Note de l'auteure : Voilà enfin la fin de ma mini-fic ^^ J'ai été vraiment très contente, et je le suis encore d'ailleurs ^^, que celle-ci vous plaise autant ! Je ne m'y attendais pas ^^ En tout cas, j'espère que la fin vous plaira autant... Ensuite, j'ai deux OS de noël en cours d'écriture, mais je bloque un peu, donc il est fort possible que je ne les poste pas pour noël é_è désolééééééééééééée surtout qu'il va falloir que je choisisse entre les deux . Bref ! Bonne lecture et JOYEUX NOWEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEL !
…Le 9 novembre 2009, neuf heures du matin…
(POV Uruha)
J'arrivais enfin à la PS. J'étais encore en retard et j'allais encore avoir droit au petit sermon de Kai. Mais celui-ci faisait toujours semblant d'être en colère. Le batteur, et leader, était quelqu'un de bien trop gentil pour se mettre réellement en rogne. Quoique ça lui était déjà arrivé plusieurs fois… Mais jamais très longtemps. Tant est il que je rentrais enfin dans le studio et me figeais de surprise. Ah bah, si je m'attendais à ça !
- Salut Ruwa !, s'exclama joyeusement Reita.
- Euh... Bonjour tout le monde…
- Eh bah ! T'en fais une tête qu'est-ce qui t'arrives ?, me demanda Ruki.
- Bah… Il est pas arrivé ?!
- J'ai toujours admiré ton sens de l'observation mon cher Uruha…, me taquina Reita.
- Ah ah très drôle Rei ! Nan mais sans déconner c'est la première fois qu'il est en retard !
- Bah tu sais il est humain après tout !
- Hmm hmm…
Je m'asseyais sur le canapé, à côté de la marmotte de service en ce moment. Faudrait vraiment qu'il songe à se reposer celui-là. Mais bon, je n'allais pas me plaindre, le voir dormir était toujours un spectacle attendrissant… et dont je ne me lassais pas. Il était vraiment trop mignon dans les bras de Morphée. Je finissais par sortir de ma contemplation et remarquais deux paires d'yeux moqueurs.
- Quoi ?
- Rien rien…, firent-ils tous les deux en même temps.
- … Vous êtes trop synchro pour être honnête…
- Hein ? Mais non pas du tout ! Pas vrai Reita ?
- Mais tout à fait mon chère Ruki !
- Vous avez fini de vous foutre de ma gueule oui ?! Et parlez doucement vous allez le réveiller…
- Oh comme c'est mignon ! Une vraie mère poule tu trouves pas Ru ?
- Si tout à fait… A part que c'est un mec... Quoique je suis pas allé vérifier…
- Hey ! Vous gênez pas ! Et je suis un mec !, intervins-je à voix basse.
- Papa poule ?, dit Ruki.
- Papa-poule, affirma Reita.
Je laissais tomber. De toute manière, c'était perdu d'avance. Ces deux là étaient infernaux quand ils s'y mettaient. Ils s'étaient bien trouvés tiens. Enfin… trouver… Faudrait-il encore qu'ils arrêtent de jouer au chat et à la souris… Mais je crois que sur ce point là, je n'avais rien à dire… Enfin bon… Je me demandais vraiment ce qu'il faisait pour être aussi fatigué… Il faudrait que je lui en touche deux mots, je savais ne pas être le seul à m'inquiéter pour lui… Il était si détendu quand il dormait.
Je regardais l'heure. Il avait un quart d'heure de retard, ça ne lui ressemblait vraiment pas… C'est alors que je remarquais quelque chose sur la table.
- C'est quoi ce cahier ?, demandais-je doucement.
- Je sais pas, il était déjà là quand on est arrivé…, me répondit Reita.
On ? Ils étaient arrivés ensemble ? Intéressant… Enfin, c'est pas le sujet.
- Vous avez pas regardé ce que c'était ?
- Bah nan, dit Ruki comme si c'était plus qu'évident.
D'habitude, Ruki aurait sauté dessus, curieux comme il était. Reita aussi. Hmm… peut-être était-il occupé à autre chose… Un sourire se dessina sur mes lèvres. Se seraient-ils enfin décidés ? Je verrais ça plus tard, voyons avant comment va se passer la répète. Je me penche et attrape le cahier pour le feuilleter.
- Qu'est-ce que tu fais ?, me demande Reita.
Lui et ses questions plus intelligentes les unes que les autres. Je vous jure !
- J'sais pas… J'apprends à nager… pourquoi ?
- Ah ah ! Très drôle !
- Bah Rei, ça se voit non ! Je feuillette le cahier.
- Te gêne pas ! C'est pas à toi !, s'exclama Ruki.
- Et alors, la personne n'avait qu'à pas le laisser là d'abord. Na !
- Gamin !, sourit Reita.
- Et fier de l'être !
