrer quoi ?

Fred avait un air mystérieux et me fit asseoir sur un lit vide.

- Vois-tu, chère Alyssa, nous aurions besoin d'un acolyte tel que toi, qui soit capable de se lier d'amitié avec un Serpentard. Ronichou nous a parlé de ce métis, là… Apparemment, il ne serait pas franchement méchant et, s'il était de notre côté, on pourrait faire des blagues phénoménales aux Serpentards. Tu marches ?

Je réfléchis quelques instants avant qu'un grand sourire ne se développe sur mes lèvres.

- Avec plaisir, très cher Weasley n°2.

Georges s'avança vers moi, l'air grave, puis il dit :

- Appelle-nous, Dieux.

Morte de rire, j'approuve.

- Très bien, Ô Dieu Georges…

Lee me donna une tape amicale dans le dos puis je me levai.

- Bon, et bien, bonne nuit, les gars…

- Bonne nuit ! firent-ils en cœur.

Je descendis de leur dortoir et montai dans le mien. Hermione m'attendait. Elle me souhaita bonne nuit et on se coucha.


En espérant que ça vous ait plus... =D

BizZz' =D