Sam ne perdit pas une minute. Avant même de m'avoir expliquer en quoi consistait pour lui « développer mon don », il avait décroché son téléphone et réuni tout le conseil. A 22h46 !

-Ne t'inquiète pas. C'est Sam Uley, le chef de la meute de la Push. Il pourrait appeler à 2h du matin, le soir de Noël qu'ils débarqueraient tous au garde à vous.

Je serrais Jacob encore plus fort dans mes bras. La confiance de Sam m'avait redonné espoir. J'espérais vraiment que nous trouverions une solution.

-Bella, dit-il entre deux coup de fil. Billy m'a dit de vous dire que Charlie avait appelé. Il a du partir sur une urgence. Il ne sera pas la de toute la nuit, alors si tu veux dormir chez les Black, tu es la bienvenu.

J'acquiesçais, surprise, et éclatais de rire devant le sourire et les yeux émerveillé de Jacob.

-Jack, pas de bêtises. Sinon, Paul et Jared auront des raisons de te taquiner.

Jacob acquiesça et rougis jusqu'à la racine de ses cheveux noirs. Je me hissais sur la pointe des pieds et embrassais sa mâchoire crispé. Ma main libre glissa sur son ventre brulant. Il retint un gémissement.

-Aller, dehors les tourtereaux, lança Sam, je n'ai pas envie de vous voir vous bécoter dans mon salon.

Jacob et moi rîmes puis quittèrent la maison, retournant chez lui dans ma Chevrolet. Durant tout le trajet du retour, Jacob ne cessa de caresser tendrement ma cuisse. Il ne retirait sa main que pour changer les vitesses. Une fois dans son aller, il tira le frein à main et m'embrassa.

-Bienvenu chez toi, mon amour.

Sur ceux, il sorti de ma voiture, en fit le tour et ouvrit ma portière galamment. Avant que j'ai eu le temps de poser un pied par terre, il me souleva et referma la portière d'un coup de pied. Je n'avais pas l'air de lui peser plus qu'une plume. Sans me lâcher, il ouvrit la porte de la maisonnette et entra.

-Billy ?

Personne ne répondit. Le vieil Indien devait déjà être chez Sam. J'aperçu le sourire de Jacob s'agrandir dans le noir.

-Te voilà seule, enfermée dans une maison vide, avec un loup affamé.

Son air de méchant de mauvais film pour enfant me fit rire. Il me rappelais ses « vilains » qui entortille leur moustache en poursuivant pour d'obscure raison la jeune fille.

-Je n'ai pas peur du grand méchant loup, lui soufflais-je.

-C'est-ce que nous allons voir.

Il me porta jusqu'à sa chambre de laquelle il referma la porte de la même manière que ma portière quelques minutes plus tôt. Il me déposa sur le lit et s'allongea sur moi. Il m'embrassa fougueusement en fouillant dans sa table de nuit. Je pensais qu'il en sortirait un préservatif, mais au lieu de ça, il sorti un foulard en soie noir qu'il passa sur mes yeux.

-Tu as confiance en moi ? demanda-t-il en le tenant au dessus de mon nez.

J'acquiesçais en souriant et me retrouvais les yeux bandés.

Il se redressa alors et entrepris de me déshabiller entièrement. Chaque fois qu'il touchait une zone sensible, je frissonnais. Une fois que je fus nue, ses lèvres commencèrent à explorer ma peau avec application. Je me cambrais à chacun de ses baisés. Ma peau était incandescente. Je soupirais sans cesse, murmurais son nom.

-Jacob.

Pendant que sa langue titillais mon nombril, sa main se glissait entre mes cuisses, cherchant le chemin de mon intimité. Je n'en pouvais plus, je le voulais tout entier, tout de suite. Mes mains cherchèrent son visage et l'attiraient vers moi. Ses lèvres douces comme du velours caressèrent les miennes tandis que sa langue et la mienne se frôlaient doucement.

Je remarquais soudain que nos deux corps se complétaient parfaitement. Nous étions assorti à la perfection. Mes mains glissaient sur son torse musclé, puis passaient sur son dos, pour redescendre vers ses fesses. Je l'attirais contre moi pour lui montré se que j'attendais de lui. Il gémi lorsque mon corps nu entra en contact avec son bas ventre.