Je repartais à la découverte de ce cahier qui, je ne savais pourquoi, m'intriguait. Je commencer à lire la première page. Il semblait que ce soit une espèce de journal intime. J'hésitais, je ne devrais pas le lire alors. Pourtant, quelques mots attirèrent mon attention et je commençais alors à lire la première page. A la fin, je restais statufié sur le canapé. Le gars qui a écrit ça m'a l'air vraiment dérangé… et en même temps complètement apeuré. C'est vraiment bizarre. Alors, poussé par la curiosité je continue ma lecture et au fur et à mesure que les lignes défilent, je me sens blanchir. Ce gars est… un meurtrier. Je n'arrive pas à croire que ce cahier soit ici, dans ce studio, entre mes mains… Et pourtant. Et pourtant en même temps ce gars est effrayé par ce qu'il fait. Et le pire c'est qu'il n'a pas l'air de s'en souvenir. C'est alors que je comprends. Ces meurtres dont on entend parler depuis quelques temps. C'est lui. Lui. Je viens de finir la seconde page. Et… Il… faisait parti du groupe. Il parle de Reita. Au moins, je sais que ce n'est pas lui. J'aimerais leur en parler mais si jamais c'était l'un d'eux. Mais il en manque toujours un. Je trouve de plus en plus étrange qu'il ne soit pas encore arrivé. Prenant mon courage à deux mains, je continue ma lecture, appréhendant les pages qui vont suivre. Mon cœur rate plusieurs battements. Ce pauvre gars était apparemment la proie d'une double personnalité, à n'en pas douter. C'est horrible. Il y a même des passages où c'est le meurtrier qui écrit. Il se prénomme lui-même J.. Les réactions de l'autre, je veux dire de la personnalité principale - puisqu'à n'en pas douter le meurtrier est la seconde, pas besoin d'être psy pour le comprendre - sont absolument prenantes. Il est totalement perdu, effrayé, à tel point qu'il n'en dort plus. Je regarde la marmotte à côté de moi. Se pourrait-il que… non, c'est impossible. Il ne pourrait jamais faire ça. Mais aucun de nous ne le pourrait. Mais d'un autre côté, ce n'est pas l'un de nous mais la deuxième personnalité de l'un de nous. Je sais déjà que ce n'est pas Reita puisqu'il le mentionne et que ce n'est pas moi. J'ai peur. Peur d'apprendre la vérité. De découvrir qui c'est. Je suis déjà complètement anéanti par le fait que ce soit l'un de nous…
Je continue ma lecture, tout en essayant de ne rien paraître… J'arrive apparemment à la dernière page. Je suis déjà content qu'il n'y ait pas la photo dont parle le meurtrier, je ne l'aurais pas supporté, je le sais… Il parle d'une solution à son problème… Seulement, sa solution m'a l'air plutôt extrême et… Attends… Il n'y a qu'une seule personne qui n'ai pas là. Ce… non, c'est totalement, absolument, complètement, parfaitement impossible ! Pas lui ! Il est si… Je commence à paniquer intérieurement. Je vous en supplie, faîtes que ce soit une mauvais blague, un cauchemar, ce que vous voulez, mais que ce ne soit pas réel. Pas lui !
Je regarde avec appréhension la dernière page puis relève la tête pour regarder les autres. Reita est absorbé avec sa basse avec les Sex Pistols à fond dans les oreilles, Ruki, plongé dans les paroles de possibles nouvelles chansons et lui, bah il dort toujours… Il est si beau comme ça. Finalement, aucun d'eux n'a remarqué mon changement de comportement depuis que j'ai commencé ma lecture. Je reviens à la dernière page et commence la lecture. Mes yeux s'agrandissent au fur et à mesure. Jusqu'à la dernière ligne. La toute dernière. La fin de ce cahier. Et, si j'ai bien compris… La fin de sa vie…
- OH MON DIEU ! NON !!!!
Je vois tous les autres sursauter et se tourner vers moi. Même notre Belle au bois dormant s'est tourné vers moi avec un regard endormi et légèrement agacé d'avoir été réveillé. Mais je m'en fiche comme de l'an mille. Après la dernière phrase… Il y a un nom… Il a signé. Je… c'est… Pas lui ! C'est impossible !
Reita et Ruki se précipitent vers moi en voyant des larmes dévaler mes joues. Je ne m'en étais même pas rendu compte. Même notre ensommeillé s'est enfin rendu compte de ce qu'il se passait autour de lui.
- Atsu ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qui t'arrives ? Hey ! Dis-nous ! Pourquoi tu pleures ?, s'inquiétait Reita en me tenant la main.
- Uru ! Hey réponds !, ajouta Ruki.
