Note de l'auteure : Je suis vraiment heureuse que ma fic vous plaise ^^ j'ai été très heureuse de vos reviews alors je me suis dit que pour vous remercier la suite était le meilleur moyen ^^ Bonne lecture 3

Disclaimer : toujours pas à moi.

31 août 2009

Je… je n'arrive pas à y croire… je n'arrête pas de me dire que c'est impossible et pourtant, il semblerait bien que mes rêves m'aient rattrapés… Je ne me souviens de rien mais je sais. Oui, je sais. Je sais ce que j'ai fait. Quelque chose que jamais je n'aurais du faire. Comment ais-je pu finir par basculer… Cette nuit, je suis tombé.

Ce qui m'a réveillé ce matin, où plutôt en ce début d'après-midi, c'est mon téléphone. Déjà, quand j'ai vu l'heure, je n'ai pas compris ce que je faisais encore chez moi, j'aurais dû être à la répète depuis longtemps. A moitié endormi, je décrochais pour avoir Reita au téléphone. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il me disait. Il me demandait si j'allais mieux, si j'avais besoin de quelque chose… De quoi parlait-il, à cet instant, je ne le savais pas. Je l'ai su plus tard. Un vague souvenir d'un appel passé pour prévenir de mon absence… Malade.

Après avoir raccroché, je m'étais rallongé. Ma main était alors entrée en contact avec quelque chose de froid. Intrigué, j'avais tourné les yeux et… et… j'ai encore du mal à croire ce que j'ai trouvé. Un… couteau. Et pas un petit. Il était plein de sang. Du sang qui avait fini par s'imprégner dans mes draps. Des tâches écarlates maculaient tout mon lit et… mes vêtements.

Complètement affolé, je m'étais précipité dans la salle de bain. Mon visage était plein de traînés de sang. Jetant mes affaires par terre, je me précipitais alors dans la douche. J'avais l'impression que ce liquide vitale s'était incrusté dans ma peau, me tatouant alors ce que j'étais : un meurtrier, un monstre…

Après cette douche, j'avais changé tous mes draps, tous mis à laver, nettoyer le couteau et ranger celui-ci dans un endroit bien dissimulé. Je me doutais que personne ne remonterait jusqu'à moi, mais c'était un réflexe, espérant qu'en le cachant, je l'oublierais, ainsi que ce qu'une partie de moi était…

J'ai perdu. Elle a gagné. Et je sais qu'Elle recommencera… que je recommencerais… Ce n'est qu'une question de temps…

Je regarde une dernière fois ces lignes que je viens d'écrire, comme une confession qui je sais, ne me soulagera pas malgré tout. Je devrais aller voir la police, me livrer mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Elle m'en empêche. Elle lutte pour sa survie, pour sa liberté. Mais la mienne alors, que devient elle ma liberté ? Je suis prisonnier de Ses désirs, de Ses pulsions. Cette chose immonde qui vit en moi malgré moi. Cette chose qui je sais ne disparaîtra pas. Elle est sortit de sa léthargie et rien ne pourra l'y faire replonger. J'ai tellement peur de ce qu'Elle va faire, même si je le sais déjà. Comment cette chose a-t-elle pu s'installer en moi, tel un parasite, une maladie, une infection, une gangrène que rien ne peut guérir, ne peut faire disparaître. J'ai encore du mal à accepter que moi, bien moi, ait pu cacher tout ça, comment j'ai pu ne rien faire pour L'en empêcher ? Comment j'ai pu effacer toutes les traces de Son acte abominable. Je crois qu'Elle me contrôle même quand je suis dominant. Son pouvoir est si puissant… Je ne sais pas quoi faire.

Demain, je dois aller travailler comme si de rien n'était. Comme si cette chose n'existait pas, comme si Elle n'avait rien fait. Comme si JE n'avais rien fait… Je n'arrête pas de penser à ça, j'aimerais tellement oublier, pouvoir vivre comme si rien ne s'était passé, comme si tout ceci n'était qu'un horrible cauchemar. Malheureusement, c'est un cauchemar éveillé, et je sais que je ne pourrais jamais oublier, que cela va me ronger, me bouffer de l'intérieur sans que je ne puisse m'en soulager. Ou bien, finir par abandonner et Lui laisser le contrôle mais je n'arrive pas à m'y résigner… Jamais je ne pourrais La laisser libre. En restant encore présent, même si ce n'est qu'une infime partie de moi qui ne veut pas lui laisser carte blanche, je sais qu'Elle ne sera pas libre. Il faut absolument que je me change les idées, que je sorte. Mais si je sors, toutes les personnes que je croiserais courront un risque. Si jamais, d'un coup, Elle décidait de reprendre le dessus pour tuer à nouveau, je sais que je ne pourrais rien faire. Quand Elle m'endort, je ne me réveille que lorsqu'il est trop tard. Il ne reste qu'une seule solution. Toujours la même… La musique…