Avis au Team Edward, ne lisez pas ses lignes si vous ne supportez pas de voir notre jeune premier pale comme la mort s'en prendre plein les dents. Je risque de lui faire très, très mal.

SuperGirl971 : T'inquiète pas, j'espère que tu t'éclate en Angleterre, et j'attends tes reviews avec impatience. Ciao et bonne vacances.

Lunita01 : Moi aussi j'aimerais avoir la même, snif snif !

Angelikka : Parfaitement parfais, tu n'as pas tord… Je voulais le même pour Noel mais le père Noel m'a pas écouté (crise de larme). C'est vrai que la guimauve citronnée c'est super à écrire, j'espère que c'est aussi bon à lire.

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P.O.V Edward

Je n'avais pas remis les pieds dans le jardin des Swan depuis notre rupture. La lune brillait dans le ciel sombre. Je l'avais vu venir la chercher, je l'avais vu ELLE, dans cette jolie robe noire, souriante, rougissante, heureuse. J'en avais le cœur brisé. Les pensées de Charlie m'apprirent que Jacob comptait faire une surprise à Bella, chez lui.

Je pris donc la route de la réserve. Je me moquait alors du traité, et de ce que mon intrusion pouvait bien signifier. Ce soir, seul ma souffrance avait un sens. Tout le reste était secondaire.

J'arrivais à la Push bien avant leur retour. Aucun loups ne semblaient me suivre. Grand bien leur fasse. Devant la maison des Blacks, une odeurs de rose embaumais l'air. Je sortais de ma poche une petite tige métallique que j'introduisais dans la serrure. En quelques secondes, la porte s'ouvrit.

La maison était déserte, et aucune lumière n'était allumée. Je fis un pas vers l'odeur de rose. J'arrivais dans une chambre. Celle de Jacob. Je l'avais vu dans sa tête, je savais que c'était là qu'ils avaient fait l'amour pour la première fois. Je connaissais leur geste, je l'avais vu, Elle, gémir son nom, dans ses bras à lui. J'avais tant espéré que la scène soit différant. J'aurai voulu entendre MON nom, et la savoir dans MES bras.

La colère s'empara alors de moi. Je voulais tout détruire dans cette pièce. Je voulais détruire leur souvenir, je voulais le détruire lui. Je voulais le tué, parce qu'il m'avait tué. Il m'avait ôté la vie en m'ôtant Ma Bella.

Edward, tu ne devrais pas être ici.

Je ne l'avais pas entendu arrivé. La colère avait bloqué mes sens au point de m'empêcher de sentir la présence de Carlisle.

-Carlisle, comment a-t-on pu en arriver là ?

Il resta silencieux.

-Ton départ la détruite Edward. Il a fallu qu'elle apprenne à vivre sans toi, comme tu le lui avais demandé. C'est-ce qu'elle a fais, grâce à LUI. Il l'a soutenu, protégé, aimée, alors que même toi tu étais parti.

Je serrais les points. Je savais qu'il avait raison, mais je ne l'acceptais pas. Je voulais le voir mort…

-Tu ne peux pas lui faire de mal sans la faire souffrir ELLE, dit-il comme s'il lisait en moi.

Je baissais les yeux. Si les vampires avaient pu pleurer, je l'aurais fais. Je sentais une douleur dans mon cœur. Moi qui pensais qu'il avait disparu depuis près d'un siècle …

Bella m'avait rendu mon cœur, pour me l'arracher par la suite. La douleur était si vive qu'elle me coupais le souffle. Je n'avais pourtant pas besoin de respirer. Mais chaque inspiration était une torture.

-Edward, appela Carlisle.

Autour de nous, je sentait les odeurs des loups se rependre. La meute entourait la maison, inquiet de mon comportement. Je fis volte face. Sam entrait dans la chambre, juste derrière Carlisle. Derrière lui, Jared se tenait près au combat. Il avait les bras croisé sur sa poitrine et un air féroce sur le visage.

-Carlisle, nous ne voulons pas vous combattre, mais si vous ne nous laissez pas le choix…

La menace planait dans l'air, lourde de conséquence. Lorsque l'Alpha menace, ce ne sont jamais des paroles en l'air. Un nuage passa sur la lune, laissant la pièce plus sombre encore, comme pour appuyer ses dires. Carlisle tourna ses yeux vers moi. Je lisais l'inquiétude dans sa tête. Si la trêve était rompu, c'était la fin de notre vie paisible à Forks.

L'espace d'une seconde, une idée égoïste me traversa l'esprit. Je ne voulais plus jamais mettre un pied à Forks. Je ne voulais plus me rappeler d'elle, alors à quoi bon partir sur une bonne entente. J'étais plus partisan d'un départ en fanfare. Mais lorsque je croisais de nouveau le regard de mon père, mes idées de vangeance disparurent. Il ne m'avais pas élevé pour ça. Je décidait de tourner les talons.

-Je veux juste la revoir une dernière fois. Je ne lui parlerais pas, pas même à Jacob. Je resterais en dehors de la maison. Personne ne saura jamais que je suis venu.

Sam hésita. Il avais peur que je « pette les plombs » en les voyant ensemble. Il n'avait peut-être pas tord… Mais je voulais la voir une dernière fois, m'assurer que tout espoir était perdu entre elle et moi. Sam finit par accepté, à contre cœur.

-Jared, tu restera avec lui. Dis à Paul de faire de même.

Jared acquiesça et sorti de la maison. Je soupirai. La nuit serais longue.

-Sortons, voulez vous, proposa Carlisle.

Dehors, la meute attendait patiemment. Leah s'agitait, pas du tout rassuré. Seth était inquiet pour moi, je le sentais. Les autres étaient inquiet pour Jacob. Ma présence serait source de conflit… Et de mort. Mais pour lequel de nous deux…

La meute se dispersa sous les ordres de Sam. Seul lui, Jared et Paul restèrent. Jared était de nouveau sous sa forme de loup. Carlisle voulu insister pour rester mais je refusais. La présence des loup me gênait bien assez. Je restais donc en retrait, juste à la lisière du bois.

Vers 23h30 enfin, la Golf s'arrêta devant la maison. Sam venais de sortir de la maison et d'allumer les bougie. Je lisais en lui que Jacob lui avais demandé de le faire juste avant leur arrivé. Une boule se créa dans ma gorge.

-Il m'a laissé la maison, dit Jacob.

Le bruit de la serrure…Le grincement des gons. Je vivais la scène par les yeux de Jacob. Il posa sa main sur ses yeux.

-La surprise doit-être complète, murmura-t-il.

Elle se laissa guidé à travers le salon, puis dans la chambre. Il sentait l'odeur de Carlisle, la mienne, mais celle de Sam la rassura. Il continua d'avancer.

Ouvrant la porte de sa chambre, il la poussa doucement à l'intérieur. Lorsqu'il ôta la main de ses yeux, son cœur fit une accélération spectaculaire.

-Tu aimes, demanda-t-il.

-Jacob, c'est magnifique.

Sur son visage, je pouvais lire de la joie, de l'émotion. Un gémissement échappa de mes lèvres. Jared jeta un coup d'œil dans ma direction. Il ne pouvait qu'entendre, et ne voyait rien de ce qui se déroulait dans la chambre. Non seulement je voyais, j'entendais, mais je ressentais ce que Jacob pouvais ressentir. Son bonheur, il me l'avais volé.

-Je t'aime Isabella Swan.

Ce fut la goutte d'eau. Je fis demi tour à une vitesse vertigineuse et laissait derrière moi l'amour et le bonheur de Jacob Black.