-Jacob, murmurais-je.

Je fit glisser son pantalon et son boxer le long de ses fesses, puis de ses cuisses, pour lui faire retirer totalement. Je l'entendis de nouveau fouillé dans le tiroir de sa table de chevet et quelques minutes plus tard, il me pénétrait.

Nos cris se mêlèrent dans l'ombre de sa chambre. Nos respirations étaient irrégulières et nous tremblions sous l'effort. La journée avait été épuisant pour lui et moi, et nous ne tardâmes pas à nous endormir dans les bras l'un de l'autre, non sans nous dire une dernière fois « je t'aime ». Le calme de la nuit emporta avec lui nos doute et nos peur, les reléguant au rang de mauvais souvenir.

Au matin, lorsque je me levais pour la première fois, Jacob dormait encore. Je l'entendais respirer doucement contre moi. Sa tête était enfouie dans mon giron et un sourire se dessinais sur ses lèvres. Je regardais l'heure : 7h56. Trop tôt pour le réveiller. Je me rendormais donc.

La deuxième fois que j'ouvris les yeux, j'avais changé de position et cette fois, c'est moi qui était appuyée contre la poitrine de Jacob. Sa main caressais mes cheveux avec une légèreté surnaturel. Je levais les yeux vers lui. Il me souriait, le visage paisible. Ses yeux reflétait toute la tendresse et l'amour qu'il avait pour moi.

-Bonjour toi, dit-il en se penchant pour m'embrasser.

-Bonjour, répondis-je lorsqu'il eu libéré mes lèvres.

J'avais l'impression que notre histoire durais depuis des mois, et non depuis deux jours. Mon bonheur était infini. Je me demandais même si mon bonheur n'était pas plus grand que du temps d'Edward.

-Sam, Sue et le vieux Quil Ataera arriveront dans une heure, il faudrait nous préparé à les recevoir.

J'hochais la tête. Cela signifiait quitté son étreinte et je n'avais pas du tout envie.

Pourtant, une heure plus tard, j'étais dans la cuisine, finissant mon petit déjeuné avec Jacob, tendis que Sur, Sam et le vieux Quil s'installaient dans le salon. Lorsque nous eûmes fini, nous entrâmes à notre tour dans le salon.

-Bonjour Bella, bonjour Jacob. Bien dormi ?

Nous nous contentâmes de hocher la tête sans plus de renseignement.

-Bien, commença Billy. Puisque nous sommes tous là, nous pouvons commencer. Avant tout, pour cette histoire de don, nous allons devoir creusé un peu plus. Mais en attendant, mieux vaudrais connaitre notre ennemi. Nous avons au moins l'avantage de la surprise, puisqu'il ignore notre existence.

Je le fixais, intrigué par ses paroles. Il émanais de lui la même puissance et la même autorité qu'au feu de camps où il avais raconté les légendes des Quileutes.

-Que voulais vous savoir ?

-Leur nombre, commença Sam.

-Je ne sais pas, dis-je. J'en compte voyons … les trois chefs, mais je ne pense pas qu'ils se battent. Deux épouses qui ne se battent sans doute pas non plus, et six gardes, minimum. Mais sachant qu'ils jalouse le clan Cullen qui est le deuxième plus grand après eux, ils viendrons surement plus nombreux.

-Parle nous de leur don.

-Je ne pense pas être la mieux placées pour vous dire ce qu'il y a a savoir, mais avant que je ne récupère plus d'info, Jane torture les gens à distance, Démétrie est un pisteur, le meilleur au monde, Félix est une grosse brute dans le style d'Emmett, Aro lis dans les pensées en vous touchant… Je crois que c'est tout ce que je sais.

Les autres ne dirent pas un mots pendant un moment, se contentant de se fixer les uns les autres.

-Bien, dit enfin Billy, maintenant, la parti délicate. Il faut développer ton don.

Il fit roulé son fauteuil plus près de moi.

-Tu as un don formidable ma chère, et il pourrais nous être très utile si tu apprenais à t'en servir.

Il s'arrêta et jeta un coup d'œil inquiet à Sam qui se redressa.

-Mais nous ne pouvons rien t'enseigné car ce n'est pas notre domaine de prédilection. Pour le perfectionner, tu devras t'en remettre au vampire.