Jacob ne voulant entré sous aucun prétexte, Carlisle demanda à Alice et Jasper de sortir une table et des chaises pour le jardin. Sorti du salon blanc immaculé, je trouvais les chaises des Cullen hors contexte. Quil ne quitta jamais sa peau de loup de tout l'entretien. Embry se plaça à la droite de Jacob, tendis que je me plaçais à sa gauche. Il attrapa ma main sous la table et caressa ma paume avec son pouce.
-Carlisle, s'il vous plais. Mon don est la seule chose qui puisse aider les Quileutes en cas d'attaque. Si Aro envoyais Jane … Je peux lui résister moi, vous devez bien avoir une idée de comment cela fonction ?
Carlisle croisa ses mains devant lui et resta un moment sans rien dire.
-Il est vrai que ta résistance à certain de nos dons m'a beaucoup intéressé. J'ai fais quelques recherche, et j'ai trouver une personne qui pourrais peut-être nous en dire plus.
Je ne m'étais pas redu compte que je m'étais approché de lui à se point. Il recula légèrement, souriant. Je reprenais ma place en m'excusant mais le poussais à continuer.
-L'un de nos amis de Denali était un ancien membre de la garde des Volturi.
En entendant leur nom, Jacob se raidit.
-Eleazar les a quitter lorsqu'il à rencontré sa compagne, Carmen, il y a longtemps de ça. Depuis, il est végétarien et vit avec notre famille de Denali.
Je me rappelais qu'Edward me parlait d'eux. Ce clan comportait trois membre principaux, Tania, Irina, et Kate. A ses membres c'était greffé Eleazar, Carmen...et Laurent.
-Mais ils ont refuser de nous porter secours lors de l'attaque de Victoria. Pourquoi nous aiderait-ils maintenant ?
Jacob me jeta un coup d'œil interrogateur.
-L'une des femmes du clan de Denali était la compagne de Laurent. Lorsque vous l'avez tué, elle a demander justice, mais les Cullen ont refusé. Ils ont donc refusé de venir nous porter secours contre Victoria.
Je me rendis alors compte que je parlais encore comme si je faisais parti de leur famille.
-Ils s'en veulent Bella, affreusement même. Ils nous aiderons pour se donner bonne conscience.
J'étais septique. Les Quileutes étaient le problème, et c'était pour les sauver que nous les appelions à l'aide... Même moi j'aurais refusé.
-Alice, appela Carlisle. Appelle Eleazar veux-tu ? Demande lui s'il peut se libérer pour quelques jours.
-Et pour Edward ?
Carlisle fit un signe discret de la main et Alice disparu. Il y eu un silence. La main de Jacob devenait moite peu à peu.
-Bella, j'ignore s'il acceptera, mais tu dois le savoir si tu es venu jusqu'ici. Edward est le seule vampire doué de cette famille qui ne peux pas t'atteindre grâce à son talent. Tu as besoin de lui pour t'aider.
J'acquiesçais en silence, incapable de prononcer un mot. Je savais pertinemment que cela ce passerais ainsi, mais cela n'en était pas moins insupportable. A mon coté, Jacob ne bougeais plus un seul muscle. Sa respiration était si basse que je ne la percevais même pas, mais j'imaginais sans problème que Carlisle aurait réagit s'il avait manifester un quelconque signe de malaise. Lorsque enfin sa poitrine se souleva pour respirer, je soupirais de soulagement. Après tout, peut-être n'étais-je pas si sure…
Alice ne réapparu que quelques minutes plus tard, très sérieuse tout à coup. Cela ne présageait rien de bon.
-Ils arriveront d'ici demain matin. Cette nuit peut-être, selon leur vitesse de pointe.
-Ils ? demanda Jacob.
-Eleazar, Carmen… Et Edward.
Jacob émit un gémissement qui me fit sursauter. Je me tournais vers lui et ne fut pas la seule. Quil c'était rapproché et les yeux d'Embry reflétaient sa peur.
-Jack ?
Jacob se tourna vers moi, les yeux si écarquillé que s'en était ridicule. Il tremblait.
-Jack, soufflais-je.
Soudain, Quil bondis sur Jacob et l'envoya valsé contre un arbre. Lorsque Jacob le percuta, l'arbre émis un bruit de déchirement et céda, coupé en deux. Jack, lui, sembla exploser. Puis, là où il c'était trouvé quelques secondes plus tôt, un énorme loup brun-roux se tenait. Embry émit un grognement et se transforma à son tour, transformant ses vêtements en charpie. Deux bras froid m'enlacèrent et me tirèrent en arrière.
