Auteur : Ariani Lee

Série : Les Chevaliers du Zodiaque

Genre : Angst, Comfort, Slash.

Pairing : Hyoga/Shun Shaka/Shun

Chapitre 2

Réconfort doré

You wear guilt
Like shackles on your feet
Like a halo in reverse

(Halo, Depeche Mode)

Le soleil se couchant sur le Sanctuaire offrait une vue splendide, digne des plus belles cartes postales jamais créées pour rendre hommage à la Grèce. Shun, debout sur le promontoire où était installé le petit aérodrome de Saori, appréciait la beauté du spectacle. Contrairement à Seiya, qui y avait vécu des années, il connaissait peu cet endroit. De la où il se trouvait, à l' « entrée », il pouvait avoir une vue globale de toute l'infrastructure. Face à lui, en contrejour sur le coucher de soleil, tout en haut de la montagne, se dressait l'immense statue d'Athéna qui avait repris sa place après la dernière bataille. Devant la statue se trouvait le temple d'Athéna où résidait Saori, puis la maison du grand pope. Descendant ensuite la pente en enfilade, les douze maisons du Zodiaque, reliées entre elles par des centaines de mètres d'escaliers. Mais la première maison était loin d'être proche de lui. Dans la large vallée qui s'étendait entre lui et la montagne, se trouvait la « ville » du Sanctuaire, où vivaient des centaines de personnes. Une agglomération de petites habitations, d'échoppes modestes occupait une partie de l'espace. Le reste était consacré au Grand Colisée, réservé aux combats d'exhibition, celui là même où Seiya avait reçu son armure et à d'autres arènes plus petites, ainsi qu'à des zones aménagées d'infrastructures diverses, le tout consacré à l'entraînement.

Tout cela fourmillait avec application, malgré l'heure tardive, et il se dit qu'il devrait penser à aller saluer Marine à l'occasion. Mais pour l'heure, il devait aller présenter ses respects à Sion et probablement aussi à Athéna – jamais elle ne dédaignerait de recevoir un des Bronze. Il soupira en hissant son armure sur son dos et en se dirigeant vers la zone habitée. Même si le chemin ne présenterait pas d'obstacle cette fois-ci – hormis peut-être la déco pourrie de Masque de Mort et le risque d'attraper un rhume dans la Maison du Verseau - il en avait au moins pour deux heures, en marchant vite. Et il détestait l'avion, il était vanné. Il aurait voulu prendre une chambre dans l'une des petites habitations réservées aux chevaliers et dormir. Mais la tradition...

Il approchait de la Maison du Bélier quand il vit une silhouette dévaler les marches à sa rencontre. Il s'arrêta. Emporté par son élan, Kiki descendit quatre marches de trop avant de se stopper et de remonter à sa hauteur.

- Salut, Shun !

- Salut, Kiki. Comment ça va ?

- Ça va très bien ! Tu n'es pas trop fatigué ? Demanda le garçon en se mettant à danser sur un pied puis sur l'autre.

Shun sentait que la migraine n'était plus très loin, et l'exubérance de Kiki risquait fort d'accélérer encore les choses.

- Si, d'ailleurs je vais te laisser, répondit-il. Il faut que je monte.

Kiki lui fit un grand sourire.

- Non, tu n'as pas besoin !

- Comment ça ?

- Dès que Maître Mü a senti que tu arrivais, il est parti voir le Grand Pope et Athéna. Tu pourras y aller demain. Tu peux aussi rester ici ce soir ! Je t'ai prévu pour le souper !

Shun pensa une seconde que Mü n'avait peur de rien, à laisser Kiki seul dans une cuisine, mais il se reprit, soulagé et reconnaissant.

- Merci beaucoup. J'accepte avec plaisir, alors.

