Auteur : Natsu

Titre : La lune et le soleil ne se rencontreront jamais

Couple : 1+2+1 (pour changer lol)

Disclaimer : j'ai pas assez d'argent pour acheter les personnages TT

WuFei : heureusement !

Natsu (avec un sabre à la main) : qu'est ce que t'as dis ?!

WuFei : en gaaaarde !!

Note de l'auteur : cette fic est une séquelle à French Poupée de Porcelaine. C'est ce qu'il se passe avant la mission lamentablement échouée (pas dans tout les points d'ailleurs ). Je n'arrive pas à faire une fic vraiment triste, alors j'ai inventé un début triste qui contribuera à être publié après FPP pour que ceux qui aiment les fins tristes considèrent cette séquelle comme une fic à part.

Note 2 : contrairement à FPP qui est axée sur le point de vue de Duo, cette fic est axée sur le point de vue de Heero.

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Un filon de lumière avait réussi à percer à travers les stores mal fermés de la veille. La chambre obscure ne fut pas éclairée pour autant. La faible lumière n'avait pas encore bien éclairci la pièce, et n'avait pas encore atteint le lit. Entre les draps à moitié défaits, Duo s'était lové dans les bras de son amant. Dans le silence de l'aurore, les deux corps nus collés l'un à l'autre se tenait chaud mutuellement.

Comme d'habitude, ce fut Heero qui se réveilla le premier. N'osant pas se lever sans que Duo ne s'en aperçoive, il serra doucement son étreinte et caressa de ses lèvres le cou de son amant. Après un court instant, Duo eut un soupir d'agrément, puis ouvrit les yeux. Il tourna à moitié la tête vers celle du japonais.

« Bonjour, fit il en chuchotant encore un peu endormi.

Le japonais lui répondit après l'avoir l'embrassé sur la joue.

-Bien dormi ?

Duo eut un sourire complice.

-Oui, pour ce que j'ai dormi.

Heero glissa une de ses mains, qui était autour de la taille de l'américain, le long de sa hanche, puis sur ses pectoraux suivant les courbes de ses muscles, et elle re-glissa le long du bras de son amant. Les caresses étaient devenues automatiques. Il n'y avait plus de gêne. Plus aucun sujet n'était tabou. Ils étaient libres.

-Tu t'es surpassé cette nuit.

Duo eut un petit rire. Il se dégagea un peu de l'étreinte d'Heero, se retourna et l'allongea sur le dos. Il se mit sur lui, les jambes entremêlées, commença à l'embrasser et à descendre ses baisers de plus en plus sur le corps athlétique du pilote 01.

Absence de mots. Conversations sourdes. Discussions muettes.

Heero, contrôlant sa respiration, lui dit

-Il faudrait peut être qu'on se lève.

Duo s'était arrêté à ses abdominaux et releva la tête.

-Ouais, t'as raison.

Il se leva du lit, découvrant ses jambes bien sculptées.

-Je vais prendre une douche. »

Ce qui voulait dire « je t'attends dans la douche ».

Heero, encore à moitié sous les draps, le regarda s'éloigner et sortir de la chambre. Duo avait un corps fin tel qu'il aimait regarder, enlacer, caresser, sentir contre lui, sur lui et en lui. Leur vie sexuelle était très, très épanouie. Et ils n'avaient pas traînés. Un mois après qu'ils aient décidés de sortir ensemble, ils commencèrent à coucher ensemble. Duo était l'expert et Heero le puceau. L'américain, amusé, ne lui manquait jamais de le lui rappeler, si bien qu'un jour Heero fit tourner ce jeu moqueur en un jeu de séduction et de provocation. Ce fut pour Duo comme une décharge électrique, et commença leur sport de chambre. Il n'y avait plus de limite à rien.

Ils étaient toujours en guerre, mais se voyaient plus souvent. Et puis ils se téléphonaient plusieurs fois par semaine. Entre deux missions, ils se voyaient. Ils essayaient de faire des missions ensemble le plus fréquemment. Les autres pilotes de gundam n'étaient évidement pas au courant. Trowa n'était plus le confident de Heero. Ils ne se voyaient pratiquement plus. Mais Heero soupçonnait vaguement le français de faire, sans le savoir, les yeux doux au pilote 04, l'arabe blond avec qui il jouait de la musique. Heero n'avait pas beaucoup d'affinité avec Quatre, ni plus ni moins qu'avec WuFei, le pilote 05. Celui-ci, trop solitaire, était assez froid avec tout le monde. De tous les pilotes de gundam, c'était Duo qui avait le plus cherché à se rapprocher du japonais, à le connaître et à ouvrir son armure. Et après, leur vie privée n'intéresse qu'eux.

Mais depuis qu'ils couchaient ensemble, ce n'était plus pareil. Heero se sentait poussé à réfléchir sur ce qu'il faisait avec Duo et ce qu'il faisait pendant ses missions. Il n'avait pas l'habitude, et il se cherchait des questions à se poser. Avec Duo, il prenait du plaisir, beaucoup de plaisir, tandis que des millions de gens souffraient de la guerre. Pendant ses missions, surtout quand il les faisait avec le pilote 02, il s'était surprit à penser à celui ci, et à se demander ce qu'il allait se passer si l'un deux se faisait abattre.

Heero croyais qu'il était devenu obsédé par sa relation avec son coéquipier. En fait, il s'obsédait lui-même.

Etait t'il trop heureux ?

Il s'en voulait d'être aussi heureux.

Il n'avait jamais été heureux et croyait que l'être tout le temps n'était pas normal.

Et quand il en parlait à Duo, ça finissait par « Tu te prends trop la tête », et cinq minutes plus tard, peau contre peau, lèvres contre lèvres.

Il croyait qu'il ne le méritait pas. En faisant la guerre et en tuant des ennemis, des humains, il se disait qu'il n'avait pas le droit d'être heureux. Il culpabilisait.

Il se demandait qui avait raison. Il se demander comment ça allait se finir. Il s'imaginait 10 ans plus tard mais il ne se voyait pas. Il n'y arrivait pas. L'homosexualité est devenue une mode, parait t'il, et comme toute mode, elle passe. Il se demandait s'il allait rester avec Duo.

Heero se croyait étouffé, aveuglé par sa relation. Pourtant, ses missions se passaient toujours aussi bien. Et à deux, ils étaient quatre fois plus forts. Il existait une telle complicité qu'on avait l'impression qu'ils se connaissaient depuis toujours.

Le japonais n'endurait pas de ne pas avoir la tête complètement dans ses infiltrations, ou dans sa bataille quand il combattait dans son gundam. Il se savait plus contrôler ses pensées. Il croyait avoir perdu le contrôle de lui-même, et ça, il ne le supportait pas. Seulement, il se trompait.

De la chambre dont la porte était à moitié ouverte, il entendit le bruit de l'eau de la douche qui commença à couler.

Comme le bruit de la pluie qui tombe un jour gris. Elle attriste les gens mais redonne de l'espoir à la végétation.

Le liquide cristallin devait couler sur la peau claire de Duo, le caresser, dégouliner sur ses muscles, ruisseler sur son corps. Il semblait que Heero était lié à l'américain car il s'imaginait être cette eau limpide, chaude et le détendant langoureusement et amoureusement. Elle détaillait chaque endroit de l'anatomie de Duo, glissait et perlait sur lui à la perfection.

Est-ce que tout ça, ça mène à quelque chose ?

Pourtant il se leva du lit et marcha jusqu'à la salle de bain.