Joueurs du Temps

Disclaimer : Tous les personnages de la saga Harry Potter qui vont apparaître dans cette fanfic sont la propriété de J.K Rowling.

Résumé : Harry Potter, le survivant, a échoué dans sa quête. Le Lord noir est trop puissant, trop rapide, trop rusé pour se faire battre. A 40 ans, Harry potter ne veut pourtant pas abandonner... Mais que peut-il faire, si à cette époque il ne peut arriver à ses fins ?

Genre : General, Action, Romance, paradoxe temporel

Commentaire : Voici le premier chapitre, j'espère qu'il va vous plaire. Les chapitres suivants sont déjà écrits, je les posterais donc de manière régulière. Je suis toujours à la recherche de bêta lecteur pour pouvoir m'aider, n'hésitez pas à me contacter !

Bonne lecture !

Chapitre 1 : Arrivée brutale et première réaction.

Année 1977

Harry apparut dans un étrange couloir, une légère fumée blanche voletait autour de lui tandis que ça cape bleu retombait à terre. Il resta à genou et haletait à cause du colossal effort qu'il avait dû fournir pour venir jusqu'ici. De longs pylônes de marbre blanc s'étalaient sur des centaines de mètres à tel point qu'on ne pouvait distinguer le bout. Il faisait froid et les murs étaient recouverts d'une fine couche de glace. Harry tendit la main vers une paroi, à son contact la glace se fissura légèrement en un grincement sonore.

« La magie s'affaiblit »marmonna l'homme en regardant l'eau qui glissait le long de sa main.

Il se retourna et pointa son regard en direction du fond du couloir. Il resta dans cette position quelques secondes, ses yeux verts fixés vers l'infinie. Puis il se mit à marcher. Le bruit de ses pas qui résonnaient derrière lui était le seul bruit que l'on pouvait entendre. Au bout d'une dizaine de minutes, le décor, monotone jusqu'alors, changea quelque peu : en plus des pylônes, des portes s'étalaient des deux côtés du couloir.

L'homme continuait à marcher sans s'arrêter, jetant de rapides coups d'oeil à chaque porte qu'il devançait. Elles étaient toutes semblables, noires comme le reste de la salle et dépourvues de poignée.

Puis, au bout de plusieurs minutes, Harry s'arrêta devant une porte. Celle-ci était semblable à toutes les autres, rien ne pouvait la différencier. Il sortit de sa cape sa baguette, la pointa vers elle et marmonna une incantation. Dès qu'il eut fini de parler, la porte s'ouvrit dans un grincement sonore. Sur le dos de l'ouverture, le chiffre 516 était maintenant visible.

« 516, hein ? Cela me rassure, je sais encore compter à mon âge. » ricana-t-il.

Avec un sourire au coin des lèvres, il traversa la porte et fut englouti par les ténèbres. Pendant plusieurs minutes encore il marcha dans le noir. Le lumos, ou tout autre sort d'éclairage ne servait à rien, car ce n'était pas une absence de lumière qui rendait la salle sombre, mais un étrange brouillard épais et opaque. Harry avait des difficultés à marcher, la magie de la salle lui pressait tout le corps le forçant à s'appuyer contre le mur pour pouvoir continuer à avancer. Enfin, il en arriva au bout, et une nouvelle porte lui faisait face. Cette fois-ci elle était bien plus banale, simple, et Harry s'apprêtait à l'ouvrir quand, mut d'un pressentiment, préféra toquer avant d'ouvrir.

Dumbledore était assis à son bureau, une tonne de papier devant lui et une plume dans la main. Il signait à toute allure les documents qui passaient magiquement devant lui en survolant rapidement de quoi ils parlaient, comme le cout de rénovation de la salle de potions (ravagée l'année passée par une potion ayant mal tournée) ou encore l'arrivage d'une dizaine d'elfes de maison supplémentaire.

Son travail fut arrêté par le bruit de quelqu'un frappant à sa porte. Il leva la tête de surprise, il n'attendait personne aujourd'hui.

« Entrez ! » ordonna-t-il une fois sa plume posée .

La porte s'ouvrit, et un homme âgé de la quarantaine entra. Il était plutôt petit pour son âge, les cheveux bruns, à lunette, et portait une longue cape bleue. L'homme regarda d'un oeil étonné la pièce, s'attardant légèrement sur le directeur. Il était légèrement essoufflé, et avait les traits tirés.