Et il suivit Kiki dans la Maison du Bélier. Ils traversèrent une partie des grandes salles pleines de colonnes qu'il avait déjà vues lors de la Bataille des Douze Maisons, puis Kiki s'arrêta devant un mur nu. Shun ne posa pas de questions, en partie parce qu'il se doutait que sa curiosité allait être satisfaite. Où vivaient les chevaliers d'or? Ils se l'étaient tous demandé, parmi les chevaliers de bronze. Kiki ferma les yeux, esquissa un geste de la main, et une porte apparut sur le mur, d'abord en transparence, puis bien solide. Il l'ouvrit et fit signe à Shun de le suivre.

Derrière la porte, il y avait une grande salle de séjour, avec une cuisine américaine. Des grands fauteuils et canapés coordonnés couleur bordeaux et de petits guéridons meublaient une partie de la grande pièce. Les murs étaient blanc cassé.

- Oh, c'est..., dit-il, sans rien trouver à ajouter.

Kiki rigola.

- Il y en a un comme ça dans chaque maison, mais chacun a meublé comme il voulait.

- C'est Mü qui a choisi tout ça ? Demanda Shun surpris.

- Oh, non, c'est moi. Maître Mü vivrait dans une cellule de moine si j'étais pas là pour insister.

- Euh, Kiki...

- Quoi ?

Le garçon était de l'autre comptoir, le nez dans le frigo. Shun déposa son armure et son sac de voyage sur la moquette moelleuse et le rejoignit.

- Tu as quel âge, maintenant ?

- Treize ans !

Il se redressa, les mains pleines, et rencontra le regard surpris du chevalier d'Andromède.

- Je sais bien que je n'ai presque pas grandi. Maître Mü dit que ça arrivera sans doute d'un seul coup. Et toi, Shun ? Tu as quel âge, maintenant ?

- Dix-huit, répondit le jeune homme en débarrassant Kiki d'une partie de ses ingrédients. J'avais ton âge quand j'ai obtenu mon armure. Ça fait cinq ans, maintenant...

Il jeta un coup d'œil à l'urne déposée dans le salon. Les armures divines étaient redevenues normales après la dernière bataille contre Hadès, et au fond, il préférait ça. Même si du coup, elle était de nouveau rose. On ne perdait jamais une occasion de le lui faire remarquer.

Il aida Kiki à préparer le repas en découpant les légumes. Contrairement à ce qu'il avait d'abord pensé, le garçon semblait parfaitement à l'aise dans la cuisine.

- Je t'avoue que je n'avais pas spécialement confiance en tes talents de cuisinier, Kiki, dit-il repoussant les carottes coupées et en tirant vers lui les pommes de terre à éplucher.

Kiki sourit.

- Ça fait partie de mon travail d'apprenti. Maître Mü m'a appris il y a longtemps.

Shun repoussa l'image mentale d'un Mü affublé d'un joli tablier de soubrette, livre de cuisine dans une main, louche dégoulinante dans l'autre. Kiki avait l'air heureux, son affection pour son maître s'entendait dans sa voix.

- Ça fait bizarre, hein ? Dit Shun sans relever le nez de sa pomme de terre. De se dire qu'ils sont tous là...

- Presque tous, rectifia Kiki.

- Oui, presque tous.

- Oui. Ca fait un peu bizarre...

Un silence tranquille s'abattit sur la pièce. Ils savaient qu'ils pensaient à la même chose. Comme le Sanctuaire avait dû être vide pendant ces quelques jours durant lesquels les douze maisons étaient restées inoccupées ! Mais Athéna elle-même n'avait pas le pouvoir de ressusciter les morts. Au Sanctuaire, nul ne savait exactement de quelle manière elle s'y était prise, mais les chevaliers d'or étaient revenus, à l'exception d'Aioros et du Vieux Maître. Même Sion avait pu reprendre sa place de Grand Pope, et les jumeaux partageaient le Temple des Gémeaux. Comme ils n'avaient encore rien détruit, et que Mü n'avait pas encore eu à réparer l'armure d'or, on pouvait penser que ça se passait bien.

