Auteur : Ariani Lee

Série : Les Chevaliers du Zodiaque

Genre : Angst, Comfort, Slash.

Pairing : Hyoga/Shun Shaka/Shun

Chapitre 9

Douze heures


I can taste more than feel
This burning inside is so real
I can almost lay my hands upon
The warm glow that lingers on

I surrender all control
To the desire that consumes me whole
Leads me by the hand to infinity
Lies in wait at the heart of me

(Higher Love, Depeche Mode)


Hyoga continua son chemin, lentement, un pied après l'autre. Il était trop tard, et il redoutait ce qu'il allait voir. Il était trop tard, et si les autres ne revenaient pas à temps, tout était perdu. Les marches défilaient bien trop vite sous ses pas à son goût, mais il était incapable de s'arrêter. Il fallait qu'il le voie.

Et il le vit.

Au pied de la statue d'Athéna, attaché à une colonne. Il s'approcha, comme hypnotisé. Shun était nimbé d'une large aura dorée qui scintillait doucement dans le coucher de soleil. La chaîne le liait étroitement, depuis ses pieds jusqu'à ses poignets levés. Il avait les yeux fermés, la tête lâche, comme s'il était endormi, mais ses cheveux flottaient tout autour, ondoyant doucement, comme soulevés par un vent imperceptible. Il n'arrivait pas à quitter des yeux cette ondulation mouvante et soyeuse. Il tendit la main pour les toucher, pénétrant dans l'aura. L'énergie était à l'état brut, étrangement familière, comme si l'âme de Shun avait été projetée hors de son corps et l'entourait, l'enlaçait tendrement. Il avait déjà senti ça, une fois... mais le souvenir était trop flou, il ne parvenait pas à s'en rappeler. Sa main quitta les cheveux châtain clair et alla rejoindre ses deux consœurs enchaînées.

- C'est horrible, murmura-t-il en posant son front contre celui du chevalier sacrifié. Tu es là, devant moi, et je ne peux rien te dire, tu ne m'entends pas... Et même si tu m'entends, tu ne peux pas répondre... Je t'aime, Shun. Izvini... Izvini. (1)

Appuyé de tout son corps contre celui de Shun, il parcourut de ses lèvres son visage, très lentement, s'attardant sur ses paupières paisiblement closes, ses pommettes, évitant sa bouche. C'était là un sanctuaire qu'il ne violerait pas. Dans cet instant ou tout criait et hurlait dans sa tête, il savait néanmoins que, si un jour il avait le bonheur de l'embrasser, ce serait parce qu'ils le désireraient tous les deux. Ou alors... parce que tout serait perdu, irrémédiablement terminé. Il se sentait déjà mal, et l'idée de faire quelque chose que le chevalier Andromède n'aurait pas souhaité lui aurait donné l'impression d'être un salaud fini. Il lâcha les mains du garçon et, passant ses bras autour de la colonne, le serra de son mieux contre lui.

- Je t'en prie, ne pars pas... Murmura-t-il à son oreille, le nez dans ses cheveux. Si tu m'entends, accroche-toi, pour moi... J'ai besoin de toi, et j'ai tellement de choses à te dire. Je voudrais entendre ta voix... Je voudrais que tu me dises que tu me pardonnes... que tu me pardonnes pour toutes les horreurs que je t'ai dites, pour toutes ces années durent lesquelles j'aurais pu être près de toi et te rendre heureux et où je n'ai rien fait... Pour n'être pas venu te dire au revoir, le jour de ton départ.

C'est alors qu'il le sentit. La douleur lui comprimait la poitrine comme un formidable étau. Il avait mal, quelque chose en lui remuait péniblement. Il s'écarta de Shun et s'éloigna pour aller s'adosser à un pilier proche. Ça y était, elles venaient, enfin...

Il se laissa glisser assis contre la pierre, puis il pleura.