« Eh bien monsieur, pourriez-vous me dire ce qui vous amène ici ? Qui vous a fait passer la gargouille ? »

L'homme reporta son attention sur le vieillard et pointa son regard dans celui pénétrant de Dumbledore. En un instant, il sentit toute la magie de l'homme assaillir ses barrières mentales, essayant de forcer le passage, trouver une faille. La magie s'estompa légèrement, pour revenir deux fois plus forte que la fois précédente, tel un raz de marrée essayant de forcer une forteresse. Puis tout s'arrêta, l'assaut se termina aussi rapidement qu'il avait commencé.

« Je suis ici pour discuter avec vous monsieur, j'ai été accompagner par un de vos professeurs. Le professeur McGonagall si je ne me trompe pas » répondit-il finalement.

Dumbledore le fixa par-dessus ses lunettes.

« Dans ce cas pourriez-vous me rappeler le mot de passe de la Gargouille ? Voyez-vous, avec tout mon travail je l'ai oublié, j'ai besoin qu'on me rafraichisse la mémoire. »

L'homme sursauta, il garda une attitude calme, mais ses yeux glissaient de gauche à droite de façon régulière. Son regard s'arrêta sur les bonbons aux citrons toujours posés sur le bureau du directeur.

« Je crois me souvenir que votre professeur ai annoncé sorbet citron. » annonça-t-il.

« Ah en effet, ça me revient ! » confirma Dumbledore en frappe ses mains. Un sourire lui traversait maintenant le visage. « Alors, que me vaut votre visite, monsieur... ? »

« William Blue » se présenta-t-il en s'inclinant. « J'ai appris que certains postes étaient à promouvoir, je viens pour me renseigner. »

Dumbledore fronça des sourcils, il passa ses mains sous son menton et pris appui avec. Un chant se fit soudain entendre, les deux hommes tournèrent la tête en direction de la fenêtre et un phoenix élégant apparut. Il se posa sur son perchoir près du vieux professeur.

« Mon phoenix Fumseck » présenta Dumbledore. « Ne l'approchez pas trop, il n'est pas très à l'aise avec les inconnus. En ce qui concerne votre requête je ne suis dans le regret de vous informer que depuis hier je n'ai plus aucun poste de libre. »

« Aucun ? » demanda surpris William. »Pourtant... »

« Oh vous avez du lire la gazette, je n'ai pas encore annulé la demande d'emploi, je savais que j'avais oublié quelque chose ! »

William ne bougeait pas, il semblait être dans une profonde réflexion. Le phoenix le regardait désormais avec un regard inquisiteur.

« Autre chose Monsieur Blue ? » demanda le vieil homme. William répondit par un signe de tête. « Dans ce cas, permettez-moi de vous accompagner jusqu'en bas de mon bureau, le concierge vous raccompagnera jusqu'à la sortie. »

William se laissa entrainer par le vieil homme jusqu'à l'escalier de marbre. Puis la statue de la gargouille pivota et Dumbledore remonta jusqu'à son bureau. Il passa devant son phoenix et le caressa tendrement avant de s'assoir à nouveau devant sa pile de papier. Un petit ululement lui fit tourner la tête une nouvelle fois vers son oiseau. Fumseck regardait son maitre avec un regard de braise.

« Quel drôle d'homme n'est ce pas ? Toutefois, je me demande comment a-t-il pu arriver ici rien qu'en... ouvrant la porte ? Dommage que Minerva soit chez elle aujourd'hui, sa prestation était presque convaincante... Quant à son mot de passe il est plutôt intéressant, pourquoi ne pas utiliser celui-ci lorsque nous changerons l'ancien ? »

Un nouvel ululement, cette fois si de désapprobation sortie du bec du Phoenix. Dumbledore ria franchement de la réaction de son phoenix. Puis il fronça ses sourcils lorsqu'il pointa son regard vers la porte.

« William Blue, quelle belle énigme tu me donnes là, par ou es-tu donc passé ? »

William était maintenant dans une chambre du chaudron baveux qu'il venait de louer. Il faisait les cent pas dans le petit espace que lui permettait la pièce entre le lit et la salle de bain.

« Dumbledore ! Il fallait que je me retrouve devant Dumbledore ! » hurla-t-il, frappant du pied le sol. « Ah ça, pour une une entrée discrète, c'est très discret hein ! »

Il haleta quelques instants et reprit son calme. Il s'allongea sur son lit, et ferma les yeux, réfléchissant à toute vitesse. Il avait fait des recherches sur cette époque. Les professeurs de sortilège et de potion avaient pris leur retraite l'année précédente, il aurait pu pouvoir obtenir l'un de ses postes. Bon, pour ces deux la passe encore, mais il ne comprenait pas comment le poste de défense contre les forces du mal ai pu être pris ! Les cours avaient du être assurées par Dumbledore lui-même cette année-là ! À moins que...