Kiki jeta la viande et les légumes dans une grande casserole, y ajouta une pinte d'eau et l'assaisonna.

- Mü rentrera bientôt, à ton avis ? Demanda Shun.

Kiki regarda l'heure.

- Il sera là dans une minute. Il aura couru.

- Tu crois ?

- Il est parti avant que tu n'arrives. Là, ça fait presque une heure.

Effectivement, Shun senti un remous d'énergie non loin, sûrement le mécanisme magique qui cachait la porte qui s'activait. Mü entra. Le regardant, Shun se dit qu'on n'aurait pas pu deviner qu'il était mort quelques semaines plus tôt. Il ne portait pas son armure d'or.

- Shun !

Mü s'avança vers lui, les bras ouverts. Le jeune homme eut une fraction de seconde d'hésitation avant de se laisser aller à l'accolade amicale du chevalier du Bélier. La dernière fois qu'il avait eut un contact de ce genre avec quelqu'un, c'était avec Hyoga, et ça l'avait fait se sentir vraiment bizarre.

Mais Mü referma ses bras sur lui et il se détendit. Il avait eu de nombreuses occasions de constater, de lui-même ou des autres, qu'un chevalier n'étreint pas seulement avec ses bras, mais aussi avec son cosmos, et il se surprit à penser qu'il ne devait rien exister de plus réconfortant que l'étreinte d'un chevalier. A fortiori d'un chevalier d'or. Il se sentait si épuisé... Maintenant qu'il y était, il serait bien resté dans les bras de Mü des heures durant. Sa cosmo énergie était si douce... Comme des fleurs de coton.

Mais ça ne dura qu'un instant. Mü s'écarta et le regarda d'un air un inquiet.

- Comment tu vas ?

Ce n'était pas une formule de politesse. C'était une vraie question. « Dis-moi comment tu te sens, parce que ça m'intéresse et que j'aimerais te venir en aide si je le peux. » Difficile de mentir. Hyoga lui avait dit qu'il n'était pas doué pour ça en plus, et il le croyait volontiers. Il haussa seulement les épaules en détournant le regard.

- Allez, assied-toi. Tu resteras ici cette nuit si tu veux. Tu monteras demain.

Shun s'assit en remerciant. Il remarqua que Kiki restait dans la cuisine, tout à l'autre bout de la pièce. Est-ce que ça se voyait à ce point qu'il allait mal ? Qu'il avait besoin de parler ? Maintenant qu'il avait expliqué ce qu'il ressentait à Hyoga, il n'éprouvait plus ce besoin de le garder pour lui. Au contraire, il avait l'impression que ça l'aiderait. Alors il raconta. Pour la deuxième fois. C'était peut-être pour ça, ou alors parce que Mü était moins proche de lui, que ce fut nettement plus facile. Le chevalier du Bélier l'écouta du début à la fin sans dire un mot, avec attention. Arrivé à la fin de son histoire, Shun se sentait si à l'aise en sa présence qu'il ajouta même quelque chose dont il n'avait pas parlé à Hyoga.

- Je m'en veux aussi... pour Hadès. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que j'aurais dû m'apercevoir... J'aurais dû m'en rendre compte. J'ai encore parfois l'impression… que mon corps ne m'appartient plus.

Il frissonna en y pensant. Il aurait bien voulu enlacer ses jambes comme la dernière fois, sur le lit, seulement il ne voulait pas mettre ses pieds sur le canapé. Mais Mü franchit l'espace qui les séparait, il passa son bras autour de ses épaules et posa son menton sur sa tête. Shun ressentit de nouveau cette impression de chaleur et d'enveloppement. Un bien-être absolu. Il se serra contre lui.

- Comment faites-vous ça ? Je me sens tellement bien...

Mü sourit dans ses cheveux, Shun le sentit.