-Non, dis-je. Attendez.
Carlisle et Jasper se tenaient devant moi, protecteur. Emmett venait en l'espace d'une seconde de sortir de la maison et de se joindre à eux.
-Vous n'alliez pas commencer sans moi ?
Alice et Esmé étaient avec moi.
-Carlisle, murmurais-je. Attendez. Il ne veux pas faire de mal. Il est paniqué. C'est tout.
Carlisle me jeta un coup d'œil, puis interrogea Jasper du regard. Sans Edward, il était démuni face au loups. Alice ne pouvait les voir, et Jasper, ne captait que leur émotion. S'ils voulait tué dans le calme et la bonne humeur, ils ne verraient rien venir.
Jasper ne disant rien, Carlisle soupira mais me laissa entrevoir la scène.
Jack se tenait face à Quil et Embry, les babines retroussées, l'air féroce et pourtant terrifié. Qui et Embry restaient silencieux, tentant de l'éloigné de la villa.
-Quil, Embry, stop !
Je m'écartais d'Alice, mais elle tenta de me rattrapé. Jacob avait tourné la tête vers moi et lorsqu'Alice me rattrapa, il grogna et fonça vers nous. Quil et Embry l'interceptèrent. Ils étaient trop faible pour lui résister, je le savais. Déjà, ils luttaient pour ne pas courber l'échine devant lui. Même moi je percevais la force qui émanait de lui. Elle était comme un halo qui l'entourait.
-Alice, ça ira.
Elle mis une seconde avant de me lâcher. Lorsqu'elle le fit, je contournais Jasper qui me fixait intensément. En passant près de lui, je put voir la trace en forme de lune sur son arcade.
-Jacob, murmurais-je.
Je savais que même a cette distance et avec le peu d'intensité que j'avais mis dans ma voix, il m'entendrait. Et cela ne rata pas. Lorsqu'il entendis ma voix, il tourna la tête vers moi, se redressant pour me voir au dessus de Quil.
-Jacob, tout va bien.
Je me rapprochais peu à peu de lui. Bientôt, je fut près d'Embry. Il semblait terrorisé de voir Jacob dans cette état. Je passais ma main dans sa fourrure grise tachetée de noir. Elle était si douce. Embry se calma presque instantanément. Il me lança un regard encore légèrement inquiet, mais me laissa passer.
Jacob semblait effrayé. Il recula légèrement, gémissant.
-Tu ne me fera pas de mal mon amour, je le sais. Viens a moi.
Doucement, hésitant, Jacob fis un pas, puis un autre. Il avança calmement vers moi et s'arrêta à quelques mètres. Je fit le chemin qui nous séparais. Je tendis ma main vers lui, tentant de l'apaiser. Lorsque ma main fut à quelques centimètre de son coup, je plongeais mes doigts dans sa fourrure. Elle était douce et rêche à la fois. J'en avais gardé le même souvenir quelques semaines plus tôt, dans la clairière ou Jasper montrait au loups les méthodes de combat des vampires. Comme s'il partageait mon souvenir, il le continua. Sa langue passa de mon menton à la racine de mes cheveux.
Je reculais et m'essuyais le visage de ma manche.
-C'est toujours aussi dégoutant, finis-je par dire.
Il émit un feulement qui me rappela son rire.
-Tous va bien aller, murmurais-je en enlaçant son coup poilu.
Un ronronnement monta de sa gorge. Puis il s'éloigna de moi, me lança un dernier regard avant de se tourner vers ses frères. Tous deux hochèrent la tête et Quil disparu un instant derrière les arbres. Il revint quelques minutes plus tard, vêtu d'un bas de jogging.
-Désolé mais Jack et Embry viennent de bousiller leur fringue, alors c'est moi qui prends leur place.
Je me rapprochais de Jacob et posais ma main sur son coup.
Carlisle acquiesça et fit signe à Jasper et Emmett de se calmer. Ces derniers obéir et reculèrent d'un pas.
-Bella, tu devras revenir demain. Si tu le souhaite, Alice viendra de chercher dés l'arrivé de nos invités.
-Bien, répondis-je. Dans ce cas, je resterais chez moi pour l'attendre.
Je fis demi tour me dirigeais vers ma voiture. Jacob me suivis jusqu'à elle et s'assit devant en attendant que j'ai démarré et filé.
Sur le trajet, je laissais la peur m'envahir. Je dus m'arrêter à mis chemin tant mes mains tremblaient. J'avais vu Jacob se transformer, dirigé par son instinct. Tout aurait pu se produire. J'avais fait preuve d'un calme extraordinaire à ce moment là, mais maintenant, j'étais complètement tétanisé. Un hurlement bestial me tira de mes pensés.