« Ce salopard ! » hurla-t-il une nouvelle fois; se relevant de son lit. « Il m'aurait déjà pisté et devancé ? »

Il resta assis sur son lit encore quelques instants avant de recommencer à faire les cent pas. Non, il devait encore être occupé à son époque, il lui avait laissé quelques petites surprises bien sympathiques pour le retenir. Mais peut-être aurait-il pu envoyer des sbires ici... Est-ce qu'il voudrait faire pression sur lui ? Pas le choix... Il fallait qu'il en ait le coeur net.

Il se leva, dirigea vers la salle de bain et se planta devant le miroir. Il était plutôt petit, le mètre 70, les cheveux noir coupé court et ses éternels yeux verts. Des cicatrices lui traversaient tous les visages, dont une particulièrement visible sur sa joue droite, marque de nombreux combats. Sur son front, régnait en maitre une cicatrice en forme d'éclair. Il prit une profonde inspiration, et se concentra. Ses cheveux poussèrent pour arriver jusqu'à sa nuque, ses cicatrices disparurent une à une, et sa peau retrouva sa jeunesse d'antan. Son corps perdit de sa musculature. Seule sa cicatrice en forme d'éclair de bougea pas.

Il avait maintenant l'air d'un adolescent tout ce qu'il y a de plus normal, et décida de troquer ses lunettes contre des lentilles.

« Il me faut un nouveau nom maintenant. Je viens d'utiliser mon nom d'emprunt devant Dumbledore, je dois en prendre un autre ... je pourrais utiliser Majes dans ce cas... Mais maintenant je dois m'occuper d'autre chose. » murmura-t-il tout en regardant son reflet.

Il fouilla dans l'une de ses poches et en sortis une sorte de poussière grise qu'il plaça sur une table non loin de la. Il gratta un peu la surface et en sortit le squelette d'une plume.

« Cela confirme que deux objets semblables ne peuvent co-exister dans un même monde. Ma Baguette n'a pas survécu. »

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« Très bien M. Majes, pouvez-vous me dire le composant de votre ancienne baguette ? » demanda Ollivanders une fois les mensurations prises.

« J'avais une baguette en bois de Chêne rouge, elle contenait une plume de Phoenix, 25,5 centimètres. »

Le vendeur hocha la tête et se dirigea vers ses étagères. Il farfouilla dans son bazar quelques instants, retirait des boites puis les reposait avec un grognement de négation. Enfin, il se rapprocha à nouveau de Harry, une boite rouge vif dans sa main.

« Je crois avoir trouvé ce qu'il vous faut. » Il ouvrit la boite et en sortit une baguette à l'embout rouge vif et au bois claire. « Elle est dans le même bois que votre ancienne baguette, Chêne rouge, pour 24 centimètres. Elle est composée d'écaille de dragon, aux propriétés similaires à la plume de Phoenix et une assez bonne résistance aux chocs, vous convient elle ? »

Harry la saisit et la soupesa légèrement. Il fit un léger mouvement de bras, faisant siffler sa baguette dans l'air et créa une douce chaleur de la pièce. Pour le moment, mieux valait laisser dormir son ancienne baguette, jumelle à celle de Voldemort, dans sa boite encore un moment. Dans sa lutte contre le mage noir il avait dû user de plusieurs baguettes, et il avait trouvé agréable la baguette faite en Chêne rouge. Il joua encore un peu avec ça nouvelle compagne avant d'acquiescer avec un sourire.

« Parfait, je la prends. » conclut-il en tendant les 7 Gallions au marchand.

Il sortie du magasin avec ça nouvelle acquisition qu'il rangea dans sa robe noire (qu'il avait précédemment acheté). Et alla s'assoir sur un banc pour faire le point. Tout l'argent qu'il avait amené avec lui était passé dans la chambre, la baguette et quelques fournitures. Il devait maintenant utiliser de l'argent magiquement créé et devait par conséquent faire très attention à ne pas se faire repérer. Par ailleurs, il avait aussi réussi à légaliser sa situation ; Il venait d'un petit bourg du nord de l'Angleterre où il avait été élevé par ses deux parents. Ceux-ci lui avaient fourni une éducation magique jusqu'à ses 17 ans, mais étaient récemment décédés accidentellement dans l'incendie de leur maison. Harry était donc venu compléter ses études à l'école de magie Poudlard en vue d'obtenir ses Aspics et rentrer dans la vie active.

Voilà pour son identité officielle, mais ses vraies raisons étaient tout autres. Il était Harry Potter, Le survivant, qui en 2020 avait dû fuir son époque gouvernée par le Lord noir Voldemort. Il espérait qu'ici il trouverait le moyen de l'arrêter. Et de recommencer sa vie.

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