- J'ai envie de t'aider à te sentir mieux. Tu as déjà fait ça, toi aussi.

- Ah bon ?

- Il y a quatre ans, dans la Maison de la Balance. Ce fameux jour où tu as sauvé Hyoga. Tu t'es servi de ta cosmo énergie comme je me sers de la mienne en ce moment. Sauf que tu l'as fait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus fort. Si fort que tu y as presque laissé ta vie. Moi, ça ne me demande aucun effort.

- Ah bon.

- A table ! Dit soudain la voix de Kiki depuis la cuisine, et Shun sursauta. Ils n'avaient lancé la cuisson que vingt minutes auparavant, et même s'il n'était pas cuisinier, il savait que le pot-au-feu, ça devait au moins cuire une heure. Comment était-ce possible ? Il leva les yeux vers l'horloge murale et ouvrit la bouche, interloqué.

- Combien de temps est-ce qu'on est restés comme ça ? Se demanda-t-il à haute voix.

- Presqu'une heure, dit Mü en le relâchant.

Shun bafouilla des excuses, gêné.

- Il ne faut pas t'excuser.

- Si. Je me comporte encore comme un gosse.

Mü le gratifia d'un sourire triste pendant qu'ils s'asseyaient à table devant les assiettes fumantes servies par Kiki. Shun remercia et ils se mirent à manger.

- A quoi vous réfléchissez, Maître ? Demanda Kiki.

Shun releva la tête et rencontra le regard de Mü. Ce dernier n'avait pas touché à son assiette et il pensa qu'il avait dû le regarder depuis qu'ils avaient commencé à manger. Finalement, il prit ses couverts.

- Shun, dit-il en découpant un morceau de bœuf dans l'assiette. Tu n'as que dix-huit ans. Toi et les autres, vous n'avez pas vraiment eu d'enfance, ni d'adolescence... Au fond... Par certains aspects, vous êtes encore des enfants.

Le reste du repas se déroula dans le silence. Shun réfléchissait à ce que Mü avait dit. Il n'avait pas tort. Mais il était le seul à manifester cette faiblesse, et il en avait honte. Il en avait assez d'être toujours à la traîne, d'être toujours celui dont il fallait s'occuper. Il avait dix-huit ans. Dans une grande partie du monde – y compris celle où il se trouvait en ce moment – il était déjà majeur. Pourquoi fallait-il qu'il soit le seul à ne pas pouvoir se comporter comme tel ?

- Assassin...

- Non.

- Assassin ! Tu as beau dire non, c'est ce que tu es !

- Non ! Les gens que j'ai tués... je l'ai fait pour une cause juste !

- Meurtrier !

- J'ai sauvé des milliers de vies !

- Ahahahahah ! Et prétentieux avec ça ! Qui est-ce que tu essayes de convaincre ?Espèce de mauviette. Lâche !

- Je ne suis pas un lâche !

- C'est ça, je te crois.

- Hyoga l'a dit !

- Pour que tu arrêtes de pleurnicher ! Ils doivent en avoir tellement marre de toi qu'ils sont prêts à te dire tout ce que tu veux entendre. Tu ne t'es pas encore rendu compte que tu étais un poids mort pour tout le monde ?

- Je ne suis pas lâche.

Silence

- Peut-être pas. Après tout, tu es Hadès. Hadès n'est pas un lâche. Oui, c'est vrai.

- Non ! Je ne suis pas Hadès ! Je suis moi !

- Tu le croyais aussi, il y a quelques mois, et pourtant...

- Arrête ! Je t'en supplie...

- Et voilà, encore à chougner !

- Qui es-tu ?! Pourquoi prends-tu autant de plaisir à me faire souffrir ?!

Un grand éclat de rire.

- Tu peux arrêter tout de suite ta petite crise existentielle ! Personne ne s'intéresse à toi suffisamment pour te torturer. Tu t'en charges très bien toi-même.