Il avait toujours méprisé et redouté ses larmes. Elles étaient sa faiblesse, on le lui avait souvent répété. Il avait fini par les emprisonner profondément en lui, mais il n'en avait eu que plus peur. Quelque chose au fond de lui lui disait que quand elles parviendraient à sortir quand même, elles emporteraient tout sur leur passage, elles balaieraient tout et qu'il en deviendrait fou.

Il ne devenait pas fou. Il n'avait jamais été aussi lucide. Si Shun mourait, ses derniers instants auraient été affreux par sa faute, alors qu'il aurait pu les rendre heureux. Il aurait pu lui dire, ne t'inquiète pas, je veille sur toi, je serai là à ton retour. Il aurait caché son angoisse et sa peur en lui souriant. La rage qu'il aurait éprouvée en se rendant compte qu'il n'y avait rien qu'il aurait pu faire pour empêcher ça...

- Qu'est-ce qui se passe, ici ? Dit une voix familière.

Hyoga releva la tête. C'était Ikki. Sans se soucier de ses larmes, il le regarda avancer vers son frère.

- Mon dieu, je craignais qu'un truc comme ça finisse par arriver, un jour... Soupira-t-il en regardant d'un air affligé le visage serein de son cadet.

Puis il se tourna vers Hyoga, le regard interrogateur. Il fallait donner des explications. Le Cygne essuya ses yeux d'un geste distrait - il avait assez pleuré. Il se sentait un peu mieux - enfin, un peu moins mal. Il entreprit de faire à Ikki un résumé de la situation, en glissant sur certains détails, comme ses sentiments, ceux de Shun et la scène qui avait eu lieu dans la cuisine, sordide. Ikki écouta, puis ne fit aucun commentaire. Il se contenta de s'asseoir auprès de Hyoga. Depuis le début du rituel, deux heures étaient déjà passées - la flamme du Taureau venait tout juste de s'éteindre.

- Ils reviendront, assura Hyoga à Ikki, mais il essayait aussi de se convaincre lui-même, ça s'entendait dans sa voix. Ils reviendront à temps, c'est certain.

Le Phénix tourna vers lui son regard sombre.

- Tu as l'air d'avoir plus besoin de réconfort que moi, tu sais.

Hyoga se rappela qu'il avait pleuré. Il ne devait pas avoir l'air très en forme, de fait. Il éluda la question de son mieux.

- On s'est... disputés, dit-il. Tout à l'heure, juste avant que... Et je n'ai pas eu le temps de lui dire... que j'étais désolé. Que c'était de ma faute.

Ikki acquiesça, compréhensif, bien qu'il ait du mal à comprendre comment il était possible de se disputer avec Shun, surtout Hyoga, qui était toujours si maître de lui. Le silence revint et s'étira durant des éternités. Le soleil s'était couché, les étoiles avaient allumé leurs petites étincelles dans la voûte céleste. La lumière que produisait l'aura qui entourait le chevalier Andromède en était accentuée, et Hyoga ne parvenait que difficilement à le quitter des yeux. Il aurait voulu pouvoir le toucher à nouveau, le tenir contre lui et parcourir son visage... Mais il ne pouvait pas. Pas devant Ikki.

Peu après l'extinction de la flamme de la Vierge, qui remplit les deux gardiens d'appréhension - la moitié du temps était passée - Ikki parla.

- Pourquoi est-ce que vous vous êtes disputés?

Le chevalier du Cygne hésita. Phénix n'était pas franchement la personne idéale pour parler de ça, il pourrait s'offenser, c'était tout de même son frère. Mais il choisit quand même de lui raconter toute l'histoire. Il avait envie d'en parler, d'avoir un avis extérieur. Et puis si Ikki décidait de lui casser la gueule pour ce qu'il avait fait, ça le ferait peut-être se sentir moins coupable.

- Il y a quelques semaines, Shun est venu ici, au Sanctuaire. Moi, je viens juste d'arriver. Il était venu pour voir Shaka, pour lui demander de l'aide...

- De l'aide pour quoi ?

- Pour se raccommoder avec sa conscience. Il faisait des cauchemars, tu le savais ?

