Note de l'auteur : un grand merci à tout le monde pour les reviews et à EyPi, shuichi, marnie et Siashini (que des pseudos en i lol). Biz à tous !
Chapitre 7 : Cache-cache
Début de la mission.
Code activé.
Détail heure activé.
20h16 : Arrivée au château de Fontainebleau.
« -Tu as fini avec ton ordinateur portable ?
Duo était énervé, il y avait de quoi. Fringué et maquillé, attendant Heero au rendez vous à l'hôtel avant de partir pour le château, le japonais était passé devant lui sans le reconnaître. Il ne lui avait même pas jeté un regard.
-Oui, j'ai fini.
Mode veille activé.
Sécurité activée.
-Tant mieux, c'est pas trop tôt. On va pouvoir sortir de la voiture et quitter ce cher J.
Le dénommé « cher J » justement baissa la vitre de la limousine qui séparait le chauffeur et le passager de devant, et l'espace de luxe derrière où était assis les deux espions. Il arborait un sourire qui le faisait vraiment ressembler à un personnage énigmatiquement dangereux.
« Vous ne trouvez pas que tout ceci est follement amusant ?
Duo serra très fort les poings pour se contrôler et fit un sourire ironique, glissa quelques mots à Heero pendant que celui-ci ferma son ordinateur portable et programma sa montre.
-C'est amusant comme cet homme a un don pour être follement chiant.
Le japonais ne réagit pas comme d'habitude, c'était sa façon de laisser passer les envies meurtrières de son coéquipier. De plus, J avait fait une introduction à ce qu'il allait se passer après. Les 2 espions attendaient son signal de départ.
-Vous êtes prêt ?
Heero mit sa main devant la bouche de l'américain pour l'empêcher de parler, saoulé de ses remarques à propos du professeur, certes, vraies, mais profondément agaçantes au bout d'un moment. Il fit un signe de tête, attendant la suite.
-Bon, alors rappelez vous bien : Duo tu es la fille du comte de Fontainebleau, et Heero, tu es le fils de… je ne me rappelle plus du nom de ce japonais mais toi tu t'en souviens.
-Ce n'est pas parce que c'est un nom japonais qu'il ne faut pas s'en souvenir, répondit t'il sèchement en guise d'acquisition.
-Orf, ils sont trop compliqués à retenir pour un vieux monsieur comme moi, répliqua le professeur avec un petit rire.
Les 2 jeunes hommes le fusillaient du regard, mais il n'en avait que faire. Il continua.
-Allez y, et Duo, pas un mot ! Au fait, tu es parfaite.
-Il va recevoir un poing dans la figure le vieux… Il va rien comprendre.
J leur dit des conseils de dernière minute avant de les laisser sortir de la limousine noire garée non loin de l'entrée du château. Heero l'écoutait stoïquement en tenant discrètement mais fermement le poignet du pilote 02 qui fulminait à coté. A ce geste, le japonais lui rappelait que ça ne servait à rien de s'emporter et qu'ils avaient encore besoin de J dans la guerre car il était important.
-Et je suppose, dit Duo, que la musique, ça sera pas un bon hard rock ?
-Non non, il y aura un orchestre, comme dans toutes les réceptions.
-Raaa… Y'a rien de pire que des violons et tout le tralala pour patauger dans la plus grande niaiserie et s'endormir en fin de compte. »
La salle était immense, luxueuse, éclairée de centaines de lustres de cristal dans les ampoules étaient en formes de bougies enflammées. Elle était décorée de gigantesques tableaux et tapisseries. Il y avait un grand buffet où les plats et couverts étaient en argent et les verres également de cristal, sur les belles nappes blanches et brodées. On trouvait sur les tables des aliments de qualité et de choix, remarquablement bien présentés au centimètre près. Les gens étaient aussi pour quelque chose dans la beauté et le luxe de la réception. Ils avaient sorti leurs plus beaux vêtements et les femmes leurs plus beaux bijoux. Velours, dentelles, soies, rubans, broches, montres en or, parures éclatantes, coiffures compliquées, sourires hypocrites, et même les cuirs brillant des chaussures des hommes, aux costumes aussi smart que chers, éblouiraient n'importe quelle personne.
Mais tout ceci était très lourd pour les deux pilotes qui que se faisait royalement chier, l'un soufrant sur ses talons, l'autre qui espérait ne pas voir la princesse de Sank. Se faire une place dans ce palace n'était pas une mince affaire. Ils s'incrustèrent dans un groupe mais ne restèrent pas longtemps à participer à la conversation. Le groupe parlait d'un tailleur très célèbre puis d'un bijoutier non moins connu que ni Duo ni Heero n'avait entendu parlé. On félicita Duo pour sa « robe exquise » et ses « magnifiques bijoux » où Duo faillit répliquer 'Ca vient de la famille' (mais au dernier moment il s'est souvenu qu'il ne fallait en aucun cas parler). Heero l'aurait certainement assassiné sur place pour avoir commit cette erreur. Ils furent à nouveau entraînés dans un autre groupe de 5 personnes aussi mondaines que le précédent, grâce à Duo qui fut le sujet de la conversation au début du fait de son silence. L'homme d'âge mûr l'avait remarqué (visiblement, il n'était pas accompagné d'une dame, donc pas marié, donc aimait faire la cour aux jeunes femmes) et lui avait parlé mais comme Duo était censé être muet, ça l'a amusé et d'autres sont venus. La discussion tourna vers un autre sujet, puis un autre, puis encore un autre, pour finir après une demi heure à propos de la situation de Duo et Heero, et enfin à la politique.