- Tais-toi ! Tais-toi !

- Shun !

- Tais-toi !

- SHUN !

Sa tête fut soudain projetée sur le côté. Une joue cuisante, Shun ouvrit les yeux sur Kiki et Mü, penché sur lui, la main qui venait de le gifler encore levée. Il eut comme une impression de déjà-vu. Ils ne pouvaient pas le réveiller sans lui cogner dessus ? Où est-ce qu'il était ?

- Tu es au Sanctuaire, tu te souviens ? Dit Kiki en le voyant regarder autour de lui d'un air un peu égaré.

C'était ça. Le Sanctuaire. Un des canapés dans le salon de la maison du Bélier. Il s'était simplement allongé dessus, tout habillé.

- Désolé de vous avoir réveillés, dit-il.

- Ce n'est pas grave..., Répondit Mü tandis que Kiki s'éloignait, manifestement rassuré. Excuse-moi pour la claque, mais tu ne te réveillais pas…

Shun repensa à l'autre nuit, quand c'était Hyoga qui lui avait mis une baffe. Il se dit tout à coup que l'un comme l'autre, ils avaient du faire très attention en le frappant, pour éviter de lui arracher la tête. Et quand il voulut s'assoir sur le divan, il réalisa qu'il tremblait.

- J'ai de nouveau crié ?

- De nouveau ?

- Vous n'êtes pas le premier à venir me coller des beignes au milieu de la nuit pour que je la ferme...

Amer, il passa une main sur son front, puis dans ses cheveux. Il en avait marre de ne plus pouvoir faire une nuit complète sans être réveillé soit par des cauchemars, soit par des baffes.

- Tu as l'air épuisé, constata Mü.

- Je dors très mal, vous voyez. C'est à cause de ce dont je vous ai parlé tout à l'heure.

Mü resta silencieux un instant.

- Tu devrais aller voir Shaka, finit-il par dire.

Shun secoua la tête pour dissiper les brumes du sommeil. Il savait qu'il ne dormirait plus de la nuit.

- C'est pour ça que je suis venu, en fait. Je crois qu'il pourrait m'aider, s'il est d'accord.

Mü acquiesça.

- Tu sais, dit-il, c'est bien normal que tu aies besoin d'aide. Toi encore plus que les autres.

- Merci, Mü.

- Tu vas te recoucher ?

- Non. Je n'ai plus du tout sommeil. Quelle heure est-il ?

- Un peu plus de cinq heures du matin.

Shun s'étira et tira sur ses bretelles pour les remettre sur ses épaules.

- Je vais aller faire un tour dehors. Allez dormir, ne vous inquiétez pas.

Mü le regarda se lever et aller vers la porte, d'un air dubitatif. La main sur le chambranle, Shun se tourna vers lui.

- Je vais bien. Je vous assure. Quand je ne dors pas... Je vais bien.

Et il sortit. Mü retourna dans sa chambre.

Le ciel était bleu foncé au dessus du Sanctuaire. On ne voyait déjà plus les étoiles. Shun s'allongea à plat dos sur les dalles fraîches et regarda le ciel pâlir. Il était parfaitement réveillé, et il se demanda s'il était trop tôt pour monter vers le Temple d'Athéna. Il finit par décider que oui : il risquait de déranger les occupants des douze maisons. Mieux valait attendre.

Il resta donc à regarder le soleil se lever.

Fassent les dieux que Shaka puisse m'aider. Ça ne peut pas continuer comme ça…

Il baissa les paupières et essaya de repérer la cosmo-énergie du chevalier de la Vierge, six temples plus loin, sans y parvenir. Trop d'énergies bouillonnaient dans cet endroit. Il pensa un instant à retourner dans l'appartement de Mü mais se ravisa. Il ne savait pas comment fonctionnait la porte dissimulée et il ne voulait pas le réveiller à nouveau.

- Vivement le matin...

Il commençait à avoir mal au dos.