Chapitre 10 : Situation retournée, problème réglé

'Heero… il faut que tu viennes… genre tout de suite maintenant.'

Duo ne pouvait rien faire d'autre que lever les yeux vers son agresseur sans émettre un son. Il ne pouvait que espérer en silence, en pensées. Il avait la vision un peu flouée, et sa tête lui tournait et lui faisait affreusement mal. Ses poignets en feu et son souffle presque coupé lui rappelaient qu'il ne pouvait rien faire face à ce monstre, physiquement plus fort mais pas forcement plus résistant pour son gabarit. Il savait que Heero n'en aurait que pour quelques secondes pour le finir. Encore fallait t'il qu'il soit là…

'S'il te plait, Heero…'

Encore un pas et l'homme, dont la chemise était à moitié défaite de son pantalon, une petite tâche de sang sur le col, et le nœud papillon de traviole, allait se baisser pour le déshabiller.

Soudain la porte s'ouvra à la volée, cassant le verrou, et Heero fit (enfin) son apparition dans la chambre. Il prit par une épaule l'agresseur prit par surprise pour le retourner face à lui et lui envoya puissamment son poing dans le ventre. L'homme, tout à fait éberlué, se plia en deux sur le coup avec un souffle rauque, et Heero acheva de le mettre KO en lui donnant un coup sec de la tranche de sa main sur la nuque. L'homme s'effondra par terre sur le ventre et perdit (enfin) connaissance.

Heero se précipita vers Duo et se mit à genoux près de lui. Il le redressa pour qu'il puisse s'assoire contre le lit, et effleura du dos de sa main sa joue.

« Ca va ?

Duo hocha faiblement la tête, à moitié assommé, et lui murmura, la tête dans le vague

-Eh ben, qu'est ce que tu faisais ? Tu en as mis du temps…

Heero lui répondit en chuchotant également, légèrement amusé.

-T'es gentil toi. Ils sont bien isolés, les murs.

Heero avait mit une main derrière sa nuque pour soutenir sa tête. De l'autre, il chassait et écartait les mèches des yeux de Duo. Ils ne restèrent que quelques instants à se regarder dans les yeux. Duo trop fatigué et sonné pour parler, ne remarqua pas Heero qui, hésitant, s'était rapproché de quelques millimètres… quand un autre homme passant par la passa sa tête dans la chambre par curiosité et s'écria

-Tonnerre ! Que s'est t'il passé ici ? Mademoiselle, allez vous bien ?

Puis il entra, et se fut le tour de la dame, qui l'accompagnait.

-Oh mon dieu ! Mon cher, faites quelque chose ! Appelez quelqu'un !

L'homme en costume noir partit en courrant en appelant à l'aide. La dame, la main devant la bouche et terrifiée, demanda vaguement si elle pouvait faire quelque chose mais Heero lui répondit qu'il fallait attendre les secours, et surtout rester éloigné de l'homme à terre. Celle-ci lui obéit sans contestation, restant près du mur. Elle avait déjà les cheveux gris et quelques rides peu visibles sur son visage, mais ne semblait pas trop vieille pour autant. A peu près pareil que l'homme avec qui elle était. Cinq minutes plus tard, c'est quatre hommes qui étaient dans la chambre autour des deux espions, et une douzaine de personnes, dont beaucoup de femmes, qui étaient à la porte dans le couloir, se bousculant pour essayer de voir.

-Que s'est t'il passé ?

-Qui a fait quoi ?

-Je ne sais pas mais clamez vous ! J'essaye de m'informer aussi !

-Pourquoi cet homme est il à terre ?

-Un homme par terre !

-Y a-t-il eu un meurtre ?

-Ne poussez pas ! Attendez comme tout le monde !

Les gentlemen furent plus courtois et plus sérieux. Ils étaient 3 plutôt âgés, mais tous avaient l'air de prendre bien les choses en mains. Ils furent aussi moins pressants pour avoir des réponses à leurs questions.

-Racontez nous ce qu'il s'est passé, monsieur, si vous le voulez bien.

Heero, tout en s'occupant de Duo, prit la parole, jetant parfois des regards aux gentlemen et à l'homme inconscient qui gisait par terre.

-Cet homme est fou !

Cela suffit pour susciter des exclamations de terreur parmi les vieilles femmes derrière.

-Il raconte aussi n'importe quoi ! Tout à l'heure, j'avais quelque discussion avec lui. Je peux vous dire que c'est un mythomane !

Nouvelles exclamations et pas seulement par les femmes. Un homme derrière cria

-Mais il faut l'enfermer à l'asile !

-Oui, et avec une camisole !

-Très bonne suggestion, continua Heero. Il est très dangereux.

Mais il fut encore coupé.

-A-t-il violenté la demoiselle ? le questionna un autre, toujours derrière. Calmez vous mesdames !

Les 4 hommes dans la chambre commençaient à être agacé.

-S'il vous plait, laissez le continuer, lança un des 4 aux gens qui commençaient à s'accumuler dans le couloir, poussant les premiers, se pressant pour voir le plus à l'intérieur de la chambre pour observer avec des clameurs l'homme par terre et le visage atterré de Duo.