Juste a coté de moi, dans la forêt, Jacob, toujours sous sa forme animale, me fixait, inquiet. Je descendis en titubant, manquant de m'étalé de tout mon long sur la route, et contournais la voiture pour l'atteindre. Il recula pas à pas jusqu'à m'emmener plus profondément dans la forêt. Il ne voulait pas être vu de la route.
Une fois qu'il eu atteint une profondeur convenable, il passa derrière un arbre.
-Bella ?
Il était redevenu humain. Je n'avais aucun mal à imaginé pourquoi il était caché derrière un arbre. En se transformant tout à leur, il avait détruit ses vêtements, et maintenant, il était nu comme un ver.
-Oui Jacob ?
Il soupira bruyamment.
-Je suis désolé pour tout à l'heure. J'ai du te faire peur, ce n'était pas mon intention. Je suis désolé.
Je faisais un pas vers lui mais me stoppais.
-J'ai… complètement perdu les pédales quand j'ai su que Edward revenait ici. J'étais terrorisé, et ma bête à prit le dessus. Je suis désolé Bella, si désolé.
J'entendais des sanglots dans sa voix et il ne m'en fallu pas plus. Je traversais presque en courant le chemin qui me séparait de lui et contournais l'arbre.
Ca n'avais pas manqué, il était complètement nu. Je rougis violement avant de me ressaisir. Je l'avais déjà vu nu après tout.
-Jack, dis-je en posant ma main sur son bras. Ca va aller. Il n'y a pas eu de casse, c'est l'important.
Il tourna le regard vers moi et ce que j'y vis me brisa le cœur. Ses prunelles trahissaient un malaise qu'il s'efforçait de caché. Tout comme Edward la nuit de mon anniversaire.
La douleur que je ressenti à se moment là fut si puissante que je tombais à genoux, les yeux noyés de larmes.
-Bella, hurla Jacob près de moi.
Ses mains semblaient vouloir me serrer contre lui, mais il avait peur de me toucher, de me faire du mal. Je lui saisi les épaules et le forçais à pauser ses mains sur ma peau.
-Tu m'as promis Jacob, tu m'as promis.
-Bella, je ne comprends pas.
Il me fallu quelques minutes pour que j'arrive à reprendre mon souffle à travers mes larmes.
-Ne m'abandonne pas Jacob, tu m'as promis.
Il me serra contre lui. Sans doute ne comprenait-il toujours pas le sens de mes mots, mais il s'efforça de les appliquer. De ne pas m'abandonner. Lorsque je fus calmer, je respirais son odeur comme si j'étais sur que ça serais la dernière fois que la possibilité me serais donnée.
-Jacob, ne t'en va pas pour me protéger. Ne m'abandonne pas héroïquement. Je n'y survivrais pas.
Alors, il comprit. Ses mains se crispèrent sur mes épaules. Sans doute revoyait-il en détail les mois d'agonie que j'avais traversé, grâce à lui. Il avait été le seul à me soulager de ma douleur. Il m'avait redonné vie. Sans lui, je serais surement devenu folle à l'heure qu'il est.
Et même aujourd'hui, où j'allais mieux, l'imaginer loin de moi me tuait littéralement. C'était la raison de mon choix, la raison de ma rupture avec Edward. J'avais été presque capable de l'oublier. Si j'avais eu encore quelques semaines, quelques moi, j'aurais aimé Jacob de mon propre chef, et j'aurais été heureuse. Mais si Jacob disparaissait aujourd'hui…
Cette idée suffi à déclencher mes larmes. Jacob me serra plus fort contre lui. Je l'entendais parler, comme à des kilomètre de moi. Ses mots tentaient d'être rassurants, mais je ne les entendais pas. Déjà, les pires cauchemars se formaient dans ma tête.
Les lèvres de Jacob me ramenèrent sur terre. Son baisé était plus humide qu'il n'aurait du. En levant les yeux vers lui, je vit qu'il pleurait. Ses larmes coulaient le long de ses joues pour se déverser sur ses lèvres, donnant à son baisé un gout salé. Ses pleures stoppèrent les miens. Peu à peu, je retrouvais l'usage de mes poumons, de ma voix, de mon corps. Je rendis à Jacob son baisé et glissais mes doigts dans ses cheveux. D'une mains, j'essuyais les larmes qui coulaient le long de ses joues, laissant des marques sur sa peau.
Il me relâcha enfin et me regarda un moment.
-Bella, je te l'ai promis, jamais je ne te ferais souffrir comme il t'a faite souffrir.
