Je remerci Lunita01, Angelikka et Galswinthe qui ont continué à me suivre jusqu'à la fin de ma fiction.
J'ignore si j'aurai réussi à la finir sans ca.
Merci à vous !
Chapitre 2 : Visite
Un fois Edward parti, je tournai en rond dans ma chambre, usant le parquet à chaque passage. Je voulais voir Jacob, mais que dirait Edward lorsque ma belle sœur lui annoncerait que je disparaissais de son radar.
Imaginerait-il le pire ? Sans doute. Mais j'avais besoin de le voir, de lui parler. Je voulais lui annoncer que notre avenir était encore possible.
De rage, je frappai dans un mur, juste assez fort pour me faire mal.
Et là, le miracle se produisit.
-Bella !
-Qui a-t-il papa ?
-Je vais rattrapé le désastre de la pèche d'hier avec Billy, tu veux venir voir Jacob ?
Sans même réfléchir, j'enfilai mes baskets et me présentai en bas des escaliers.
-OK, je viens.
Charlie me dévisagea, comme si je venais de proféré la plus monstrueuse insulte qu'on eu vu depuis la création. J'arrivais presque à lire dans ses yeux : moi ? Venir avec mon père ? Et Edward dans tout ça ?
Je lui passai sous le nez.
-Je prends ma voiture au cas ou, annonçai-je.
Il n'objecta pas et nous nous suivîmes jusqu'à la Push. A la frontière, nous croisâmes Carlisle. Je lui adressais un signe dans la voiture auquel il répondit par un sourire éblouissant avant de continuer sa route.
Au moins, si Carlisle était parti, c'est qu'aucun Cullen ne remettrait les pied à la réserve avant demain au minimum. Je soupirai en passant la frontière entre le territoire Cullen et le territoire Quileute. La frontière entre Edward et Jacob.
La petite maison des Black semblait ensevelie sous les Indiens. Toute la meute était présente devant la porte de Billy.
Lui, était assis sur son fauteuil roulant et tentait de mettre les loups hors de chez lui.
-Laissez le un peu respirer. De toute façon, je sors, alors interdiction de squatté en mon absence. Je n'ai pas les moyen de remplir le frigo à volonté moi, je ne suis pas un Cullen.
Un murmure de réprobation enfla dans la meute, mais tous respectaient Billy. Ainsi, ils dispersèrent, non sans jeter un coup d'œil massacrant à ma camionnette.
-Bella, Charlie, nous accueilli Billy.
Je lui adressai un sourire crispé et me penchai assez pour lui murmurer sans que Charlie entende :
-Je ne suis pas la pour enfoncer le couteau Billy, pas de panique. Je veux lui parler, c'est tout. Je crois que je me suis trompée.
Billy me lança un regard interrogateur, puis, il pressa Charlie de le suivre pour commencer au plus tôt la journée de pèche. Lorsque mon père nous tourna le dos, Billy me fit un clin d'œil et suivit mon père sans un mot.
Je soupirai et poussai enfin la porte de la maisonnette.
-Papa, tu as oublié quelque chose ?
C'était la voix de Jake. Mes jambes se mirent à trembler. J'eu soudain envie de faire demi tour de retourner auprès d'Edward. Mais avant que j'ai eu le temps de faire demi tour, Jacob émergea du couloir, simplement vêtu d'une serviette, nouée autour de la taille. Il en tenais une autre avec laquelle il se frottait le visage et les cheveux, si bien qu'il ne me vit pas tour de suite.
-Tu aurais pu laisser les garçons rester, je les aurais surveillé pour le frigo.
Il baissa la serviette. Lorsqu'il me vit, il se figea. Les muscles de son torse se contractèrent et il resta un moment sans bouger, m'observant avec étonnement.
-Salut, réussis-je à articuler.
Il ne prononçait toujours aucun mot. Il se contentait de m'observer, tordant dans ses doigts la serviettes humides dont il c'était servi pour ses cheveux.
-Tu ne devrais pas te lever, tes côtes ne doivent pas être encore totalement soudées.