Je n'arrivais pas à répondre alors je leur tendis le cahier à la dernière page. Au fur et à mesure, je voyais aussi le visage se décomposer et les larmes finirent aussi par s'écouler de leurs yeux. Il était en retard… mais il ne viendrait jamais. Plus jamais…
8 novembre 2009
Je ne sais pas trop par quoi commencer ce mot. A vrai dire… J'ai un peu peur de l'écrire mais il le faut. Pour que vous compreniez, vous, mes amis. Pour que tout le monde comprenne. Je me lance.
Je sais que ce que vous avez lu jusqu'ici est horrible et que vous ne devez vraiment pas comprendre comment j'ai pu faire ça. Je ne le comprends pas moi-même mais j'espère plus que tout que vous aurez réussi à tenir jusqu'ici, jusqu'à ce mot. Ce dernier mot qui, j'espère, vous permettra de ne pas oublier qui j'étais réellement, Moi, mon vrai Moi et pas ce monstre qui existait en moi.
Je vous en pris pardonnez-moi, pardonnez-moi pour ce que j'ai fait. Je ne sais pas si vous le pourrez mais je m'en veux tant de n'avoir pas pu empêcher tout ça. Ces actes horribles qui me répugnent plus que tout. Ces actes horribles qui ont été commis par moi. Ou plutôt par l'autre moi. Je ne sais pas comment le qualifier. J'aurais du me rendre à la police, me dénoncer. Et je l'ai voulu un nombre incalculable de fois mais à chaque fois Il m'en empêchait. Je ne me cherche pas d'excuses. J'aurais dû être plus fort, mais je n'y suis pas arrivé. J'étais si effondré par mes actes qui ne sont pas tout à fait les miens que j'ai perdu pieds durant quelques temps. Je suis un faible. J'ai tellement honte de moi. Je me fais horreur. Je me donne envie de vomir.
Pardonnez-moi également de vous avoir trahis, vous, mes amis, et ma famille bien sur. J'ai continué à vous côtoyer, à vous faire courir un risque. Le risque qu'à tout moment le monstre reprenne le dessus et puisse vous faire du mal. Mais il n'y avait qu'en votre compagnie, en la compagnie de ceux que j'aime le plus au monde, que j'arrivais à tenir face à Lui. C'est vous, VOUS, qui m'avez donné la force de faire ce que je vais faire après avoir écrit ce mot, cette lettre d'adieu. Parce que je vous ai fait une promesse et je la tiendrais. C'est mon rôle. De mon côté, je faisais de mon mieux, pour vous protéger et voilà qu'au final c'était moi la plus grande menace. Mais ce dont je suis fier au moins, c'est que vous, vous n'avez rien eu. Bien sur, je concède que d'apprendre ce que vous êtes en train d'apprendre est un choc énorme. Mais je sais que vous êtes assez fort ensemble pour continuer à avancer.
Pardonnez-moi aussi pour ce que je m'apprête à faire, parce que je sais que vous l'aurez compris mais c'est le seul moyen. Le seul moyen que j'ai trouvé pour débarrasser le monde de ce monstre. Peut-être n'est-ce pas le meilleur moyen, mais c'est le seul qui était à ma disposition. Et puis, je suis heureux de le faire parce que je sais qu'après, plus personne ne souffrira. C'est le plus important.
Maintenant, je veux vous dire que dans cette lettre, c'est votre ami qui vous parle, celui que vous connaissez. Celui qui a fait un bout de chemin avec vous, qui a rit, qui a pleuré, qui a vécu avec vous durant ces dernières années. Ces années ont sans aucun doute étaient les plus belles de ma vie et je peux vous assurer que votre compagnie va beaucoup me manquer. Vous allez cruellement me manquer.
J'aimerais qu'après avoir fini de lire cette lettre, vous la portiez à la police. Il faut qu'il sache. Je ne sais pas ce qu'ils en feront. Et je me fiche totalement qu'à mon nom soit associé le mot monstre ou meurtrier, d'une certaine manière, c'est ce que je suis…
Je vous promets encore quelque chose. Je ne sais pas où je vais aller après, s'il y a une vie après la mort, un paradis, un enfer ou quoi que ce soit, mais je serais là. Je veillerais sur vous jour après jour. Je serais votre Ange gardien à tous les quatre. Je ne sais pas comment je ferais mais j'y arriverais, je me battrais contre le Diable ou contre Dieu s'il le faut, mais je vous protègerais.
Parce que je le veux, parce que vous êtes mes amis et surtout, surtout, parce que je vous aime…
Kai
*****
Par la suite, les meurtres se sont arrêtés. Reita, Uruha, Aoi et Ruki brûlèrent le carnet ainsi que la photo qu'ils avaient trouvée chez Kai, le couteau fut jeté dans la baie de Tokyo et l'affaire fut classé sans suite par la police. Ils offrirent un magnifique enterrement à leur ami disparu et le nom de Kai restera à jamais associé au batteur toujours souriant du groupe the Gazette…
OWARI