-Non heureusement, répondit le japonais, mais il en est fallut de peu. Je suis arrivé à temps.

-C'est horrible ! Un homme salace en ces lieux !

S'écria la femme restée dans la pièce.

-Ma chère, lui dit le 1er homme, retournez au buffet avec vos amies, nous nous occupons de tout. Je vous assure.

-Êtes vous sûrs que cette jeune fille n'a pas besoin de mes services ? Je pense qu'elle serait plus rassurée que ce soit la gente féminine qui s'occupe d'elle.

-Non, interpella Heero. Elle reste avec moi, c'est ma fiancée.

-Soyez sans crainte, madame.

-Très bien. Je me retire.

Elle se fraya un passage dans la masse de gens non sans mal, en disant aux femmes « Je pense qu'il serait mieux de laisser cette folle affaire entre les mains de ces messieurs. ». Avec elle s'en fut peu de monde, mais les gens s'apprêtait peu à peu à repartir. Heero aida Duo, qui avait à peu près retrouvé tous ses esprits, à se relever et l'enserra à la taille pour le soutenir. Pour les gens qui les regardaient, c'était un couple futur marié où la fiancée avait été choquée et avait eu très peur de se faire violer. En vérité, Duo était sonné et avait très peur de se faire découvrir. Loin de se douter que c'était Duo qui avait fait le plus gros pour amocher la grosse brute, ils ne se demandèrent même pas comment Heero l'avait vaincu sans qu'il n'ait de costume froissé, de bleus ou de coups qu'ils l'aient étourdit lui aussi.

-Vous dites que c'est un mythomane, que vous a-t-il dit ?

-Oh, entre autre, des choses sur la politique, complètement fausse bien sûr, mais qui pourraient paraître vraies pour un gardien de prison si vous voyez ce que je veux dire. Et pas tellement bonnes concernant la politique et la guerre de nos jours.

Les hommes hochèrent la tête, l'air grave, les sourcils froncés.

-Il m'a même montré plusieurs personnes au hasard en disant que c'étaient des espions. Il voit des espions partout !

-En effet, c'est un cas !

-Il faut tout de suite appeler la police et l'asile.

-J'aurais du me méfier plus sérieusement, ajouta le pilote 01. Un homme équivoque me fait des propos douteux et une heure plus tard, il emmène et séquestre ma fiancée pour tenter de profiter d'elle.

Les peu de personnes derrière dans le couloir qui n'avait pas compris l'histoire réagirent en poussant des « Oooooh ! » et des exclamations de peur.

-C'est terrible. Terrible. Mais pourquoi n'a-t-elle pas crié ?

-Elle est muette.

-Le misérable débauché !

De derrière, on entendait « La pauvre jeune femme ! » ou « C'est affreux ce qui lui est arrivé ! Elle doit être dans tous ses états. » et d'autres exclamations de panique.

-Monsieur, nous sommes désolés pour ce qui est passé. Vous avez eu de la chance, mademoiselle. S'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour vous…

-Merci, mais je crois que ça ira.

Duo hocha la tête et fit un faible sourire aux gentlemen.

-Vous en êtes certain ?

-Vous avez fait le nécessaire.

-Vous allez nous accompagner au commissariat le plus près.

-Non, je pense que la meilleure chose est d'emmener ce fou discrètement et de continuer notre soirée. Ne pas dévoiler cet épisode au grand jour. Sinon, ça pourrait attirer la presse et de mauvaises langues pourraient parler à propos de ce qu'il s'est passé dans cet endroit respectable.

-Il a raison.

-Alors veuillez reconduire mademoiselle dans sa chambre, et nous nous occupons de ce dérangé, proféra le plus âgé à Heero.

-Je vous en remercie.

-Vous ne devez pas.

Les autres hommes se chargèrent de dissiper la petite masse de personnes qui étaient restée.

-Circulez, mesdames, messieurs, il n'y a plus rien à voir ici ! Ce n'est rien, retournez à vos occupations ! »

Heero ne se fit pas prier pour partir avec Duo. Ils changèrent d'étage pour aller chercher ailleurs, cette fois ci ensemble, le temps que toutes les personnes se dispersent et s'en aillent.

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Duo : putain ! Je me suis fait tabassé !

Quatre : j'ai aimé la conversation mondaine entre les gens mondains, mdr !

Duo : Heero ne tournera pas dans Superman. Le méchant aura eut le temps de violer au moins 3 fois la nana. Heero est arrivé au dernier moment (comme par hasard d'ailleurs).

Heero : Baka.

Quatre : t'as pas trop assuré, là.

Heero : je l'ai mis KO ! C'est écrit !

Duo : eh ! C'est moi qui aie fait tout le travail ! (ça aussi c'est écrit !)

Natsu : s'il vous plait les enfants, la récréation est finie !

Heero : tu vas voir, toi !

Natsu : euh… nan ! J'ai rien dis ! T'es un héro, je t'assure ! °