Il s'approcha de moi, doucement, comme s'il avait peur que je m'envole. Et à bien y réfléchir, il n'avait pas tord. Lorsqu'il fut à un mètre de moi à peine, il leva la main, hésitant, et posa ses doigts sur ma joues. Je frissonnai lorsque la chaleur qui irradiait sa peau me toucha. J'avais l'impression que lorsqu'il ferait retomber sa main, elle laisserait une marque indélibile sur ma joue.
-C'est pas la morphine alors ?
Je penchai la tête, perplexe.
-Je pensais rêver quand je t'ai vu. J'ai cru que cela pouvait-être du à la morphine.
-Pourquoi serai-ce un rêve ? demandai-je.
Cela me rappelais un peu trop une scène qui avait eu lieu le lendemain de notre retour de Volterra, entre Edward et moi.
Les doigts de Jacob croisèrent les miens sans que j'ai pu rien remarquer. Il me regardait toujours aussi fixement, mais son sourire était en train apparaître sur son visage. Il rayonnait. Je baissai les yeux vers son torse et regrettai tout de suite. Sa peau brune frissonnait à chacune de ses respirations. J'eu soudain chaud. L'envie de succombé à mes pulsion fut trop fort et je cédais. Je levai la main et la posai sur sa poitrine. Le contraste entre nos deux peaux me laissa perplexe un moment avant que Jacob me rappelle à lui par un soupire.
-Je savais que tu reviendrais, dit-il. J'ai espéré si fort que tu fasse demi tour hier, que tu reviennes vers moi.
Je relevai les yeux vers lui. Il était soudain très sérieux. On eu dit que j'étais en retard à notre premier vrai rendez-vous.
-Jacob, je…
Je n'eu pas le temps de finir ma phrase que ses lèvres capturaient les miennes. Sa chaleurs m'irradia complètement. Je tremblai de bonheur, de plaisir, de désir. Je le voulais, pour moi, et tout entier.
Comme s'il avait lu en moi, une bosse se forma sous sa serviette. Lorsqu'il s'éloigna de moi, il haletait et fronçait les sourcils, les yeux clos, comme s'il avait mal. Une seconde, j'eu peur que ce fut le cas.
-Tu as mal?
Il rouvrit les yeux et je plongeai dans un océan de ténèbre chaude. Une flemme semblait briller à l'intérieur. Il me souleva de terre et tout en recommençant à m'embrasser, il m'amena jusqu'à sa chambre. Lorsque nous fûmes à l'intérieur, il me posa sur le lit, puis se redressa, hésitant. J'aurais du dire non, lui dire que je n'étais pas une fille facile, mais j'en avais tellement envie que le reste ne comptait pas. Je resserrai la prise autour de son coup et l'attirai vers moi.
J'avais failli tout bousiller, et j'allais devoir vivre avec ça. Mais je ne doutais pas de ce que je désirais, ni de ce dont j'avais besoin … ni de ce que j'allais faire, là, maintenant.
Je savourais chacun de ses baisés, chacune de ses caresses. Mes mains exploraient son dos avec application, tâtant chaque muscles, chaque centimètres de sa peau brulant. Je sentai chaque courbe de son corps contre le mien, mais pas assez pour me combler. Je voulais me retrouver soudée à lui. Il fit courir ses doigts sous mon t-shirt, remontant de mon estomac, jusqu'au bas de ma poitrine.
Il y eu un bruit de tissu déchiré. Lorsque je baissai les yeux, mon t-shirt était en morceau sur le sol. Je me redressai.
-Es-tu obligé de détruire mes vêtements Jacob. Si Charlie me retrouve en petite culotte à son retour, que dira-t-il?
Il rit. Puis il reposa ses lèvres sur les miennes. Lorsque sa langue caressa mes lèvres, je les ouvris. Son souffle chaud s'insinua en moi, détruisant mes derniers doutes. Je me cramponnai à lui, bien décidée à commettre l'irréparable.
Ses mains exploraient la ma peau fébrilement. Il entreprit de défaire les bouton de mon pantalon, mais il tremblait tellement d'impatience qui grogna sur ma bouche de rage.
Je me mis à rire ouvertement. Je fis moi-même ce qu'il fallait et mon pantalon alla rejoindre mon t-shirt -dans un meilleur état que ce dernier néanmoins.
-Je t'aime, murmura-t-il.
-Moi aussi, je t'aime.