Il y avait un fond de reproche dans la voix du chevalier du Cygne. Ikki soupira.

- Oui, je le savais. Mais je ne peux pas continuer de le couver, c'est pas sain. C'est pour ça que je ne suis pas revenu plus tôt, mais tu sais bien que je ne suis jamais très loin.

- Je comprends.

- Alors il est venu ici voir Shaka ? C'était une bonne idée. Ça s'est bien passé ?

Il vit un muscle se contracter dans la mâchoire du chevalier des glaces.

- Il allait mieux, oui. D'après ce qu'il m'a dit ce matin. Il était souriant.

- Qu'est-ce qui va de travers alors ?

Hyoga hésita un instant.

- Avec Shaka, ils ont... Enfin... Il a des méthodes pédagogiques pas claires, lui. Il n'a pas fait de mal à Shun ! S'exclama-t-il en voyant le regard de son compagnon s'enflammer aussitôt, sans parler de la vague brûlante de cosmo-énergie qui déferla de lui en un instant. Rien de mal. En fait, il n'y avait pas de quoi se mettre en colère, mais… ça m'a mis hors de moi.

- Je crois que je sais de quoi tu parles.

- Sérieusement ?

- Je suis allé en Inde, récemment. Je pensais à Shun, à l'armure d'or de la Vierge qu'il a certainement été question de lui confier. J'ai eu envie de voir quel type d'entraînement suivait Shaka du temps ou il était novice. J'ai été servi.

- Ah, je vois. Hum.

Il y eut un instant de silence gêné.

- Hum, et pourquoi ça t'a mis en rogne ? Si Shun avait décidé de le faire et qu'il n'y a pas eu de problème entre eux (Ikki sentit une vague de froid le submerger brièvement à ces mots), je ne comprends pas... Il est adulte, maintenant.

- Je sais. C'était ma faute, répondit Hyoga en appuyant sa tête contre la colonne, les yeux fermés. Ma faute pour tout.

- Tout quoi ?

Un silence.

- La « thérapie » qu'il a suivie avec Shaka lui a fait réaliser quelque chose. En fait... Quand je les ai vus ensemble, ça m'a rendu... jaloux. Fou de rage. Je suis parti et Shun m'a suivi jusque dans la maison du Verseau. Il n'aurait pas dû en fait, j'étais tellement hors de moi... Il a dit qu'il voulait m'expliquer, que ce n'était pas ce que je croyais, et je lui ai hurlé dessus. Je lui ai dit des trucs... vraiment horribles, jamais je pourrais te les répéter tellement j'ai honte. Après, je suis parti et j'ai attendu qu'il s'en aille. J'ai pris mon armure et je suis allé voir Shaka.

Il s'interrompit un instant. Il avait dit de façon à peine déguisée qu'il aimait Shun et qu'apparemment ce dernier partageait ses sentiments, mais Ikki n'avait pas réagi. Il affichait juste un air attentif.

- Tu sais, dit Hyoga, quand on était petits, j'étais jaloux de toi.

- Ah bon ? Répondit Ikki, l'air surpris cette fois.

- Ouais. J'avais envie de protéger Shun et de prendre soin de lui, mais il n'avait pas besoin de moi puisque tu étais là. C'est à cause de ça... que le jour de son départ pour l'Île d'Andromède, je ne suis pas allé lui dire au revoir.

- A cause de quoi ?

- Je savais que j'allais pleurer si je le voyais partir, et je ne voulais pas qu'il me voie comme ça. Je voulais être fort, pour lui... Shaka m'a dit que ce jour-là, il avait cru que je n'en avais rien à faire de lui, et qu'il s'en était si bien persuadé pendant ses années d'entraînement, qu'il avait inconsciemment refoulé son... affection pour moi, qu'il ne s'était jamais rendu compte que...

- Qu'il t'aimait ? Acheva Ikki.