« Alors comme ça, fit une dame, vous êtes fiancés ?
-Oui, nous espérons nous marier dés que la guerre sera finie, répondit le japonais.
-Ce serait plus plaisant, fit une autre femme qui avait apparemment la 60aine.
-Eh bien vous allez attendre ! s'exclama un homme. La paix n'est pas prête d'arriver, même avec ce que fait Mlle Peacecraft.
-Ce que vous êtes pessimiste !
-Avez-vous vu son dernier discours ? questionna un autre homme, un peu plus jeune.
-Oui bien sur, qui ne l'a pas vu ? Il est passé sur 4 chaînes publique, comment l'avoir manqué !
-Elle a un charisme…
-Elle n'a pas réussi à convaincre cette fois ci.
-Que c'est dommage, fit faussement la deuxième femme.
-Dans ma région, fit un homme au gros ventre, les gens traitent les pacifistes de lâches ! Et ils n'ont pas tort.
-Moi je suis contre la violence. C'est horrible, dit la première dame.
-Qu'est ce que vous en avez à faire ? Vous ne la vivez pas, la violence.
-Oui mais pleins de gens défavorisés la supportent.
-Peuh ! C'est que le bon Dieu les punis pour des fautes passées ! »
Il était grand temps pour les deux espions de s'éclipser et de passer à la phase la plus intéressante. Duo fit un signe au pilote 01 comme quoi il en avait vraiment marre. Dans le couloir, après quelque instant où les 2 pilotes prirent bien soin de savoir s'il n'y avait effectivement personne, Duo craqua.
« Tu peux pas savoir ce que j'endure !
-Tais toi ! On ne sait pas qui va arriver à l'autre bout du couloir !
Duo repris, en chuchotant très fort cette fois.
-J'ai cru que j'allait attraper une crampe à la mâchoire pour avoir fait semblant pendant 3 quarts d'heure de faire un grand sourire !
-Je te signale que ce n'était pas toi qui était obligé de participer à leur discutes inintéressantes et qui était forcé de paraître captivé !
-Eho ! Quand tu porteras une prothèse de poitrine, on en reparlera, ok ?
-90B ! Tu vas pas me dire que c'est une poitrine imposante !
-Là n'est pas le prob… Quoi ! Mais… mais comment tu sais la taille ? Tu as encore fouillé dans mes affaires !
-Non, C'est Hilde qui me l'a dit.
-Eh ben elle a oublié de te dire que si j'avais pas insisté elle m'aurait fait porté du 90C ! »
Agacé, Heero leva les bras vers le ciel pour dire « De toute manière, il faut toujours que tu ais le dernier mot ».
Le faux couple déambulait dans les larges et plutôt sombres couloirs du château, regardait sur toutes les portes de chambres si elles étaient occupées ou non. S'il n'y avait pas de petite étiquette avec un nom écrit dessus, ils s'engouffraient à l'intérieur, fouillait la chambre, ouvrait les tiroirs, soulevaient les papiers, ouvraient les armoires, regardaient sous le lit. Ils avaient déjà fait une 20aine de chambres, quand dans le couloir, il semblait qu'ils entendaient des pas depuis quelques minutes après la dernière exploration de chambre. Ces pas feutrés mais identifiables (ceux d'un homme) semblaient suivre les leurs. Les deux espions accélérèrent un peu, prirent un tournant, pressèrent l'allure encore un peu, prirent un autre tournant puis un petit escalier de 4 marches, tournèrent encore. Ils ralentirent pour dresser l'oreille. Mais l'homme qui les suivait ne les avait pas lâché, les pas un peu plus lointain se firent entendre à nouveau. Le japonais prit soudainement le bras de l'américain qui faillit se tordre la cheville et l'entraîna dans une chambre inoccupée qu'il venait juste de notifier, puis referma la porte.
« Il nous a vu !
Désemparé, Heero chercha une échappatoire, un couloir secret, un placard à double fond ou une quelconque autre bonne cachette. N'en trouvant pas, il ne savait plus quoi faire. Il fallait inventer une histoire, et vite. Duo colla son oreille sur la porte. L'homme était à l'autre bout du couloir, les pas se faisaient de mieux en mieux entendre.
-Il arrive vers nous ! »
L'homme était de plus en plus près. Heero, au beau milieu de la pièce et devant le lit, cherchait quelque chose, mais il ne savait pas trop quoi. Fallait t'il assommer l'intrus ? Fallait t'il le réduire au silence ? Duo senti que l'homme était à 2 mètres de la porte, voire à 1 mètre, qu'il allait la clencher, qu'il allait l'ouvrir, qu'il allait les découvrir…