Hyoga ne répondit pas tout de suite. Il était un peu mal à l'aise. Phénix ne disait toujours rien. Il ne s'était pas mis en colère, et il paraissait peu probable qu'il soit ravi d'apprendre qu'il était amoureux de son frère.

- ... Oui. Et il a dit aussi que moi... J'avais si bien caché mes sentiments à tout le monde, à commencer par moi-même, que jamais on n'aurait cru que je l'aimais. Pareil pour lui, du coup, on s'est ignorés pendant toutes ces années, et le jour où on réalise enfin, on s'engueule et il se retrouve enchaîné à une colonne avec une espérance de vie de douze heures. Et je ne peux rien faire pour l'aider. La vie est mal foutue...

Il se tourna vers l'imperturbable Phénix, qui regardait les étoiles d'un air pensif.

- Ikki, s'il te plaît, dis quelque chose, finit-il par s'exclamer d'une voix angoissée. Je ne sais pas, énerve toi, tape-moi dessus si tu veux mais réagis !

Le jeune homme sembla sortir de ses pensées et se tourna vers lui.

- Je ne suis pas en colère, j'étais juste en train de me souvenir de quelque chose. Toi et Shun... Ça m'avait déjà effleuré l'esprit, une fois ou deux. Mais à chaque fois je me disais que je me faisais des films. La première fois, c'était dans la Vallée de la Mort (2). Quand tu t'es interposé entre lui et moi. Tu tenais à peine debout, tu étais plus mort que vif, mais tu étais prêt à m'affronter quand même.

Le chevalier du Cygne acquiesça. Ikki l'avait bien amoché ce jour-là.

- Tu voulais m'attaquer mais il t'a retenu, il a refusé de rappeler sa chaîne, et si tu avais vu son visage quand j'en ai... profité pour te frapper.

Hyoga s'en souvenait. Il avait enfoncé son poing dans le trou béant de son armure, et lui avait arraché le rosaire de la Croix du Sud qui lui avait sauvé la vie en protégeant son cœur.

- C'est à ces moments-là que j'y ai pensé pour la première fois. Autant le fait que tu le défendes que son expression quand il a cru que je t'avais tué. Mais après, vous vous comportiez normalement, alors je me suis dit que je m'étais trompé, que tu serais intervenu pour Seiya ou Shiryu de la même façon, et que l'horreur que j'avais vue sur son visage état due à la culpabilité, parce que j'avais pu te frapper uniquement grâce à lui, qui te retenait. Et puis il y a eu le légendaire épisode de la maison de la Balance... Ça, c'était... limite alarmant. Mais à nouveau, vous vous êtes comportés comme si de rien n'était, et j'ai oublié jusqu'au jour où on a affronté les sbires de Lucifer.

Hyoga frémit. Il se souvenait de ce jour où, dans ce cauchemar éveillé où sa mère tentait de le tuer, il avait brusquement senti la présence de Shun et murmuré son nom.

- Ce jour-là, ce n'est pas moi qu'il a appelé au secours, mais toi.

Le blond sursauta carrément en entendant ça.

- C'est pas vrai ?

- Si. Sur le moment ça m'a rendu jaloux, j'ai été carrément désagréable avec lui.

Hyoga fut abasourdi. Ikki était perspicace. Il avait été le seul, avec Shaka, et Saori aussi à sa manière, à voir qu'il y avait « quelque chose ».

- Tu as peur ? Demanda Phénix, le regard grave.

- De toi ? S'étonna le Cygne.

- Non, en général.

Hyoga ouvrit la bouche pour répondre « non ». C'était, sans hésitation aucune, la seule réponse acceptable, mais il s'entendit dire :

- Oui. Là, j'ai peur qu'il ne se réveille jamais. J'ai peur aussi qu'il se réveille... entre autres choses.

- Shun n'est pas rancunier. Il te pardonnera.

- Si tu savais... comment je l'ai regardé. Il était si désolé, il s'excusait, et moi, je ne voulais pas entendre ce qu'il disait. Je voulais qu'il s'en aille...

Ikki secoua la tête.

- Qu'est-ce qui s'est passé, exactement ?

Le chevalier du Cygne regarda la Grande Horloge du Zodiaque. La flamme de la Balance s'était éteinte. Il frissonna.

- Il avait oublié sa montre à l'appartement... Je la lui ai ramenée, à la Maison de la Vierge. C'est là que je les ai vus. Ensemble. Dans la pièce centrale, où n'importe qui pouvait entrer et les voir.

Ikki se garda bien de lui demander davantage de détails sur la scène à laquelle il avait assisté, tant il voyait à quel point l'évocation lui en était pénible.

- Ça m'a fait un de ces chocs... C'est cliché de dire ça, mais la jalousie m'a rendu dingue. Je suis parti en courant. Je n'arrivais pas à y croire.

Il se passa une main dans les cheveux.

- Ma réaction était démesurée et injustifiée. Je sais qu'il n'y a rien entre lui et Shaka. Aucun sentiment, je veux dire. Shun ne l'aime pas, et lui non plus. Mais même si ça avait été le cas... Je ne me suis jamais réellement occupé de lui. Je n'avais aucun droit d'exiger de lui qu'il m'attende ou qu'il me soit fidèle. Il m'a suivi dans la Maison du Verseau. Il pleurait, il me demandait pardon. Il jurait qu'il ne savait pas, qu'il n'aurait jamais dû, qu'il m'aimait. Qu'il n'y avait rien entre eux... Mais j'avais tellement mal que je ne voulais rien savoir. J'étais dans une colère noire et je l'ai ignoré... Je ne voulais pas le voir, je voulais qu'il se taise et qu'il parte. Je crois même qu'à un moment je lui ai fait peur, mais il n'a pas bougé. Alors c'est moi qui suis parti. Je l'ai laissé seul. Et je l'ai retrouvé ici, comme ça. Je n'ai pas eu le temps de m'excuser. Si j'avais été moins égoïste, j'aurais pu être avec lui. J'aurais dû, au moment où...

Il se tut, sa voix commençait à s'érailler. Ikki posa une main réconfortante sur son épaule. La nuit était noire. Profonde et fraîche, et le temps s'écouler à la fois horriblement lentement et à une vitesse effrayante. Quand Hyoga reprit la parole, l'aura du Sacrifice pâlissait dans la lumière rose de l'aurore naissante, et il n'osa pas regarder l'Horloge. Il ne voulait plus rien regarder d'autre que le visage angélique de Shun, et les ondulations soyeuses et mouvantes de se cheveux.

- Je l'aime, dit-il.

Ikki ne répondit pas. C'était inutile.

- Je l'aime depuis toujours et je n'arrive pas à croire que je ne le savais pas. Maintenant, tout paraît si évident. Je n'y pensais plus mais... à l'époque... Athéna me pardonne, Ikki ! C'est horrible ce que je vais dire... Je n'étais qu'un gosse, mais quand on nous a envoyés dans les camps d'entraînement, j'ai pensé que si tu ne revenais pas...

- Tu prendrais ma place, acheva paisiblement le chevalier Phénix. On a tous pensé des horreurs un jour ou l'autre dans notre vie, Hyoga. Moi le premier. Ne te tortures pas avec ça.

Le Cygne soupira.

- Ça faisait des années que je n'avais plus pensé à tout ça, j'avais presque...

La fin de sa phrase mourut sur ses lèvres. Ses yeux écarquillés étaient fixés sur le Sacrifié. Les chaînes se déroulaient, le corps était relâché. La lueur qui le nimbait s'était éteinte. Comme au ralenti, Hyoga le vit se détacher du pilier.

Et tomber.

La flamme des Poissons s'était éteinte.

(1) Izvini - Excuse-moi.

(2) La Vallée de la Mort - A l'origine, la bataille entre les chevaliers de bronze et leurs alter egos noirs se déroule au Mont Fuji mais comme je suis l'animé, c'est le nom qu'on entend dans la VF.